What a bloody road trip

Pairing : Ce chapitre, je le dédie aux fans du Thomin, parce que Newt est pas là, et il faut bien se mettre quelque chose sous la dent (mais ça reste du Thominewt)

Genre : le CRACK et le OOC sont flagrants, de la romance, de l'humour à un tel point qu'on est en droit de se demander ce que j'ai fumé XD

Rating : Là... Vous avez le choix entre T et M... 8D

N/A : OLAAAAA :D

Bon, j'avais promis que j'allais poster le troisième chapitre avant la rentrée, pour vous encourager à supporter jusqu'aux prochaines vacances xD D'ailleurs, y'a même une scène qui était pas prévue dedans (si si, je vous assure, je comptais pas l'écrire xD) pour vous donner encore plus de courage (et aussi à moi-même, je me rends compte que deux semaines ça passe vite, et j'espérais écrire tellement plus de trucs je vous jure xD).

Encore un gros merci à vous pour suivre cette fiction remplie de crack, d'ailleurs, vos reviews m'ont bien fait rire XD Je m'éclate toujours autant à écrire cette fiction - ce chapitre trois est l'un de mes préférés, allez savoir pourquoi 8D - et voir que d'autres se marrent autant que moi, ça me motive encore plus à écrire du crack (cependant, ne m'encouragez pas trop dans cette voie-là, sinon, cette fiction risque de se barrer en couilles xD)

Ah... et aussi : BONNE ANNEE 2015 LES P'TITS SUCRES 8D ! Que la force du Thominewt soit avec vous et vous accompagne tout au long de l'année, dans vos rêves ainsi que dans vos fantasmes les plus fous (et pervers 8D) ! N'oubliez pas : THOMINEWT IS GOOD! (WICKED a changé de devise, mais c'est Ava qui en a décidé ainsi 8D)

Bonne lecture ! :D

Je me demande si, ne serait-ce que pendant quelques secondes, James Dashner a pensé à caser Newt, Minho et Thomas ensemble. Juste pendant quelques secondes. (Avant de se rendre compte qu'il avait oublié Alby /SBAAAAAF/)


Après le départ de Newt, Thomas s'était finalement demandé pourquoi est-ce qu'il n'avait pas attaché ce dernier dans la voiture. Certes, ils auraient eu les flics sur le dos, mais à l'heure qu'il était, ils seraient tous au chaud dans une fichue bagnole, ce qui lui aurait évité de faire du stop dans cette station d'essence. Pour info, c'était "le plan B" que Minho avait proposé ; avant de lâchement se barrer dans la supérette reliée à la station, un véritable faux-frère selon Thomas qui avait une furieuse envie de lui répondre "et mon cul, c'est du poulet ?". Il aurait dû lui demander un plan C, même s'il doutait fortement de son existence. Au moins, Minho ne se serait pas barré dans le magasin pour acheter - et il en était sûr et certain - DES POTS DE GEL, merde quoi. Comme si leur situation n'était pas assez critique comme ça. En plus, Thomas venait de se rendre compte qu'il avait oublié son portable et son porte-monnaie dans la voiture de Gally. Les deux choses qui lui étaient le plus nécessaire n'étaient même pas à sa portée, comment est-ce qu'il était censé se sortir de ce merdier sans fond maintenant ? Parce que faire du stop, c'était plus facile à dire qu'à faire, surtout quand AUCUNE voiture ne venait par ici. La station était un véritable désert, si bien que pendant un moment, Thomas se demanda si cet endroit existait réellement (les endroits louches comme Silent Hill, non merci, sincèrement).

Thomas poussa un profond soupir de désespoir et décida de faire un tour dans le magasin, en espérant retrouver les bras chauds de son radiateur Minho. C'était fou comment ce dernier pouvait les mettre dans une telle situation et ne penser qu'à son pot de gel, Thomas admirait vraiment l'insouciance dont pouvait faire preuve Minho. C'était pas non plus comme s'ils allaient crever sur une station d'essence, mais leur situation était très, très, semblable. Si Thomas n'avait pas encore pété un câble, alors on pouvait remercier Minho : la seule chose qui lui permettait de garder encore toute sa raison était la même chose qui le fichait dans le pétrin. Magnifique. C'en était tellement contradictoire - et Thomas était fatigué de penser, il voulait juste... Juste retrouver Minho. Ce serait déjà une bonne chose de faite.

"Minho !" l'appela-t-il malgré le fait qu'il grelottait à force d'avoir gaspillé deux heures de sa vie dans le froid à attendre une voiture. Quelques secondes plus tard, il se trouva idiot d'avoir crié son nom : comment est-ce que Minho parviendrait à l'entendre avec tous ces rayons qui les séparaient ? Faudrait avoir une ouïe super développée pour réagir à cet appel - ce que Minho ne semblait malheureusement pas avoir...

Donc, Thomas allait devoir faire le tour du magasin pour retrouver Minho. Bien. Il allait relever le défi, surtout parce qu'il crevait de froid et qu'il était prêt à se taper un jogging entre les rayons rien que pour se réchauffer - et, deux minutes. Mais il savait où était Minho ! Pourquoi est-ce qu'il se cassait la tête avec ça ?

