Ma petit note: Rien que pour vous, j'ai écrit presque 1000 mots de plus pour ce chapitre bonus :D J'espère que vous aimerez ce chapitre encore plus que le précédant!

N'oubliez pas de laisser un com' si vous aimez!

Bonne lecture !


-Non, répondit Clarke d'une voix catégorique.

Un grognement amer suivit immédiatement sa réponse. Clarke leva les yeux vers Bellamy, alors qu'elle était encore en train de prendre sa tension artérielle en appuyant sur la pompe à air et que lui la fixait en retour.

-Pourquoi est-ce-que tu me tortures comme ça, Clarke? Lui demanda-t-il d'un ton presque suppliant.,la dévisageant avec un regard désespéré.

Elle soupira. Pourquoi ne voyait-il pas qu'elle prenait soin de lui ? Ou du mois qu'elle essayait, car le faire grimper sur sa table d'auscultation improvisée n'avait pas été facile étant donné qu'il était persuadé de n'avoir aucuns problèmes médicaux.

-Désolé, je ne pensais pas que ton petit jouet comptait tellement pour toi, railla Clarke.

C'était faux. Depuis qu'il avait retiré ses bandages il n'arrêtait pas de la harceler pour le récupérer.

-C'est une arme, Clarke! Plus précisément un M240….

-...Qu'importe, le coupa-t-elle.

Clarke se fichait de quelle sorte de mitraillette automatique il s'agissait, elle ne voulait pas lui rendre, car une fois équipé, il recommencerait à participer aux chasses et elle ne pouvait pas le laisser se faire blesser une nouvelle fois. La première avait été suffisamment éprouvante pour elle. Et même si elle ne voulait pas l'admettre,être au centre de son attention lui plaisait. Un peu trop même.

-Non, c'est non, répéta Clarke pour la millième fois aujourd'hui.

Ce fut au tour de Bellamy de soupirer lourdement. Il arracha le bracelet qui lui serrait de plus en plus la peau, puis il se laissa glisser de la table et se mit sur ses pieds. Clarke se sentait ridicule à tenir la pompe comme une idiote, alors que lui braquait ses yeux sur elle, d'un air énervé.

-Clarke. Cela fait presque un mois depuis que je n'ai plus besoin de bandages. Ma cicatrice est à peine visible et je m'entraîne tous les jours afin de retrouver ma masse musculaire. Qu'est-ce-qui t'empêches de me donner la permission d'utiliser ma mitraillette ?

Elle voulait lui répondre. En fait, elle mourait d'envie de lui dire à quel point il avait tord, mais le seul problème, c'est qu'elle n'avait aucuns arguments valables, ou aucunes raisons de ne pas lui rendre son arme. Du moins, rien d'autre à part qu'elle ne pouvait pas perdre la seule personne qu'elle supportait dans ce camp à cause d'une histoire impliquant une mitraillette, un ours et de l'imprudence, ou pire ,qu'elle aimait être celle dont il avait besoin pour avoir l'autorisation de faire ou d'obtenir quelque chose.

-Des raisons médicales, mentit Clarke tout en soutenant le regard désabusé de Bellamy.

Peut-être que si elle restait vague, il ne chercherait pas plus loin et la croirait.

-Par exemple? Il demanda sceptique, tout en s'avançant vers elle.

Nerveusement, Clarke enroula le fil de l'appareil qui lui servait à mesurer la tension artérielle, puis elle tourna le dos à Bellamy et fit comme si elle ne l'avait pas entendue. Elle arrangea les affaires qui trônaient sur son petit bureau afin de se donner une contenance.

-Et bien, si tu ne veux pas me rendre mon arme, je vais devoir te forcer à le faire, se lamenta Bellamy, faussement peiné.

-Parce que tu penses que tu peux réussir à me faire changer d'avis aussi facilement? Marmonna Clarke en retour.

-Ne doutes pas de mes capacités, souffla Bellamy, sa respiration chaude caressant le cou de Clarke.

Elle se figea brièvement, avant de se reprendre en main. Depuis quand il était si près? Elle se retourna vers lui doucement. Fidèle à lui même, il avait cette lueur espiègle qui brillait dans le fond de ses yeux.

-Peut-être même que je pourrais te surprendre.

-Ne te flattes pas trop, Bellamy, répliqua Clarke tout en essayant de ne pas se laisser intimidée par sa grandeur et sa proximité.

