Bonjour tout le monde!

Voici le nouveau chapitre des signes. Je voulais juste toutes vous remercier pour vos reviews (non inscrites et inscrites) ça me fait un plaisir fou que ça vous plaise.

Je remercie ma grande soeur Lillas de m'avoir pousser à écrire ; ma junkie Soph d'être accro ; ma fée Sam et ma Angie 3 Je vous aime les filles!

Sur ce je ne vous embête pas plus et vous souhaite une bonne lecture.


Welcome To New York City

POV BELLA

L'avion se posait délicatement sur le sol new yorkais tandis que j'observais le soleil qui entamait sa descente sur la ville, par le hublot. Le ciel était d'un bleu pur et sans nuages, tandis que de petites traînées blanches, dues à des minis avions, parsemaient l'étendue bleutée. Angie rangeait les magazines dans son sac.
Nous n'avions pas reparlé de l'article, je n'avais pas envie de l'embêter avec ça et elle n'avait pas envie de me voir triste. Elle m'avait juste dit que quoiqu'il arrive elle serait là, comme toujours.

Nous étions les dernières à sortir de l'avion à cause de nos énormes valises. Angela se battait avec son sac à main et a failli assommer un joli petit blond qui lui fit un magnifique sourire tandis qu'ils étaient rouge écarlate tous les deux. Angela me tapa légèrement le bras et le petit blond dû rejoindre sa famille qui partait sans lui. Je m'étais mise à rire pour rien alors qu'Angela me regardait avec colère et amusement quand je trébuchais au devant de l'avion et fut rattrapé par un homme immense. Lorsque j'eus croisé son regard je me figeais.

- « Waouh papa c'est un sauveur ! Maman regarde » s'écria une petite fille devant le monsieur.

- « Merci » soufflais-je alors que je reconnaissais l'homme qui m'avait sauvé.

Angela me fixait avec désespoir et consternation, entre le rire et l'inquiétude. Elle aussi avait reconnu Demetri. Il était le bras droit d'Edward. Celui qui le suivait dans tous ses déplacements, une sorte de bodyguard quoi. Combien de chance sur un milliard avais-je pour tomber sur lui ? Sans doute deux chances sur un milliard. Mais avec la légendaire poisse Swan, j'avais été une nouvelle fois rattrapée par la malédiction Cullen.
Demetri inclina sa tête et partit rejoindre sa famille comme si tout était normal.

- « Bella tu vas bien ? » me demanda Angela

- « Oui, oui. En route on va louper nos bagages sinon »

Elle avait compris que je n'avais pas envie d'en parler. Nous nous dirigions donc vers les postes de contrôle une nouvelle fois, mais la douane n'était pas vraiment présente, nous n'avions donc mis qu'une dizaine de minutes pour arriver devant le tapis pour les bagages. Une policière avec un tout petit chien se promenait près des voyageurs pour chercher une quelconque trace de stupéfiants ou d'armes. Avec Angela nous nous mîmes à rire en voyant le chien, il devait s'agir d'un teckel. La policière n'irait pas loin avec lui. Je profitais de l'attente pour aller prendre un petit charriot, « nous n'arriverons jamais à tout porter seules » avais-je expliqué à Angie. Puis nos bagages étaient arrivés et nous nous étions dirigées vers la sortie. Nous avions eu la chance de pouvoir faire transporter une partie de nos affaires à l'appartement grâce aux cousins d'Angela qui vivaient là-bas. Ils étaient passés chercher nos meubles, nos lits et la plus grosse partie de nos affaires avec un gros camion de déménagement.
Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous sortîmes du sas, de voir une pancarte avec nos noms : Bella & Angela Welcome to New York City. J'avais complètement oublié que ma mère avait beaucoup de relations et que sa vieille camarade de classe madame Cope habitait New York. Elle se tenait donc là avec sa pancarte fleurie et ses vêtements assortis.

- « Oh mon dieu ! » s'écria Angela. « Je crois qu'elle connaît ma mère et ses goûts vestimentaires pour les rideaux »

J'éclatais alors de rire doucement en m'approchant de madame Cope. Je savais qu'elle avait un appartement dans l'Ouest de New York, près de Central Park et du Lincoln Center. Elle a rencontré maman à Forks lors de leurs études mais avait deux ou trois ans de plus que Renée puisqu'elle n'arrêtait pas de redoubler. Elle habitait encore là-bas il y a deux ans mais elle a rencontré son mari, monsieur Bertie il me semble et celui-ci lui a offert New York, son rêve de jeune fille. Intérieurement je priais pour ne pas finir comme elle plus tard mais ce sentiment me quitta dès que nous nous approchâmes de cette femme souriante.