Les pas de Thomas le dirigèrent vers le rayon beauté, qu'il mit un long moment avant de trouver - si on omettait aussi le fait qu'il s'était arrêté devant une vitrine de pâtisseries, et qu'il avait faillit baver en voyant ces muffins au chocolat, ces choux à la crème, ces éclairs au chocolat qui ne demandaient qu'à être mangés ! Ça devait bien faire un moment que Thomas n'avait pas eu sa dose de sucre, et ça lui manquait énormément. Il avait eu du mal à s'arracher de sa contemplation, mais au final, ce fut le frisson qui le parcouru qui le fit résister à cette tentation de sucre et le poussa à retrouver Minho, beaucoup plus tentant que des muffins ou un éclair - même si, pour le coup, Thomas aurait donné n'importe quoi rien que pour une bouchée de sucre. Minho était à quelques pas de lui quand il le rejoignit au rayon beauté, juste en face d'une étagère remplie de pots de gel de toutes marques ('ah, les joies de la concurrence...' ne put s'empêcher de se murmurer Minho) - et Thomas de se demander POURQUOI est-ce qu'il y avait des pots de gel dans une station d'essence.

"Minho." l'interpella Thomas en s'approchant de l'asiatique. Ce dernier répondit à peine à son appel, trop occupé qu'il était à observer les pots de gel, ce qui arracha un soupir aux lèvres de Thomas. "Minho, tu ne peux pas acheter tout ça." - par "tout ça", Thomas entendait bien sûr la dizaine de pots de gel dans ses bras.

Minho sortit de sa contemplation et tourna les yeux vers Thomas avant d'hausser des épaules. "Et pourquoi pas ?"

... Thomas fronça des sourcils. Sérieusement ? Est-ce que lui aussi devait faire un résumé de la situation à la Gally ? "Comment ça, "pourquoi pas" ? Minho, repose ces trucs tout de suite ou tu ne seras plus mon radiateur ambulant."

"Oh, Thomas !" râla Minho en levant les yeux au ciel. "Je suis triste et désespéré et la seule chose qui peut me réconforter c'est ces pots de gel ! (Thomas, agacé, fit un pas vers lui, mais Minho recula aussitôt.) Je te jure que si tu m'enlèves cette dose de sucre je fais une dépression sur place."

"Minho." insista Thomas en croisant les bras contre sa poitrine. Il n'avait pas l'intention de céder, et s'il le fallait, il passerait la journée dans ce magasin - c'était pas comme s'il n'avait pas déjà gaspillé deux heures de sa vie ici après tout...

Minho le regarda longuement dans les yeux, persuadé que Thomas allait enfin lui ficher la paix avec ses pots de gels s'il le fixait assez longtemps. Mais Thomas ne semblait pas enclin à baisser le regard, si bien que Minho finit par capituler en poussant un profond soupir d'ennui et, sous les yeux de Thomas, rangea un à un les pots de gels auparavant dans ses bras jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus qu'un.

"Voilà. Content ?" grogna-t-il en regardant de nouveau Thomas. Ce dernier eût un grand sourire aux lèvres, satisfait par la réaction de Minho qui songea pendant un moment à plaquer Thomas contre un des rayons et lui rouler une pelle digne d'un Minho bouillonnant d'hormones.

Thomas le sortit de sa rêverie en élevant de nouveau la voix. "Je vais aux toilettes. Grouille-toi de passer en caisse." annonça-t-il avant de disparaître de son champ de vision.

Bien que tenté de prendre un deuxième pot de gel, Minho résista et traversa le magasin pour se rendre à la caisse, la démarche frénétique et impatiente - c'était dire qu'il avait hâte de se recoiffer ! Lorsqu'il arriva, ce fut un "bonjour" morne et à peine enthousiaste qui l'accueillit, provenant du caissier blond en face de lui. Minho remarqua l'étiquette sur son pull qui indiquait le nom "Zart" - 'et peut-être que ce gugusse a une bagnole pour nous ?' songea-t-il, les yeux soudain pétillant d'espoir. Il leva le regard vers Zart tandis qu'il posait son pot de gel sur le comptoir et se pencha au-dessus, juste assez pour être en face du blond. Mais alors qu'il allait ouvrir la bouche pour poser sa fameuse question - 'vous avez une voiture siouplait ?' - Zart le coupa brusquement en prenant le téléphone fixe du comptoir contre lui, l'une de ses mains prête à composer un numéro tandis que l'autre avait pris le combiné.

"Je vous jure, c'est la septième fois qu'on est en train de se faire braquer, et je peux vous garantir que les six autres personnes avant vous ne sont pas sortis d'ici indemnes, alors soit vous prenez sagement vos distances et vous retirez vos mains de ce comptoir, soit j'appelle la patronne et vous êtes sûr de rentrer chez vous avec au moins un os brisé."

Minho était carrément figé sur place. Le premier mouvement qui lui vînt à l'esprit fut de cligner des yeux, trois fois exactement, avant de baisser le regard et prendre quelques mesures de sécurité - il entendait par là enlever sagement ses mains du comptoir et créer son périmètre de sécurité, soit être à un rayon de plus d'un mètre de ce gars. "Ok, ok..." murmura-t-il en déglutissant. Qu'est-ce que les gens devenaient flippants de leurs jours...

Zart attendit quelques secondes en plus par précaution avant de reposer le téléphone sur le comptoir. Puis, après avoir passé l'article de Minho en caisse, il annonça le prix à son client qui hocha de la tête et entreprit aussitôt de chercher son porte-monnaie.

Porte-monnaie qui se révéla introuvable. La panique commençait à gagner Minho en même temps qu'il retirait sa veste pour chercher dans les poches de son pull et de son jean. Il sentait sur lui le regard confus de Zart, qu'il tenta de rassurer en murmurant un "juste un instant" à la va-vite. Mais plus il cherchait, plus il perdait espoir.

Rien. Vide. C'était le néant, nada. Pas de porte-monnaie. Juste son portable.

