Bonjour,
Tout d'abord avant de commencer je veux vous remercier pour vos reviews, vos avis, et vos encouragements, honnêtement ca fait super plaisir et c'est motivant !
Aussi, je voulais particulièrement remercier Leausy et Sephora, qui m'aident énormément.
Je réponds avec plaisir à vos reviews, quand ce chapitre sera enfin posté ..
Mamoure21 : Oui, j'ai prévu de publier un nouveau chapitre tous jeudi normalement (bon là j'ai un peu deux jours d'avance mais bon) merci beaucoup pour ta reviews :)
Chapitre 2 - "Bella, ce n'est pas une décision à prendre à la légère."
Je n'avais pas fermé l'œil de la nuit. Le message de mon ami m'avait mis dans tous mes états, je ne savais pas si je devais être heureuse, ou si je devais appréhender notre déjeuner. Il avait été très vague. Et lorsque Edward m'appelait par mon prénom complet, cela se traduisait obligatoirement par « il faut qu'on parle » et pas dans le bon sens du terme. De ce fait, je cogitai toute la nuit et ça malgré les somnifères que j'avais ingurgités. J'avais même fini la saison de Doctor House - seigneur, qu'est-ce qu'il était sexy, il pourrait être un candidat potentiel - puis je m'assoupis paresseusement sur le canapé. Au final, je me levais deux heures plus tard, avec un mal de dos atroce. Je fis un peu de rangement dans l'appartement, surtout dans mes dossiers. L'heure venue, j'enfilais un jean, un chemisier noir ainsi qu'une veste bien coupée ivoire : la mode et moi faisait deux, cependant je travaillais comme journaliste dans un magasine de mode - je m'occupais seulement de la rubrique actualité - je devais essayer d'être un minimum présentable dans ce monde impitoyable du style.
Il était rare que la matinée soit calme, mais aujourd'hui elle le fut. J'eus un rendez-vous vers 9h avec un nouvel écrivain, sur qui j'allais consacrer une double-page. Son livre m'avait de suite interpellée, c'était innovent, frais, tout ce que recherchait le magasine. Quelques questions posées, une photo et hop j'avais mon article. Ça n'était pas toujours aussi simple, mais là je n'avais plus qu'à tout rédiger, après le repas. Vers 11h Angela, mon assistante me proposa de déjeuner avec elle et son copain Ben - mon dieu avais-je l'air si désespérée ? - Je refusais aimablement. Et enfin pendant que j'attendais Edward, j'envoyais un mail à mon père qui, lui, était resté à Seattle auprès de sa nouvelle femme. Sue, une femme très charmante et une très bonne cuisinière. Une perle rare. J'étais soulagée que mon père l'ai trouvé après la mort de ma mère.
Mon téléphone sonna.
- Isabella, Mr Cullen vous attend à l'accueil, fit la voix nasillarde de Jessica, l'hôtesse d'accueil
- Très bien, merci, Jessica.
Je restais immobile un moment, la main encore posée sur le combiné. Ce n'était pas le moment de stresser. Le cœur battant, j'attrapais ma veste ainsi que mon sac, ne prenant pas le temps de jeter un coup d'œil au miroir - de peur de m'enfermer définitivement dans le bureau - et sortis. Seigneur, j'avais l'impression, d'aller à mon premier rencart. Il fallait que je me calme, ce n'était qu'Edward, mon meilleur ami, le mec qui m'a vu avec mes couettes et mes colliers de bonbons.
Il m'attendait dans le hall.
- Bella ! m'interpella-t-il
- Edward, lâchai-je en même temps que je relâchais la pression.
Il me prit furtivement dans ses bras et je pouvais imaginer la tête de Jessica, elle devait sûrement se déshydrater à force de baver. À chaque fois qu'Edward venait me rendre visite, elle manquait presque de faire un arrêt. En même temps, il y avait de quoi . Certes Edward était mon ami, mais il fallait avouer qu'il était plutôt pas mal dans son genre et il le savait.
- On se fait un resto français ? Me demanda-t-il
J'acquiesçai. Il posa sa main au bas de mon dos pour me guider vers la sortie. Pendant que moi, je le scrutais attentivement : il n'avait aucune once de gêne, il était en mode « tutto bene » comme dirait ma grand-mère italienne. Je ne pouvais déceler une quelconque réponse. En revanche, moi, j'étais tendue tout au long du chemin et pendant le quart du repas aussi. Il n'avait pas lâché un seul mot sur notre discussion d'hier, sur le bébé. Non, il me parlait de son magasine, de ses nouvelles recrues. Cela me crispait de plus en plus, jusqu'à en éclater.