- « Madame Cope ! »

- « Isabella ! Comme vous avez grandi ! » dit-elle.

- « Je crois qu'on est repéré » me glissa Angela à l'oreille.

Je me retenais de rire pour aller à la rencontre de madame Cope. Malgré sa quarantaine, enfin ses 46 ans si ma mémoire ne me jouait pas de tour, madame Cope paraissait assez âgée. Elle portait d'amples vêtements fleuris, une jupe des années 60 et un mini chapeau comme les personnes aisées de l'époque. Je me voyais déjà dans les années 60 avec la longue cigarette d'Audrey Hepburn ou la jupe blanche de Marilyn Monroe. Angela souriait de toutes ses dents, signe d'alerte pour s'éviter soi-même d'exploser de rire. Madame Cope nous embrassa toutes les deux en prenant soin de nous pincer les joues comme des enfants. Elle prit notre caddie et nous intima de la suivre dehors. Si j'avais bien retenu ce que Renée m'avait dit, madame Cope s'était marié à un professeur de l'université de Columbia dont la fortune était conséquente mais il ne l'utilisait pas vraiment, de peur que quelque chose lui arrive. Cependant depuis qu'il est marié à madame Cope ils passent leur temps à investir dans de luxueux appartements et tout ce qui suit. Renée jalousait beaucoup le mode de vie de madame Cope.

- « Alors ce voyage les filles ? » dit madame Cope en me sortant de mes rêveries.

« Nous avons dormi… Se lever à 5h du matin n'est définitivement pas pour nous. » Angela pouffa pour étouffer son fou rire qui n'avait pas disparu alors pour nous sortir de là je décidais d'embrayer sur un autre sujet. « C'est très gentil à vous d'être venue nous chercher madame Cope, vous n'auriez pas dû » je lui sortais le sourire à la Swan, sourire qui exprimait apparemment selon ma mère un côté enfantin et naïf… je tenais ça de Charlie…

- « Oh voyons Isabella ! Appelez-moi Betty. Et ne me vouvoie pas je me sens déjà assez vieille comme ça ».

- « D'accord. Mais merci d'être venue nous chercher. C'est vrai qu'avec nos bagages dans le métro… » je laissais la phrase en suspens pour imaginer ce que cela aurait été.

Ma tête tournait dans tous les sens pour imprimer le plus de détails possibles sur JFK. Je n'étais jamais arrivée à ce terminal ci et je dois avouer qu'il ne différait pas vraiment du 8, enfin juste en taille sans doute. Nous sortions de l'aéroport quand je m'arrêtais sur une nouvelle affiche. Edward et son nouveau film. Avec le déménagement je n'avais pas pensé à la sortie de celui-ci, je ne pensais à rien ces derniers temps à part fuir… Chose ratée apparemment. Angela me tira le bras pour me conduire devant une magnifique limousine noire, pas trop longue mais très élégante. Ma bouche s'ouvrit alors que le chauffeur sortait, ouvrait son coffre et commençait à mettre nos valises dedans. J'ouvris la bouche en grand comme si je rêvais. Les yeux des passants étaient rivés sur nous et je sentais mes joues devenir rouges, je n'avais qu'une seule envie, me terrer comme une petite souris dans son trou.

- « Monsieur Bertie étant un homme important pour la communauté New Yorkaise, a décidé d'investir dans une limousine pour certains grands événements. Vous savez qu'il va participer au tournage d'un film ? Ils ont besoin d'un expert en littérature sur place. Je ne sais pas trop quel sera son rôle ni pour quel film mais je sais qu'il s'agit de quelque chose d'extrêmement attendu dans le monde cinématographique » dit-elle en souriant. « Vous savez peut-être de quoi il s'agit Isabella ? Renée m'a dit que vous étiez une passionnée de cinéma. » rajouta-t-elle.

- « Désolée je ne sais pas » finis-je par sortir en voyant son expression attendue.

- « Bon tant pis, je redemanderais à Charles. » conclu-t-elle en entrant dans la limousine.

