Well… juste avant ma rentrée, voici le chapitre suivant tout chaud, juste sorti du four !! XD
Je vous raconte pas comme je galère pour traduire donc… faudra patienter pour la suite. Je fais ce que je peux mais, après la rentrée, j'aurais encore moins de temps qu'avant… mais ne vous inquiétez pas, je posterais la suite !!
Encore merci à tous ceux qui suivent mes traductions… je vous aime fort !!
Bonne lecture !
Chapitre 2 - Forces of nature
Caspian dissimula un bâillement derrière sa main tandis qu'il feignait d'écouter le débat de plus en plus enflammé à propos de la plantation d'un demi-champ de maïs ou de blé. En temps normal, le roi était patient et attentif pour chaque problème évoqué par le Conseil, mais ce jour là, il était fatigué d'avoir passé une grande partie de la nuit à planifier la reconstruction de Cair Paravel avec Trompillon et le Professeur Cornelius.
Il avait maintenu la tradition du Conseil mais à une condition : que les sièges vides soient donnés à des Narniens. Les seigneurs Telmarins restant avaient accepté à contre cœur que Glenstorm, Reepicheep, Professeur Cornélius et Trompillon se joignent à eux. Le roi avait espéré qu'en équilibrant ainsi le pouvoir dans le Conseil, cela aiderait à amener une nouvelle unité entre Telmarins et Narniens mais, au lieu de cela, ils semblaient avoir trouvé une arène plus formelle pour leur querelles.
- Le blé est bien plus utile que le maïs, cria un seigneur telmarin du nom de Rufian.
- Oui, mais il ne pousse pas ici. Quand bien même, nous avons déjà assez de champs de blé, protesta à son tour Reepicheep.
- Il n'y aura jamais assez de blé ! C'est un produit de base !
- Et le maïs est un luxe ? dit Trompillon en se levant.
- Assez ! s'écria Caspian, sa voix s'élevant au dessus du dernier argument.
Il y avait déjà eu assez de disputes et il était temps de couper court à cette réunion.
- J'en ai assez entendu et je crois que nous devrions examiner ce que nous avons déjà. Si nous avons beaucoup de champs consacrés à la plantation de blé et que cela suffit aux besoins du pays, alors nous donnerons ces terres aux cultivateurs de maïs. Mes chers amis, n'oublions pas que nous sommes ici pour faire le point sur les ressources dont notre pays a besoin, dit Caspian avant de se tourner vers les seigneurs Telmarins qui fulminaient silencieusement, et PAS sur les terres où ces denrées furent découvertes.Je ne laisserai personne utiliser ce Conseil pour accroître sa richesse ou son domaine au détriment des citoyens.
Le silence enveloppa la pièce tandis que le Conseil fixait le jeune roi qui paraissait bien plus vieux qu'il ne l'était. L'homme debout devant eux ne ressemblait plus au jeune garçon qui avait fuit le château durant la nuit. Il n'y avait plus de peur dans ses yeux, seulement de la détermination à servir son peuple et ils le respectaient pour ça. Du moins pour ce dessein.
- Maintenant, s'il n'y a pas d'autres problèmes à discuter, j'ai une proposition à vous faire : reconstruire Cair Paravel, déclara Caspian.
Ils se mirent tous à le fixer, certain surpris qu'il ait suggéré une telle entreprise, d'autres s'attendant à ce qu'il en parle tôt ou tard – Trompillon bien sur.
- Avec tout mon respect, sire, avons-nous assez de fonds pour ça ? Vous devez vous souvenir que la guerre n'est pas si loin. La majorité de ce que nous faisons sert à aider ceux qui ont beaucoup perdu ces derniers temps et à reconstruire des armes, dit pragmatiquement un autre seigneur nommé Glormiel.
- J'en ai discuté avec le trésorier royal et il semble que nos coffres pourraient y faire face. Avec les efforts de tous les Narniens, souligna Caspian en regardant de manière significative tous les hommes pour leur rappeler qu'ils faisaient tous partie de cette dénomination, nous pouvons l'accomplir en un an.
- Votre Majesté, interrompit le seigneur Rufian, disons que nous acceptions de reconstruire ce Cair Paravel, que ferions nous de ce château, qui n'est pas en ruine et qui a été le bastion de notre nation à travers des générations. Vous ne voudriez surement pas abandonner votre propre maison pour un lieu nouveau et lumineux, mon seigneur ?
