Me voilou de retour après une longue et impardonnable absence. Je tiens à m'en excuser auprès de mes lecteurs (les deux là… ).

Je remercie Lily9172, Bastien, Kandarisar et chessandmat pour leurs commentaires.

Lily, tu as cru avoir affaire à un cours lors de mon premier chapitre. C'était le but, j'ai essayé de combler les « vides » (à mon humble avis) laissés par JK. Il me fallait expliquer les différences de puissance et de talent entre les différents sorciers. Et je ne pense pas réutiliser ce genre de procédé.

Voilà, bonne lecture et inondez moi de commentaires.

Chapitre 2 : Des vacances écourtées.

Quatre mangemorts grossissent les rangs… d'Azkaban !

Aux alentours de minuit, le « survivant » voulut se recueillir à l'endroit où ses parents nous avaient tragiquement quitté. Il ne s'était pas douté un instant que le seigneur des ténèbres y avait posté ses sbires, sachant pertinemment qu'à un moment où un autre, Harry Potter se montrerait. Selon nos sources au ministère, un ami de ses parents lui porta assistance et, l'effet de surprise aidant, ils ont réussi, suite à une âpre bataille, à neutraliser les quatre adeptes des forces du mal. Et pas des moindres, notamment le chef auto proclamé des loups garous, Fenrir Greyback… (Identités, liens et histoires de ces mangemorts page 4)

Voici un nouvel exploit auquel ce jeune homme risque de nous habituer. Il fallait bien une telle nouvelle afin de redonner espoir à notre communauté magique tétanisée depuis la terrible disparition d'Albus Dumbledore « celui qu'il avait jamais craint »… (Biographie du plus grand mage du XXe siècle page 9)

Notre ministre, Rufus Scrimgeour, nous a confié, par le biais de son assistant, Percival Weasley, qu'un tel revers devrait refroidir les ardeurs de vous-savez-qui, qu'il comptait poursuivre la lutte, et que, pour se faire, il a décidé de soumettre au Magenmagot une loi augmentant les fonds alloués au bureau des Aurors... (Budget du ministère en temps de crise page 17)

Rita Skeeter

Quelques heures plus tôt :

Fumseck, après avoir rasséréné Harry par son contact, disparut comme il était arrivé, en un éclair, laissant une plume dorée derrière lui. Les deux sorciers se ressaisirent et soumirent leur quatre ennemis au sortilège du saucisson avant de prévenir les autorités. Il fallut attendre seulement deux minutes pour que cinq aurors apparaissent. Le chef d'unité questionna Remus sur le déroulement de l'attaque pour faire son rapport. Harry ne comprit pas pourquoi celui-ci omit d'informer l'auror de l'apparition de Fumseck, mais avant d'avoir pu balbutier le moindre mot, le regard de son ancien professeur de défense contre les forces du mal lui jeta un regard lui indiquant savoir ce qu'il faisait. Après avoir accompli ces formalités, Remus se tourna vers lui.

-Qu'est ce qui t'a pris de sortir seul comme ça ? Tu sais pourtant bien que Tu-sais-qui met tout en œuvre pour t'attraper ! Fit il d'une voix douce mais d'où pointait une once de réprobation.

-Pardon… - Harry se rendait maintenant compte à quel point son attitude téméraire aurait pu le tuer. Mais pas seulement lui, Lupin aussi. – Mais je voulais juste être seul, ici. Je ne voulais partager cet endroit avec personne…

-Je comprends. – Remus lui sourit. – Tu dois te sentir aussi étouffé que seul. L'accumulation des deux doit être atroce, surtout à ton âge. Allez, rentrons, Molly doit être morte d'inquiétude.

-Mon balai est à la sortie du village, au fait, comment as-tu su que j'étais là ?

-Je devais venir vous annoncer quelque chose, à Ginny, Ron et toi. Il m'ont juré que tu étais endormi, cependant, la teinte pourpre de leurs visages les a trahis. Et après avoir vérifié qu'il n'y avait personne dans la chambre, ils m'ont finalement tout avoué.

