Chapitre 3 : Le dernier secret de Mona
Les pensées de Mona étaient tournées vers sa grand-mère défunte. Sans comprendre pourquoi, Meredith occupait son esprit, Mona se mit en quête d'un nouveau verre de vin. Elle s'éloigna de son père sans lui adresser le moindre mot. Edgar savait-il que Meredith était battue et torturée alors qu'elle était enceinte ? Ce secret de famille était-il connu de tous ? De son côté, Mona n'avait presque plus de secret, restaient quelques bricoles bien innocentes. Des détails surtout...
Des détails ? La façon dont tu as tué Mulciber est donc un détail ? Bonjour. Oui, bonjour à vous, messieurs, dames. Oui, je m'adresse directement à vous, c'est normal, je suis le narrateur de Mona. Exactement, son narrateur attitré. Je vous dirais bien qu'une héroïne géniale comme Mona mérite un narrateur aussi pertinent que moi, mais je crains d'être un peu déclassé avec elle. Je vous explique comment cela va se passer. Comme n'importe quel narrateur omniscient, je relate les aventures de Mona depuis son crâne. Cependant — et c'est là que je suis très intéressant ou insupportable selon le point de vue —, je m'autorise à intervenir dans le texte. Comme je le fais à l'instant. Pendant ce temps, l'action continue, Mona entame son deuxième verre de blanc et elle se questionne sur la présence ou non d'une quelconque protection hygiénique dans sa culotte. Vous noterez que mon existence permet de valoriser ces lignes ennuyeuses au possible. Trop ennuyeuses, on accélère ?
Une assiette contenant un poisson en sauce apparu devant Mona. Elle songea immédiatement qu'un nouveau verre de vin blanc serait idéal pour l'accompagner.
Donc tu as décidé de picoler ? Toute ta famille et tes collègues sont là, tu ne peux pas te tenir ?
En tant qu'enseignante à Poudlard, Mona avait été installée entre Flitwich et Slughorn. Par chance, Minerva McGonagall, avec qui elle ne s'entendait pas trop, était une place plus loin. Sans surprise, la conversation resta professionnelle durant les premières minutes, même Slughorn s'enquit des déboires de Mona à son poste, ce qui l'amusa beaucoup.
— Votre carrière est assez exceptionnelle, intervint Minerva. Devenir directrice d'une maison après une année d'enseignement, vos parents doivent être fiers.
Mona se força à sourire, sentant un vague reproche derrière la remarque.
— Mes parents savent très bien que mon poste de directrice de Serpentard n'est qu'un concours de circonstances. Ils n'en tirent aucune fierté. Moi, non plus.
Menteuse ! Tu ne mérites pas ce poste et pourtant tu pues l'arrogance lorsque tu abordes le sujet. Ta mère t'a clairement dit que cette situation était très honorable et ton père a haussé un sourcil, ce qui à son échelle équivaut à une ovation.
— Vous saviez que j'étais à Poudlard avec votre grand-mère ?
Mona acquiesça, craignant la discussion à venir.
— Une élève de Serpentard fréquentable, ajouta Minerva. Je ne stigmatise pas les élèves de cette maison, mais Voldemort était étudiant à la même époque.
— Oui, c'est vrai, se souvint Slughorn le regard pensif. Meredith ne l'appréciait pas beaucoup, surtout parce que personne ne connaissait son ascendance. Peu importe la raison, Meredith ne l'a jamais approchée, vous pouvez en être fière.
De la fierté sur un malentendu, donc.
— Mais je suis fière de ma grand-mère, insista Mona. Elle a fait ce qu'elle a pu pour le bonheur de sa famille malgré des restes d'une éducation rétrograde.
— Oui, il arrivait même à Meredith d'être proche des Gryffondors, dit Minerva.
— Ignatius Prewett était un Gryffondor, dit Mona d'une voix plate, elle savait très bien ou Minerva voulait la conduire.
— Kerrian McKeller aussi, dit Minerva. Ils s'appréciaient beaucoup.
— Ah bon ? s'étonna Slughorn. J'avais l'impression que leur relation se limitait à leur travail de préfet en chef.