Je n'étais jamais entrée dans ce genre de voiture, et je remerciais ma mère et Phil de ne pas avoir de telles lubies. Angela était dans le même état de contemplation mais au bout de quelques minutes nous commençâmes à jouer chacune le rôle de riches héritières. Madame Cope demanda au chauffeur de faire un léger tour de la ville pour que nous nous imprégnions de l'esprit New Yorkais. C'est ainsi que nous passâmes par le Brooklyn Bridge, le Flatiron, Ground Zero, l'Empire State Building et enfin Times Square. Cela pouvait paraître totalement contradictoire avec mon caractère timide et réservé mais je crois que mon endroit préféré de New York est Times Square. Ce lieu vous fait sentir si bien, si entière que vous en oubliez le monde autour. La première fois que je suis venue, je me suis retrouvée en plein milieu de cette immense avenue pour en contempler chaque recoin, je me suis sentie tellement bien que j'en avais perdue la notion du temps et je ne m'étais pas aperçue qu'une de mes camarades de classe me parlait. Je souriais en repensant à ce moment puis détourna mon regard vers Angela qui semblait sur un petit nuage mais aussi très fatiguée.

- « Voilà nous y sommes » s'écria madame Cope. Elle avait une voix assez nasillarde en fin de compte. Je ne m'en étais pas aperçue tout à l'heure.

L'immeuble était à l'angle de la 57th et de la 9ème avenue. Il avait été remis en état après un incendie apparemment. L'oncle d'Angie avait alors investit dedans et y avait vécu quelques temps avant de repartir pour Boston où il est décédé. Il n'avait pas de famille hormis sa sœur, la mère d'Angela, et comme il adorait sa nièce il a décidé de lui faire cadeau de toutes ses possessions. Angela était devenue en quelques temps une sorte de millionnaire, enfin pas millionnaire mais pas loin. Son oncle Randall était un grand informaticien et il avait plusieurs brevets à son actif… Je ne connaissais pas vraiment les tenants et aboutissants de tout ça mais je savais qu'il était un oncle exemplaire et puis il avait toujours le mot pour rire. Puis il y avait eu cet accident de voiture et voilà comment nous avions réussi à venir nous installer à New York à moindres frais. Angela a été très affectée par sa mort et son seul souhait était de vivre ici mais pas seule. Je ne voulais pas abuser de cet héritage qui n'était pas le mien, alors j'avais trouvé un autre appartement puis nous avions discuté longuement et Angie m'a alors convaincu de venir vivre avec elle. J'avais aussi reçu un héritage. Un héritage de Gran, ma grand-mère paternelle, certes cet héritage était beaucoup moins important que celui d'Angela mais assez conséquent pour pouvoir en vivre. Les charges étaient payées pour le reste de l'année grâce à Randall, puis nos parents respectifs s'étaient arrangés pour nous acheter nos billets d'avion. Nous devions juste trouver un travail qui puisse nous permettre de manger à notre faim mais nous étions boursières au mérite, ce qui nous permettait de rechercher un job vraiment plaisant.

- « Welcome home » me lança Angela alors qu'elle ouvrait la porte de notre appartement.

New York, New York – Frank Sinatra

Nous rentrions dans le petit loft et nous ne pûmes que retenir notre souffle. Les cousins d'Angela avaient mis tous les meubles à leur place et un canapé ainsi qu'une petite table basse avaient été mis dans la salle de séjour qui était séparé par un bar de la cuisine. Nous nous serions cru dans un épisode de série tellement l'espace était chaleureux et new yorkais. Nous posions nos sacs près du bar tandis que madame Cope indiqua à son chauffeur où poser les valises qu'il portait.

- « J'espère vous avoir à dîner demain soir. Mon fils viendra vous chercher. Benjamin n'habite pas loin avec sa petite amie Tia et puis tu pourras enfin le revoir Isabella. » elle me fit un sourire, nous embrassa chacune notre tour puis disparut derrière la porte.

- « J'ai cru qu'elle allait rester pour nous dire où ranger nos affaires » s'esclaffa Angela alors qu'elle regardait ébahie ce qu'il y avait dans le frigo. « On aurait jamais dû dire aux garçons d'installer ça ! Regardes, ils ont fait des courses pour nous ! »

Je me rapprochais donc d'elle et vit que Jared et Embry avaient fait le plein de nourriture du monde entier. Il y avait du chinois, de l'indien, des hamburgers, des canettes de coca light, du jus d'orange et de l'eau.

