auteur : misao girl

genre : U.A, yaoi, action, humour

couple : 0104, 0203(futur)05Sally(futur)

disclaimer : les persos ne sont pas à moi

FATED GUYS

chapitre 3

-Kidnappé par un tueur à gage ? C'est inhabituelle comme situation.

-Oui acquiesça le chinois. Nous pensons que cette attaque n'était pas dirigée contre Quatre. Nous nous sommes retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment. Ils ne s'attendaient pas à se retrouver face à des pros... Nous avons réussis à abattre les autres cambrioleurs mais lui, ce tueur professionnel, a vite compris qu'il ne pouvait pas s'en sortir sans otage...

-Je ne voudrais pas jouer les oiseaux de mauvaise augure commença Sally. Mais peutêtre qu'il l'a déjà tué, c'est un tueur à gage après tout et non pas un kidnappeur...

-Je ne pense pas... Même si c'est un tueur à gage, il allait cambrioler cette bijouterie, sûrement car il n'avait pas de contrat depuis un bout de temps à cause du déploiement des forces spéciales, de l'armée en vu du sommet sur la paix. Donc s'il a accepté de jouer les cambrioleurs pour l'argent, ce serait totalement insensé qu'il ne profite pas de cette occasion de se faire une fortune en demandant une rançon.

-Je suis d'accord avec Trowa déclara Duo.

-Pareil pour moi répondit Wufei.

-Bien partons du principe que mon fils est toujours vivant et que ce terroriste réclame une rançon. Nous pourrions compter sur vous, Mlle Po ?

-Je n'ai pas l'habitude de traiter avec des tueurs à gage mais je ferais de mon mieux...

-Bien alors nous attendons son coup de fils conclut Wufei. Sur ce, prenons tous un peu de repos, nous ne pouvons, de toute façon, rien faire de plus pour l'instant.

Les personnes présentes se dispersèrent, Sally resta dans la salle de même que le chinois. Elle regarda l'asiatique.

-Et bien ça faisait longtemps Wufei.

-Oui. Comment vas-tu ?

-Bien... Je suis un peu fatiguée...

-C'est normal tu as eu beaucoup de travail ces derniers temps.

-Oui, avec l'approche imminente du sommet sur la paix, de nombreux groupes armés essayent de faire pression sur les hommes politiques pour servir leurs propres intérêts. On a fait appel à moi à de nombreuses reprises.

-C'est la rançon de la gloire.

La blonde sourit, elle adorait parler avec le chinois qui malgré son jeune âge était quelqu'un de très intelligent et intéressant. Leurs discussions étaient toujours enrichissantes et agréables. Ils faisaient tous deux preuve d'énormément d'esprit. Ils s'appréciaient beaucoup même si leur rencontre avait été plutôt houleuse.

En effet, quand elle avait rencontré Wufei, celui-ci était un véritable macho qui répétait inlassablement que les femmes n'étaient bonnes qu'à rester à la maison et s'occuper des enfants. Alors quand il avait rencontré le négociateur chargé de régler cette affaire de prise d'otage et qu'il s'était retrouvé en face d'elle, il s'était offusqué de devoir faire équipe à une "onna".

Leur coopération avait été plus que difficile voire même impossible au début et Sally avait du gifler violemment le chinois pour pouvoir en placer une. Le jeune homme l'avait regardé, incrédule et l'avait giflé à son tour. Après une bonne dizaine de minute de combat pendant lequel la blonde tenait fortement tête au chinois malgré le fait qu'elle soit extrêmement blessée et qu'elle n'ai aucune chance face à ce dernier qui maîtrisait parfaitement toutes les formes de combat, l'asiatique avait fini par écouter la jeune femme, impressionnée par son entêtement et son courage, ou plutôt son inconscience d'après lui.

Ils avaient finalement décidé de se laisser une chance et d'écouter ce que l'autre avait à dire, agissant enfin comme des personnes civilisées. Le chinois avait appris à respecter la jeune femme et celle-ci avait appris à accepter Wufei malgré ces défauts.

Depuis lors, ils formaient un formidable tandem lorsqu'ils étaient sur les mêmes missions. Sally avait en quelque sorte réussi à apprivoiser le chinois.