"Merde..." jura Minho en enlevant son pull, allant jusqu'à voir si son portefeuille ne s'était pas retrouvé sous son tee-shirt par un quelconque miracle - et par quel miracle, sérieusement...

Soudain, il se figea. Il tourna la tête vers Zart, horrifié en réalisant exactement se trouvait son portefeuille.

"Newt..." laissa-t-il échapper, choqué. Zart fronça un sourcil, plus que troublé par la tournure que prenait cette situation.

"Newt ?"

"Thomas !" ajouta Minho, cette fois paniqué, et c'était impressionnant de voir comment ce type pouvait passer d'une expression à une autre aussi rapidement.

"Je vais appeler la patronne voir si elle peut faire quelque chose, restez là." déclara Zart, de plus en plus effrayé par les réactions de Minho. Il décrocha le téléphone et composa rapidement un numéro, laissant la tonalité sonner pendant quelques secondes avant qu'une voix ne se fit entendre de l'autre côté de l'appareil - celle d'une femme, aurait pu remarquer Minho s'il ne paniquait pas autant.

"Zart ? Un problème ?"

D'abord hésitant à lui expliquer la situation (qu'est-ce qu'il était censé lui dire, hein ?), il prit finalement une grande inspiration avant de tout sortir d'une traite : "Y'a un type bizarre dans la boutique qui a perdu son porte-monnaie et les seuls mots qu'il semble capable de prononcer sont "Newt" et "Minho" ce qui est franchement flippant patronne et, merde, juste, venez s'il vous plaît, je suis trop jeune pour mourir."

"Zart, vous êtes sûr que c'est vraiment urgent ?" demanda la patronne, un air sceptique dans la voix.

"De toute façon j'allais appeler la police alors-"

"Non !" tonna la patronne à l'autre bout du fil, surprenant Zart qui ne put retenir un sursaut. Il entendit la patronne lâcher un soupir désespéré avant de reprendre. "Écoutez, je ne veux pas que MA boutique ait encore une sale réputation. Je veux dire, tous ces gars qui sont venus nous agresser et qui ont fini à l'hosto se font maintenant passer pour des victimes. Zart, répondez-moi, est-ce que c'est de ma faute si j'ai dû briser six bras en moins d'un mois ?"

Elle n'entendit la voix de Zart que quelques secondes plus tard, quand ce dernier fit avec hésitation : "... Le client demande un pot de gel gratuit, patronne."

"Vous ne répondez pas à ma question." fit-elle exaspérée mais néanmoins confuse par ce que lui racontait son employé.

"Il dit que le client est roi, et qu'il veut un pot de gel gratuit." reprit la voix de Zart, qui perdait de plus en plus de l'assurance.

"Zart-"

"C'est sérieux !" la coupa-t-il en haussant sans vraiment le vouloir le ton de sa voix. "Il dit qu'il va devenir dépressif sinon !"

Zart entendit un râlement lui signalant que la patronne était agacée par cette situation - et la connaissant, il était persuadé qu'elle voulait que le problème soit réglé au plus vite, et on n'était jamais mieux servi que par soi-même...

"J'arrive." furent ces derniers mots avant qu'elle ne raccroche, sortant de son bureau avec empressement. Elle aurait presque pu taper du pied avec rage si elle ne s'était pas promis de ne pas casser son talon au moins ce mois-ci, surtout qu'elle commençait à manquer de plus en plus de paires de chaussures. Quand elle arriva à la caisse - actuellement, la seule disponible dans le magasin -'mais tout va changer, je le sais' espérait-elle chaque fois qu'elle passait par là - elle vit cette sorte d'humain étrange s'agiter devant Zart, vêtue d'à peine un tee-shirt, et qui lui demandait son pot de gel gratuit. Elle poussa un soupir exaspéré et rejoignit Zart de l'autre côté du comptoir, s'attirant un regard soulagé de la part du caissier. "Bonjour, je suis Ava Paige, directrice de cette enseigne. Je peux vous aider ?"

Elle était sûre d'avoir eu le bon ton, à la fois confiant et rassurant, ainsi que la bonne attitude : perfect chignon, bien rond, ses lèvres n'étaient pas gercées, ses rides étaient à peine visibles, ses cils devaient être aussi sombres que les cheveux de ce type étrange, la perfection près. Elle n'avait pas postillonné, ni transpiré - mais qui transpirait un mois d'hiver ?

"Vous êtes la patronne de ce truc ?" demanda Minho en levant les yeux pour regarder la boutique dans son ensemble avant de reprendre. "Et vous ressemblez vachement à la mère de Thomas. M'enfin, peu importe. J'ai besoin de votre bonne âme de concitoyenne solidaire et généreuse pour me donner ce pot de gel, c'est possible ?"

Ava haussa un sourcil. Mais qui diable était ce type ?

"C'est possible si vous donnez le montant nécessaire." répondit-elle avec un malin plaisir à détruire les espoirs de ce jeune individu malpoli et insolent, depuis quand est-ce que les hommes s'adressaient aux femmes de cette manière aussi rude ? Ce ne serait pas étonnant qu'il se fasse poursuivre par un gang de motards ou qu'une jeune fille ne refuse de lui donner son numéro.

"J'ai dit à votre salarié que le client était roi et que j'étais dépressif."

"Je sais." fit Ava. "J'ai entendu."

Mais alors qu'elle le regardait, elle vit un rictus se former sur les lèvres de Minho. Tout ça ne lui disait rien qui vaille...

"En fait, la première lettre du nom de votre magasin WICKED, c'est W pour Weed hein ? Avouez-le, votre boutique c'est en fait un repère de drogués. Pas surprenant qu'aucune voiture ne vienne ici et qu'on vous braque au moins six fois."