Mona inspira profondément, elle avait l'impression de vivre encore et toujours les mêmes accusations, de devoir toujours se justifier, de devoir justifier sa famille.
— Kerrian et vous ayant été très proches par la suite, Minerva, dit Mona d'une voix claire. Je suppose que vous tenez ces informations de première main. Kerrian était un sorcier né moldu, ce qui peut expliquer certaines réticences de ma grand-mère à dévoiler son affection en public. Néanmoins, les Moon n'ignorent en rien les affections passées de ma grand-mère. Merci pour nous.
Mona finit son verre d'une traite.
Veux-tu cesser de boire ? Tu viens de te disputer avec McGonagall, tu sais que c'est un personnage apprécié ? Tu ne peux pas faire ça.
— Ce n'est pas Meredith Moon qui a découvert le cadavre de Mimi Geignarde ? coupa brusquement Hagrid.
Non, c'est Olive Hornby, relit le tome 2 Hagrid !
Slughorn reprit la parole et entreprit d'expliquer le fin mot de l'histoire, Mona n'écoutait déjà plus. Une minute plus tard, Mona s'excusait et quittait la table. Elle faillit heurter un jeune garçon aux cheveux bleus poursuivi par sa grand-mère. Sur sa droite, la table des contemporains à Poudlard de Harry. Mona reconnut certains d'entre eux. Malorie, en tant que demoiselle d'honneur de Ginny, n'était pas cette table. De toute façon, elle n'était pas une invitée de Harry, mais bien de Ginny. Susan Bones, Mona se retint de ne pas la fixer trop longtemps, elle avait travaillé avec un immense plaisir auprès de la Grande Amélia Bones. On avait installé les Dursley un plus loin. Ils accaparaient Dean Thomas, né dans une famille moldue. Mona voulut se présenter, mais sa vessie la rappela à l'ordre.
Dans la maison, Mona se pressa dans les étages, ignorant la file d'attente menant aux toilettes. Elle monta jusqu'au dernier étage, trouvant Ginny et Molly autour du lavabo.
— Je viens emprunter les toilettes...
Mère et fille adressèrent un regard gêné à Mona, coupant leur conversation.
— Oui, oui...
Les deux femmes sortirent en échangeant un regard mystérieux. Assise sur la cuvette, Mona songeait.
Sérieusement ? Ce sont mes dernières lignes de narration et je dois développer les pensées de mon héroïne pendant qu'elle pisse ? Je vous préviens, si elle change de tampon je prends une retraite anticipée.
Visiblement, Ginny et Molly faisaient de petites cachotteries. Ce n'était pas fréquent, Mona avait l'habitude d'être mise dans la confidence à défaut de mettre les autres dans les siennes. En sortant des toilettes, elle tomba sur Harry attendant son tour.
— Très belle cérémonie ! lui lança Mona.
Le jeune homme acquiesça avec un sourire. Muet.
Toujours, au cas où vous n'avez pas remarqué, c'est son mariage, c'est le héros du canon et il n'a pas encore prononcé la moindre phrase !
Harry entra dans les toilettes et Mona descendit les marches. Elle perçut les voix de Malorie et de Hermione montant vers elle.
— Comment, ça, il est bizarre ? interrogea Hermione.
— Il est pensif, il me regarde souvent, répondit Malorie.
— Il te regarde de quelle façon ?
— Je suis en train de travailler et je lève la tête et il est là à me fixer, raconta Malorie ennuyée.
— Tu crois que... ?
— Qu'il pourrait me demander en mariage ? dit Malorie.
— Ben, vous êtes ensemble depuis des années, conclut Hermione. Et puis, j'imagine qu'il a un peu de pression de la part de ses parents. Tu es un bon parti.
— Mais je ne suis pas certaine de le vouloir, j'aime bien notre vie comme elle est.
Les deux filles arrivèrent dans le champ de vision de Mona.
— Harry Potter fait pipi.
Que tu es brillante !
— Ah... dit simplement Hermione. On va attendre alors...
Si tu dis qu'elles risquent d'attendre longtemps parce qu'il fait caca, je te jure que je me fâche !
Mona abandonna les deux sorcières et fonça dans la cuisine en quête d'un verre et d'un moment seul. Malheureusement, Magda était en train de se faire couler un verre d'eau.