-Bien Wufei, je ne vais pas te monopoliser plus longtemps. Tu dois avoir beaucoup de chose à faire.

-Hn. Et toi tu dois discuter de la façon de gérer cette affaire avec Mr Winner.

-Exact. Ta perspicacité m'étonnera toujours dit-elle en souriant. A plus tard fit-elle en se levant et en adressant un signe de la main au chinois qui répondit par un hochement de tête. Peu après, il rejoignit ses deux amis et coéquipiers et ils s'installèrent tous dans le salon en silence, ils ne pouvaient de toute façon rien faire d'autre mais le fait d'être tous les trois ensembles les rassuraient et les empêchaient de craquer.

Quatre commençait sérieusement à en avoir marre d'être ligoté, ses mains lui faisaient mal à cause des liens et il avait des fourmis dans les pieds. De plus, il s'ennuyait, le japonais l'ignorant superbement.

L'arabe ne comprenait pas pourquoi l'asiatique n'avait toujours pas fait parvenir la demande de rançon. Il se décida à poser la question au principal intéressé.

-Je pensais que vous allier demander une rançon ?

-J'ai fait des recherches sur votre famille, ce n'est pas la première fois que l'on vous prend en otage, bien que d'habitude on le fait au siège de votre société. J'ai découvert que votre père n'avait jamais cédé.

-Je vous avais prévenu.

-...

-Alors vous allez me tuer ?

-Non du moins pas pour le moment. J'ai essayé de m'informer sur vos gardes du corps, ils m'ont épaté, ils sont vraiment très fort et font preuve de beaucoup de professionnalisme et de sang-froid. Mais je n'ai rien trouvé sur eux, aucune donnée sur leur passé, on connaît juste leur lieu et date de naissance. Aucun parcours scolaire n'est mentionné... Aucune activité professionnelle... Tout a été effacé... Vous avez vraiment des amis très haut placés.

-Qu'attendez-vous de moi ?

-Je vous propose un marché.

Le blond haussa un sourcil surpris.

-Je vous écoute.

-Je vous épargne à condition que vos gardes du corps me donnent un coup de main sur une affaire très importante.

-Pourquoi eux ?

-Je vous l'ai dit, ils sont très forts. Ce sont de vrais professionnels, j'ai besoin de type comme eux sur cette affaire.

-Il est hors de question que je leur ordonne de tuer des gens innocents !

-Les cibles sont des maffiosos, très bien organisés. Je ne peux pas leur faire face, seul.

-Pourquoi voulez-vous vous en prendre à eux ?

-Par vengeance.

-Vengeance ?

-J'en ai assez dit. Vous êtes bien trop curieux.

-Si vous ne me donnez pas de bonnes raisons, il est hors de question que je coopère. La vengeance ne mène à rien.

-Si vous ne coopérez pas, vous mourrez.

-... Je ne peux pas donner de réponse sans leur donner le droit de choisir.

-Décidément vous n'êtes vraiment pas comme les autres politiciens et chefs d'entreprises.

Le blond se mit à rougir, il ne s'attendait pas à un compliment de la part du brun et encore moins à ce sourire en coin si craquant. Il était gravement atteint cette fois.

-Bien voilà ce que je vous propose : je vous laisse téléphoner à vos ange-gardiens et vous leur expliquer ma demande. Dites-leur bien que s'ils n'acceptent pas, ils vous condamnent.

L'arabe réfléchit quelques instants...

-Il va me falloir du temps pour expliquer tout cela convenablement.

-Cela ne pose aucun problème.

-Ils vont vous repérer grâce au téléphone.

-Ne vous inquiétez pas, n'oublier pas que je suis un pro de l'informatique.

-Ne les sous-estimer pas, vous avez dit vous-même qu'ils étaient bons.

-Oui mais pas aussi bons que moi.

-Ce n'est pas la modestie qui vous étouffe.

-Il y a de quoi, je vous rassure.

-...

-Acceptez vous les termes du marché ?

-Oui.

-Sage décision.

Le brun se leva et alla détacher son prisonnier qui frotta ses mains endolories.