Zart en était stupéfait. "Quoi ? Alors depuis le début je garde des substances illégales ?" Tout en posant ces questions, il se tourna vers Ava, les sourcils froncés d'incompréhension. Ava leva les yeux au ciel et lui donna une pichenette sur le front pour toutes les bêtises qu'il venait de déblatérer, dire qu'il travaillait ici depuis deux ans...

"Ce magasin n'a pas de drogues." déclara-t-elle en fusillant Minho du regard. Ce dernier avait les bras croisés contre sa poitrine, un air déjà triomphant sur le visage.

"Ouais, mais si quelqu'un venait à répandre cette rumeur, alors là, RIP la réputation de votre magasin." murmura Minho avec un sourire en coin narquois qu'Ava brûlait d'envie de lui faire ravaler, le sale môme.

"Bien. Tu sais quoi ? Toi et moi, on va jouer à un jeu." proposa-t-elle en remontant les manches de sa veste juste au-dessus de ses coudes. Minho semblait visiblement intéressé par sa proposition, car son regard pétillait déjà de curiosité. "Ça se jouera en trois manches. Si tu gagnes, t'auras ton pot de gel gratuit. Mais si tu perds..."

Minho déglutit.

"... Tu bosses ici pendant six mois. Sans congés compris. Et ton salaire est divisé par deux." annonça Ava en ne prenant pas la peine de cacher le sourire malicieux qui s'était étalée sur ses lèvres. "Alors ?"

Minho avait envie de pleurer tellement le sort perdant l'attristait. S'il restait ici pendant six mois, comment est-ce qu'il allait pouvoir fêter Noël correctement ? Et Tommy ? Qui serait là pour le réchauffer quand il en aurait besoin ? Ava lui proposait un deal où il risquait quand même gros. Minho se demanda si ça en valait vraiment la peine.

... À bien y réfléchir, pas trop. Mais il pouvait arranger ça.

"Si je gagne, je veux prendre plus de trucs gratuits." lâcha Minho, l'air confiant - mais en réalité, il paniquait tellement à l'intérieur de lui-même, etqu'est-ce qu'il lui avait pris de sortir un truc pareil ?! "S-Si je perds..." (urgh, la honte, il avait bafouillé ! - il secoua la tête pour se reprendre.) "Si je perds, je bosse ici pendant un an."

Ava haussa un sourcil, réfléchissant silencieusement à sa proposition avant d'hausser des épaules. "Ok, marché conclu. Mais ne t'avise pas de me supplier à genoux quand tu auras perdu."

Parce qu'elle pensait déjà avoir gagné en plus ? La grosse blague. Elle bluffait et le pire, c'était que ça marchait, parce que maintenant, Minho regrettait sincèrement d'avoir augmenté la mise.

"J'espère que t'as de la force, parce qu'on fait un bras de fer." déclara Ava en faisant craquer ses doigts dans un bruit sinistre aux oreilles de Minho, puis elle posa son coude sur la table et attendit la main du jeune homme. Ce dernier en était à la fois choqué et amusé. Ava avait des bras si minces qu'il était en droit de se demander si le bras de fer n'était pas une blague de sa part. Mais si on y réfléchissait bien, si elle l'avait elle-même proposé, c'était qu'elle avait une certaine chance de gagner à ce jeu, et elle le savait. Cette confiance fit frissonner Minho, mais il tenta de ne pas y penser pendant que ses doigts s'enroulaient autour de la main d'Ava.

"Prêt ?" demanda-t-elle avec un ton provocateur dans la voix qui faisait de plus en plus regretter Minho quant à son choix d'avoir accepté ce défi. Par fierté, il s'obligea à hocher de la tête, et lorsque le signal fut donné, il n'eût même pas le temps de réagir qu'Ava lui écrasait déjà la main contre la surface froide du comptoir et-

... Sérieux. SÉRIEUX ?

"Aah-Ah... Bordel de..." Minho poussa un autre gémissement de douleur, serrant sa main pour tenter d'atténuer sa souffrance. Il tira une grimace mais se mordilla la lèvre pour ne pas laisser échapper ses plaintes de douleur, tout en se demandant comment des bras aussi minces avaient pu lui broyer la main aussi facilement. C'en était effrayant, et Ava Paige était juste flippante.

"Deuxième round ?" Sa voix tremblait, elle se retenait de rire, la sorcière ! "À moins que tu ne veuilles déclarer forfait ?"

Minho secoua la tête, incapable de répondre tant la douleur dans sa main était fulgurante, et bordel, OÙ ÉTAIT TOMMY ? C'était Tommy qu'il lui fallait pour gagner !

"Je reviens, juste un instant !" s'exclama Minho en se détournant de son adversaire - mais avant de disparaître derrière un rayon, il s'adressa une dernière fois à la sorcière en criant un "C'EST QU'UN TIME-OUT !", qui agrandit le sourire d'Ava.

"Zart, vous êtes témoin de la scène si jamais ce gars se défile." murmura-t-elle en croisant les bras contre sa poitrine, sous le regard ennuyé de Zart. En fait, quand vous aviez déjà assisté six fois à la scène de votre patronne cassant le bras de quelqu'un d'autre, le truc était que ce n'était plus vraiment si extraordinaire que ça à vos yeux. Si ce septième bras revenait en un seul morceau, alors oui, là Zart serait surpris.

Mais pour l'instant, il trouvait ces bras de fer encore un peu mornes...

