3.

Henry de Montherlant a dit «Il n'y a pas le pouvoir. Il y a l'abus de pouvoir, rien d'autre.»

Quand Severus se réveilla il était déjà dix heure du matin, c'était rare pour lui de se lever aussi tard heureusement que les cours ne commençaient réellement que le lundi suivant, la fin de la semaine étant réserver à l'installation des étudiants et à la reprise du rythme scolaire. Severus s'étira consciencieusement et glissa ses pieds au bas de son lit pour se lever en douceur. Chaque année il se félicitait d'être entré à Serpentard rien que pour leur chambre privée, il savait grâce à Lily que, par exemple, à Gryffondor les élèves étaient repartis en dortoir en fonction de leurs sexes et de leurs années d'études. S'il avait dû dormir à coté de ses abrutis de Crabe et Goyle, il, il ne préférait même pas y penser tellement l'idée le répugnait. Il passa dans la salle de bain qu'il avait en commun avec Rosier et se glissa sous la douche, après s'être rapidement savonné et rincé il en sorti et s'habilla tout aussi vite. Avant de sortir prendre son petit déjeuner il sorti de la poche du jeans qu'il avait la veille le parchemin que lui avait remis Potter, il ne savait pas s'il devait y aller ou pas, il avait comme un mauvais pressentiment qu'en au bon déroulement de cette entrevue, et il ne voyait pas ce que Potter pourrait lui apprendre qu'il ne sache déjà, à savoir que pour se libérer de sa dette il devait à son tour sauver la vie du binoclard.

Severus passa les porte de la grande salle pour prendre son petit déjeuner, il avait faim ce matin, ce qui n'avait rien d'étonnant vu la quantité de nourriture qu'il avait pris au banquet de la veille. Il s'assit souplement à sa place et attrapa une tasse de café ainsi que deux croissants, qu'il commença à manger en se repassant le programme de sa journée. Son passage dans la cabane hurlante, lui avait donné l'idée du siècle concernant son projet pour son master de potion, il allait créer une potion qui empêcherait les lycans de se transformer les nuits de pleine lune. Chez son père il avait repris ses cours de DCFM de 5éme année, notamment la partie sur la mutation en loup, et il en était arrivé à la conclusion qu'une potion était possible, cependant il n'avait pu avancer beaucoup au cours des vacances, la bibliothèque moldu de son père ne regorgeant pas d'ouvrage sur les potions, alors que celle de Poudlard … Il en frémissait d'impatience. Donc il commencerait à écumer la bibliothèque dès ce matin, puis il irait manger vers 13h s'il y pensait, et selon l'avancer de ses recherche il continuerait à se plonger soit dans les livres soit dans un chaudron.

La journée se passa tranquillement il avait réussi à isoler les trois principaux éléments nécessaire à la composition de la potion, et bien qu'il n'ait pas avancé aussi vite qu'il l'aurait souhaité son projet le passionné de plus en plus au fur et à mesure qu'il se rendait compte que c'était possible bien qu'extrêmement compliqué. C'est donc surpris qu'il entendit Mme Pince l'informer qu'il était plus de 21 heure et qu'elle devait fermer son sanctuaire pour la nuit, mais qu'elle serait heureuse de lui ouvrir à nouveau demain matin. Il lui sourit en remerciement et sortit sans faire d'histoire après avoir soigneusement rangé les gros volumes à leurs places. Il repensa alors au rendez-vous que lui avais fixé Potter, bien sûr c'était peut-être un piège mais suite à ses découvertes il exultait d'un tel sentiment de puissance qu'il ne put résister à l'envi d'aller le taquiner un peu à coup de phrases assassines. Il se dirigeât donc vers la salle sur demande, en se félicitant pour la première fois d'être en retard à un rendez-vous.

Il poussa la porte pour entrer dans une petite pièce sans tableau ni fenêtre dont la seule source de lumière était le feu dans la cheminée. Potter était installer avec un magazine de Quidditch sur le seul fauteuil disponible, il se dirigea donc vers un coin dans l'ombre où il s'appuya nonchalamment. Il avait un instant pensé à aller s'assoir sur les genoux du lion juste pour voir la tête qu'il ferait, mais il se retint en se disant que de toute façon il n'avait pas d'appareil photo pour immortaliser cette expression. Un sourire fleurit tout de même sur ses lèvres à cette idée, heureusement qu'il était dans l'ombre, sans quoi s'en était fini de sa réputation.

C'est cet instant que choisi Potter pour relever la tête de son journal, Severus remarqua que lui aussi souriait mais son sourire avait quelque chose d'effrayant comme si il anticipait ce qui allait se passer et que cette perspective lui plaisait particulièrement. Et si Severus avait appris une chose au cours de ses six dernières années d'école, c'est que ce qui faisait jubiler James Potter était rarement bon pour lui.