- Edward, s'il te plaît, ne me dit pas qu'on est là pour parler de tes pimbêches de secrétaires ?
Il hoqueta voyant ma réaction qui était quelque peu excessive, je devais avouer. Puis baissa le regard sur son dessert gêné. Il garda le silence quelques temps, décomposant sa tarte tatin.
- Oui, tu as raison, commença-t-il, Heu … à propos d'hier, j'ai réfléchis.
- Je sais, tu me l'as dit par texto je te rappel, le coupai-je impatiente.
- J'ai un nombres incalculables de questions à te poser ..
- Pas de problème, j'y répondrais, mais dis-moi seulement si tu acceptes ? Dis-je avec une lueur d'espoir.
- Bella, ce n'est pas une décision à prendre à la légère. Déjà … je … tu es au courant que je suis pas … très stable.
- Parfaitement au courant, Edward, je suis la première au courant je te rappel. Mais je me fous de ta situation, tout ce que je veux, c'est un peu de ta .. virilité pour créer un petit bébé.
C'était étrange, ma voix s'éraillait légèrement à la fin de ma déclaration, c'était comme si, ce que je disais, sortait simplement de ma bouche, mais ne venait pas du coeur. D'ailleurs celui-ci se serra tellement fort que je dus boire une grande gorgé d'eau.
- Ça va Bells ? Demanda Edward, ayant certainement vu mon trouble.
- Je pète la forme, riais-je de moi même.
- Hum, mais qu'est-ce que tu vas dire à nos amis, la famille, tes collègues ..
- Que je suis une mère célibataire, répondis-je du tac au tac, tu sais Ed, de nos jours le père n'est plus toujours présent dans les familles. Puis peut-être qu'un jour je trouverai l'homme de ma vie … Ne t'inquiète pas Edward, tu ne seras pas impliqué directement dans cette affaire.
Il resta silencieux un temps, puis leva le regard sur moi, il me fusillait littéralement des yeux.
- Isabella, redescends sur Terre, la vie n'est pas toujours rose, il est évident que tu auras besoins d'un père .. Et il est évident que si je t'aide … eh bien je veux faire partie de … sa vie.
Je manquai presque de cracher ma gorgée de vin sur sa chemise bleue ciel. Avait-il dit qu'il ... non, ce n'était pas possible. Il était certain, que cela me faisait plaisir, mais ce n'était pas une solution envisageable. Hormis son entreprise Edward n'avait aucune attache .. affective. Il était le genre d'homme qui aimait la vie, et les avantages à être « célibataire ». Les seules relations durables qu'il avait, c'était la notre, celle avec mon frère Emmett, sa sœur Alice, et peut-être même Tanya, sa « petite amie » quand ça l'arrangeait.
- Sans te vexer Cullen, je ne pense pas que tu sois en mesure d'éduquer un enfant …
Il leva un sourcil intéressé.
- Qu'est ce qui te fait dire ça ? Claqua-t-il
- Edward, je te connais depuis toujours. A part ta société, seules les paires de seins, t'intéresse. Bon, c'est vrai que tu as la décence de rester discret en ma présence, toutefois tu ne peux pas le nier tu es un homme à femme. C'est vrai quoi, mis à part Tanya, je vois défiler des filles différentes à chaque fois que je passe chez toi.
- Faux ! Hier …
- Hier, était une exception, le coupai-je
- Oh, tu peux parler Bella, ne me dis pas que Jacob est seulement un ami avec qui tu tricotes …
J'haussa un sourcil, septique. Edward ne pouvais pas comprendre que je voulais moi aussi passer un peu de bon temps.
- C'est pas pareil, avec Jacob y'a rien de sérieux, puis je me tape qu'un mec. Pas New York en entier. Tentais-je de me défendre.
- Encore heureux, souffla-t-il, Oh s'il te plait Bella, sois raisonnable. Je comprends qu'à 28 ans tu veuilles un enfant, mais pour l'amour du ciel, ressaisis toi, prends le temps d'apprécier les bonnes choses, je suis sur que tu trouveras un homme qui t'en fera a un, et ce bébé sera le fruit d'un amour au moins.
- Pour l'instant c'est un bébé que je veux Edward, pas un homme.
- Mais .. argh … Tu ne peux pas faire les choses normalement pour une fois, étape par étape ? Je sais pas, tu te trouves un mec, tu vis une histoire d'amour et après, seulement après tu songes à faire un gosse, s'écria Edward exacerbé.
- Je ne te demande pas ton avis ! Rechignai-je.