_#

Thomas poussa un soupir de soulagement en sortant de la cabine des toilettes - toilettes qu'il avait mis un temps fou à trouver, et dont les cabines étaient toutes en réparation exceptée la dernière tout au fond. Chercher ces fichues toilettes n'avait pas été une partie de plaisir (quelle idée de mettre un autocollant "attention" sur la porte, sérieux, ça portait à confusion), d'ailleurs, il avait bien dû gaspiller encore une heure de sa vie à les trouver. Et le pire, c'était qu'il n'y avait qu'une seule cabine en état de marche. Pas étonnant que personne ne pose le pied sur cette station d'essence, même les toilettes étaient louches.

Louche comme la main qui le plaqua contre le mur à l'intérieur de la cabine. Le hoquet de surprise qu'il voulu pousser se transforma en une profonde inspiration et pendant quelques secondes, il en oublia de reprendre sa respiration.

"Thomas, nom de dieu, je te trouve enfin !" grogna Minho, essoufflé. Est-ce qu'il avait couru ? Pourquoi est-ce qu'il avait couru ? Y'avait-il un psychopathe dans ce magasin ? Thomas se posait tellement de questions qu'il en paniquait, surtout que l'arrivée de Minho n'avait pas été des plus calmes.

"M-Minho, qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui se passe ?" demanda Thomas en le voyant rabattre le verrou de la porte de la cabine pour la refermer. Minho lui fit signe de se taire, sifflant un "chut" qui ne rassura pas vraiment Thomas, tandis qu'il jetait des coups d'œil furtifs derrière son épaule comme s'il surveillait quelque chose. Puis, à nouveau, il posa ses yeux sur Thomas, ce dernier fronçant des sourcils, troublé. "Quoi ? Si un psychopathe nous poursuit, dis-le."

Un silence suivit sa déclaration. Enfin, il y eût un silence parce que les lèvres de Minho s'étirèrent en un sourire que Thomas qualifia sans hésiter de "pervers" et "flippant", si on prenait aussi en compte la situation dans laquelle il était.

Il poussa un cri de surprise quand les mains de Minho défirent soudainement le bouton de son pantalon, avant de descendre la fermeture éclair de sa braguette par des mouvements brusques et pressés qui traduisaient son impatience - "Mais qu'est-ce que tu fous mec ?!" s'exclama Thomas en essayant de repousser ses mains avec vigueur. Néanmoins, quand il sentit des dents mordiller le lobe de son oreille avec une douceur qui contrastait fortement avec les mains de Minho, son corps sembla abandonner toute tentative de repoussement et son esprit se laissa de plus en plus aller.

Il lui sembla que Minho avait susurré un "laisse-moi m'échauffer s'il te plaît, Tommy" à son oreille, ce qui le fit froncer des sourcils d'incompréhension - mais Minho reprit bien vite son attention lorsqu'il fit glisser son pantalon et son boxer le long de ses hanches, lui tirant un frisson à cause de l'air froid qui flottait dans la pièce. Puis, ses doigts vinrent s'enrouler autour de sa verge, amorçant un premier coup de poignet. Par réflexe, Thomas s'accrocha aux bras de Minho - 'mais qu'est-ce qu'il fout en tee-shirt... ?' -, le cœur battant dans sa poitrine à un tel point qu'il lui donnait l'impression qu'il allait exploser.

Minho commença à caresser sa verge par de lents mouvements de va-et-vient, créant une vague de plaisir dans son corps qui ne faisait que s'amplifier à chaque retour. La conscience de Thomas lui criait de protester, mais Minho lui faisait complètement perdre la tête, si bien qu'il avait l'impression de ne ressembler qu'à une boule de chair tremblante de plaisir entre ses bras. Minho connaissait chacun de ses points sensibles par cœur et il ne se gênait pas pour les taquiner : quand ses dents vinrent mordiller sa nuque, il se délecta des gémissements qui traversèrent les lèvres de Thomas, et lorsque l'une de ses mains glissa sous ses vêtements pour caresser son dos, il prit grand plaisir à sentir son corps se cambrer légèrement vers l'avant. Si Minho en profitait autant, c'était surtout parce que la peau de Thomas était agréablement chaude (et aussi parce qu'il n'y avait qu'avec lui qu'il jouait au radiateur corporel), et aussi parce que Thomas avait des réactions aussi imprévisibles qu'adorables. Donc masturber Thomas dans les toilettes lui semblait être une bonne excuse pour s'échauffer au bras de fer (quoi ? Qui a dit que c'était ridicule ? Pfft...).

Thomas se sentait dévoré du regard par Minho. La sensation était à la fois excitante et bizarre, mais Thomas n'y songea pas vraiment, et il ne pouvait pas tellement le faire quand il sentait la main de Minho caresser son sexe avec lenteur, à un tel point qu'il ne put retenir un gémissement de frustration. Ses hanches bougèrent presque d'elles-mêmes pour un contact plus rapide, mais au lieu de répondre à cette attente, Minho l'embrassa. Leurs langues se caressaient avec passion tandis que leurs bouches se dévoraient, mais rien que sentir la langue chaude de Minho contre la sienne lui faisait complètement perdre pied et l'excitait. Pendant un bref moment, Thomas quitta les lèvres de Minho et baissa la tête pour défaire sa ceinture et son pantalon, mais ce dernier reprît bien vite possession de sa bouche, changeant d'angle quelques secondes après pour plus de profondeur.

Thomas ferma les yeux, profitant au mieux du baiser, et entreprit de retirer le boxer de Minho, tâtant son corps à l'aveuglette afin de retrouver l'élastique du sous-vêtement. Lorsqu'il y parvînt, il descendit le boxer le long de ses hanches avant de sentir contre ses doigts le sexe de Minho, durcit par l'excitation. Entre-temps, Minho se sépara de ses lèvres et le regardait d'un regard fiévreux, ses yeux assombris par un voile de désir.

