Disclaimer : Les personnages de cette fiction appartiennent à Gene Roddenberry et à la franchise Star Trek.

Note : Salut tout le monde. Je remercie ceux qui ont commenté cette fiction et ceux qui me suivent avec gentillesse. J'espère que l'histoire vous plaît et que vous appréciez l'imaginaire de l'endroit. J'ai décidé de poster les histoires le samedi après-midi, car je suis très en avance chez moi et que donc, je peux me permettre de le faire. Du coup, les chapitres sortiront sur les coups de 17-18 h. Je tiens à vous avertir que je reprends les cours mercredi et que j'aurais du travail en plus de mes fictions.

Une dernière chose, j'ai remarqué que dans mon prélude, j'ai marqué "l'Espace Klingon" comme endroit pour ma planète, sauf que l'espace Klingon ne peut pas être visiter par les agents de Starfleet, ou cela déclencherait une guerre. J'essaierais d'arranger mon erreur. Bonne lecture !


Chapitre 2 : Semblables

Jim se réveilla en fanfare. Alors qu'il pensait entendre le chant des oiseaux, le bruissements des feuilles et une odeur de fraîcheur, il fut tiré de son sommeil par des hurlements de loups. Des petits, des gros, des graves, des aiguës, des longs et des courts. Seul son compagnon ne prononça pas un son, respectant le sommeil de son nouvel ami. Lorsqu'il le vit se réveiller, le petit animal s'étira de tout son long, faisant ressortir la couleur blanche de sa patte sur l'herbe verte. Sa petite langue baveuse se roula entre ses dents et il la fit claquer deux fois, avant de se remettre correctement debout.

Le jeune homme l'observa pendant quelques instants. Il était vraiment adorable, et cet attachement envers lui, l'empêchait de penser aux autres et à ce qui pourrait leur arriver. D'ailleurs, il se souvint qu'il fallait réparer le communicateur, mais sans moyen de marcher ni outil pour ça, il ne pouvait pas faire grand chose.

Alors que ses yeux se perdaient sur la machine salvatrice, il s'interrogea sur le flaire canin et sur la capacité de compréhension du loup. Depuis le début, l'animal à quatre pattes comprenait tout ce qu'il désirait, peut-être arriverait-il à lui faire comprendre ce qu'il voulait.

Jim lui caressa le derrière des oreilles pour le mettre en confiance, non pas qu'il voulait l'utiliser, il souhaitait simplement rentrer chez lui. Tout le monde aurait fait ça à sa place. Puis, dans un geste amical, il lui présenta l'objet. C'était petit, tout petit mais c'était d'une grande importance et il devait le réparer.

Le louveteau fit une grimace. Il ne connaissait pas ce genre de truc et il ne voulait pas du tout savoir à quoi ça servait.

-Est-ce que tu pourrais m'aider ? J'ai absolument besoin d'outils pour réparer ça, est-ce que tu sais où en trouver ? L'interrogea le Capitaine.

Le louveteau sembla réfléchir. Ses oreilles se figèrent un instant, malgré les bruits assourdissants que faisaient ses semblables et ses yeux se fermèrent pour l'aider à se concentrer. D'un coup, il les ouvrit et hurla avant de s'en aller comme un petit fou. Jim le vit disparaître derrière les buissons en face de lui.

L'atmosphère était devenue un peu pesante. Sa joie de vivre l'avait suivi et donc, ne laissa que de l'interrogation au-dessus du garçon. Il se mit à retourner la question suivante : Comment retrouver les autres, sans moyen de les chercher ? Jim regarda sa blessure. Elle était presque cicatrisée et les feuilles avaient été renouvelé avant son réveil. Que ferait Spock dans ces conditions ?

Ses pensées s'étaient directement tournées vers le vulcain. Pourquoi ce revirement tout d'un coup ? Il secoua la tête. Il fallait qu'il se focalise sur sa mission et sur la réparation de son communicateur.

A ce sujet, le petit loup revint quelques minutes plus tard, une grosse caisse à outils dans la gueule. Le jeune homme commença à se poser des questions sur l'intelligence des canins de cette planète. D'accord, leur grandeur était impressionnante, mais leur cerveau devait être encore plus développé qu'il ne le pensait.

