Bonsoir tout le monde! Je tiens d'abord à m'excuser pour le titre dénué de sens de la fic, qui me semble ridicule (j'ai jamais eu de créativité pour les titres de toute façon), et du temps qu'il m'a fallu pour me motiver à continuer ce chapitre (il était déjà commencé lorsque j'avais posté le 2), et enfin de la longueur des chapitres.

Un de ces jours faudra que vous me disiez comment vous faîtes pour faire des chapitres de longueur raisonnable!

Bonne lecture!

3. Dernier recours.

Il ne savait pas combien de temps il resta ainsi, à contempler le petit être qui bougeait à peine, tremblant de froid et de terreur.

Quand il put de nouveau bouger, il sentit la présence de la meute derrière lui, qui n'osait pas broncher, malgré l'effort que cela leur coûtait pour garder leur maîtrise.

Il restait quelque heures avant l'aube, et les loups, pour qui la patience avait ses limites, s'impatientaient, et deux commençaient à avancer dangereusement vers le garçon.

Fenrir gronda, les avertissant de ne pas s'approcher encore plus, sous peine de sanction.

Mais il commençaient déjà à perdre leur contrôle de leur côté sauvage, et ne tenaient plus compte du grondement sourd qui émanait de sa gorge.

Il releva la tête en arrière, se mit sur ses pattes arrières, et hurla, un hurlement qui contenait toute l'autorité de l'Alpha, tout en leur défendant de s'approcher.

Heureusement pour l'enfant, ils comprirent le signal et commencèrent à rebrousser chemin, à contre-coeur, restant fixer le garçon.

Ils détalèrent rapidement, à la recherche d'une nouvelle proie qui pourrait satisfaire leur faim. L'Alpha se laissa retomber sur ses pattes, surveillant les bruits de course qui prouvaient qu'ils étaient bien partis.

Pourvu que l'enfant ait été le seul humain à parcourir la forêt ce soir-là, il n'osait imaginer l'état dans lequel on aurait retrouvé le cadavre d'un pauvre voyageur assez stupide pour venir si loin.

Mais si Lui était ici, sans doute quelqu'un devait le chercher, voir le monde entier...

Son esprit était embrouillé. D'abord, par la frustration de ne pas avoir attrapé de proie, et ensuite par la nécessité de devoir protéger le futur membre de sa meute.

Il reporta son attention sur le garçon qui n'avait jusqu'ici pas bougé, pressant fortement les paupières comme pour se persuader que ce n'était pas un rêve, ou plutôt, un cauchemar.

Les quelques branches qui pendaient lamentablement au-dessus de sa tête n'avaient pas réussi à protéger Harry Potter des quelques rafales de vent qui survenaient par moments.

Le cerveau de Fenrir travaillait à plein régime, et il savait qu'il le paierait cher le lendemain, par une splendide migraine. Il réfléchissait aux options qui s'offraient à lui. Soit il cachait Potter aux yeux du monde sorcier et le gardait dans sa meute, soit...

Il ne put pas réfléchir plus longtemps, car le gamin était soudainement secoué par une toux sèche, de plus en plus forte, et impossible à arrêter. Le garçon était étendu sur le sol, et semblait agité de tremblements, qui s'intensifiaient, à l'instar de la toux.

Le loup-garou plissa ses paupières, légèrement inquiet. Ce n'était pas bon signe si le garçon réagissait ainsi.

Cela pouvait signifier qu'il y avait des complications, ou encore...que son corps réagissait à la morsure.

Dans tous les cas connus de lycanthropie, la fièvre et les symptômes apparaissaient, mais seulement douze heures minimum après la morsure, le temps que le système immunitaire considère le "venin", à défaut d'autre mot, comme une menace pour l'organisme.

Le fait qu'il réagisse ainsi était plus qu'inquiétant. L'enfant commençait maintenant à perdre connaissance. Le sang du loup-garou ne fit qu'un tour.

Il savait qu'il ne s'en sortirait pas seul et devait appeler quelqu'un en qui il avait suffisamment confiance pour l'aider.

Mais qui? Fenrir se concentra, et sachant à l'avance que se serait loin d'être agréable, commença à reprendre sa forme humaine. Ce processus horriblement douloureux n'était possible qu'aux Alphas et autres loups-garous assez forts pour le surmonter.

Il fallait pour cela combattre l'influence de la pleine lune, tout en ignorant la douleur de son corps qui reprenait lentement forme humaine.

Tandis que ses os rétrécissaient, ses poils noir-argent se rétractaient à l'intérieur même de sa chair, ses tendons se mouvaient, ses griffes raccourcissaient de même que ses dents qui faisaient saigner ses gencives. Son cou s'affinait, de même que ses traits, et il poussa un hurlement de douleur quand sa colonne vertébrale se modifia dans un horrible craquement, redressant son dos.