— Belle cérémonie, lança Mona à sa mère.
Tu n'as aucune conversation !
— Oui, oui, dit Magda en s'asseyant à la table avec son verre d'eau et la cruche.
Mona regarda sa mère, songeant un instant à se confier.
Tu ne peux pas confier tes soucis à ta mère, tu ne l'as jamais fait jusqu'ici et c'était très bien. Ta mère ne saura que t'enfoncer.
Il restait une bouteille de blanc sur la table, Mona se servit dans un verre à eau. Et commença.
— Malorie pense que Drago va la demander en mariage.
Magda releva la tête vers sa fille, la bouche légèrement entrouverte.
— Je sais bien que tu vois ça d'un bon œil, devina Mona. Associer les Malefoy au Moon ! À croire que notre famille tente cette alliance depuis des générations sans y parvenir.
Magda acquiesça et finit son verre d'eau avant de le resservir.
Je m'attendais à une danse de la victoire.
— Mais je ne pense pas que Drago soit assez bien pour Malorie, continua Mona. Elle est appelée à devenir une haute responsable du ministère et Drago... rien. Il va simplement tenter d'augmenter le trésor familial. Tu parles d'un intérêt.
C'est ce que fait ta famille, je te rappelle. Dont ta mère en face de toi.
— Reconnais que Malorie est trop bien pour lui.
Magda s'apprêtait à boire une nouvelle gorgée, elle s'arrêta et reposa le verre sur la table.
— Malorie est merferlleuse, dit Magda. Je comprends... RIEN à ces... à ces... à son travail. Mais oui.
Mona regarda sa mère choquée.
Mais nous sommes tous choqués ! Ta mère est bourrée !
— Bon, dit Mona en farfouillant dans son sac. J'ai une fiole contre la gueule de bois. Tu la prendras avant de te coucher.
— D'accord ma fille ! clama Magda avec un clin d'œil raté
Magda est bourrée... Magda. Attendez, si vous la connaissez pas, il faut savoir que cette dame a de multiples balais dans le cul en bois de principe à la con. Autrement dit, c'est peut-être sa première cuite.
Mona se réinstalla à sa table sous le chapiteau, elle guetta Malorie et Drago du coin de l'œil, c'était vrai qu'il avait l'air songeur. Quant à Magda, son mari ne semblait même pas remarquer son comportement. Avant le dessert, Mona s'octroya une nouvelle pause. Il faisait chaud, très chaud, des jeunes gens avaient accaparé un espace sur la pelouse du Terrier. Plus loin, Sirius Black humait l'air.
Oui, il est vivant. Un caprice de l'auteur.
— Belle cérémonie ! lui lança Mona.
Mais c'est pas possible, vas-tu sortir une autre phrase ? En plus, tu as trouvé la cérémonie chiante au possible.
En guise de réponse, Sirius s'esclaffa.
— Oui, bon, dit Mona gênée.
— Comment ça va, Mona ? La compagnie des profs te sied-elle ?
— Très. Et toi, celle des Dursley ?
— Affreux, confia Sirius. Arthur fait des efforts incroyables pour leur parler. C'est lui qui a suggéré à Harry qu'ils seraient plus à l'aise à la même table que nous sous prétexte qu'Arthur a détruit sa cheminée il y a des années. Je ne suis pas certain que leur parler de la nouvelle petite boite dans laquelle parlent les moldus soit la meilleure façon de les détendre.
Ça s'appelle un téléphone portable, à présent on fait bien plus que parler avec un téléphone. Est-ce que quelqu'un peut expliquer le fonctionnement de Tinder ou de Facebook à Arthur Weasley ? Qu'on rigole deux secondes.
— Ils n'ont pas parlé de moi ? s'enquit Mona.
— Non, Molly l'a fait. Mais visiblement, Lily n'a jamais parlé de toi à sa sœur.
Mona ne cacha pas sa déception. Oui parce que, toi, tu n'as pas attendu une vingtaine d'années après la mort de Lily pour dévoiler aux gens que vous étiez amies.
— Ne boude pas comme ça, ricana Sirius. Dis-moi plutôt comment vont tes amours. Toujours avec ton Paul ?
— Oui.
