Bon...
J'espère que cette suite aura un peu plus de succès que le chapitre précédent...
Je verrai bien...
Bonne lecture quand même !
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Chapitre 3
Le retour se fit dans le silence. Et quand Carter vit le Satédien franchir la porte avec le scientifique perché sur ses épaules, elle porta aussitôt sa main à son oreillette.
John l'entendit clairement demander une équipe médicale d'urgence. Mais le pire à ses yeux, ce fut quand il vit que le Dr Keller s'était déplacée en personne...
Elle mit son stéthoscope en place rapidement et releva la tête tout aussi vite.
-Mais il... dort ! S'exclama t-elle étonnée.
-Il quoi ? Demanda Sam à son tour, n'osant croire ce qu'elle venait d'entendre.
Les deux femmes se tournèrent vers le militaire et croisèrent les bras, attendant une explication.
-Demandez à Ronon. Moi, j'y suis pour rien ! S'exclama celui-ci en colère.
Il regarda Rodney d'un air qu'il espérait "normal", mais ne put s'empêcher de poser la main sur la jambe du dormeur.
-Vous devriez peut-être l'examiner un peu mieux, vous ne trouvez pas ?
La petite doctoresse blonde le regarda, les yeux grands ouverts. Elle n'en revenait pas !
Le chef militaire de la cité venait bien de lui donner un conseil quant à la façon dont elle devait faire son travail ?
Elle faillit le remettre gentiment à sa place, mais devant l'air peu aimable de celui-ci, elle préféra battre en retraite...
Et après un bref regard vers les deux infirmiers qui l'accompagnaient, elle s'éloigna en direction de son domaine.
Ce n'est que quand il ne vit plus personne dans la salle d'embarquement que John réalisa qu'il avait laissé partir son amant avec l'une de celles qu'il appelait "ses bourreaux" !
-Je crois qu'une petite explication est nécessaire. Je vous attends dans la salle de réunion dans trente minutes ! Annonça Sam.
John soupira bien fort et tourna les talons, sans attendre les autres.
Faut dire qu'il avait un peu les nerfs en pelote, depuis la soirée de la veille. Même si il ne pouvait concevoir que ses amies étaient capables de fomenter un coup pareil !
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-Alors ? Puis-je savoir pour quelles raisons le Dr McKay était... inconscient ? Demanda Sam.
Sheppard était vraiment embêté. Il ne voulait pas révéler sa liaison avec le scientifique, mais il ne savait pas comment dire et surtout pourquoi Rodney avait tellement paniqué qu'il en était arrivé à menacer Teyla de son arme !
-Il a pointé son arme sur Teyla. Et comme il ne voulait pas se calmer, je l'ai fait.
John regarda Ronon. Le Satédien venait purement et simplement de lui ôter une énorme épine du pied...
-Vous avez fait... comment ? Demanda Carter, même si elle connaissait parfaitement la réponse.
-Je lui ai tiré dessus...
-Mais vous auriez pu le tuer !
-Je savais que mon arme était sur la fonction paralysante. Jamais je ne lui aurais fait du mal ! Rétorqua Ronon.
-Et vous pouvez me dire pourquoi il pointait son arme sur vous ? Demanda alors Sam à Teyla.
-Je ne sais vraiment pas ce qu'il lui a pris ! Je voulais juste regarder sa cheville après qu'il soit tombé !
Sam se tourna alors vers Sheppard.
-Et vous ? Vous ne savez pas pourquoi il a réagi de cette façon ?
John était plutôt embarrassé. Rodney lui avait fait comprendre qu'il ne désirait pas qu'elle sache qu'il les avait entendues et donc, qu'il était au courant de leur projet d'assassinat. Mais il ne pouvait pas se taire indéfiniment, ça pourrait paraître suspect...
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Sam voyait bien qu'il y avait quelque chose, mais que le leader de l'équipe ne savait pas comment lui dire.
-Teyla, Ronon, veuillez nous laisser je vous prie. Je voudrais parler à Sheppard seule à seul.
Sans rien dire, les deux Pégasiens se levèrent et sortirent.
-Bon, maintenant que nous sommes seuls, vous allez pouvoir me dire ce qu'il vous tracasse !
Encore plus embarrassé, parce qu'à présent il n'avait plus aucune échappatoire possible, John se redressa et décida quand même de parler. Il n'était pas du tout convaincu de la malveillance des trois femmes envers Rodney et lui-même.
-Et bien ça a commencé hier... quand McKay est venu me parler...
Et là, il s'arrêta. Il ne devait surtout pas oublier qu'il ne devait pas dévoiler leur liaison...
-De quoi ? Insista Sam.
-Il est venu me voir parce qu'il avait entendu des personnes parler à la cantine et la conversation lui avait paru... comment dire... assez angoissante...