- Nous n'abandonnerons pas ce château. Au lieu de cela, nous pourrions le transformer en quelque chose de plus utile, peut être une école ou un lieu de repos pour les malades. Ce pourrait être une maison pour ceux ayant perdu la leur durant la guerre. Il ne doit pas être rendu inutile, mon cher seigneur, répondit Caspian, sachant combien il était facile de passer outre ses propositions.
- Bien, alors pourquoi ne pas bâtir d'autres édifices pour tout ce que vous avez mentionné, Majesté. Pourquoi construire un autre château ? demanda le seigneur Rufian à nouveau.
- Parce que les couloirs de ce château sont infectés par la mort, le mal et la corruption. L'autorité qui émane de cet endroit est suivie par une ombre de la même source. La paix ne jaillit pas naturellement de ce lieu, interrompit Glenstorm avec sagesse.
- Et qui vous a dit ça ? Les étoiles ? dit Lord Rufian en se levant, les yeux enflammés de colère.
- Silence, commanda Caspian.
Ni l'homme ni le centaure ne parlèrent mais ils continuèrent à se lancer des regards furieux. Caspian soupira et se rassit. Il avait trop espéré que ce serait facile. Mais il semblait qu'il avait besoin d'un peu plus de temps que ce que le Conseil pouvait offrir pour les convaincre.
- Laissons cela pour un autre jour. Nous n'arriverons à rien si nous continuons avec de telles dispositions. Vous pouvez partir maintenant, dit Caspian en les invitant à quitter la pièce pour les empêcher de se battre comme des enfants gâtés.
La tête haute, les membres du conseil s'éclipsèrent en laissant le roi seul avec ses pensées. Il regarda la dance des couleurs à travers les fenêtres de la salle et se demanda ce qu'il pourrait faire pour tous les convaincre que c'était la bonne chose à faire. Le grincement de la porte et l'entrée de la domestique blonde interrompit ses réflexions.
- Oh, votre Majesté. Je suis désolée, je n'ai pas réalisé que vous étiez là. Je reviendrais nettoyer plus tard, dit Susan, faisant une révérence devant le roi et inclinant lentement la tête pour éviter son regard qu'elle avait du mal à supporter.
- Non, ignorez-moi. Je vous en pris, allez-y et faites ce que vous devez faire. Il n'est pas nécessaire de retarder les choses à cause de moi, dit gentiment Caspian.
Susan acquiesça et continua de balayer la pièce le plus loin possible de lui, consciente que ses yeux suivaient chacun de ses mouvements.
Caspian voulait continuer à penser à une stratégie pour avoir l'approbation des membres du Conseil à propos de Cair Paravel, mais il n'arrivait pas à détourner son attention de la superbe jeune femme qui se déplaçait dans le coin. Un partie de lui se demandait quand elle heurterait le mur en tentant de mettre le plus de distance possible en lui et son balais. Cependant, il était de plus en plus surpris de constater que, quand elle était dans la même pièce que lui, il semblait oublier que Susan lui manquait. Comme les deux dernières fois, ce sentiment ne dura qu'un instant avant que la culpabilité ne le balaye, comme s'il trahissait la mémoire de Susan.
- Ouch, lui parvint le petit cri de Susan alors que sa tête heurta le mur en face d'elle tandis qu'elle oubliait à quel point elle était proche du mur lorsqu'elle s'inclinait légèrement.
Il ne put s'empêcher de rire sous cape en l'observant de masser le front discrètement. Caspian se leva de son trône et s'avança vers elle mais il s'arrêta brusquement quand Lord Rufian entra et le rejoignit au milieu de la salle.
- Ah, Seigneur Rufian. Avez-vous oublié quelque chose ? demanda Caspian sachant parfaitement que l'homme était revenu pour lui parler en privé.
- Votre Majesté, maintenant que nous sommes seuls, j'espère que vous allez me dire honnêtement pourquoi je serais supposé vous offrir aveuglément mon aide dans une entreprise si chère et injustifiée – est-ce pour servir Narnia ou pour votre désir personnel de rendre hommage à la reine qui nous a abandonné ? demanda Lord Rufian.
Caspian ne put prononcer un mot. Cet homme avait eu l'audace de dire du mal de quelqu'un qui n'était pas là pour se défendre et mettait en doute ses motifs dans le même temps. Il sentit la colère monter en lui mais il n'avait jamais eu la chance de la laisser exploser.