-Faisons un marché.

Clarke arqua un sourcil tandis qu'une petite voix dans sa tête lui soufflait que ce n'était pas une bonne idée.

-Dans 4 jours, il y à une chasse et je veux y participer.

Clarke gloussa tellement sa requête lui semblait improbable. Est-ce-qu'il l'avait entendue quand elle lui avait dit qu'il n'était pas encore totalement rétablie?

-Disons juste que si j'arrive à te faire «craquer» avant le jour de la chasse, tu devras me donner l'autorisation pour qu'on me rende mon arme.

Elle n'aimait pas ça. Elle sentait l'impression de pouvoir qu'elle avait exercer sur lui depuis des semaines lui filer entre les doigts, mais elle ne pouvait absolument rien faire d'autre que d'accepter son marché si elle ne voulait pas qu'il la prenne pour une dégonflée.

-Entendu, approuva Clarke tout en sachant que ces prochains jours n'allaient pas être faciles…

Jour -3

Il faisait à peine jour, mais Clarke était déjà dans l'infirmerie,en train de ranger le peu de stock médical dont elle disposait et de faire les premiers préparatifs afin d'accueillir les arrivants. Elle entendit le voile de tissus qui recouvrait l'entrée se levée, et elle pesta de ne pas avoir réussit à finir les derniers réglages plus tôt.

-Une minute, demanda Clarke à son patient potentiel.

Normalement, elle aurait déjà finit depuis longtemps les préparatifs, mais elle n'arrêtait pas de penser au marché qu'elle avait passé avec Bellamy. Elle trouvait cela étrange qu'il n'ai toujours rien tenter depuis hier. Bien sûr, il lui avait donné un regard lubrique dès que ses yeux avaient croisés les siens, mais rien de plus. Connaissant Bellamy et l'importance qu'il attachait à son arme, la suite n'allait pas être une partie de plaisir – ou peut-être que si justement.

-Aucun problème, répondit une voie masculine que Clarke connaissait trop bien.

Bellamy.

-Je ne pensais pas que tu étais aussi matinale, commenta-t-elle tout en s'éloignant des réserves et en lui indiquant d'un signe de main le chemin de la table d'examen, même si il devait le connaître par cœur depuis le temps.

-J'avais envie de te voir, répondit-il avec un timbre de voix mielleux.

Clarke se surprit elle-même à rire. Il essayait de l'amadouer avec ses gentils mots ou bien il lui faisait juste une blague? Dans tous les cas, il ne venait pas parce qu'il avait envie de la voir.

-Qu'est-ce-que tu veux vraiment, Bellamy?

Il se rapprocha de la table, mais il ne grimpa pas dessus, préférant la contourner pour se placer devant Clarke et la dominer de tout son long. Comme si cela allait l'impressionner.

-Je me suis réveillé ce matin, et j'ai ressentis une sorte de...de douleur au dos.

Pourquoi cela ne semblait absolument pas crédible aux yeux de Clarke? Bellamy était certes un bon acteur, mais sans un scénario bien ficelé, son jeu n'était pas probable.

-Et tu veux toujours aller à la chasse? Conclu-t-elle tout en relevant l'absurdité de la situation.

-Tu me connais si bien...

Au fil de ses paroles, il avançait plus près d'elle, mais elle ne recula pas, même si elle aurait sûrement dût. Etre presque collée contre lui n'était pas une bonne chose si elle voulait pouvoir penser correctement et réduire à néant toutes ses tentatives de gagner leur pari.

-Quoiqu'il en soit, j'aurais besoin d'aide pour…

-...D'aide? Elle l'interrompit confuse.

Alors sa tactique était de se montrer vulnérable et de la laisser prendre les choses en main afin de mieux la duper?

-Depuis quand le grand Bellamy Blake à besoin d'aide? Demanda-t-elle méfiante et sur la défensive.

-Depuis que je ne peux plus enlever mon T-shirt sans me froisser un muscle…?

Clarke croisa ses bras sur sa poitrine. Après tout, elle n'allait pas le déshabiller, malgré qu'elle l'ai déjà fait à plusieurs reprises, et que ces expériences n'avaient pas été aussi désagréables qu'elle lui avait laissait penser.

-Je pensais qu'un docteur était supposé aider…?

Elle soupira longuement, puis elle décroisa ses bras, et elle empoigna les bouts du tissus entre ses doigts, mais elle ne fit aucuns autres mouvements.