- « Je crois que tes cousins pensaient qu'on allait mourir de faim » dis-je en rigolant. Angela ferma le frigo.

- « Bon il est temps de voir nos chambres. Logiquement tu as celle à côté de la cuisine et moi celle du fond » dit-elle en se dirigeant vers la porte de ma chambre.

L'appartement était en effet très bien agencé. Un petit couloir menait à l'entrée, reliée ainsi au salon qui était très grand. A la droite de ce couloir se tenait la cuisine tandis qu'il y avait une porte à gauche, sans doute la salle de bain. Près de la cuisine une porte et près de la baie vitrée une autre. Nous étions au dixième étage, avec ascenseur et nous ne pouvions pas voir grand-chose de New York, seulement la neuvième avenue et la cinquante-septième rue.

- « Voilà ta chambre » dit Angie en me ramenant sur terre.

La pièce avait été peinte dans des teintes pastel où le violet prédominait puis les plaintes avaient été peintes en rouge pour faire ressortir le calme du violet. Mon lit deux places trônait au milieu du lit tandis qu'une baie vitrée apportait toute la lumière extérieure, enfin on pouvait l'entre-apercevoir à cause des bâtiments qui cachaient un peu la visibilité. Un lampadaire était posé près de mon lit, à gauche tandis qu'une table de nuit était à droite. En face de mon lit se trouvait une immense armoire avec un grand miroir dessus. La chambre était vraiment spacieuse.

- « Waouh ! En fait tes cousins devraient se recycler dans la décoration d'intérieurs »

- « Ouais je ne suis pas sûre que ma tante les laisse faire… tu sais chez les Weber les métiers sont bien définis… » un air mélancolique se posa sur le visage de ma meilleure amie.

« On va voir ta chambre et il faut que tu préviennes tout le monde… je veux dire… »

- « Je sais » me coupa-t-elle. « Allons voir ma chambre »

Moins d'une seconde plus tard nous observons la chambre d'Angie. Elle était peinte de la même façon que de la mienne, sauf que le violet avait été remplacé par du bleu et le rouge par un rose très discret. Les meubles étaient disposés tout autrement, le lit à l'opposé de la fenêtre contre le mur, l'armoire à sa gauche, la table de chevet à la droite du lit et le lampadaire à l'entrée. Une grande bibliothèque trônait juste à côté de la grande armoire.

- « C'est la première fois que je trouve que le rose est joli » me glissa-t-elle alors que j'observais sa bibliothèque de livres. Angela lisait beaucoup, plus que moi-même.

- « Je vais appeler Renée et Victoria » décrétais-je.

- « Oui moi je vais appeler mes parents et mes cousins pour les remercier »

- « Fais un bisou à Jared et Embry et passe le bonjour au pasteur. »

- « Bella si je dis à Embry que tu l'embrasse il va sûrement venir réclamer son dû ici » me dit-elle avec un sourire carnassier.

- « N'importe quoi » réussis-je à dire alors que je m'empourprais et me dirigeais vers le salon pour prendre mon téléphone de mon sac. Angela était persuadé qu'Embry était légèrement attiré par moi… Alors que pour moi il s'agissait d'un simple ami.

En allumant mon portable, celui-ci se mis à sonner comme jamais. J'avais 15 messages dont 7 de Renée, 2 de Phil, 4 de Victoria, 1 inconnu et 1 dernier de Charlie. Mince ! Comment Charlie avait-il eu mon numéro de téléphone ? Je fus sortie de mes pensées par la sonnerie du téléphone. « Maman »

- « Allo ? »

- « Isabella Marie Swan ! Je t'avais dit de m'appeler dès que tu atterrissais ! » et voilà, à peine arrivée qu'elle lance déjà son venin par téléphone. « Phil et moi nous sommes inquiétés ! »

- « Maman calme toi ! Je viens juste d'arriver à l'appartement, on a fait le tour de New York en limousine et on a visité l'appart' avant. D'ailleurs tu aurais pu nous prévenir que madame Cope venait nous chercher ! »

- « Elle est venue vous chercher en limousine ?! Waouh ! » s'exclama Renée à l'autre bout du fil.