Comme à l'accoutumée, Arthur et Molly ne lui tinrent nullement rigueur de son escapade. A les entendre, c'était les mangemorts qui avaient attiré Harry hors du Terrier. Ron avait parié avec Ginny que Harry ferait une nouvelle fois la une de la Gazette. Après avoir offert l'hospitalité à Remus, Mme Weasley décida qu'il était grand temps pour tout le monde de se lover dans les bras de Morphée.

Le lendemain, lorsque tout le monde fut descendu, Remus informa enfin les trois adolescents des raisons de sa venue.

-Comme vous le savez, Poudlard ne pourra rouvrir ses portes. Cependant, avec le professeur McGonagall et le ministre, nous avons pensé que laisser de potentiels alliés de l'ordre et du ministère à la merci des troupes de Tu-sais-qui reviendrait à se tirer une balle dans le pied. C'est pourquoi la décision d'accueillir, à partir de la cinquième année, des élèves insoupçonnables de basculer du côté de la magie noire, ni de révéler nos plans a été prise. Et pour se faire, nous avons besoin de vous. Ce sont vos camarades, vous êtes donc les plus à même de juger de leur loyauté. Evidemment, peu importe qu'un Serpentard soit de notre côté, il faudra le laisser de côté. Nous comptons rouvrir les portes de l'école à tous en janvier, et la probabilité qu'il révèle nos plans par inadvertance ou sous pression de ses compagnons de chambrée serait trop grande. Par contre, nous avons déjà mis une croix devant les noms d'enfants de familles réputées hostiles à toute sorte de magie noire et concept de « sang-pur ».

-Au fait - voyant que Remus avait finit, Molly se permit d'intervenir – Hermione viendra vous aider dans votre tâche à partir de demain.

-Donc aujourd'hui, c'est repos. Ce serait assez impoli de commencer cette tâche ardue sans Hermione… N'est-ce pas Ron ? Ginny prit un malin plaisir à attirer l'attention sur son frère afin que tous puissent contempler son air béa.

Le reste de cette journée dominicale fut également répartie entre repos, repas, occlumancie et légilimancie, et appréhension de flux magique. Harry avait compris que ses progrès étaient entièrement dus à son périple interne. Ron et Ginny ne se le firent pas dire deux fois et s'y mirent aussitôt. Le soir, tandis que les trois, exténués, soufflaient un peu de leur entraînement, une mélodie envoûtante berça le Terrier. Ils étaient hypnotisés, la fatigue n'avait plus lieu d'être en ce moment, ils étaient calmes et euphoriques, apaisés et exaltés. Harry se rappelait avoir déjà entendu pareil chant mais ne parvenait pas à l'identifier, à quoi bon de toute façon. Pourquoi se torturer l'esprit à reconnaître un air qui a justement pour but d'en ôter les soucis…

-Ca me fait penser à la complainte que nous avions entendus à l'enterrement de Dumbledore. Remarqua une Ginny songeuse.

-FUMSECK ! S'exclama Harry. Il se leva, ouvrit les fenêtres et aperçut le phénix dans la faible lueur du crépuscule. Il tenait un épais livre entre les serres et se dirigeait vers l'arbre qui servait de maison aux Weasley. Il pénétra dans l'ancienne chambre des jumeaux, posa le grimoire sur le bureau puis atterrit sur l'épaule désormais habituée de Harry. Remus entra précipitamment. Mais son sourire nuança la surprise de sa brusquerie.

-Je le savais… Dit-il.

-Et que savais tu ? Demanda Harry, dubitatif.

-Je te présente Fumseck, ton phénix. Je m'en suis douté à l'instant où il est apparu pour te sauver des mangemorts, et moi par la même occasion.

-Mais que… qu'est-ce que… Bredouilla intelligemment Harry.

-Ne t'inquiète pas, demain j'irai sur le chemin de traverse et t'achèterai un livre sur le sujet. Comme ça, tu ne seras pas tenté par une telle escapade. Mais je doute qu'une telle idée ne t'ait jamais effleuré l'esprit. Peu de phrases pouvaient se vanter d'être si pétries de sous entendus.