"Tommy..." gémit-il contre ses lèvres lorsque Thomas prit sa verge en main et commença de timides va-et-vient malgré son excitation. Le corps de Minho se rapprocha du sien, effaçant les quelques centimètres de proximité entre eux. Thomas baissa les yeux vers leurs deux sexes : la vision de leurs verges gorgées d'excitation et de leurs mains qui montaient et descendaient dans un mouvement hypnotisant lui procura un frisson de désir, et il se mordilla la lèvre inférieure, souhaitant intérieurement plus. Plus de contact. Plus de plaisir. Plus de sensations. Plus, plus, plus...

Thomas colla son sexe contre celui de Minho, perdant le peu de lucidité qu'il lui restait pour retenir un soupir de plaisir. 'Merde...' songea-t-il en commençant à masturber leurs deux verges l'une contre l'autre, créant un mouvement de friction qui leur arracha un gémissement. Thomas ferma les yeux et colla sa tête contre le mur de la cabine, complètement perdu dans le plaisir et les sensations qu'il ressentait. Quelques secondes après, il sentit la main de Minho se poser sur la sienne, suivant le rythme de ses va-et-vient.

Il n'y avait plus qu'halètements et soupir entre eux. N'importe quelle personne qui passerait par là serait suffisamment intelligente pour savoir ce qu'il se tramait, mais le sentiment de se faire surprendre à tout moment l'excitait plus qu'il ne le pensait. Thomas en était surpris : c'était la première fois que lui et Minho faisaient ce genre de chose dans un lieu public, et il n'aurait jamais pensé que ce serait aussi... plaisant. Et excitant.

"Aah... Merde..." jura Minho en s'appuyant contre le mur avec son avant-bras, le poing serré et les yeux clos. "C'est trop bon..."

Thomas donna un coup de langue sur ses lèvres avant de l'embrasser, accélérant le rythme de ses va-et-vient sur leurs deux verges. Minho n'avait pas tort : c'était trop bon de sentir son sexe frotter contre le sien, et même si Thomas n'osait pas le dire, ça n'avait jamais été aussi bon qu'avec Minho.

Thomas mit fin au baiser et posa sa tête sur l'épaule de Minho, continuant à masturber leurs verges quand une vague de plaisir plus violente que les autres fit trembler son corps. Le gémissement de plaisir qu'il laissa échapper fut à moitié étouffé dans l'épaule de Minho tandis qu'il se déversait dans leurs mains, répandant un liquide blanchâtre entre eux. Minho ne tarda pas non plus à venir, fermant les yeux lorsqu'il se sentit venir à son tour dans la paume de Thomas.

Pendant quelques instants ne régnèrent que leurs respirations haletantes. Puis, Minho se sépara de Thomas et retira son tee-shirt tâché de sperme, laissant tout le plaisir à Thomas d'admirer la forme de ses muscles qui se mouvaient sous l'action.

"Hé, Minho..." souffla Thomas, la respiration encore hachurée. Minho secoua la tête de gauche à droite pour remettre sa coupe de cheveux en place et leva les yeux vers lui, signe qu'il l'écoutait. Thomas continua : "C'était pour quoi, le coup de la masturbation ?"

"Parce que t'avais froid, Tommy." répondit Minho en lui retirant sa veste, elle aussi tâchée par leurs semences.

Thomas haussa un sourcil. "Mais encore ?"

Le masturber juste parce qu'il avait froid ? C'était louche. Très louche.

Minho avait sa veste en main quand il leva les yeux au ciel. "Ok... Y'a aussi le pot de gel dans cette histoire."

"Hein ? Comment ça ? Qu'est-ce que t'as encore fait ?"

"J'ai oublié mon porte-monnaie dans la voiture." expliqua Minho en tirant une grimace, agacée. Thomas murmura un "toi aussi" que Minho entendit sans faire de commentaire, mais il resta silencieux sur le coup pendant quelques secondes avant de reprendre. "Enfin bref, la patronne du magasin m'a proposé un deal au bras de fer : si je gagne, j'ai mes trucs gratos. Mais si je perds, je bosse ici pendant un an, congés non compris et salaire divisé par deux."

... Thomas aurait presque cru que Minho était bourré à ce moment-là s'il ne le regardait pas avec un air aussi dramatique. Parce qu'un mec torse nu avec du sperme dans la main qui vous racontait une telle histoire, excusez-le mais c'était pas très crédible.

"Quoi ?" finit-il par dire en clignant des yeux, plusieurs fois, pour espérer que tout ce que venait de lui dire Minho ne soit qu'un rêve. "Attend, donc, si je comprends bien... Tu vas faire un bras de fer avec une... Nana, c'est ça...? (Minho hocha de la tête.) E-Et après... Mais c'était quoi cette branlette alors ?"

"Cette nana est un monstre Thomas, elle m'a explosé le bras tout à l'heure, et je compte bien lui rendre la pareille." déclara Minho en remontant son pantalon et son boxer avec sa main propre. "Surtout que bosser dans cet endroit louche pour un an... Brrr, ça fait froid dans le dos." murmura-t-il, parcouru d'un frisson juste après.

Thomas se rhabilla, remontant lui aussi son boxer et son pantalon, avant d'ouvrir la porte de la cabine et de s'approcher du lavabo pour se laver les mains. Minho fit de même, et lorsque Thomas tourna la tête pour voir de nouveau son corps de rêve, une envie , plutôt malsaine, le prit. Pesant d'abord le pour et le contre, il songea à toutes les conneries dans lesquelles il avait été embarqué à cause de Minho - et après ça, la question du 'je le fais ou pas' ne se posait même plus...