— Le dernier avant le prochain ? demanda Sirius.
— Oui, quelque chose comme ça.
Le cœur de Mona se serrait, elle n'aimait pas parler de son nouvel amour avec son ancien.
— C'est le dernier depuis un moment, fit-il remarquer.
Mona voulait à tout prix changer de sujet.
— J'établis un nouveau record, confia-t-elle. Et toi ? Malorie m'a dit que tu voyais quelqu'un que tu ne lui as pas encore présenté.
— Parce que Jeanne est moldue, expliqua Sirius. Je préfère prendre trop de précautions que pas assez.
Mona ne put s'empêcher de ressentir une pointe de jalousie. C'était absurde, elle n'aimait plus Sirius comme avant.
Et puis tu l'as dégagé une demi-douzaine de fois.
— Eh bien, je suis sûre que cette Jeanne est charmante, dit Mona.
— Elle l'est, dit-il. Ça a pris du temps, mais j'ai finalement fait mon deuil de toi.
Ils échangèrent un sourire gêné et retournèrent à leurs tables respectives.
Mona but de longues gorgées pour faire passer le goût de sa discussion avec Sirius.
Oui, Mona est pompette. On peut le dire. Elle peut encore le dissimuler, mais reste salement éméchée quand même.
Le bal fut ouvert par Harry et Ginny, tous les observaient d'un œil obligé. Bientôt, de nouveaux danseurs se présentèrent, notamment Hannah Abbot et Neville Londubat aux regards amoureux. Mona s'approcha discrètement des Dursley, elle comptait bien expliquer à Pétunia qui elle était.
— Belle cérémonie.
Assommez là !
— Très, répondit Pétunia avec réticence.
— J'étais une amie de Lily, annonça Mona sans préambule.
— Waha ?
— Non.
— Mary ?
— Non.
— Irène ?
— Mona, je suis Mona Moon. J'étais l'une des demoiselles d'honneur de Lily.
La dame ne te connaît pas, laisse la tranquille !
— Je n'étais pas à son mariage, rétorqua froidement Pétunia.
— Oui, je sais...
On s'en souviendrait...
Mona perdait pied, les Dursley semblaient complètement fermés à toute discussion.
— Vous devez être fier de Harry, dit-elle.
Raté !
Vernon lui lança un regard noir, seul le jeune cousin ne paraissait pas choqué par la remarque de Mona.
— J'ai cru comprendre que vous n'étiez pas ravi d'avoir Harry en garde.
— Effectivement, lâcha Vernon froidement.
Mona sentait une colère monter progressivement en elle.
— Pourquoi ne pas avoir insisté auprès de Dumbledore ? Pour qu'il aille dans une autre famille ?
— Mais nous l'avons fait ! clama Vernon.
Pétunia posa sa main sur le bras de son mari et repris :
— La lettre nous expliquait que, ma présence, le sang de Lily dans mes veines le protégerait. De plus, nous étions ses seuls parents légaux.
— Pas vraiment, contredit Mona. En insistant...
— Son parrain était en prison ! dit Vernon en désignant Sirius.
— Et vous ne vous êtes pas imaginé qu'en temps de guerre, alors qu'ils se savaient menacés ; Lily et James se soient assurés de choisir pour leur fils un parrain et une marraine !
Autour d'eux l'ambiance semblait s'être refroidie.
Pourquoi est-ce que tu fais toujours ça ? Tout le monde te regarde, même Harry, même si apparemment on s'en fout.
Pétunia fixa Mona droit dans les yeux, trouvant enfin de l'intérêt à la sorcière qui lui parlait.
— Et j'imagine que c'était vous ?
Mona observait la moldue avec la même intensité.
— Oui, c'était moi, c'est toujours moi. Je suis la marraine de Harry.
Scoop ! Bon, je le savais déjà, et certains lecteurs aussi ; mais pas Pétunia, et pas le Harry médusé à trois mètres de là.
Mona se tourna enfin vers lui.
— J'ai essayé de te récupérer, lui apprit-elle. J'écrivais à Dumbledore, j'ai été le voir à plusieurs reprises, mais je n'étais pas ta marraine devant la loi.
Harry atterré scrutait Mona.