-En aucune manière…

Le lendemain, Hermione arriva à midi comme prévu et tous s'attelèrent à la tâche qui leur était confiée. C'est ainsi qu'ils choisirent une cinquantaine de camarades en tout, parmi eux Neville et Luna figuraient en tête de leurs choix bien que le nom de Londubat était déjà coché ainsi que quelques membre de l'A.D. Hermione passa tout l'après-midi à dévisager Harry, au début, celui-ci faisait comme si de rien n'était, ensuite, il se contentait de ne plus croiser son regard, puis, il commença à s'agacer. Et, au moment d'exploser, il comprit ce qu'elle voulait savoir. Il attendit la fin du dîner pour parler aux trois en même temps.

-Oui je sais Hermione… Je ne suis pas censé retourner à Poudlard cette année… Mais… Je n'ai pas le niveau pour aller frapper à la porte de Voldemort et le humm… - Harry avait toujours du mal à se faire à l'idée – tuer... Je comptais m'isoler afin de m'entraîner seul, mais cette nouvelle alternative est alléchante. Ce n'est pas une septième année qu'ils nous proposent là, mais de former une véritable armée. Je progresserai bien plus vite si je suis entraîné par des gens d'expérience, Aurors entre autres, que si je potasse de vieux livres tout seul dans mon coin. Même s'ils me seront très utiles de toute façon.

Deux semaines plus tard, cinquante élèves intégrèrent, dans la plus grande discrétion, l'école de Poudlard. Certains ont transplané, d'autres ont volé, quelques élèves au cœur bien accroché ont emprunté le magicobus, enfin, une poignée a acheté le ticket du Poudlard express. A leur arrivée dans le réfectoire, nul grand festin, plafond illuminé ou toute autre décoration tape à l'œil. Il fallait persuader l'ennemi que seuls aurors et professeurs peuplaient les lieux afin de sécuriser l'école. Seule originalité, il n'y avait qu'une seule table pouvant accueillir facilement l'ensemble du personnel, une vingtaine d'aurors et quatre professeurs, plus la cinquantaine d'étudiants.

-Ca me fiche la chair de poule. La grande salle est si morbide quand elle est sombre et vide…

-Tu as raison Ron, on aurait dit un château sans âme…

-Son âme s'en est allé fin juin avec…

-Harry, s'il te plaît… - Hermione ne voulait pas laisser son ami sombrer une nouvelle fois dans la mélancolie. – Changeons de sujet… Le livre de Dumbledore est il intéressant ?

-Quoi, Dumbledore t'a légué un livre ?

-Ron, c'est le grimoire que Fumseck a apporté avec lui.

-En fait, ce sont toutes des techniques créées ou inventées qu'il a consignées dans ce bouquin. Et il me serait d'une incroyable utilité, si seulement j'arrivais à n'en faire qu'une seule… C'est peine perdue. Seul le bouclier n'est pas un échec total, il n'est que quasi-total… Au lieu d'être protégé des sorts les plus puissants, seul un épais cône pointu et doré englobe de ma baguette jusqu'à mon poignet… C'est pas brillant… En plus, je pense que ce n'est même pas grâce à mes talents que j'arrive à tirer quelque chose.

-Comment ça ?

Harry extirpa le livre de son sac, l'ouvrit puis le tendit à Hermione.

Le 10 novembre 1981,

Comment le petit Harry a-t-il pu survivre au sortilège de mort ? C'est censé être impossible. L'amour y est pour quelque chose, d'anciennes et très puissantes magies y trouvent leur source mais tout de même... Elles ne sont plus enseignées, la moitié tient plus de la légende que de la magie et aucune n'est réputée surpasser l'Avada Kedavra… L'évènement est trop important pour n'être considéré que comme une anomalie ou un coup du sort. Rendre accessible une parade à ce sortilège serait la trouvaille du siècle. Je dois m'y atteler…

S'en suivit une série inintelligible suite de sigles, langues anciennes, chiffres et formules. Hermione tourna donc les pages jusqu'à ce qu'une nouvelle annotation lisible soit inscrite.

Le 31 octobre 1982,

La date anniversaire de ce drame marquera… mon échec le plus cuisant. Aucune avancée à l'horizon, mais je dois persévérer.