-Qui ? Et de quoi parlaient ces personnes ?
-De meurtre ! Asséna t-il.
Et là, il s'inquiéta encore plus. Il venait de voir le colonel Samantha Carter pâlir fortement.
-De... meurtre ? Mais qui ? Et pourquoi ?
-Vous ! S'exclama t-il.
-Moi ? On veut me tuer ?
-Non ! C'étaient Rodney et moi les victimes et c'étaient vous, ainsi que Teyla et le Dr Keller qui vouliez vous débarrasser de nous !
Sam souffla un grand coup et s'affaissa sur son siège sans rien dire. John la regarda attentivement et fronça les sourcils quand il vit apparaître un sourire sur le visage de la blonde assise en face de lui !
Ça alors ! Il venait de lui dire qu'il était au courant de leurs manigances et elle, elle souriait ?
C'était à ne plus rien y comprendre...
-Alors c'était ça ? Demanda t-elle alors, juste avant de se mettre à rire.
-Ça vous fait rire ? Vous voulez empoisonner McKay et m'abandonner sur une planète et ça vous fait rire ?
-C'est sûr que sortit de son contexte, ça pouvait porter à confusion... Réussit-elle enfin à dire.
Puis elle prit sur elle et posa ses coudes sur la table.
-Je savais que McKay avait tendance à s'emporter très vite, mais là, il bat tout les records !
-Si vous m'expliquiez un peu... parce que là, je me sens complètement largué !
-Il a effectivement bien entendu ça... Commença t-elle.
-Mais pourquoi ? Coupa John. Pourquoi vouloir notre mort ? On ne vous a rien fait !
-... mais il n'a pas tout entendu, apparemment... Continua t-elle malgré son intervention.
Sam toussota un peu, l'air ennuyé...
-En fait, il s'agit d'une sorte de nouvelle...
-Une mauvaise nouvelle ! Ça je vous l'accorde !
-Non ! Pas ce genre de nouvelle ! S'esclaffa Sam, une nouvelle, une sorte de bouquin...
-Hein ?
-Teyla, Jennifer et moi, on a décidé d'écrire une sorte de livre qui raconterait la vie de personnes vivant dans une autre galaxie et à qui il arriverait pleins d'aventures. Et comme votre équipe est celle dont fait partie Teyla, on s'était dit que vous prendre McKay et vous, comme principaux acteurs serait moins compliqué, étant donné que nous pouvons nous servir de ce que vous vivez lors de vos missions !
John commençait à y voir plus clair et souffla doucement.
-Alors comme ça, vous écrivez un livre sur nous ?
-Oui. Et on a décidé, pour ne pas commettre d'impair, de garder vos noms pour l'instant. Par contre, dès que ce sera au point, vous n'apparaitrez nulle part et les situations seront légèrement différentes. Vous nous servez juste de cobaye ! Finit-elle en souriant.
-Mais alors...
-Ce que McKay a surpris, c'était en fait la trame de notre histoire. On a décidé de vous faire du mal, voir de vous mettre en grand danger, de vous faire subir des trucs assez douloureux et à la fin, de vous...
Et là, la dirigeante se mit à rougir furieusement.
-De nous... quoi ? Demanda John, un peu inquiet.
-De vous mettre ensemble... Murmura Sam.
Heureusement que Sam avait baissé la tête à ce moment là, parce que sinon, elle aurait vu le chef militaire de la cité pâlir et trembler comme jamais.
Alors comme ça, elles veulent que Rodney et moi on... soit ensemble ? Se dit-il.
Mais il reprit vite contenance. Personne ne devait savoir que ce qu'elles voulaient faire d'eux dans une fiction existait réellement entre lui et le scientifique...
-Vous voulez que... McKay et moi... on...
-Oui... on a décidé que vous alliez bien ensemble et que les chamailleries dont vous avez l'air d'être si friands ne pouvaient que cacher le fait que vous êtes amoureux l'un de l'autre et que...
Elle s'interrompit brusquement, ne sachant vraiment plus où se mettre.
Ouh la la... dans quoi je me suis embarquée, moi... Se dit-elle.
-Mais vous savez que c'est interdit par l'armée américaine, ce genre de comportement !
Sam le regarda droit dans les yeux.
-Il ne s'agit que d'une histoire, Sheppard... Lui rappela t-elle doucement.
Elle ne baissa pas la tête et réfléchit un peu, tout en restant fixée sur son vis-à-vis qu'elle trouvait un peu inquiet...
A vrai dire, le comportement du militaire et du scientifique n'avait jamais porté à confusion. Mais il y avait pourtant des petits détails... et maintenant qu'elle y repensait...
-Ce n'est qu'une histoire... un truc que nous avons inventé...