- « Maman ! »

- « Okay okay ! Désolée c'était une surprise ! Alors dis-moi tout ! Le vol, la limousine, Betty a-t-elle bien vieillie ? Tu as vu son mari ? Et son fils ? A une époque tu voulais sortir avec lui il me semble… Et l'appartement ? Tu as une belle chambre ? Vous avez à manger… »

- « Stop ! » m'écriais-je. « Maman une chose à la fois ! Les cinq heures d'avion sont passées vite on a dormi, la limousine un peu trop pour moi mais la ville est splendide. Betty, euh, bah c'est Betty. Euh pour le reste tout va bien, j'aime ma chambre et notre appartement et là on va aller dormir je pense »

- « Mais il est très tôt ! »

- « Maman il est 19h30 ici. Et on a passé notre journée dans les aéroports et un avion… On veut juste dormir. »

- « Et comment va Angie ? » demanda ma mère. Je savais pertinemment ce qu'elle avait en tête.

- « Elle va bien et elle téléphone au pasteur »

- « Super ! Bon ma chérie je t'embrasse et Phil aussi ! Je t'appellerai demain comme ça tu seras moins fatiguée ! »

- « Merci maman. Bye. »

- « Je t'aime ma chérie »

- « Moi aussi M'man ». Je raccrochais en souriant. Renée ne changera jamais.

J'entendais Angela parler au loin, témoignage qu'elle était encore au téléphone. Je ne pouvais pas appeler Victoria, il devait être minuit passé à Londres et je pense qu'elle serait en train de dormir, pas besoin de la déranger. Je prenais donc mon téléphone et tapa « Bien arrivée dans la ville de mes rêves. Tu remarqueras le pluriel des rêves… Tu aurais pu me le dire ! On en parle demain. Je t'aime, bonne nuit ma Vic ! »
J'avais besoin d'une bonne douche. Je décidais donc de découvrir seule la salle de bain. Elle était belle, blanche avec des carreaux qui tapissaient les murs et un carrelage fin au sol. Il y avait une immense baignoire ronde et une cabine de douche. Une vraie salle de bain en gros ! Le rêve ! Je ramenais mes valises dans ma chambre puis sortis ma trousse de toilette et des vêtements plus confortables. Je m'écriais « Je vais dans la douche » pour qu'Angie entende et ne me cherche pas puis j'allais prendre un bain. Une demi-heure plus tard j'avais fini et j'étais fin prête. Mes cheveux étaient indomptables même après m'être séché les cheveux et mon teint était encore plus pâle que d'habitude à cause du manque de sommeil et des heures de voyage. Quand je sortis de la douche Angela était déjà en pyjama, devant le David Letterman Show.

- « Ton téléphone à sonner. Je crois que c'est un message » me dit-elle.

- « Merci ! Tu peux y aller si tu veux »

- « Non je ne suis pas capable de me laver là, j'ai déjà du mal à bouger » elle éclata de rire pendant que j'allais dans ma chambre récupérer mon téléphone.

« Coucou petite sœur. Non je ne dors pas je viens de rentrer d'une réunion de boulot. Je t'appellerais demain pour t'expliquer pourquoi je ne t'ai rien dit. Au fait, j'ai réussi à t'avoir un rendez-vous au Times demain après-midi vers 15h. Ils semblent intéresser par l'idée d'une chronique culturelle. Je t'en dirai plus demain matin. Bonne nuit ! Je t'aime aussi 3 »

Sacré victoria ! Elle a toujours le chic pour trouver un piston.

- « Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? » demandais-je à Angie qui s'était endormi sur le canapé. J'allais donc la secouer pour qu'elle se mette dans son lit. « Bonne nuit » lui murmurais-je avant de fermer sa porte.

Je n'avais pas vraiment sommeil. Et je savais ce que je voulais faire. Je pris mon trousseau de clefs, mis mes chaussures et mon manteau puis griffonna sur un morceau de papier.

Angie,
Je suis sur Times Square, besoin de retrouver la maison. A tout à l'heure, enfin si tu te réveilles avant que je revienne ce qui m'étonnerait grandement.

Je laissais le morceau de papier sur la table du salon et sortis.