-On hésite, princesse?

Elle aurait voulu répondre que non, mais elle hésitait terriblement. Si elle lui enlevait son T-shirt, il aurait réussit à la faire agir dans son sens, mais si elle ne le faisait pas, elle lui démontrait qu'elle avait peur ou qu'elle était intimidée par lui.

«Pourquoi tu penses toujours autant Clarke?» pensa-t-elle, exaspérée par elle-même.

Sans réfléchir une seconde de plus, elle lui passa son T-shirt par dessus les épaules, découvrant ses abdominaux, puis elle le jeta distraitement dans la pièce.

-Tu sais, si tu veux les toucher, fais-toi plaisir, lui susurra-t-il à l'oreille.

-Comme si c'était la première fois que je les voyaient. A force, cela en devient presque lassant.

-Ne mens pas Clarke. Mentir est pour les vilaines filles.

Comme si Bellamy était le seul qui pouvait jouer à ce jeu de séduction. Après tout, peut-être qu'elle serait celle qui ferait craquer l'autre en premier.

-Et qui as dit que je n'en étais pas une?

Bellamy prit une mèche de ses cheveux et il l'a fit rouler délicatement entre ses doigts.

-Ton visage d'ange.

Est-ce-qu'il jouait encore ou il était sérieux? Clarke recula subitement et s'aventura dans ses réserves, consciente qu'elle était celle qui brisait le charme d'un de leurs moments à deux. Elle piocha un petit tube de crème de son stock, puis elle revient vers lui, prenant soin de garder ses distances avec lui. Elle lui tendit la lotion et il la prit.

-C'est pour ton dos.

Elle n'eût même pas besoin de le regarder qu'elle savait qu'il la dévisageait. Elle se détourna de lui et retourna à ses occupations, entendant le voile de tissus se lever lorsque Bellamy partit.

Tout ce qu'elle espérait, c'était que son comportement ne lui ai pas envoyer un mauvais message.

Jour -1

Il faisait nuit au moment où Clarke se décida à dormir. Elle retira précipitamment son haut et son pantalon avant de se glisser sous les draps fins de sa couchette.

Depuis l'épisode du pot de crème, Clarke et Bellamy ne s'étaient plus adressés la paroles et ils avaient à peine échanger quelques regards. Étrangement, leurs échanges houleux lui manquaient. Elle connaissait le proverbe qui disait que l'on ne se rendait compte de la valeur de ce que l'on avait, qu'une fois qu'on ne l'avait plus, mais elle ne l'avait jamais mis en pratique.

Clarke sentit un courant d'air froid remplir sa tente, mais elle n'y prêta pas attention. Elle était trop occupée à essayer de deviner le prochain mouvement de Bellamy. Qu'est-ce-qu'il pourrait faire ensuite? La carte du corps parfait avec des abdominaux en béton avait déjà été utilisée, contrairement à celle des contacts physiques. Non pas qu'elle irait se plaindre s'il l'utilisait, mais elle avait la mauvaise habitude de fuir à chaque fois qu'il essayait de concrétiser ces paroles en gestes. Allait-il au moins tenter quelque chose? Oui, il tenait trop à son arme, mais peut-être qu'il ne passerait pas par elle cette fois, même si elle l'espérait. Il pourrait essayer de soudoyer un des gardes, mais cette méthode était quitte ou double; soit cela marchait et il allait chasser, soit il se faisait mettre en prison pour corruption.

Clarke roula sur le côté lorsqu'elle sentit quelque chose bouger dans ses draps.

-Depuis quand tu es là, Bellamy? Elle demanda automatiquement.

Après tout, qui d'autre serait assez stupide pour venir dans sa couchette?

-Assez longtemps pour savoir que tu ne portes que tes sous-vêtements, la taquina-t-il tout en repoussant les draps qui leurs couvraient le corps.

Clarke soupira, mais ne tenta pas de récupérer les couvertures, après tout il faisait nuit et aucunes lumières n'avaient été installées dans sa tente.

-Pourquoi es-tu là?

Elle ne le voyait pas, mais elle savait exactement ce qu'il faisait. Elle réussit à contrôler les battements frénétiques de son cœur, jusqu'à ce que Bellamy fasse le mouvement de trop en se plaçant juste au-dessus d'elle, écrasant son corps à moitié-nu contre le sien -c'est d'ailleurs à cet instant qu'elle remarqua qu'il n'était qu'en caleçon. Clarke se retient de lui demander si cela était vraiment nécessaire car cela serait sûrement la seule fois où elle se retrouverait aussi près de lui, et dans une pareille situation. Bien sûr, il pouvait de nouveau se blesser et avoir besoin de son autorisation pour utiliser une arme, mais elle ne le lui souhaitait pas.