Garde ton calme, John, garde ton calme...
-Nous savons parfaitement que vous êtes tout le temps entrain de vous chamailler, mais qu'en fait, vous vous aimez bien, non ?
-Oui...
-Et que si vous et Rodney vous vouliez avoir une... comment dire... relation un peu plus... poussée, je ne serais de toute façon pas mise au courant, n'est-ce pas ?
Le cœur battant la chamade, John se demandait à quoi sa supérieure jouait. Qu'est-ce qu'elle était entrain de lui faire comprendre ?
Que si lui et McKay avait une liaison, ça ne lui poserait pas de problème ?
Elle doit prêcher le faux pour savoir le vrai ! Mais je ne tomberai pas dans son piège...
-Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler ! McKay et moi ? Faut quand même pas pousser !
-Pourquoi ? Parce que c'est un homme ?
-Non, pas du tout !
-Alors vous ne l'aimez pas ?
-Si ! S'exclama John, enfin, je l'aime... bien...
-Vous êtes homophobe ?
-Mais pas du tout !
-Ça fait combien de temps ? Insista Sam.
-De temps de quoi ?
-Que vous vous fréquentez...
-Quoi ? Mais je viens de vous dire que...
John se leva brusquement. Il en avait marre de ce questionnaire qui ne mènerait nulle part. De plus, si elle continuait à lui poser des questions de cette façon, il craignait fort de lâcher le morceau. Et ça, il ne pouvait pas.
Il ne le pourrait jamais...
Ça lui brisait le cœur de garder son amour pour Rodney secret, mais ce genre de valeurs morales avaient beau être totalement dépassées, il fallait faire avec...
Et donc, garder pour soi le fait qu'on aime quelqu'un passionnément...
Tout simplement parce que c'est un homme et qu'on en est un soi-même...
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Sam avait essayé et elle avait échoué...
Mais elle ne renonça pas pour autant.
-Bon, je crois que puisque tout est dit, vous pouvez aller vaquer à vos occupations...
John se détourna d'elle et s'approcha des portes de la salle de réunion. Il aurait bien aimé voir Rodney, mais après l'interrogatoire qu'il venait de subir, il devait s'abstenir...
-Vous savez John, je trouve ça dommage d'empêcher deux personnes de s'aimer. C'est un gaspillage de temps et d'énergie...
-Je sais...
-Et j'étais sincère tout à l'heure. Si vous éprouvez de l'attirance pour McKay, je n'y vois aucun problème. La seule chose que je vous demande, c'est de rester discret et jamais personne n'en saura rien...
-Mais je vous ai dit que...
-Je sais, j'ai très bien entendu. Mais il y a des gestes, des paroles, des intonations de voix qui ne trompent pas, vous savez...
John la regarda ébahit. Il était partagé entre l'envie de crier au monde qu'il était amoureux et rire au nez de sa supérieure afin de lui faire croire qu'elle disait une énorme bêtise !
Si seulement je pouvais lui dire la vérité... tout serait si simple...
-Ça fait combien de temps ? Re-demanda t-elle alors.
Sheppard, complètement perdu dans ses pensées ne pris pas le temps de réfléchir.
-Deux semaines... Répondit-il machinalement.
Et quand il réalisa ce qu'il venait de dire, il cru qu'il allait se sentir mal. La chose qu'il ne devait dire sous aucun prétexte venait de lui échapper.
Et pas à n'importe qui, en plus ! Juste à sa supérieure hiérarchique !
-Et bien continuez comme ça. Apparemment personne n'a remarqué quoi que ce soit, alors...
-Vous... vous approuvez que... que je puisse... Bafouilla John.
-Aimer Rodney ? Et bien... je dois dire que personnellement, je ne comprends pas comment on peut aimer une personne aussi imbue d'elle-même, aussi narcissique, aussi casse-pieds, aussi irritante, aussi...
-C'est pas vrai ! Il n'est pas comme ça ! L'interrompit le militaire, enfin, pas tout le temps...
-John... ça se voit comme le nez au milieu de la figure que vous êtes fou de lui, mais je vous en prie, essayez d'être sage en présence des autres, d'accord ?
Puis elle le poussa gentiment en dehors de la pièce et sortit derrière lui.
-Vous devriez allez le voir et le rassurer sur son sort ! S'exclama t-elle en riant.
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Un sourire radieux sur le visage, John descendit l'escalier et se dirigea vers l'armurerie. Oui, c'est sûr qu'il allait le rassurer, son scientifique !
Mais avant, il allait enlever tout son attirail qui ne lui servirait à rien sur la cité...
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A suivre...
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Voilà !
Je vous dis à la semaine prochaine ?
En attendant, passez un bon week-end !
Et merci de me lire...
