Merci à tous pour vos comm's, ça m'a bien fait plaisir, c'était bien encourageant, et encore merci d'avoir lu ma fic, c'est très motivant pour la suite. Bye…

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Chambre du Colonel

Le lendemain matin, Edward Elric s'éveilla avec l'impression de n'avoir dormi que trop peu. Il était sans nul doute très tôt, mais son état s'était considérablement amélioré. Il faisait encore sombre dans la pièce, mais il savait qu'il n'arriverait pas à retrouver le sommeil…

Roy Mustang, l'air de rien, était étalé dans le lit voisin, un étrange sourire aux lèvres, presque pervers, signe pourtant rare chez son supérieur. Mais il semblait profondément endormi et visiblement rien, à cet instant, n'aurait pu troubler son repos.

Ed, (bien qu'intérieurement), ressentit soudain un élan de gratitude, et encore une fois cette sensation bizarre qui lui était encore étrangère, vis-à-vis de Mustang. Cette gêne qu'il ne contrôlait pas et qui lui échappait totalement, telle du sable fin, dans un poing.

Le Fullmetal décida de s'aérer un peu les esprits, pour que cette sensation si agréable cesse, car il ne supportait pas la dépendance à quelque chose de cette nature .

Il sortit de la chambre, et descendit les escaliers, où il entendit des bruits, provenant de la pièce près de la cheminée.

Il entra dans celle-ci et aperçu Havoc, assit par terre, regardant le feu s'agiter. En réalité, Edward connaissait assez peu celui-ci, il savait simplement une chose, lorsqu'il était en vue, le Colonel était forcément dans les environs, le cas présent n'étant pas à prendre en compte.

« - Ed ? demanda Havoc. Est-ce que ça va ? ajouta-t-il d'une voix très douce.

- Oui, je …, fin j'arrivais pu à dormir, répondit-il simplement.

- Oui je peux comprendre, après tes « tentatives de congélation », ça peut paraître normal, déclara t-il. Nan, sérieusement, tu nous as foutu les jetons hier ! ajouta l'aîné, j'peux te dire que j'ai rarement vu le Colonel dans cet état, autant sur les nerfs, depuis longtemps..

- Ah … lui, murmura Ed, comme si il pouvait s'inquiéter de mon sort, il s'en tape, et moi je m'en fous qu'il puisse s'y intéresser ,mentit l'alchimiste d'acier, mais au passage, c'était quand qu'il était soi-disant stressé, pour la dernière fois ? lui demanda Ed,

comme avide d'en savoir plus, tout en voulant soigneusement cacher son jeu, derrière une fausse haine, car maintenant il en était sûr. La haine pouvait avoir été aisément remplacée par un autre sentiment, pour le moment assez inconnu au blond.

Mais bizarrement, il ne voulait pas l'admettre, ne pas s'abaisser à de tels sentiments, il n'avait pas le temps de mourir, ni le temps de penser à … Mustang. Et pourtant…

Il n'eut pas le temps de se blâmer longtemps, car Havoc, après avoir réfléchi quelques minutes, (qui lui parurent durer une éternité), répondit.

- Ben, je pense, fin j'crois que c'était il y a 3 ans, oui, c'est ça après sa brouille avec Hugues, lui avoua-t-il, mais comme pour ne pas salir la réputation du Colonel, il rajouta, comme cela peut arriver à tout le monde, je suppose …

- Ouais, mais n'empêche que je déteste ce type… », murmura Ed, qui ne voulait en aucun cas se dévoiler et se trahir devant Havoc, c'est ce que l'on appelait « sauver les apparences...». Il devait adopter un comportement digne et responsable même si, non neutre, signe que les sarcasmes du Colonel lui passaient totalement au dessus. Signe qu'il était indifférent au divertissement qu'il procurait involontairement chez son supérieur. Signe, (mais il lui fut difficile de s'avouer ces paroles), « qu'il était indifférent au Colonel ».

Le dialogue s'acheva là dessus et les deux militaires retombèrent, à nouveau dans l'inconscience et se rendormirent. Ed repensait à tout ce qu'ils avaient dit, il avait apprit au moins une chose, c'est que visiblement, il comptait aux yeux du Colonel, d'une manière ou d'une autre. Cette idée lui avait réchauffé le cœur, mais, il se mit à penser à Al, qui devait passer des jours interminables à Central City, et cette pensée lui noua l'estomac. Par la suite, le Fullmetal se mit à rêver et commença à se rappeler de ce qui s'était passé lorsque les deux alchimistes d'état avaient dû surveiller en haut, toutes traces d'activités illicites.

Le contact de Mustang, le fait qu'il s'était retrouvé contre lui et encore cette gêne, encore et toujours qui s'installait peu à peu.

Seulement, dès que le mot sentiment se mit à lui raisonner dans la tête, Ed se réveilla en sursaut, trempé de sueur, vers 6h 30 du matin.