-Je ne voulais plus te laisser une chance de te défiler.

Alors il avait aussi remarqué sa fâcheuse tendance…

-Est-ce-que tu as repensé à mon autorisation? Car la chasse est demain et je veux aller avec eux, déclara-t-il, en allant droit au but.

-Bellamy, tu peux faire tout ce que tu veux, inventer je ne sais quels stratagèmes, ne t'attends pas à ce que je la signe.

Il grogna et son souffle chaud qui faisait frissonner le cou de Clarke se déplaça sur son visage.

-Bon sang, Clarke. Pourquoi est-ce-que tu me rends la vie si difficile?

-Tu as raison. Je ne peux pas imaginer à quel point cela doit être dur pour toi de se retrouver au lit avec une fille. Mais rassures-moi, tu ne vas pas te prostituer pour ton arme quand même? Demanda-t-elle avec humour.

-Tu ne devrais pas jouer avec mes nerfs comme cela, Clarke. Surtout quand tu sais de quoi je suis capable.

Elle pouvait sentir ses lèvres plus proches des siennes qu'elle ne l'avaient jamais été et cette fois, elle savait qu'elle ne pouvait pas se dé peur lui rongeait le ventre,après tout, la dernière fois qu'elle avait été aussi intime avec une autre personne, tout lui était retombé dessus et elle avait finie le cœur brisé. Mais, il était sûrement temps qu'elle affronte les choses en face ;Bellamy était un homme, contrairement à l'adolescent avec qui elle avait commis une des plus grosse erreurs de sa vie. Elle avait confiance en lui et elle savait qui il était puisqu'ils se connaissaient depuis des mois.

-Supposons que je ne le sache pas, se risqua à dire Clarke, tout en laissant ses lèvres entrouvertes.

Cette fois, la tension entre eux n'était plus sexuelle. Cela l'avait été au départ et cela le serait toujours, mais en ce moment précis, il n'était plus question de passion dévastatrice ou d'histoire de pouvoir, mais de tendresse.

C'était stupide car il faisait déjà noir, mais Clarke ferma les yeux à mesure que la bouche de Bellamy se refermait sur la sienne et que leur langue dansaient ensemble. Elle aurait donner n'importe quoi pour savoir si une étincelle éclairait ses yeux à lui. Bellamy s'arracha à ses lèvres, et Clarke eût l'impression qu'il s'éloignait d'elle, voir pire, qu'il partait, alors qu'elle venait à peine de s'ouvrir à lui d'une manière on ne peut plus vraie. Elle souria lorsqu'elle le sentit embrasser son cou, et elle évita tout de suite de penser à l'humiliation qu'elle aurait vécue s'il était réellement partit.

-Si je te rends ton arme, tu vas arrêter de faire ce que tu fais? Haleta Clarke, ravie que le corps chaud de Bellamy réchauffe le sien.

-Probablement pas, répondit-il entre deux baisers.

-Alors tu as ma permission, déclara Clarke à contre-coeur.

Elle savait que lui tenir tête sur ce point était ridicule et elle se sentait enfin prête à se séparer du pouvoir et de l'emprise qu'elle n'avait de cesse d'exercer sur lui depuis son accident, puisque apparemment, il ne la délaisserait pas après avoir obtenu ce qu'il voulait.

Bellamy s'arrêta soudainement, puis avec son doigt, il traça lentement une ligne qui arriva jusqu'à son nombril. Clarke le sentait; il hésitait. Pour une fois, c'était à elle de prendre l'initiative. Elle enroula ses jambes autour des siennes, les croisant sur la taille de Bellamy, ce qui eu pour effet de le rapprocher encore plus d'elle.

Message compris.