-C'est super. C'est exactement ce qu'il me fallait, où est-ce que tu as trouvé ça ?

Question totalement stupide. Le louveteau lui montra seulement la direction dans laquelle il était partie, mais se ravisa bien vite, se souvenant également que son camarade ne pouvait pas marcher. Jim attrapa certains outils entre ses doigts experts et entreprit de réparer son moyen de communication.

Tandis qu'il faisait cela, le louveteau se dirigea vers le centre de la plaine, là où ils avaient mangé la veille, et renifla le sol. Les autres loups arrivèrent derrière lui et le surprirent en train de chercher un repas pour le Capitaine. Non, non et non. Les loups ne devaient pas aider les humains. C'était en tout cas ce que pensait les autres loups. La petite boule de poils se retourna vers ses compagnons et les fixa d'un air intimidé. Les quatre qui lui faisaient face, étaient plus grands que lui d'environ dix centimètres. Leur tête était plus large et étirée, leur dents plus acérées et leurs pattes plus musclées. Le petit loup ne pouvait pas faire grand chose contre eux. Les échanges de regard se firent en un instant entre les quatre compères.

«-Ceux qui aident les Humains, apportent le malheur sur la meute. »

Dans un hurlement de rébellion, les deux plus gros louveteaux sautèrent sur le plus petit et entreprirent de lui mordre le cou, lui tirer les oreilles et le pincer de toutes parts. Les deux autres, attendirent le moment propice pour lui donner des coups de griffes sur le museau, dans les yeux et au niveau des pattes. Des gémissements retentirent. Le petit noir n'aimait pas être traité de la sorte, mais il devait supporter cette douleur … c'était le seul moyen.

«-Je ne veux pas être banni de la meute … » Pensa-t-il en regardant le ciel, comme si un être venu des nuages l'aiderait.

Alors qu'il croyait que sa souffrance continuerait jusqu'à ce que le soleil atteigne son zénith, il vit les quatre louveteaux déguerpirent en vitesse, effrayé par une chose étrange. C'était Jim. Il avait rampé jusqu'à eux, à quatre pattes, sa jambe blessée pendant à l'arrière et son phaseur dans la main. Il savait que son geste était illogique et irréfléchi -chose que lui ferait remarquer Spock s'il était là- car les loups adultes pourraient le menacer d'un grand coup de dents, mais ce petit loup l'avait aidé et il ne pouvait pas le laisser se faire maltraiter sans raison.

Lorsque les quatre vauriens disparurent derrière leurs aînés, le blond se redressa le mieux qu'il put et enlaça le petit loup dans ses bras. Il tremblait. De peur, de colère, de tristesse et d'inquiétude. En tout cas, cette peur était communicative, Jim en ressentait les effets et se mit lui-même à trembler comme une feuille.

-Tout va bien … Calme-toi, ils sont partis,lui murmura-t-il en passant une main chaleureuse sur sa fourrure.

«-Pourquoi … pourquoi m'attaque-t-il ? Qu'est-ce que j'ai qui les effraie ? »

Le louveteau noir se rendit compte de la présence de Jim après s'être posé ces questions. Il cala sa tête contre son torse, alors que le Capitaine était assis, sa jambe blessée tendue et l'autre, la soutenant au niveau de la cuisse. La boule de poils sanglota deux ou trois fois, mais finit par reprendre son courage à deux mains et se redressa, fier et souriant.

Le jeune homme avait une étrange sensation. Ce petit lui ressemblait. Pas physiquement, mais dans ce qu'il ressentait et vivait.

Rejeté par certains, ignoré par d'autres, ne recevant l'affection de la part d'aucune personne … Jim se rappelait de ça … de ces moments où il se sentait seul. En fait, ils étaient semblables et plus qu'il ne le pensait.

Alors que la petite bestiole sautait de son perchoir pour rejoindre sa place habituelle, il se figea et se tourna en direction de la forêt qui s'étendait en face de lui. Kirk fit de même, pensant qu'il ne pouvait s'agir que d'un ennemi. Le louveteau noir se mit à grogner avec force, ses griffes se plantèrent dans le sol, attendant le moment propice pour les dégainer contre son adversaire. Ses oreilles se couchèrent, ses babines se rétractèrent, découvrant une rangée de petites dents fragiles mais acérées, et sa queue se dressa, tel un chat feulant contre un objet qu'il n'apprécierait pas.