A nouveau, la jeune fille parcourut quelques pages avant de pouvoir déchiffrer de nouvelles inscriptions.

Le 31 octobre 1992,

Une décade aura été nécessaire pour comprendre le mécanisme de la protection du petit Harry. Ou tout du moins en partie, mon sort repousse efficacement l'imperium et le doloris. Le sortilège de mort quant à lui passe au travers, il est amoindri, mais cela s'avère inutile car la partie touchée se nécrose et se propage rapidement sur tout le corps. Au lieu de préserver de la mort, le bouclier la rend douloureuse et non plus instantanée… Peut être que la compassion, l'amour de son prochain ou tout autre sentiment général ne suffit pas, seul un amour démesuré, inconditionné envers une personne peut la protéger. Comme l'a fait Lily pour Harry. La haine ou la vengeance contre celui qui lance le sort impardonnable pourraient aussi entrer en ligne de compte. Or, la mise en pratique de ce genre de cas de figure est impossible. Ma recherche s'arrête donc inachevée mais les fruits tirés sont tout de même d'une richesse et d'un enseignement sans précédent.

Note : Le bouclier que j'ai mis au point est incurvé et absorbe les sortilèges. Cependant, quelque chose me dit que cette forme est changeante selon l'utilisateur. Pour vérifier cette théorie, il me faudrait trouver une personne capable d'assimiler cette technique, or, je n'en ai pas sous la main…

Nom du sortilège : « Blocus »

-Harry, ce n'est pas parce que l'idée de ce sort est venue à Dumbledore à cause de ton histoire que ça t'enlève une once de mérite pour tes progrès.

Harry aurait bien écouté cette esquisse de sermon s'il n'était pas en train de faire un concours de vitesse d'ingurgitation de tous les aliments à portée de main avec Ron.

-Mange Hermione, cha va bientôt être froid. Lui intima gentiment Ron, entre deux énormes bouchées de poulet et de pommes de terre.

A la fin du repas, le professeur McGonagall prit la parole.

-Votre attention s'il vous plaît ! Comme vous le savez tous, ceci n'est pas une rentrée habituelle. Vous n'êtes pas ici pour étudier, mais pour vous entraîner. Nous n'allons pas nous mettre en quatre pour que vous réussissiez votre vie, juste vous apprendre le maximum pour que vous puissiez assurer votre survie. En cette période trouble, chaque vie est menacée, peu importe le sang, les pouvoirs, la vision des choses ou le camp. Chacun ici a un ennemi qui ne souhaite qu'une chose, voir le sien six pieds sous terre… - Le professeur de métamorphoses marqua un temps d'arrêt pour laisser ses jeunes élèves s'imprégner de la gravité de ses paroles. – Contrairement à ce que certains pourraient penser, aucun d'entre vous n'est ici pour ses capacités ou talents. Le seul critère liant chacun d'entre nous est l'appartenance indéfectible au même camp. Vous rendre plus fort n'est pas notre unique but, ce n'est pas un concours. Notre volonté première est de vous lier les uns aux autres pour rendre vos actions cohérentes, pour que vous restiez unis dans l'adversité et qu'enfin, nous formions tous un bloc contre vous-savez-qui et ses sbires… - Nouveau silence – Un miracle s'est produit mettant fin à son précédent règne. Il est inutile d'espérer que l'histoire se répète. C'est l'ensemble de la communauté magique qui doit défaire son ennemi – La voix était pétrie d'éraillements et de trémolos tellement il était dur de formuler un discours si dur à de jeunes oreilles, mineures pour la plupart. La fin était là pour que les élèves ne se reposent pas sur le jeune Potter, le poids serait trop lourd. –

L'assemblée resta silencieuse tout au long du discours buvant littéralement les paroles du professeur. Elles avaient fait mouche, d'un sentiment de « Qu'est ce que je fais là avec eux, et si on nous attaque ? J'ai peur maman ! », les élèves se sont regardé le sourire aux lèvres et se sont senti tous embarqués dans le même bateau. La survie de chacun dépendait de la bonne entente et de la bonne cohésion de tous. Désormais, ils formaient une équipe.