-Gomen, j'ai serré trop fort. Je vais vous soigner.

-Hein ?

-Vous saigniez.

L'arabe regarda ses mains surpris, il saignait en effet sûrement à cause de ses tentatives de se défaire de ses liens.

-Suivez-moi.

Le blond suivit l'asiatique dans la salle de bain, le japonais attrapa l'arabe par le bras et le força à s'asseoir sur le rebord de la baignoire, il s'agenouilla devant lui et commença à désinfecter la blessure avec douceur. Le blond n'en revenait pas, il le traitait si gentiment...

Le brun banda la main blessée puis se releva et rangea la trousse de premier secours. Il prit de nouveau l'arabe par le bras et l'emmena jusqu'au salon le faisant s'asseoir sur le canapé. Là, il alluma son ordinateur portable et donna le téléphone portable au blond.

-Appelez les et aller à l'essentiel. Pas la peine de discuter du beau temps.

-Très drôle.

-Mieux vaut prévenir que guérir.

Le milliardaire se retint d'insulter son visà-vis pour son humour peu appréciable. Il prit rageusement le téléphone des mains du japonais qui exquisa un sourire devant l'air contrarié et boudeur du blond.

L'arabe composa le numéro du siège social de sa société et entendit une voix grave lui répondre.

-Wufei, c'est Quatre.

-Quatre ! Comment tu vas ? Où es-tu ?

L'américain mit le haut-parleur en entendant le nom de l'interlocuteur de Wufei.

-Je n'ai pas beaucoup de temps.

Wufei s'empara d'un post-it qui traînait et demanda à Trowa de faire en sorte de localiser l'appel.

-Je t'écoute.

-Voilà mon kidnappeur a un marché à nous proposer.

-Un marché ?

Le chinois fit signe à Sally d'approcher.

-Oui, il demande votre aide pour régler une affaire concernant la mafia et en échange il me libérera.

-On peux lui faire confiance ?

-Je ne sais pas... Je n'arrive pas à le cerner.

Le japonais sourit et le blond lui jeta un regard noir.

-Bon en tout cas, on n'a aucun moyen de te retrouver alors il vaut mieux accepter le marché.

-Wufei, je ne veux pas qu'ils vous arrivent malheur, je ne sais pas si c'est une bonne idée.

Le japonais soupira, exaspéré, le blond ne pensait qu'aux autres au lieu de penser à sa propre sécurité. Il appréciait ce côté chez lui. Cela faisait quelques heures qu'il le connaissait mais il appréciait déjà le jeune homme.

-Quatre, c'est toi qui est en danger de mort ! Et c'est notre devoir de te protéger ! En plus, c'est toujours une bonne chose d'éliminer des maffiosos !

-Je sais mais...

-Pas de mais ! Dis lui que nous acceptons.

-Ils acceptent déclara le blond en regardant le japonais.

-Dites leur qu'on les rappellera après.

-On vous rappellera plus tard pour les détails.

Sally murmura au chinois de demander à parler au kidnappeur.

-Attend je veux lui parler dit Wufei.

-Il veut vous parler déclara le blond en tendant le téléphone au japonais.

Le "kidnappeur" haussa un sourcil mais il prit l'objet.

-Mochi mochi.

-Je veux que vous m'assuriez qu'il est en sécurité.

-Je ne lui ferais aucun mal, je tiens toujours mes promesses.

-Y'a plutôt intérêt sinon tu le regretteras !

Le japonais sourit.

-Hai.

-Bien on attend votre prochain coup de fil, traiter le bien jusque là.

-Hai. Puis il décrocha. Et bien ils tiennent beaucoup à vous, cela ne me surprend pas, je ne vous imaginez pas ainsi.

Le blond rougit de nouveau.

-Vous rougissez bien facilement.

L'arabe rougit davantage. Le japonais se leva et déposa un baiser sur le front pâle, l'arabe le regarda interloqué.

-Pour vous récompenser déclara t-il avec un clin d'oeil.

Sans plus de cérémonie, le japonais s'empara de son portable et se mit au travail.

L'arabe prit place de l'autre côté du canapé et regarda silencieusement la télévision.

A SUIVRE

P.S : j'aime ce chap