Chapitre 3 :

Blanc coquille d'œuf

Note de l'auteure : Tout d'abord, j'aimerais présenter mes excuses à toutes les personnes qui m'ont ajouté à leur liste de fanfiction/auteur préféré ou à suivre. Je vous avais mentionné que le troisième chapitre allait être publi semaines après mon accident mais voilà presque 1 mois que je n'ai rien écris. Sinon, mon doigt se porte mieux, il reprend une forme un peu plus normal mais il me fait souffrir lorsque j'écris:/, merci aux personnes qui m'ont envoyé un petit mot pour ma guérison:)

Stiles ouvrit les yeux pour la première fois depuis qu'il était à l'hôpital.

Tout ce qu'il vit n'était que du blanc.

Du blanc, sans texture, sans nuance ni forme, tout était homogène.

L'adolescent sortit du lit et se mit à marcher à travers cet immensité blanche.

Il marcha pendant, ce qui lui avait semblé, des heures.

-« Allô? Il y à quelqu'un?» Demanda t-il, mais seulement l'écho de sa propre voix lui répondit.

-«Allô?!» Ré-essaya t-il en attente d'une réponse.

Mais il n'y avait rien ni personne pour lui répondre.

L'adolescent se mit à courir. Tout d'abord tout droit, puis en site dans tous les sens, cherchant quelque chose, n'importe quoi. Un mur à rentrer dedans, un meuble où se fracasser la petite orteil, une personne qui lui dirait où il est. Mais il n'y avait rien.

À bout de souffle et de force, Stiles s'écroula sur, ce qui aurait été normalement, le sol.

L'hyperactif n'était pas du genre à se laisser aller sur ses émotions et encore moins à les faire voir à quinconce. À la mort de sa mère son père s'était enfermé dans un mutisme qui avait duré plusieurs semaines. Il avait commencé à boire et travaillait pour oublier sa peine. Stiles avait hérité de lui, la capacité de caché, de fuir, ses émotions. Avec l'absence parfois physique parfois mentale de son père, il avait eu à acquérir très jeune de l'autonomie et à devenir responsable. Parfois, c'était le jeune Stiles de 9 ans qui faisait le souper à son père, couché ivre mort sur le canapé.

Néanmoins, se renfermement d'émotions avait engendré chez le jeune Stilinski des crises de panique incontrôlable qui l'avaient parfois mené jusqu'à l'hôpital, mais jamais il n'avait parlé de ce qu'il ressentait. Et souvent dans ses rêves, son trop plein d'émotions explosait et il se retrouvait à nouveau à l'âge où il avait perdue sa mère. Au moins dans ses rêves il pouvait se permettre de vivre ses états d'âmes et il n'était pas rare qu'il se réveille au petit matin, encore plus fatigué que la veille et les joues mouillées de larmes.

Il ramena ses jambes contre son torse et cala sa tête entre ses genoux tout en se prenant la tête.

-«Aidez-moi» Gémit-il en laissa couler quelques larmes.

-« Est-tu perdu?» Fit une voix, grave et calme, que Stiles ne reconnu pas.

-« Aidez-moi, je suis perdu» Répondit Stiles à la voix, puisqu'il ne vit pas d'où celle-ci venait.

L'adolescent sentit une main passer doucement sur sa joue et sur son menton avant de disparaître.

-« C'est bien dommage.» Fit simplement la voix avant que Stiles ne vit une grande femme loup-garou, à la peau foncée et au cheveux long, foncer sur lui et le frapper au visage au visage.

Stiles se réveilla brusquement, ne fine couche de sueur parcourant son frond.

Tout cela n'avait été qu'un cauchemar. Le blanc envahissant du rêve qu'il venait de faire avait laissé place aux ténèbres. Stiles passa une main sur son visage lorsqu'il sentit que quelque chose lui obstruait la vue. Quelque chose n'allait pas. Il ne pouvait pas savoir quoi exactement mais il était certain que quelque chose n'allait pas.

De un, le lit dans lequel il venait de se réveiller n'était sûrement pas le sien puisqu'il n'était pas aussi douillet. L'air ambiante sentait le désinfectant et non l'odeur caractéristique de sa chambre à couché. Il tenta de se rappeler ce qui c'était passé hier mais son cerveau s'obstinait à ne pas coopérer.

Stiles se passa à nouveau une main sur ce qui semblait être des pansements sur son visage et sa main tremblante se mit à les défaire.

Et puis, cela frappa Stiles comme un coup de poing en plein visage.

La bataille qu'il y avait eu lieu dans le vieil immeuble abandonné, Derek cloué au sol par Ennis, Kali qui allait le frapper alors qu'il ne pouvait pas se défendre. Et lui qui s'élance dans l'idée utopique de pousser Ennis pour libérer Derek mais qui prend le coup de pied griffé de la brune en plein visage.

Stiles se rappelait maintenant.

Il était devenu aveugle.

Jamais plus il ne pourrait apprécier le bleu du ciel lors des journée de juillet alors que Scott et lui seraient couchés dans la verte pelouse. Plus jamais il ne verrait le blond vénitien des cheveux de Lydia. Plus jamais il ne pourra se moquer de la mâchoire croche de Scott, car il ne pourra plus jamais la voir. Les fossettes que creusent les joues de Danny lorsqu'il sourit.

Le cadre retenant la photo de sa mère dans sa jolie robe d'été jaune.

Et bien qu'il avait de le misère à se l'admettre, la couleur mystérieuse des iris de Derek qui variait entre le bleu et le vert, allait lui manquer.

Ce dont il avait surtout peur, c'était d'oublier tout ce qu'il avait déjà vue dans sa vie.

Trop concentré par toutes les choses à voir qui allaient lui manquer, Stiles ne s'aperçut pas qu'au bout de son lit, une personne s'y était assise et le regardait tristement.

Derek.

Probablement que lui-même pensait être la dernière personne à être revenu au chevet de Stiles. Mais il devait se l'admettre même si ce dernier était profondément agacent et qu'il parlait beaucoup trop pour son propre bien, il tenait à l'adolescent.

Lors que Stiles s'était réveillé de ce qui lui avait semblé être un cauchemar, Derek avait senti un pincement au cœur et de l'amertume.

C'était de sa faute si Stiles était à l'hôpital, en panique et aveugle et Derek ne savait pas comment il pouvait aider le garçon en retour ni comment lui prouver sa reconnaissance.

Derek allait quitter la chambre de l'hôpital quand il entendit celui-ci murmurer un :

-« Qui est là? Papa c'est toi?»

Stiles s'était légèrement relevé du lit, cherchant d'une main fébrile,cherchant la présence rassurante de son père, mais aggripa que le vide.

-« Scott?»

Derek se désolait de la scène qui se présentait à lui. D'un côté, il aurait aimé prendre la main de Stiles et le rassurer de sa présence mais d'un autre, il avait trop honte de lui même.

-« Qui est là? Je sais qu'il y à quelqu'un!»

Derek demeura silencieux.

-« Est ce Deucalion, les jumeaux, Ennis ou Kali. Êtes-vous ici pour finir le travail et me tuer?»

Stiles commençait à paniquer face au manque de réponse ce qui fit paniquer aussi Derek qui partit comme un voleur de la chambre d'hôpital, laissant un Stiles totalement perdu.