-Je vois que tu as trouvé mon mot… Tu es en retard mais je te pardonne pour cette fois. Commença Potter d'un ton que Severus aurait pu qualifier d'aimable voir même d'amical, en tout cas étonnement doux pour quelqu'un comme lui. Soit si Potter voulait jouer à ce jeux il serait deux.

-Mmm, en fait je ne voulais pas venir au départ mais comme la bibliothèque a fermer et que je n'avais pas grand-chose à faire au final je suis venu voir ce que le grand attrapeur des Gryffondors pouvait bien me vouloir. Répondit Severus sur le ton de la conversation.

-C'est vrai que tu as toujours aimé les livres… reprit James doucement, son sourire s'étant élargi à la mention de son titre… J'ai moi-même fait pas mal de recherche sur les dettes de sang, tu comprends je ne tiens pas à ce que tu me poursuives partout dans l'espoir de me sauver la vie et de t'en débarrasser, je n'avais pas grand espoir mais j'ai tout de même fait deux découvertes stupéfiantes. L'une d'entre elles disait qu'en tant que sang pur je peux t'en libérer grâce à une simple formule …

Severus n'en croyait pas ses oreilles, se pourrait-il que pour une fois dans sa vie Potter ne se comporte pas comme le connard insensible qu'il était. Sans se rendre vraiment compte de ce qu'il faisait il avança dans la lumière, ses grand yeux noirs brillant d'espoir et de ce qui pourrait ressembler à de la gratitude. Bien sûr Potter ne faisait ça que pour se débarrasser de lui et pouvoir continuer à faire les 400 coups avec Black en toute impunité, mais il ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine forme de reconnaissance à son égard.

-Et, et tu le ferais? Questionna timidement le vert et argent.

- Bien sûr! Sourit le Gryffon. Mais tu te rends bien compte que ça ne sera pas gratuit … continua-t-il après un temps d'arrêt son sourire s'élargissant en voyant la lueur s'éteindre dans les yeux d'encre.

-Que veux-tu de moi, Potter, une énième humiliation publique je suppose… Cracha le Serpentard regrettant d'avoir été si transparent face à son ennemi.

Le sourire de Potter se fit indulgent et s'adressa à lui d'abord comme à un enfant impoli pour finir par révéler sa véritable nature en parlant plus durement.

-Non, ça je peux l'avoir quand je veux. Non, je veux te baiser ! Déshabilles-toi.

Severus sursauta devant la soudaine agressivité de son vis-à-vis. Puis replaçant son masque impassibilité il fit mine de réfléchir à la proposition de son ennemi, avant de répliquer sarcastiquement :

-Non, je crois que je préfère encore te coller aux basques, jusqu'à ce que tu te mettes en danger, ce que tu ne manqueras pas de faire, et que je puisse te sauver ta sale carcasse pour éponger ma dette.

Sur ces mots, il se dirigea vers la porte de sortie qu'il trouva close. Après quelques essais infructueux pour l'ouvrir, il tourna un regard noir vers un Potter toujours souriant.

-Je te laisse une dernière chance d'accepter ma proposition. Si tu es d'accord, je te promets de te libéré tout de suite après…Aller, Severus ne te fait pas prier, soit un bon garçon et déshabille toi. Susurra-t-il.

-Hors de question, Potter ! Laisse-moi sortir immédiatement ! Ragea Snape.

-Tu l'auras voulu. Répondit simplement le rouge et or. Avant de réciter « Paritum mihi (1) »

Severus lui lança un regard assassin et tira encore une fois sur la poignée de la porte. Instantanément une douleur sans nom l'assaillit, pire encore qu'un doloris ou du moins l'idée qu'il s'en faisait, lui donnant l'impression que son sang bouillait dans ses veines. Ses jambes ne le portant plus il tomba à genoux, et déchira le haut de sa robe, espérant que son obéissance ferait cesser la douleur. À son grand soulagement, ce fut le cas et il finit de retirer sa robe sous le regard amusé de Potter. Il attendit la suite en caleçon, toujours à genoux.

-Complètement. Précisa James.

-Potter… Supplia Severus tremblant la tête baissait et les joues baignaient de larmes. James eut un claquement de langue impatient faisant frémir Severus qui s'empressa d'obéir.

-Viens, approche Severus. Appela plus doucement le gryffondor.