Ses mains se mirent en coupe juste sous le robinet, l'eau froide venant s'accumuler jusqu'à remplir ses paumes à une vitesse progressive. Puis, lorsqu'il ne put plus contenir d'eau, Thomas décida que c'était le bon moment pour le faire.

D'un geste rapide, il jeta l'eau sur le torse de Minho qui poussa un cri d'effroi, et Thomas entreprit aussitôt de fuir des toilettes, entendant un "THOMAS, ENFLURE" de l'autre côté de la porte. Il ne s'arrêta pas pour autant de courir, ayant prévu que Minho le courserait tout de suite après sa mauvaise blague - et il ne s'était pas trompé, merde, Minho courrait à une rapidité étonnante derrière lui - rattrapant progressivement Thomas, qui aurait même pu dire qu'il sprintait. Ils contournèrent des rayons, puis en traversèrent d'autres quand Minho reconnut l'endroit de la caisse. Il vit Thomas s'arrêter brusquement et crier un "MAMAN ?" interloqué. Minho voulut s'arrêter avant de rentrer en collision avec Thomas, mais c'était déjà trop tard quand ils tombèrent lamentablement par terre, provoquant un gémissement de douleur de la part de Thomas qu'il était maintenant en train d'écraser.

"Oh merde, Thomas, toutes mes excuses mec." paniqua Minho en se redressant aussitôt, inquiet. Néanmoins, Thomas ne sembla pas faire attention à la chute, redressant immédiatement la tête pour voir la femme en face de lui. Puis, un soupir de soulagement traversa ses lèvres sous le regard confus de Minho.

"J'ai eu un coup de flippe, bordel..." grogna Thomas en attrapant la main de Minho qui l'aida à se relever. "J'ai cru que c'était ma daronne..."

"C'est la patronne du magasin." annonça Minho en même temps qu'il tournait la tête vers Ava. "J'ai aussi pensé à ta mère la première fois que je l'ai vu, faut dire que c'est hardcore comment elles se ressemblent..."

"Ahem." Ava se racla la gorge pour attirer leur attention, bien décidée à régler le compte de Minho. "Est-ce que ton time-out est fini ? Je trouve qu'il a quand même duré un peu longtemps."

Zart hocha de la tête, affirmant ce que disait sa patronne en même temps qu'il doutait de plus en plus de la nature humaine de Minho. Se balader torse nu dans un magasin un jour d'hiver ne pouvait quand même pas être humain...

Minho fit craquer ses doigts, puis les muscles de sa nuque, avant de s'approcher du comptoir. Il posa son coude sur la surface en bois et défia Ava du regard, son sourire narquois naissant déjà sur ses lèvres. "Désolé, mais tu ne gagneras pas une deuxième fois."

Ava haussa un sourcil, intéressée par la provocation. Ses doigts s'enroulèrent autour de la main de Minho, la serrant légèrement. "Tiens donc. Tu reviens avec une sorte de super technique maintenant que tu as ton ami et que tu es torse nu ?"

"Tu vas morfler." l'avertit simplement Minho, et cette fois, maintenant que Tommy était là, il était sûr de son coup à cent pour cent.

_#

Zart devait avouer que, même si Minho n'avait pas l'air humain, il en restait néanmoins très coriace (et c'était pas Thomas qui allait le contredire). Ça devait d'ailleurs être pour cette raison que Minho avait pu remporter le bras de fer sans y laisser d'os et que sa patronne avait morflé comme il le lui avait promis quelques instants plus tôt. La défaite était aussi frustrante qu'humiliante, mais Ava avait tenu parole, lui cédant gratuitement le pot de gel comme il était convenu - et plus d'objets selon la volonté de Minho.

Thomas aurait pu se jeter dans les bras de Minho si l'image des gâteaux n'était pas revenue dans son esprit. Dès que Minho se tourna vers lui, Thomas interpréta ça comme un signal de départ et il courut aussitôt vers le rayon gâteau, attrapant chaque paquet qui lui semblait appétissant - un peu tout quoi, mais eh, on pouvait bien le traiter de morfale, il n'empêche que n'importe qui profiterait d'une offre pareille ! Il se promit de remercier Minho plus tard, mais pour l'instant, il n'avait que sa dose de glucides en tête : 'un peu de réconfort après l'effort, y'a que ça de bien !'

Une heure plus tard, Thomas revînt auprès de Minho avec des paquets de bonbons, gâteaux et pâtisseries dans les bras. Ce dernier eût un froncement de sourcils en voyant la dose de sucre que comptait ingurgiter Thomas - "tu sais, je doute que quelqu'un nous prenne en voiture avec toutes ces cochonneries" murmura-t-il en louchant sur un muffin au chocolat.

Thomas, en montrant du menton la montagne de pots de gel, rétorqua : "je doute aussi que quelqu'un accepte toute cette colle dans sa voiture."

"Vous avez fini de vous chamaillez ?" râla Ava, encore agacée par sa défaite. "Et d'ailleurs, depuis quand est-ce qu'on vend des vêtements ici ?!" s'exclama-t-elle lorsqu'elle remarqua le nouveau tee-shirt de Minho, ainsi que le nouveau pull de Thomas.

"Ce sont les livreurs du WICKED qui se sont trompés de cargaison le mois dernier." expliqua Zart en lui montrant la liste des livraisons. "Vous devriez acheter des lunettes pour Poêle-à-Frire, je crois qu'il a des problèmes de vues."

Un soupir traversa les lèvres d'Ava. "Bon dieu… " geignit-elle en pinçant l'arrête de son nez. "J'ai vraiment hâte que ces deux-là partent."