Les buissons se mirent à bouger, émettant un son oppressant et déstabilisant pour le jeune homme. Le reste de la meute se sentit tout aussi mal. Les jeunes se cachèrent entre les pattes des adultes et ces-derniers, se dressèrent en faisant trembler la terre et hurlèrent en signe d'avertissement pour celui qui les importunait.

Jim se traîna vers le louveteau noir, qui avait été rejoint par son aîné blanc comme neige, et fixa les buissons. Leurs mouvements s'arrêtèrent un instant, puis reprirent lorsque deux silhouettes se dessinèrent sur le fond.

Les yeux de Kirk s'arrondirent en reconnaissant la chevelure ridicule de Spock, qui lui redonna un sourire et une pêche d'enfer.

-Capitaine, vous êtes sain et sauf ! Dit le vulcain en s'approchant prudemment.

-Ça fait du bien de vous revoir Spock.

-Et moi ? Personne ne m'acclame ou ne se réjouit de me voir ?

Juste derrière l'officier en Second, se trouvait le docteur McCoy, qui essayait de se dépêtrer d'une liane qui s'était accrochée à son pantalon. Jim ne put que crier son surnom avec une joie qui ébranla la concentration du louveteau, toujours sur le pied … la patte de garde.

-Capitaine, il semblerait que cette créature ne veuille aucunement nous laisser passer,s'étonna Spock en l'observant de près.

Le louveteau avança sa patte blanche vers lui, prêt à sauter en cas d'attaque, observer par ses congénères qui semblaient étonnés. Était-ce la première fois que ce petit tenait tête à un adversaire plus gros et intelligent que lui ? Le vulcain ne sourcilla guère. Bones par contre, eut un léger mouvement de recul, que le louveteau prit pour un geste de peur. Il fit claquer ses dents de manière à montrer son mécontentement et sa détermination, tout en continuant de grogner méchamment.

-Du calme, du calme. Ce sont mes amis … lui souffla Jim en caressant le haut de sa tête.

-Jim, tu n'es quand même pas en train de parler …

Le louveteau s'arrêta, tournant une tête timide vers le blond et lui présenta des excuses à travers son regard doré.

-... à ce loup.

Bones ne semblait pas comprendre la logique qui régissait cette planète et Spock n'allait sûrement pas l'éclairer plus que ça. Les deux hommes semblaient en bonne santé. Le vulcain avait quelques égratignures au niveau de son visage, laissant s'échapper un liquide verdâtre et de la poussière régnait sur ses vêtements, autrefois impeccables.

Les deux loups se retirèrent plus loin, laissant le loisir à Jim de retrouver ses camarades sans les interrompre. L'adulte se coucha, soulevant un vent de tout les diables, avant que son cadet ne vienne se réfugier entre ses pattes.

Prenant ce geste comme un laisser-passer, Spock et le docteur McCoy rejoignirent le jeune homme à terre, pour l'aider à se remettre sur pieds.

-Spock, tenez-le debout le temps que j'examine sa jambe ! Lui ordonna gentiment le docteur.

Sans vraiment répondre, le vulcain attrapa son Capitaine par le bras, qu'il passa par-dessus sa propre épaule et le tint par la hanche. Torse contre torse, chacun sentait le cœur de l'autre, battre à un rythme plus ou moins irrégulier. Malgré les nombreuses années de travail qu'ils avaient partagé, les deux hommes n'avaient jamais été aussi proches. Leur chaleur respective, se mêlait dans un ballet de sensations et leur peau en ressentait autant.

-C'est incroyable … Finit par déclarer Bones.

-Quoi donc ?

-Ces feuilles qui se trouvaient sur ta blessure, l'ont complètement cicatrisé. Je n'ai jamais vu ça …

-C'est ce petit louveteau qui me les a mise hier dans l'après-midi, juste après que je me sois réveillé.