Severus tenta de se remettre debout avant de retomber lourdement à terre, ses jambes tremblantes ne le soutenant plus, il prit donc le partit de ramper à quatre pattes jusqu'à son tortionnaire qui le regardait faire avec un sourire plein de convoitise en ouvrant son pantalon pour en sortir son sexe déjà bien dressé. Quand Severus arriva à ses pieds, il sentit un doigt glisser doucement sous son menton l'obligeant à relever le visage vers son ennemi de toujours, du pouce, James essuya doucement les sillons de larmes sur sa joue droite et dit presque gentiment.

-Tu sais déjà ce que j'attends de toi n'est-ce pas Sev ?

-Et lily ! Tu penses à Lily ? questionna le serpentard presque hystérique, espérant faire revenir son ennemi à la raison.

-Cette petite gourde ! Renifla James. Je me sers simplement d'elle pour jouer mon rôle de parfait gryffondor. Dépêches-toi Sev je commence vraiment à perdre patience !

Severus se contenta baissa les paupières en signe de reddition et se pencha vers l'érection du Gryffondor pour la prendre délicatement en bouche avant de suivre docilement le rythme imposé par la main de Potter sur sa nuque. Après quelques minutes il sentit une main ferme lui agripper les cheveux pour tirer sa tête en arrière. Severus rouvrit ses yeux humides pour voir Potter les joues rougi de plaisir et les pupilles dilatée d'un violent désir difficilement contrôlé.

-Grimpe sur mes genoux, mon beau, je veux que tu t'empale sur moi. Articula-t-il le souffle court.

-Non, James, je t'en supplie, pas ça…

-Dépêches toi… Ordonna-t-il les dents serrées.

Severus les yeux en larmes continuait à supplier.

-Je t'en prie, ne m'oblige pas je suis…Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que James, fou de rage, l'avait envoyé valser sur le tapis d'un violent coup de pied. Puis Severus l'avait vu se lever pour s'approcher de lui dangereusement calme. Pris de panique il s'était retournait pour se précipiter à quatre pattes vers la porte, avant de s'écrouler en se rappelant que cette rébellion était futile puisqu'elle ne s'ouvrirait pas. Il tourna la tête pour voir Potter debout entre ses jambes, le dominant de toute taille.

-Ne me fais pas de mal, s'il te plaît. Capitula à sa grande honte le serpent.

-Bien sûr que non! Répondit James dans un grand sourire en s'agenouillant entre ses cuisses. Severus détourna la tête pour appuyer son front contre ses mains tandis qu'il sentait la main de Potter lui écarter les fesses et se positionner derrière lui. Il poussa un cri de douleur en sentant Potter le transpercer d'un coup sec.

-Oh putain, ce que c'est bon! entendit-il dire James dans son dos alors qu'il s'immobilisait au plus profond de lui, lui permettant de s'habituer à la douleur indicible qui lui envoyait des décharges électrique dans toute la colonne vertébrale.

-Tout doux Sev, détends-toi, t'aura moins mal. Reprit Potter d'un ton qui se voulait réconfortant avant de commencer à lentement aller et venir en lui. Severus gémissait de douleur et d'humiliation à chaque coups de rein, le sentant s'enfoncer plus brutalement en lui à chaque fois, tandis que James psalmodiait des obscénités en lui embrassant le cou ou en lui mordant doucement l'omoplate.

- C'est bien, mon chéri, t'inquiètes pas ça fait toujours mal, la première fois mais tu vas très vite t'habituer. Putain t'as un cul fait pour ça!

Le rythme s'accéléra d'un coup, obligeant Severus à se mordre la lèvre pour ne pas hurler. Un coup de rein plus puissant que les autres et le cri d'extase que Potter poussa tandis qu'il se déversait en lui. Après un dernier baisé sur l'épaule Potter se retira et se rajusta rapidement.

-Tu as eu ce que tu voulais! Libères-moi maintenant! Ordonna Severus avec une hargne qu'il ne soupçonnait avoir encore. James éclata de rire.

-Tu rigoles! T'as un trop bon cul pour ça…

-Mais tu avais dit que…

-Oui si tu acceptais ma proposition. Mais il a fallu que tu rechignes au lieu d'obéir simplement. En fait ce qui t'es arrivé est entièrement ta faute. Déclara James avec un sourire mauvais

-Au fait Sev, en privé tu peux m'appeler James. Nous sommes intimes maintenant après tout. Sur ces derniers mots il sortit de la salle. Laissant Severus récupérer les lambeaux de sa robe pour s'en couvrir et s'effondrait d'épuisement.

OOOoooOOO

C'est censé être du Latin est vouloir dire «obéis moi» mais en réalité c'est plus du n'importe quoi qui ne veut strictement rien dire vu mais pauvres notions de latin.

Fiuuu ce chapitre était super dur à écrire.

On est enfin dans le vif du sujet, donc les publication vont certainement s'espacer un peu. À bientôt pour la suite.