"Il fait trop froid dehors." répliqua Minho, récupérant sa veste et son pull au sol.

Thomas hocha de la tête tout en ouvrant un paquet de bonbons. Il en engloutit un dans sa bouche - des fraises Tagada pour les plus curieux - et ajouta : "Et votre station d'essence est un vrai désert, c'est juste à côté de l'autoroute mais personne ne pense à faire un tour ici."

"En même temps, vu la pat-" Minho se tut immédiatement lorsqu'il vit le regard noir d'Ava qui lui était adressé. "… Je veux dire, vu la réputation qu'il doit avoir, ça doit pas donner envie d'y poser les pieds."

Ava le regarda, longuement, avant d'élever de nouveau la voix. "Est-ce que c'est de ma faute si de stupides gamins sans cervelle se sont mis en tête de braquer ce fichu magasin ?"

Minho ne sut pas quoi répondre à la question. Il haussa simplement des épaules, puis s'approcha de Thomas et happa ses lèvres, lui volant par la même occasion le bonbon sucré qu'il venait à peine de mettre dans sa bouche. Thomas fronça des sourcils et leva les yeux vers lui, à la fois surpris et frustré de s'être fait piqué son bonbon.

Minho se lécha les lèvres avant de se tourner vers Ava. "Vous devriez ouvrir une boutique de bonbons. Ça, ça intéressait beaucoup de gens qui roulent sur cette autoroute."

"Ou même une boutique de préservatifs." rétorqua-t-elle avec un sourire provocateur, baissant les yeux pour indiquer le paquet de préservatifs caché dans la poche de son jean. 'Je l'ai grillé !' s'écria-t-elle intérieurement avec triomphe en constatant que Minho cherchait à se justifier, mais lorsqu'il croisa le regard consterné de Thomas, il soupira.

"Tommy-"

"Je ne veux rien savoir sur tes fantasmes" le coupa brusquement ce dernier. "Si tu veux le faire dans une voiture en compagnie d'un inconnu, ce sera sans moi !" clama-t-il en tentant de s'éloigner de lui, mais Minho passa un bras autour de sa taille avant de l'attirer contre son corps, rendant son étreinte impossible à se défaire - 'le retour de la ventouse !' songea Thomas en grimaçant.

"Dis, Thomas. Tu savais que la langue était un muscle ?"

"…Oui, et ?"

"On fait un bras de fer ?"

Thomas ne sût pas s'il devait rire ou pleurer, mais ça n'empêcha néanmoins pas Minho de lui rouler une pelle, sous les regards stupéfaits d'Ava et Zart.


Et aussi, dans le top des 10 phrases à ne pas dire lorsqu'on drague : "Ton regard de braise me rend merguez" (qui a osé dire ça ? QUI ?)

Héhé, voilà la fin du chapitre 3 ! J'espère qu'il vous aura plu autant que les autres - je m'adresse notamment aux fans du Thomin, s'il y en a par ici xD Bon, on va dire que Minho et Thomas ne sont pas prêts de sortir du magasin, au même point qu'Ava et Zart ne sont pas non plus prêts d'être tranquilles pendant un bon moment (mais GUESS WHO'S BACK dans le prochain chapitre 8D ?)

Pour ce qui est du crack... oui... Cette idée de bras de fer et tout... C'est comme le road trip, je ne sais pas d'où elle vient. La mère de Thomas ressemble à Ava (et peut-être même que c'est son sosie xD), Ava est une championne au bras de fer (imaginez juste cette dame championne de bras de fer, le crack dans lequel je l'ai mise est juste... BWAH (traduction : désespérant)), et Minho a cette technique spéciale pour s'échauffer (même si ce n'est qu'une excuse pour sa frustration sexuelle XD). Thomas adore tout ce qui est sucré, d'ailleurs, ce sera TRES important pour la suite de l'histoire ! (... enfin, pour quelques passages...? XD)

RAR :

Marion : Hohoho, contente de voir que tu adhères totalement au Thominewt ! 8D Je t'encourage de tout coeur à continuer l'année 2015 en pensant au Thominewt, tu es sur la bonne voie :D /SBAAAAAF/ Ahem, enfin, plus sérieusement x) Merci beaucoup pour ta review, étant donnée que c'est la fin des vacances, je peux te dire qu'elles ont été plus... mouvementées que reposantes XD En tout cas, bonne année à toi, en espérant que ce chapitre t'a plu autant que les deux premiers :3

drew : Merci beaucoup pour ta review ! ^^ Contente de voir que tu apprécies la fiction en tout cas ;D

Sam : Heyaaa Sam ! 8D Merci pour ta review ;D Pour ce qui est de Newt, eh bien... La réponse est : pas de Thominewt sans Newt, parce qu'il en manquerait un, et ça serait plus du threesome XD Ensuite, pour répondre à ta question, "OOC" vient de l'anglais "Out Of Character", et ça signifie que dans une fanfiction, le caractère d'un personnage sera différent de l'oeuvre originale :)

Voilà pour la note de fin les petits sucres ! :D J'espère que ce chapitre vous a plu autant que les autres ^^ Merci encore à vous de suivre, aimer et reviewer, ça m'encourage toujours plus ;D En tout cas, bonne rentrée et portez-vous bien ^^

Sur ce,

Huggies :3 ! \o

P.S : En fait, je me suis faite spoilée sur le tome 3 (j'aurais jamais dû regarder ces vidéos sur YouTube, c'est hORIIBLE QAAAAQ). Du coup, si quelqu'un veut me parler de Newt pour me consoler, ce sera avec plaisir XD