Bones releva un regard interrogateur vers son Capitaine. Un loup qui connaîtrait les vertus médicinales des plantes, c'était du jamais vu. Spock rendit le patient à son docteur et se remit dans sa position favorite, les mains derrière le dos, droit comme un bâton raide.

-Tu peux marcher ?

-Je n'ai pas encore essayer. Ces loups ont l'air de s'occuper de moi comme si j'étais l'un des leurs.

-Je pense que cette louve vous prend pour un de ses petits. Vous êtes blessé, faible face au danger de la nature et incapable de marcher. Son instinct maternel devient alors plus fort que tout.

Jim haussa un sourcil.

-«Louve» ?

-Cette manière de s'occuper du petit, sa corpulence comparée à celle des autres loups et les poils qui se trouvent sous son ventre, sont des indices plus que suffisant pour en déduire que c'est une femelle. Je dirais même, qu'il s'agit de la seule de la meute. Elle est la louve alpha et tous les petits sont les siens.

Jim fut abasourdi par la rapidité avec laquelle, Spock avait déduit tout cela. Après tout, c'était dans sa nature de découvrir ce genre de choses si rapidement. Mais Jim n'aurait jamais imaginé être adopté par la louve alpha et surtout, être dorloter par l'un de ses rejetons. Cela voulait dire que tous les autres, étaient ses frères et sœurs … mais cette haine qu'ils lui vouaient, était vraiment indescriptible.

Bones jeta un regard vers la louve géante. Celle-ci ne semblait pas s'occuper d'eux, trouvant plus nécessaire de faire la toilette de son enfant.

-Il serait peut-être temps de déguerpir, murmura-t-il pour ne pas être remarquer.

Mauvais plan. Le louveteau tendit une oreille attentive en direction du trio et se sépara de sa mère pour rejoindre le Capitaine. Il se frotta contre ses jambes, tel un chat qui réclamerait ses croquettes, montrant à quel point il aimait le jeune homme. Mais les deux autres n'étaient pas trop de cet avis, il fallait qu'il retourne sur l'Enterprise afin de faire le point sur la situation et surtout, retrouver Chekov qui était porté disparu depuis leur chute. Jim ne semblait plus s'en occuper, attiré par l'attachement du louveteau.

-J'ai l'impression qu'on va avoir du mal à s'en débarrasser …

La boule de poils jeta un regard froid au docteur avant de passer près de Spock, lui arrachant un haussement de sourcil. Son incompréhension passa chez Jim qui s'étonna également de ce geste.

«-Il a une drôle d'odeur le monsieur … » pensa le louveteau en finissant le tour de la jambe gauche du vulcain.

-Capitaine, il semblerait que ce louveteau se soit attaché à vous, il sera difficile de s'en éloigner sans qu'il ne nous suive, déclara Spock en réprimant une envie de caresser la créature.

-Petit, je dois repartir avec mes amis. Il faut que je retrouve quelqu'un qui s'est perdu ici, et je ne peux donc pas passer plus de temps avec toi.

Jim le dit sur un ton désolé. Le louveteau arrêta tout geste et ses yeux se firent petits, implorant et tristes. Jamais il n'avait eu d'ami et ce n'était pas son premier compagnon qui allait l'abandonner comme ça.

«-Je veux rester avec toi … » marmonna-t-il en se frottant contre le tibia du Capitaine.

C'était dur autant pour lui que pour Jim. Ils se ressemblaient tous les deux, d'un point de vue moral. Chacun avait vécu dans l'ombre, que ce soit d'un père-héros ou d'une mère unique, chef de clan. Tout deux avaient subi les brimades de plus forts et n'en restaient pas moins fier.

Mais il fallait qu'il se sépare, la vie de Chekov et de l'équipage de l'Enterprise en dépendait. Le jeune homme caressa le petit une dernière fois, avant de se diriger avec ses deux compagnons, vers la forêt. Les couinements du louveteau redoublèrent de puissance et de sonorité, interpellant sa mère qui n'avait pas l'air d'accord avec le choix du Capitaine. Celle-ci se mit en travers de leur route, grognant d'une manière peu amicale.

Elle n'avait pas l'intention de les laisser partir, si cela provoquait la tristesse de son enfant.