Salle de bain du Chalet

Il décida d'aller prendre une douche, lorsqu'il entendit déjà l'eau couler...

La porte de la salle de bain était ouverte, l'occupant devait sûrement penser être le seul réveillé à cette heure-ci.

C'est à ce moment là qu'Ed réalisa, qui devait être dans la douche. Il vérifia d'un bref coup d'œil, et ses doutes se confirmèrent, lorsqu'il aperçut à travers la vitre floue, des cheveux bruns, comme l'ébène. Il se dépêcha de sortir en vitesse, honteux et retourna s'installer dans la cuisine, cherchant voracement toute trace de nourriture. Prêt à avaler n'importe quoi !

Il entendit peu après des pas, et Roy Mustang débarqua dans la cuisine. C'est le moment qu'Ed avait choisi, involontairement bien sûr, pour prendre une couleur écarlate qui n'échappa malheureusement pas au Colonel.

« - Fullmetal ! Eh bien, tu t'entraînes pour battre ton record d'hier, ou bien c'est à chaque fois que t'es avec moi ? déclara Mustang, l'air plus qu'amusé, mais avec le même sourire que précédemment, (bien évidemment), dans la chambre.

- J'pense que c'est la chaleur, mentit Ed, au fait en parlant de vous, vous prenez toujours cet air « niais », et ce vieux sourire quand vous dormez, où c'est juste parce que vous étiez avec moi ? répondit Ed, du tac au tac, un sourire sadique au lèvres, devant l'air soudain nerveux, de Mustang. Le Fullmetal expliquait ironiquement et en quelque sorte, son souhait du moment. Mais il doutait sincèrement que le Colonel, ait pu en déchiffrer, ne serait-ce que la moitié du quart.

- Tu aimerais bien ? rajouta Mustang, la voix assurée de nouveau, d'un ton qui laissa Edward perturbé, entre un souhait et une question. Et vu la tête gênée qu'il devait montrer à cet instant, il devait donner l'impression à celui-ci, qu'il avait visé juste.

- J'ne, jamais … dit que, 'foiré, comme-ci je, marmonna Ed, rougissant de nouveau, face au sourire conquérant et victorieux de Mustang. Il bredouilla ainsi des paroles incompréhensibles, mais aucune justification concrète, ne s'en échappa.

- Qu'as-tu dit Fullmetal ? Parle plus fort, tu sais bien que ta taille t'oblige à parler plus fort, que la plupart des gens normaux ! déclara le brun, d'une voix totalement assurée, cette fois-ci encore, ayant voulu rajouter le mot de la fin, celui qui était censé clore la conversation. Mais le Fullmetal ne semblait guerre vouloir en rester là. La détermination, l'envie d'avoir le dernier mot, sa « niak » ou plutôt sa rage de vaincre prenant à nouveau le dessus, malgré le fait qu'il en pinçait pour l'autre.

- J'ai dit ça va pas la tête, … et pervers par-dessus tout ! cria Ed encore une fois de toutes ces forces. C'est pas possible, vous allez finir par vous faire des films, Colonel.

- Oh Fullmetal, je ne suis pas sûr que les films soient nécessaires, répondit Mustang, qui commençait à se rapprocher «dangereusement » de Ed.

Ed se sentait désemparé, il se savait aucunement comme réagir face à la « menace » Mustang. ll savait au moins une chose, celui-ci l'attirait, mais il se demandait si tout cela n'était pas que physique. Et puis merde, il n'allait quand même pas le laisser faire ! Il avait sa fierté ! Ed décida de mieux le laisser se rapprocher pour lui porter le coup de grâce, celui dont Roy Mustang aurait logiquement du mal à se relever. C'est alors qu'il aperçut un élément qui allait lui changer la donne. Et ses intentions par la même occasion. Elément, dont le Colonel ne s'était visiblement pas aperçu, mais cela ne paraissait guerre étonnant, étant donné la concentration qui se lisait sur son visage.

Un des gants de l'alchimiste de Flammes attendait sagement son« propriétaire », gisant sur la table de la cuisine, le blanc lisse, faisait contraste avec le cercle de transmutation rouge. Cependant, ce qui était pour le moment sorti de la tête de Mustang, ne faisait que réjouir d'avantage le jeune blond. Il se saisit du gant, un millième de seconde avant que le militaire ne s'aperçoive de leur disparition, et il l'étira devant le Flame Alchemist, entre ses deux mains.

« - Un pas de plus, et je l'arrache, déclara avec toute la fierté dont il était capable, un Ed sentant la victoire proche, est-ce bien clair, Colonel ?

Mustang semblait déçu, mais il le montra le moins possible, les seuls mouvements perceptibles sur son visage, si fin, étaient ses tics nerveux incontrôlables.