- En reconstruisant Cair Paravel, c'est le symbole de Narnia que vous reconstruisez. En travaillant ensemble, vous amènerez une solidarité qui supprimera les différences entre les deux races. Il n'est pas nécessaire de questionner le roi sur ses motifs quand vos propres raisons de l'empêcher de faire le bon choix sont bien moins qu'honorables. Ce château a quatre trônes mais ce n'est pas leur rendre hommage que de le restaurer, c'est un hommage au pays qu'il représente, résonna clairement la voix de Susan depuis son coin. Elle se redressa et fit baisser les yeux de Lord Rufian, qui recula de surprise.
- C'est donc ça, votre Narnia, cracha amèrement Rufian, une terre régentée par des animaux qui parlent et des femmes ? Et vous voulez que Telmar fasse partie de ça ? Le lion vous a-t-il embrouillé l'esprit pour que vous soyez tombé si bas ?
Sans s'en rendre compte, Susan se précipita vers Rufian mais elle fut retenue par Caspian. Sa fureur prit le dessus à l'entente de l'insulte envers Aslan et Caspian.
- Comment osez-vous parler ainsi à votre roi ! Vous devriez être partis avec eux. Si vous êtes resté seulement pour semer la discorde alors, par le nom d'Aslan, je trouverai moi-même un portail et vous pousserez à travers !
- Laissez-nous Helen, dit Caspian à voix basse. Ce n'est pas votre place.
Susan sursauta de surprise au ton de sa voix et se dégagea vivement de lui comme si elle s'était brulée.
- Je vous présente mes excuses, votre Majesté. Je n'étais pas à ma place, dit respectueusement Susan, les yeux emplis de peine.
Le cœur de Caspian se serra en voyant la jeune femme si évidemment blessée à cause de lui. Il n'avait jamais voulu l'offenser. La vérité avait été dite, c'était la dernière chose à laquelle il pensait mais il ne pouvait pas l'empêcher de lui en vouloir pour ce qu'il avait fait ; il demeura ainsi à l'observer partir. Sans se retourner pour faire face au Seigneur humilié, il dit :
- Tout le monde dans mon royaume doit être respecté. Peu importe que vous estimiez ou pas son statut et son avis, mais elle a dit des choses plus vraies que tout ce que avait pu dire dans votre vie. Je vais vous pardonner pour aujourd'hui mais je vous jure que je ne serais pas si indulgent si je vous vois à nouveau rabaisser un Narnien.
Susan essaya avec difficulté de chasser la colère qu'elle sentait bruler en elle. Elle n'arrivait pas à décider si elle était plus furieuse contre Rufian ou contre Caspian. Au moins, le seigneur qu'elle avait raisonné avait un comportement digne d'une personne n'ayant jamais connue de vie basée sur l'honnêteté et la confiance. Mais concernant Caspian, rester sans rien faire et laisser cet homme dire du mal de chacun d'eux, c'était beaucoup trop. Quoique, ce qui l'avait vraiment énervé avait été de s'entendre dire qu'elle n'était pas à sa place. Elle n'était peut être plus la Reine Susan dans ces murs, mais même en tant que servante, elle pensait avoir tout de même droit à un peu de respect pour avoir défendu son roi.
- Attendez, l'appela une voix essoufflée.
Elle accéléra le pas, feignant de ne pas avoir entendu le roi courir après elle. Même si elle voulait l'ignorer, elle ne put éviter la main sur son épaule, la faisant tourner légèrement. Elle s'inclina plus longuement que nécessaire pour cacher l'effet que lui produisait ce contact. Même dans sa fureur, elle ne pouvait pas nier son désir de tendre ses bras et d'enfouir sa tête contre son épaule, à la recherche d'un peu de réconfort.
- Votre Majesté, lui dit Susan.
- Pourquoi avez-vous fait ça ? S'enquit Caspian.
- J'ai simplement manifesté l'évidence, sire. Le seigneur Rufian devrait comprendre les mérites de votre projet, votre but dans la reconstruction de Cair Paravel et l'unification de Narnia autour de cela, répondit Susan en évitant la véritable question.
- Non, pourquoi vous êtes-vous précipité vers lui comme ça ? Persista-t-il.
- Je m'excuse encore. J'ai eu tord de me mettre en colère, dit-elle.