-Maintenant, passons au programme qui nous attend. Les cours seront divisés en deux comme vous y êtes habitués, la première, la théorie, et en second, la pratique. Une heure pour chaque partie. Cela vaut pour la métamorphose que je dirigerai, les sortilèges que le professeur Flitwick aura en charge, et les défenses contre les forces du mal dont le professeur Lupin aura la responsabilité. Le cours de potions se déroulera quant à lui de manière habituelle, et toujours sous la férule du professeur Slughorn.

-Mais…

-Mlle Granger, le professeur Slughorn a beau venir de Serpentar, il a de bien meilleures raisons que la plupart d'entre nous de se ranger de notre côté. Donc tout contestation, ou simple mise en doute de son intégrité est proscrite… - Le ton était sec et sans réponse possible. –

-Oui mais…

-Vous avez quelque chose à ajouter ? – L'agacement se faisait nettement sentir. –

-Oui, je ne voulais pas parler du professeur Slughorn, juste noter qu'il n'y avait pas beaucoup de matières.

-Ah… - La tension tomba d'un cran – J'allais y venir. Aucun travail écrit ne sera exigé de vous. S'il vous plaît, calmez vous… En contrepartie, une totale abnégation dans la pratique des sortilèges enseignés est exigée. Ensuite, monsieur Everton, adjoint au responsable du recrutement et de la formation des aurors vous aguerrira aux techniques, stratégies, sorts et enseignements propres à cette profession. A partir du mois de novembre, ce cours sera remplacé par plusieurs matières spécialisées. Nous vous dispatcherons selon vos capacités. Une autre spécificité tiendra dans le fait qu'il n'y aura pas de cours à proprement parler l'après midi. Après le déjeuner, vous aurez soit duel soit entraînement physique. – Un brouhaha se fit entendre – Non, taisez vous. La dextérité, l'agilité, l'endurance et la force physique ne s'acquièrent pas avec la magie et sont aussi essentiels qu'elle. La plupart d'entre vous étant issu du monde magique vous n'avez jamais fait d'exercice, jamais porté quelque chose de lourd, jamais couru. Tout ceci vous rend faible, vous vous essoufflez au moindre étage monté. Or sauter et bouger sont nécessaires pour esquiver des sortilèges et à vous voir, vous ne pourrez pas éviter grand-chose…

Pour revenir à un plan plus général, vous n'aurez pas de note, même si ça ne doit pas vous empêcher de donner votre maximum. Et enfin, comme je l'ai déjà dit, vous formez une équipe, alors pas de dispute ou de bagarre, faire la discipline m'importunerait fortement. Et il est inutile de préciser ce qui arrive lorsque je suis énervée… Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit.

Tout le monde s'en alla dans sa chambrée après quelques minutes dans la salle commune.

-Ouah, à qui appartient ce phénix ? S'exclama Neville.

-A moi.

-Et il s'appelle ?

-Fumseck, c'est l'ancien phénix de Dumbledore.

-Mais comment ça se fait que… ?

Harry lui coupa la parole – Qu'il m'appartienne dorénavant ? D'après la légende il devait soit accompagner son maître dans sa funeste destinée, soit lui survivre pour que sa volonté se réalise même par delà la mort, soit trouver un nouveau maître dans la lignée de l'ancien.

-Ah, tu as l'air de bien connaître le sujet, mais donc, il n'est peut-être pas ton phénix, il se peut qu'il ne fasse que respecter la volonté de Dumbledore.

-C'est possible en effet, nous ne le saurons peut être jamais. Mais d'après le livre qu'on m'a acheté sur les phénix, le comportement du Fumseck est un peu trop docile et affectueux pour que je ne sois pas son maître.

-Mais ta chouette, Hedwige, l'a accepté sans rien dire ?

-Elle est très possessive mais n'est pas suicidaire, c'est à un phénix, pas à un hibou à qui elle a affaire. De plus, il semblerait que par un chant apaisant, il lui ait demandé la « permission ».

C'est ainsi que les quelques lumières s'éteignirent sur Poudlard plongeant les locaux dans l'obscurité et ses habitants dans les bras de Morphée.

A suivre…