Ed en rajouta une couche.

- Impuissant, Colonel, vous êtes tout simplement impuissant, déclara Ed, au moment où il savait sa victoire si proche, il se sentait supérieur, fier, tenant l'arme ultime de son adversaire entre ses mains, le tissu ignifugé,chauffant entre ses doigts, peu à peu…

Mais c'est à ce moment là qu'Ed eut l'impression que le monde s'écroulait sous lui, car le Colonel, venait de glisser sa main dans sa poche et d'en retirer le second gant, qu'il enfila rapidement sous les yeux ébahis d'un Fullmetal encore sous le choc…

- C'est pas possible, vous le faites exprès ?! cria Ed, sa victoire se dérobant littéralement sous lui, se sentant on ne peut plus humilié, vous le saviez, vous l'avez fait exprès, j'en suis sûr ! ajouta-il en dernier recourt.

- Allons Ed, je ne tire pas les ficelles du monde entier, mais j'ai adoré ton monologue qui s'est dégradé peu à peu, tu sais ? lui dit Mustang le plus naturellement du monde, par contre quand je serai généralissime, alors peut-être que …

- Oui, c'est bon, ça va, on sait, on sait... » dit Ed, qui se sentait maintenant déçu, mais ne pouvait s'empêcher envier cet alchimiste aussi calculateur. Comment diable, pouvait-il tout contrôler ? Cette histoire ne devait pas être, encore une fois, le fruit du hasard.

Il regarda son supérieur d'un regard accusateur, cette fois…

Mustang ne pût s'empêcher de sourire, de sa supériorité, de sa perversité et de la déception du Fullmetal. Ed était maintenant encore rouge, à cause du ridicule dont il avait fait preuve involontairement mais il était déterminé à oublier cette histoire et vite.

Mais Mustang avait une telle classe, rien ne l'avait trahi, « tout avait été organisé à son insu depuis le début », présuma Ed. Il y avait bien sûr de l'admiration mais aussi quelque chose de plus fort, qu'il ressentait à ce moment-là, mais il n'aborderait jamais la question , il en resterait là, avec comme réconfort, le moment où blotti contre son supérieur, il avait frôlé l'hypothermie.

Il n'avait pas le droit, il ne devait pas, c'était un tabou.

En vérité, à partir de cet instant, il ne s'autorisa même plus à y penser tellement cette histoire le rongeait de l'intérieur. Mais ses facultés à « partir au quart de tour, » et celles qui lui donnaient cette détermination, cette flamme dans les yeux, elles, elles ne faibliraient jamais. Elles faisaient parties de lui. Elles étaient sa force et non sa faiblesse…

Ed décida qu'il devrait probablement tirer un trait sur cette histoire, qu'il n'avait pas de temps à perdre avec ça, pour Al, pour lui, pour Mustang…

Ce nom résonnait à ses oreilles, tel le nom d'une personne qui vous marque à vie.

Il devait bannir par la suite, ce nom de son vocabulaire.

Le plus âgé se jouant probablement de lui la plupart du temps, du moins c'est qu'il croyait et non ce qu'il espérait…

Mais la suite des évènements , détruit toutes ses théories et ses hypothèses.

Quels minutes s'étaient écoulées depuis la victoire de l'alchimiste de Flammes, durant le raisonnement intérieur de Ed.

En effet après la réplique du Fullmetal, sur les reproches de l'étalement de ses projets et de son avenir, Mustang se précipita pour récupérer son gant droit.

Le Fullmetal le tenait encore négligemment dans sa main gauche, celle où l'automail était absent, et le Flame s'en saisit. Puis Ed failli manquer un battement cardiaque car une fois le gant repris, Mustang remonta jusqu'à sa bouche et s'en saisit également.

Ed était en conflit intérieur, avec sa décision précédente, et l'envie qui le démangeait, en plus il n'avait jamais embrassé personne…

Seulement Mustang avait visiblement la situation bien en main, car il essaya de faire glisser sa langue habile, dans la bouche du Fullmetal.

Apparemment celle-ci demeurait cloîtrée mais ce fût au bout d'un certain temps qu'Ed entrouvrit très légèrement la bouche, laissant Mustang approfondir la baiser. Voulant lui montrer qu'il résistait, et cela jusqu'au bout...

Après quelques secondes en « apnée », Ed brisa le baiser. Mustang sourit très légèrement, puis il tourna les talons et se dirigea vers la salle de bain, les gants toujours enfilés. Et c'est ainsi et pour le moment, qu'Ed ne sut pas trop ce qu'il allait faire par la suite, et d'un sens il espérait que ce serait la première et la dernière fois qu'il aurait eu à accomplir « ce geste ».

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Bon encore un chapitre, j'ai hésité à le poster car il est un peu différent des autres. J'espère malgré tout qu'il vous aura plu, à bientôt je pense…