Empire State of Mind –Alicia Keys

L'air était chaud et une légère brise faisait bouger mes cheveux. Les taxis déambulaient au rythme de la circulation et de nombreux touristes retournaient au Holiday Inn un peu plus bas dans la rue. Je remontais la 57th ouest jusqu'à la 7ème avenue. Je tournais à droite puis continuais tout droit pour enfin tomber sur mon havre de paix. Times Square resplendissait de lumière grâce aux panneaux publicitaires. Les gens affluaient de partout au rythme des appareils photo et de l'odeur des hot dogs. Un cœur en fleur avait été posté aux marches des Tkts, célèbre revendeur de tickets de comédies musicales. J'aimais trop cet endroit pour pouvoir bouger. Je fermais les yeux et profitais de chaque sensation procurée par l'air New Yorkais. Manhattan était vraiment le cœur de New York et je mesurais la chance que j'avais de me retrouver dans ce district-ci. Après être restée une bonne heure à contempler les gens et les escaliers rouges, je décidais de continuer un peu et de passer dans la rue où se trouvait le madame Tussaud. Mais alors que je me retournais, je me pris le pied dans mon pieds et percutais quelqu'un de plein fouet. C'était bien ma veine !

- « Merde ! » m'écriais-je. Puis je sentis deux bras fort me rattraper au vol et m'éviter de tomber tête la première sur le goudron new yorkais. Le jeune homme m'aida à me relever et me fit face.

- « Ca va aller ? » me demanda-t-il.

C'est là que j'ai pu observer son visage. Il était blond, presque d'un blond blanc, il avait de grands yeux bleus et un visage d'ange presque surnaturel. Il portait négligemment un bonnet gris sur ses cheveux et portait un vieux gilet noir. Il avait ce vieux jean délavé, le même que sur les photos que j'avais vu. Jasper Whitlock. Qui d'autre ? Mon cœur battait à mille à l'heure en découvrant que mon sauveur n'était autre que le meilleur ami d'Edward Cullen en personne. Il fallait que je me reprenne avant d'avoir l'air d'être une pure idiote.

- « Je crois. Hum. Merci, pour… enfin j'veux dire… » voilà une parfaite idiote ! Bravo Bella !

- « On va dire que je refuse de voir de jolie fille se ramasser devant moi » me dit-il avec un petit sourire gêné.

J'avais oublié que Jasper était timide. Quand Edward en parlait dans ses interviews il qualifiait toujours son meilleur ami de grand timide et que c'était la raison de leur bonne entente. Ils n'aimaient pas être au centre de l'attention même s'ils étaient acteurs. Je lui rendis son sourire et baissais la tête. Mon lacet était défait, c'était lui le coupable de ma chute.

- « Merci en tout cas. Je vais rentrer. Il vaut mieux que j'évite de retomber pour ma première journée new yorkaise » ajoutais-je en commençant à partir. Mais dès que je fis un pas je sentis une main attraper mon bras.

- « Hey attendez ! Votre lacet est encore défait. En tant que euh, protecteur de personnes qui tombent, je peux pas vous laisser partir comme ça » dit-il.

- « Oh » fut tout ce qui sortit de ma bouche. Alors je me baissais et rattachais mon lacet sous les yeux de Jasper. « Voilà » dis-je.

Mes yeux se posèrent un instant autour de nous. Personne ne semblait l'avoir reconnu. Je regardais un peu derrière lui en m'attendant à trouver ses yeux verts émeraude mais bien évidemment Edward ne traînait pas dans les endroits trop fréquentés, de peur d'être poursuivi par une horde de folles. Jasper vit mon regard alors j'essayais de me remettre de mes émotions.

- « Encore merci, pour euh, le sauvetage. » je lui souris puis partis vers la maison.

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire j'étais devant la maison, complètement perdue dans mes pensées. Je décidais de m'asseoir quelques instants sur un banc du parc qui était en face de la maison puis grelottant je repartis vers l'appartement. Dans l'immeuble tout était silencieux et sombre. Je ne savais pas où se trouvait la lumière alors j'avançais à tâtons afin de ne pas tomber. Arrivée à l'ascenseur j'appuyais sur notre étage et soupira fortement. Il faut que je parle à Victoria. Mais le pire, il faut que je cache ça à Angela sinon elle risque de s'inquiéter pour rien. Je révisais mon speech, celui que je servirai à Angie demain puis l'ascenseur arrivait à destination. Toujours dans les nuages je ne fis pas attention et trébucha contre une latte du plancher légèrement surélevée.

- « Mais Merde c'est pas possible ce soir ! » crachais-je alors qu'une silhouette se dessina devant moi et que deux gros bras m'attrapent au vol. Décidément c'était vraiment pas mon jour !