Une fois mon dessert finit, j'avalais le fond de mon verre de vin, enfilais ma veste et m'échappais du restaurant,furibonde. Edward me rejoignit quelques minutes plus tard, alors que je marchais d'un pas rapide vers mon bureau.
- Bella, ne prends pas le vif comme ça, commença-t-il attrapant mon bras pour ralentir ma cadence, c'est juste que, c'est … inattendu.
- Je veux ce bébé, je le veux Edward. Écoute, j'ai 28 ans, ce n'est peut être pas vieux, mais je suis en âge de vouloir créer une famille. Je ne vis pas une belle histoire d'amour, et pourtant j'ai tant d'amour à donner. Je te jure, je parais peut-être insouciante et encore gamine, mais je suis prête à élever un enfant, à l'aimer, et à le protéger. Peut être que pour toi, je suis encore la petite Bella qui dormait avec son pyjama mickey, mais j'ai grandi, crois le ou pas.
A l'écoute de mon monologue, Edward desserra sa prise autour de mon bras. En silence, il passa la main dans ses cheveux puis soupira.
- Et bien je pense, Bella que dans ce cas, on devrait te trouver un homme que tu mérites, un homme qui sera susceptible de t'apporter ton bonheur. Mais moi, je ne pense pas être cet homme là, ma belle. Je ne peux pas t'engrosser et faire comme si, rien ne s'était passé. Je ne peux pas m'engager à rester loin de l'éducation de cet enfant et je refuse de perdre ma meilleure amie à cause de ça. Alors oui, je suis prêt à t'aider, si tu le souhaites, mais je ne te donnerai pas ce que tu veux. C'est trop bizarre.
Edward avait refusé. Il avait dit non. J'écoutais son monologue et ses paroles ne cessaient de s'abattre dans ma tête comme un coup de tonnerre. Je ne savais même pas pourquoi je m'étais tant acharnée. Pourquoi lui ? Je m'étais posée la question au moins une fois par heure depuis des jours, mais je n'en trouvais pas la réponse. Oui je voulais un enfant, oui j'aurais aimé qu'il soit le père. Et pas seulement parce que je le connaissais depuis mon enfance, mais pour une autre raison que j'ignorais encore.
- Tiens, demain soir nous organisons une soirée de bienfaisance à l'hôtel W. Accompagne moi, tu trouveras peut-être ton bonheur ? Me proposa mon ami.
- Edward, c'est gentil de vouloir m'aider de cette manière, mais ce n'est pas ce que je demande. Je crois que je vais rentrer à présent, puis je vais prendre rendez-vous avec mon gynéco, je me renseignerai pour une éventuelle insémination , déclarai-je sur un ton que je voulais monotone et lasse.
A l'idée d'entendre « gynéco », Edward grimaça, ce qui me fit sourire. Il me raccompagna jusqu'à mon bureau en silence et avant de s'en aller, il revint sur ses pas.
- Bella ? M'interpella t-il
- Oui ?
- Personne n'est au courant pour …
- Personne, le coupais-je, et personne ne doit l'être. Promets moi que tu ne diras rien Edward. Encore moins à Emmett, oh et pas à Alice non plus.
- Motus et bouche cousu, Babybell, ria Edward alors qu'il effectuait le geste approprier à l'expression, c'est notre petit secret, comme avant. Me dit-il avec un clin d'œil avant de s'en aller.
Je remontais dans mon bureau, le cœur lourd comme de la roche. Ce déjeuner était mal passé, pas seulement la bouffe, mais aussi la discussion avec Edward. Il ne me restait plus qu'à trouver un donneur. Mais ce n'était pas ce que je voulais. Je voulais Edward. Pourquoi ? C'était encore confus. Mais je savais que je voulais un enfant à l'image de son père et Edward était un modèle masculin, bosseur, intelligent, marrant et attentif.
Ce n'était peut-être pas un bébé que je voulais, mais c'était précisément un enfant de mon meilleur ami. Je devais vraiment être sadique pour vouloir cela.
En fin d'après-midi, mon téléphone sonna, j'eus à peine le temps de lire le nom de « Jessica » inscrit sur l'écran que la porte de mon bureau s'abattit violemment contre le mur, laissant place à un Edward agité et essoufflé.
- Bella, je suis d'accord .. Je suis d'accord pour que nous ayons cet enfant. Mais à une condition ..
Mon cœur cessa de battre.
Mouhaha !
j'espère que ce chapitre vous plu. Parce que moi j'ai eu un super plaisir à l'écrire ! Donnez moi votre avis, j'ai hâte.
Je vous revoie Jeudi prochain :)