Le moindre muscle de son corps se tendait, et ses articulations se mirent une à une en place, ses côtes reprirent leur taille humaine, la transformation s'achevait lentement.

Il faillit perdre conscience quand ce fut terminé, et ses mains tremblantes s'accrochèrent aux fins brins d'herbe de la clairière.

Tout son corps était crispé, et il gisait à plat ventre, nu, au milieu de la clairière. Il fit appel à ses presques dernières forces afin d'user de magie sans baguette pour se vêtir convenablement, sa baguette n'étant pas sur lui.

Fenrir avait appris quelques bases de magie sans baguette, tel que faire apparaître des vêtements après une transformation, ou encore attirer à lui un objet proche, mais rien de sophistiqué. Il se servait rarement de magie, sauf dans le cas du transplanage, qui ne pouvait se faire sans baguette.

Il se redressa lentement, et de ses yeux dorés scruta la clairière. Il posa son regard sur le garçon, et se rendit compte que, malgré l'état dans lequel il se trouvait,l'enfant avait assisté à la scène. De là où il était, il pouvait percevoir son rythme cardiaque, qui atteignait des sommets inimaginables.

De le sueur perlait sur son front, et il semblait en proie à une forte fièvre. Fenrir avala sa salive, et se résolu à appeler le seul être capable de l'aider, même à contre-coeur. Il appela d'une voix rauque:

«Kréattur!»

Il se surprit a espérer que l'elfe de maison répondrait à son appel. Ils n'étaient pas proches, mais Fenrir avait connu Regulus Black, même s'ils ne s'étaient jamais vraiment considérés comme amis.

Le craquement caractéristique du transplanage retentit, laissant place à un petit être vêtu de haillons, aux oreilles tombantes, et qui le comtemplait d'un air mécontent.

«Le cabot du Seigneur des Ténèbres a appelé?» fit Kréattur d'une voix grinçante, désagréable et menaçante. «Si la maîtresse voyait le pauvre Kréattur, que dirait-elle? Mais le chien mouillé a connu Maître Regulus, après tout...»

Fenrir soupira de soulagement. Il avait espéré sans y croire,que ce maudit elfe viendrait, et son voeu était exaucé. C'est pour cette raison qu'il ne tint pas compte des insultes du vieil elfe des Black, et le coupa:

«Kréattur. J'aurais besoin d'un service. S'il-te-plaît...» commença-t-il, d'un ton presque suppliant. Kréattur le remarqua et répondit:

«Tiens donc... Le misérable loup-garou demande de l'aide. A Kréattur. Et si Kréattur refuse?

-Je sais que Regulus n'aurait jamais laissé tomber une connaissance, même un loup-garou.»

Fenrir devait abandonner sa fierté pour le moment, car il n'avait pas l'énergie pour protester, et devait déjà lutter contre les maux de tête et vertiges qui commençaient à l'envahir.

L'elfe de maison était son seul espoir, presque son seul lien avec les humains. Il l'avait choisi pour plusieurs raisons.

Non seulement Kréattur ne craignait pas l'attaque du reste de la meute, n'étant pas humain, mais il pouvait aussi transplaner presque partout, et également dans le seul endroit où il connaissait quelqu'un qui pouvait peut-être l'aider.

«Pourrais-tu... transplaner à Poudlard? Et emmener le garçon et moi? Il est gravement malade...et je crains pour sa vie.»

L'elfe devant lui fronça les sourcils, puis déclara:

«Si Kréattur accepte, pour Maître Regulus, le loup-garou ne devra plus faire appel à Kréattur. La Maîtresse ne permettrait jamais que Kréattur fréquente un sale cabot! Kréattur n'aura plus de dette envers le chien!

-Entendu.»

Fenrir soupira de nouveau. Il avait accepté. Mais il ne devait pas perdre de temps. Le gamin avait perdu connaissance, et avec la pression sanguine, son nez s'était mis à saigner. Le loup-garou retint sa respiration, et s'avança en titubant légèrement vers lui et le pris délicatement dans ses bras. L'elfe prit la parole:

-«Où Kréattur doit-il aller?

-Dans les quartiers de Severus Snape.»

L'elfe ne dit rien, ce qui était surprenant de sa part, mais plissa les yeux. Finalement il tendit un bras fin et fragile, et agrippa le bras du loup-garou, qui soutenait l'enfant. Il disparurent dans un craquement sonore.

Peu après, au loin,des hurlements déchirants se firent entendre, et firent s'envoler une nuée d'oiseaux. La meute avait senti l'absence de son Alpha, et partait à sa recherche malgré tout.