- « Rattrapée en plein vol » me dit une voix que je reconnu tout de suite.

- « Vous m'avez suivi ou quoi ?! » dis-je à l'intention de Jasper pendant qu'il me relevait.

- « Euh, eh bien j'y ai sérieusement pensé tout à l'heure mais je ne me serai pas permis » rigola-t-il. J'arquais mon sourcil et il se reprit. « J'habite ici. Du moins je possède un appart' ici. Comme mon meilleur ami et sa copine sont en ville je leur laisse le plus luxueux des deux où il y a de la place pour un couple quoi. »

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et il tambourinait si fort que j'étais sûre que Jasper pouvait l'entendre. Il fallait que j'enlève l'image d'Edward et Tanya de ma tête avant de faire une dépression chronique. Alors comme pour combattre l'image je tentais un pauvre sourire qui devait se traduire par une grimace puisque Jasper continua.

- « Tu as mal quelque part ? » demanda-t-il, inquiet.

- « Non pas vraiment. C'est juste ma tête qui tourne un peu. C'est pas grave je vais aller me coucher ça va passer. Encore merci, euh pour les sauvetages. »

- « Oui apparemment tu ne tiens pas sur tes jambes » ria-t-il.

- « Oui traître d'équilibre ! » essayais-je de plaisanter.

- « Tu… euh, tu vis ici ? »

- « Oui je viens d'aménager avec ma meilleure amie, au 1001 là-bas » je désignais l'appartement du fond.

- « Oh, eh bien nous sommes voisins j'habite le 1002 »

Et voilà comment de pauvre tarée je suis devenue hystérique, à l'intérieur bien sûr ! J'habitais dans le même immeuble que Jasper Whitlock ! LE Jasper Whitlock meilleur ami DU Edward Cullen.

- « Et tu vas rester longtemps dans cet appart ' ? Je veux dire, euh, ton meilleur ami compte occuper ton luxueux appart' longtemps ? » dis-je, rougissante.

- « Ils cherchent leur propre logement pour le moment donc pour une durée indéterminée je pense »

- « Je croise les doigts pour eux alors »

- « C'est gentil »

Je ne savais pas trop quoi lui dire, mais je savais que je ne devais pas lui dire que je savais qui il était, c'était trop ridicule pour être avoué alors je lui fis un signe de la main accompagné d'un sourire et commença à sortir mes clefs.

- « Je vais rentrer, ma meilleure amie va s'inquiéter et puis il est tard avec le décalage horaire j'ai un peu de mal »

- « Oui bien sûr ! Désolé je parle je parle »

- « Oui les acteurs aiment bien parler » souriais-je. Oh merde ! Eh ben voilà, made in Bella Swan la bourde de l'année. Je me mis à rougir et essaya de me rattraper. « Désolée. Je crois que je vais y aller. Bonne nuit. »

- « Attends ! »

Et voilà Bella, tu le savais, on balance pas de trucs comme ça sans conséquences !

- « Oui ? » me tournais-je vers lui.

- « Tu me connais ? » demanda-t-il sur un ton très détaché, mi-souriant, mi-sérieux.

- « Qui ne connaît pas Jasper Whitlock ? » répondis-je en souriant. « Bon bonne nuit faut vraiment que j'y aille »

- « Je sais même pas ton prénom » me dit-il alors que j'ouvrais ma porte.

- « Je m'appelle Bella. Bella Swan. »

- « Eh bien, bonne nuit Bella, voisine maladroite et physionomiste experte » dit-il avec un sourire puis il rajouta « Si Edward vient ici tu ne tomberas pas hein » il se mit à rire et entra chez lui.

Triple idiote !!! Je m'insultais intérieurement tout en pénétrant silencieusement dans l'appartement sombre. Bilan de la journée : Edward vivait dans la même ville que moi, Jasper me prenait pour une hystérique maladroite et mon rêve avait repris sa place dans ma vie. Je crois que je n'en avais pas fini avec la saga Cullen and star à gogo !

- « Isabella Marie Swan » entendis-je crier alors que je rentrais dans le salon. Angela était debout, les mains sur les hanches, les cheveux légèrement emmêlés et de grosses cernes sous les yeux. « Tu peux me dire comment ça se fait que tu rentres à minuit alors que tu es sortie d'ici à 20h ? »

Ça ne présageait rien de bon.