- Pourquoi ? lui demanda-t-il pour la troisième fois en s'approchant d'elle.
- Il n'avait aucun droit de parler d'Aslan ou de vous de cette manière, répondit Susan, dévoilant la vérité plus rapidement qu'elle ne l'attendait.
- Je n'ai besoin de personne pour me défendre ou parler pour moi. Vous avez gagné un ennemi, ma dame, inutilement, dit Caspian.
- Il ne me considère pas comme assez importante pour me prêter une telle attention, votre Majesté. Il ne se rappellera pas de moi mais plutôt du roi qui ne put donner aucune bonne raison à sa décision de reconstruire Cair Paravel, dit sèchement Susan, défiant le roi.
- Il a un avis, un avis que je devrais écouter, dit-il également agité.
- Ils auront toujours leurs raisons de dire non. Quelque soit la décision que vous preniez, il y aura toujours quelqu'un qui sera en désaccord avec vous mais c'est vous, en fin de compte, qui devrez décider de ce qui est bon pour votre peuple ! dit Susan en haussant la voix.
- Ils sont là pour s'assurer que ce que je fais est la meilleure chose. J'ai besoin d'eux, j'ai besoin de les écouter.
- Ils peuvent aider, il n'y a aucun doute la dessus. Mais il y aura des moments ou vous devrez décider par vous-même. Croyez en ce qu'Aslan vous a dit, Votre Majesté. Vous pouvez penser que vous n'y arriverez pas mais vous êtes prêt. Le Conseil n'est pas le roi de Narnia. C'est vous.
Ils se fixèrent pendant quelques secondes, aucun d'eux n'osant briser le silence jusqu'à ce le perçant chant d'Alberta, depuis la chambre qu'elle nettoyait quelques mètres plus loin, rompe le charme.
- A nouveau, je suis désolée, votre Majesté, de vous avoir mis dans une telle situation, dit Susan en s'inclinant. Mais j'ai bien peur de ne pas pouvoir m'excuser de vouloir que mon roi fasse les bons choix pour Narnia. Bonne journée.
Caspian se retrouva seul, stupéfait de ce qu'il venait de se passer. Cette Helen l'avait ému et l'avait laissé incertain. La diversité des émotions qu'elle avait agitées en lui durant ces quelques minutes lui avaient rappelé un autre événement qui avait marqué sa vie, le baiser qu'il avait échangé avec la Reine Susan.
Susan poursuivit jusqu'au jardin pour cueillir des herbes à la place du cuisinier Geraldo. Elle avait prétendu que ça lui laisserait plus de temps pour préparer le repas alors qu'en réalité, elle voulait simplement ramasser des plantes dehors.
- C'était un spectacle intéressant, Helen, dit Trompillon, derrière elle.
Elle soupira fortement avant de lui répondre :
- Quelle partie avez-vous entendu ?
- Juste le second acte dans le hall. Mais de part ce que j'ai entendu, je pense que la première scène était un classique. C'est dommage que je l'aie manqué. Vous ne voudriez pas la refaire ? La taquina Trompillon en s'agenouillant à coté d'elle pour l'aider à cueillir ce dont elle avait besoin.
- Cet homme a insulté Aslan et il m'a dit que ce n'était pas ma place, protesta Susan.
- Etes-vous blessée pour ça ou parce qu'il n'a pas réalisé qu'il disait à la reine Susan la Douce de rester en dehors de ça ? demanda franchement Trompillon
Susan ne put répondre. Elle s'était convaincu que ses actions résultaient de son besoin de corriger les commentaires désagréables qui avaient laissé une certaine puanteur dans l'air. Mais elle ne pouvait nier que ça l'avait vexé qu'il ne soit, jusqu'à présent, pas plus au courant de son identité que lorsqu'elle avait menti et s'était appelée Helen.
Trompillon la regarda et lui murmura doucement :
- Je pense que maintenant est le « bientôt » dont vous parliez. Eclairez-moi.
Sentant qu'elle ne savait pas quoi dire, il soupira et recommença :
- Bon, vous pouvez juste dire stop quand je dis quelque chose de faux. Vous êtes revenu ici magiquement depuis l'endroit ou vous vivez pour avoir une autre chance d'embrasser notre attachant jeune roi. Maintenant, pour mettre un peu de piment, on vous a appliqué un autre visage et vous êtes supposée lui faire réaliser « c'est moi, je suis de retour ».