— Il faut comprendre que s'associer à ta famille quand on est une Moon, il y a une vingtaine année, c'était compliqué. Donc, je n'étais pas officiellement ta marraine, mais demande à Sirius. Il savait, il sait que Dumbledore a refusé de te confier à moi.
— Je confirme, dit Sirius. Il en a même éprouvé des regrets au contact de ceux-là.
Il désigna les Dursley du pouce.
— Il fallait le prendre, grogna Vernon.
Pétunia regardait toujours Mona.
— Bon, allons-nous-en, dit Vernon. Nous sommes restés trop longtemps.
Il attrapa le poignet de sa femme et tous les deux s'éloignèrent à grands pas, suivis par leur fils qui se chargeait des formules de politesse auprès des mariés. Harry se contentait d'acquiescer en silence. Dudley parti, il se pressa vers Sirius et l'entraîna à l'écart. Sentant tous les regards sur elle, Mona voulut sortir, mais se heurta à Malorie, qui la mena également à l'écart.
— Tu te fiches de moi ! pesta-t-elle. Tu es la marraine de ce... de ce...
— C'est bien le filleul de ton père.
— Et celui de ma mère maintenant !
— Et le mari de ta cousine, insista Mona.
Elle va faire une syncope si tu continues.
— Arrête quelle horreur, ce type est une bille ! Pourquoi sont-ils tous là à le vénérer, c'est un gamin avec une série de coups de bol. Et maintenant, c'est ton filleul pourquoi, tu ne m'as rien dit ?
— Au départ, pour cacher mes liens avec les Potter, j'avais peur qu'étant jeune, tu révèles mon secret.
— Et lorsque je suis devenue plus âgée ?
— Tu as rapidement détesté Harry, rappela Mona. Je ne voulais pas t'imposer ça.
— Ce type est presque un Moon à présent, ses enfants vont être des descendants Moon.
— à mon avis, on retiendra surtout le nom Potter, confia Mona.
— Tu as une autre révélation dans le même genre ?
— Dans le même genre ? répéta Mona avec une idée précise en tête.
— Oui dans le même genre.
— Heu... hasarda-t-elle.
— Molly est bien ma marraine ? questionna Malorie.
— Ah oui !
— Et mon parrain, c'est un combattant mort pendant la Première Guerre ?
— Voilà, c'est ça.
— Comment s'appelle ce combattant ?
Nan, mais si tu n'as jamais pensé à demander son nom aussi...
Mona regarda sa fille sans pouvoir s'empêcher de sourire. C'était idiot, Malorie fulminait.
Si tu éclates de rire, elle peut te coller un pain, ça peut vraiment devenir drôle.
— James Potter.
Malorie poussa un grognement si fort qu'une douzaine de personnes tournèrent la tête. Magda se pressa vers elles.
— Je n'arrive pas à y croire ! s'écria Malorie. Comment as-tu pu me cacher ça ?
— Pour les mêmes raisons que je t'ai caché être la marraine de Harry. D'abord pour te cacher mon association avec les Potter, ensuite parce que tu t'es mise à qualifier Harry de nigaud sans fond.
Magda était arrivée à leur niveau.
— Grand-mère, s'il te plaît, dispute ma mère, supplia Malorie. Elle vient de révéler qu'elle est la marraine de Harry Potter et que je suis la filleule de James Potter.
— Ah oui... dit Magda.
— Tu réalises !
— Il valait... le dire avant...
Mona se mit de nouveau à sourire, Madga était toujours saoule et Malorie fulminait de plus en plus.
Tu es une mère et une fille indigne. Tu le sais ?
— Pardon ? demanda Malorie.
— Après la bataille, dit Magda. Pas avant... Mais après... C'était beau comme nom.
— Grand-mère, ça va ? s'inquiéta Malorie.
— Oui, je vais prendre un verre d'eau.
C'est ça, à force de l'hydrater tu vas t'évaporer. Hé ! C'était ma dernière vanne... et elle est pourrie. Comment ça a l'image de ma narration ? Vous savez que je suis un narrateur de première classe, moi ? Vous devriez me rendre hommage, ce sont mes derniers mots ! Chers Lecteurs, ma très chère et fantastique Mona, c'était un honneur !