Jour J

Ce ne fut pas les quelques rayons de soleil qui filtraient à travers le voile qui réveillèrent Clarke, mais bel et bien l'absence de Bellamy. Elle plissa les paupières pendant plusieurs instants, puis une fois que ces yeux fussent adaptés à la lumière du jour, elle s'appuya sur ses coudes. Apparemment, elle avait dormi roulée en boule, Bellamy à ses côtés, à en jurer par l'empreinte de son corps imprimé dans le matelas de sa couchette. Elle rajusta une des bretelles de son soutien-gorge qui avait glissée de son épaule et après quelques minutes d'hésitation, elle se glissa hors de ses draps chauds. Toujours fatiguée, Clarke enfila dans la hâte ses habits, une fois qu'elle vu l'heure. Après tout, il n'était même pas 10 heures, peut-être que Bellamy n'était pas encore partie à la chasse avec les autres. Elle ne savait pas ce qu'elle lui dirait une fois qu'elle l'aurait en face d'elle,mais elle improviserait bien quelque chose. Clarke se précipita dehors, se fichant de savoir si elle avait mis ou non son T-shirt à l'endroit et que ses jambes découvertes lui vaudraient peut-être un rhume ou une pneumonie, à cause des températures hivernales qui ne cessaient de chuté. Quelques personnes déjà levées la dévisagèrent bizarrement lorsqu'ils la virent, courant à travers le camp comme une folle. Elle aurait aimé leur dire qu'elle essayait juste de savoir si Bellamy était encore là, mais elle n'avait pas le temps de leur expliquer.

-Clarke! L'appela Raven tout en lui attrapant le bras. Où est-ce-que tu vas comme ça?

-Je dois trouver Bellamy.

-A ce propos, j'étais surprise que tu ne lui donnes l'autorisation de reprendre son arme que maintenant. Il m'avait l'air en plein forme tout à l'heure, quoiqu'un peu fatigué…

-Tu l'as vu?

-Oui, il vient tout juste de récupérer son arme. Il doit probablement être partit avec le autres chasseurs.

Clarke ne pût s'empêcher de masquer sa déception. Alors comme ça il était partit? Évidemment, elle ne pouvait pas lui reprocher de ne pas l'avoir réveillé, car s'il l'avait fait, elle l'aurait probablement massacré pour avoir oser perturber son sommeil, mais une infime partie d'elle voulait qu'il la tienne au courant. Maintenant, elle n'avait plus qu'à attendre son retour, en espérant qu'il ne se fasse pas tuer, ou embrocher à cause d'un puma.

Clarke bredouilla quelques excuses à Raven, puis elle s'éclipsa et reprit le chemin de sa tente. Sa mère était censée prendre le relais un jour sur deux, alors elle avait la journée pour elle, et tout ce qu'elle se sentait de faire pour l'instant, c'était de se recoucher. Elle parcouru le camp en sens inverse, étirant son T-shirt afin de couvrir le haut de ses cuisses, glacées par le froid. Vivement qu'elle se rendorme.

Clarke poussa le tissus qui officiait comme porte d'entrée, puis elle pénétra dans sa tente et son regard s'arrêta net. Depuis quand elle avait une mitraillette dans sa chambre? Un grognement la tira de ses réflexions et la fit sourire.

-Bellamy! Souffla Clarke surprise, tout en se rapprochant de sa couchette, sur laquelle Bellamy, qui était torse-nu, s'était recouché.

-Tu ne pensais tout de même pas que j'allais te laisser seule? Murmura-t-il la tête enfoncé dans un cousin plat.

-Et la chasse?

Répondre à une question par une autre question afin de masquer ses doutes était une de ses stratégies préférées.

Clarke garda son haut, puis elle enjamba le corps de Bellamy avant de se laisser tomber à son tour sur le matelas dur. Elle avait toujours le visage tourné vers Bellamy, curieuse de connaître sa réponse.

-Qu'importe tant que j'ai gagner le pari.

Gagner? Clarke n'était pas sûr qu'il avait été le seul gagnant dans l'histoire, mais elle ne releva pas, préférant garder ses forces pour leur prochaine dispute/réconciliation.

-Et puis, il y en aura une autre, répondit-il en passant son bras autour de sa taille,et enfouissant sa tête dans le creux de sa poitrine.

Et bien, si à chaque fois qu'il se blessait elle devait lui changer ses bandages et que tout se déroulait de la même façon, cela ne faisait aucun doute qu'elle ne s'ennuierait jamais. Tant qu'elle serait avec Bellamy en tout cas.


Alors voila, c'est la fin :'(

Si vous pensez que je devrais refaire un two-shots comme ça, faîtes-moi un signe, ou si vous avez une idée à me proposer, je suis ouverte à toutes propositions ! Et pas seulement Bellarke :D