- Je ne suis pas revenue. Je ne suis jamais partie. Quand je suis passée à travers l'arbre, je me suis retrouvée comme ça, un mois plus tard, répondit Susan
- D'accord. Maintenant, je sais que vous n'avez aucuns scrupules à parler au roi même en temps que domestique, étant donné votre petite tirade de tout à l'heure. Qu'est-ce qui vous empêche de juste lui dire ? dit Trompillon en fronçant ses sourcils touffus.
- Je ne peux pas. Il est supposé le réaliser par lui-même, répéta-t-elle faiblement sans même oser imaginer ce qui se passerait si elle essayait. Elle ne pouvait pas risquer ça, pas quand trop de choses étaient en jeu.
- Qu'est-ce qui peut m'empêcher, moi, de le lui dire ? demanda Trompillon.
Un faible grognement retentit autour d'eux, lui faisant promptement élargir les yeux de surprise.
- Au moins, nous connaissons la réponse à cette question, dit-il en regardant attentivement autour de lui, espérant que le lion essayait juste de lui faire peur et qu'il n'allait pas, en réalité, bondir sur lui pour avoir suggérer de le dire à Caspian.
- Aslan ne m'a jamais expliqué le pourquoi du test, mais vous pensez honnêtement qu'il n'y a pas une bonne raison à cela ? Si cela avait été en son pouvoir de simplement me laisser rester ici en tant que moi-même, ne l'aurait-il pas déjà fait ? Nous ne prouvons pas notre amour à Aslan mais je pense que nous essayons d'appeler l'ancienne magie afin de montrer que cela est réel, et pas quelque chose que vous avez lu dans les livres, mais dont certaines histoires sont réellement faites, dit Susan en fermant les yeux un instant tandis qu'elle se rappelait que cela en valait la peine.
- Vous l'aimez vraiment à ce point ? Vous avez donné votre statut, votre famille et votre identité juste pour une chance ? demanda-t-il, incrédule à l'idée.
- Je ne pourrais pas vivre en sachant que je n'ai pas même pas essayé, répondit-elle.
- Vous avez essayé. Il est en train de devenir aussi borné que les géants du nord. Comment pouvez-vous vous torturer ainsi et non juste abandonner ? Je suis persuadé qu'Aslan pourrait vous ramener chez vous, maintenant.
- C'est notre seule chance, sinon pour cela, nous aurions été dans des mondes différents pour ne jamais plus nous revoir. Je suis chez moi, Trompillon. Cela ne changera pas, qu'il le découvre ou non, murmura-t-elle.
- Oh, ça continue de s'améliorer, soupira le nain.
- Vous n'avez pas entendu le meilleur, dit ironiquement Susan, j'ai une échéance – seulement jusqu'à ce que Lucy et Edmund reviennent, ensuite, ce sera terminé.
- Quand doivent-ils revenir ?
- Je n'en sais rien, dit Susan en ramassant son panier, inspirant profondément avant de se lever.
- Alors, ma reine, j'ai une unique requête à formuler, dit solennellement Trompillon, acceptez mon offre d'aide ? C'est un trop lourd fardeau pour vous seule. Aslan ne m'aurait pas permit de connaître la vérité si je ne pouvais pas y prendre ne serait-ce qu'une petite part. Je suis avec vous comme toujours, votre Majesté.
Le nain s'inclina lentement devant la reine Susan, qu'elle lui retourna avec gratitude avant de retourner à ses devoirs de domestiques.
Au même moment, dans la chambre royale, le jeune roi s'assit sur son lit en contemplant la corne de la reine et se demandant s'il y avait un reste de magie qui pourrait la ramener. Mais tandis qu'il revenait à la raison, il la plaça dans un tiroir de sa table de nuit et se contenta du parfum qui emplissait sa chambre, si semblable à l'air parfumé qui entourait la reine qu'il avait perdu un mois plus tôt, sans réaliser que ce parfum persistant avait été laissé par la jeune domestique aux yeux bleus qui préparait gentiment sa chambre dans l'espoir que, dans une petite partie, elle puisse atténuer le fardeau d'un roi fatigué et préoccupé.
Ça vous a plu ? XD Si oui, tant mieux !! XD
Gros bisoux à tous et à toutes (plus à toutes mais bon…)
Helleni.
