Yay ! Alors tout d'abord, j'aimerai ici remercier les lecteurs qui me suivent et également ceux qui m'ont laissé des reviews - dont Barjy02 ou encore Yakusokuyumi - car j'ai sérieusement eut des doutes, un instant, sur cette histoire, et puis... et puis vos messages m'ont encouragée. Je vous jure. Voilà. J'espère que cette suite vous plaira. Je l'ai écrite d'une traite.

Je rappelle : fic' rated M. Ici présence de lemon, lemon sous-entendu plutôt que bien décrit - oui désolée mais heu, voilà quoi, ça a été assez dur à écrire vu que voilà c'est l'histoire mais bon, j'écris du fluffy moi habituellement et j'ai pas l'habitude donc j'aime autant éviter de trop trop trop détailler vous voyez. Et puis à l'origine c'est pas du lemon cette fic'.

Une très bonne lecture à vous ceci dit, j'attends vos avis, ça fait toujours très très plaisir ! ~


Chapitre III


PHASE 2


Il flottait.

Dans un réflexe de survie humain, ses joues se gonflèrent et il referma la bouche pour retenir sa respiration. Il tenta de remonter à la surface, et battit des bras pour la retrouver.

Sauf que, de surface, il n'y en avait pas.

En fait, il ne savait même pas s'il se dirigeait actuellement vers le haut ou vers le bas.

Ce n'est qu'en se sentant étrangement léger au bout de quelques secondes et que sa réserve d'oxygène s'épuisa qu'il dût abdiquer et reprendre sa respiration.

Il flottait.

Il flottait, sauf qu'il ne flottait pas dans l'eau. Il ne savait pas tellement où il flottait. Il semblait être dans une sorte de bulle. Une bulle de pure bienfaisance, une bulle presque féerique. Sauf que sa « bulle » n'avait pas de limite. Ou ne semblait pas en avoir. Il se sentait bien, étrangement bien. Tellement bien...

Une douce chaleur l'engloba et le pénétra tout entier... Un tel bien être, Dean ne pensa jamais l'avoir ressenti. Jamais.

Il se détendit et adopta la position fœtus, les yeux fermés, un sourire bornant ses lèvres.

Il se sentait dans son élément, il se sentait enfin accepté.

Combien de temps s'écoula... le chasseur n'aurait su le dire. Il avait peut-être dormi, il n'avait peut-être rien fait, il ne savait pas. Il avait eut simplement eut des pensées. Des pensées très très très agréables, qu'il n'arrivait pas à chasser de son esprit mais qui, d'un autre côté, n'en avait pas non plus la ferme intention.

C'est lorsque Dean sentit une présence le frôler qu'il ouvrit ses paupières et s'étira. Aucun geste brusque. A quoi cela servirait, de toute façon ? Il était mort. On ne tue pas un mort. Et puis, venant d'être torturé comme un forcené, très sincèrement... ce repos avait été bien plus que bénéfique.

Et puis il se retourna.

Sa première pensée ? Waw.

Une magnifique brune s'était allongée à ses côtés, et lui, comme un abruti (comme aurait certainement réagit Sam habituellement en fait) il s'était retrouvé nez à nez avec cette beauté sortie de nulle part, et avait entrouvert la bouche totalement choqué.

Avouez que ça surprend, quand même. Il n'y avait pas dix secondes il était seul. Il n'y avait pas si longtemps il était encore sous le sadisme d'Alastair (enfin pas si longtemps il n'en savait rien). Et là, tout d'un coup, « sbouff » Miss Monde se pointait sans qu'il n'ait rien demandé.

La ravissante jeune femme à la poitrine généreuse tendit un bras vers lui, provocatrice. Elle glissa sa main le long du torse de Dean qui... depuis quand était il nu ?

La femme pressa son corps contre le sien, et il n'en fallait pas plus pour que Dean tombe sous le charme. L'effet escompté fut immédiat. longeant son dos en laissant glisser deux à deux ses doigts, experts, Dean débarrassa hâtivement les vêtements de cette folieuse. Ils s'étreignirent et elle lâcha un gémissement de plaisir.

Les mains du Dom Juan glissèrent dans un professionnalisme impeccable. Ils s'emballèrent. Dean se montra de plus en plus enthousiaste, incapable de se freiner. Il semblait même s'améliorer, se montrer créatif, imaginatif... elle se montrait pleine de ressources. Ses envies ne cessaient de grandir. Et jamais il n'avait été capable d'aller aussi loin. De sa vie. Et aussi longtemps.

Et alors qu'il pensait que jamais cet ébat ne prendrait fin, la brune disparut... ou se dédoubla. Il n'en eut aucune idée. C'était trop fantastique pour lui. Trop incroyable.

Une dizaine de femmes le caressaient, actrices, strip-teaseuses, chanteuse, serveuses, tout type... et cela semblait tellement inimaginable que... non pas qu'il ne soit pas sûr de ses talents et de son type de drague irrésistible, mais tout de même, être le Casanova de cette manière... tellement inattendu...

Il ne put penser davantage.

Il frissonna et un immense plaisir le saisit de part en part. Quelques japonaises l'embrassaient à pleine bouche non sans entrain, bien à l'aise.

Et pourtant, quelque chose... quelque chose commença à changer.

Une à une, les muses d'Aphrodite disparurent lentement.

Et contrairement à ce qu'il aurait cru, Dean ne s'en montra étrangement pas si désappointé... Même s'il ne regrettait pas ce moment d'extase. Il se releva. Il était à nouveau habillé.

En se retournant sur lui-même, le chasseur commença à se poser sérieusement des questions. N'avait-il pas rêvé, finalement ?

Il se massa le dos distraitement et se mit en marche vers heu... la sortie ? Oui, c'est ça... la sortie. Bobby lui en avait parlé. Il devait sortir.

Il sourit. Ça ne s'était pas si mal passé finalement. Il avait redouté le pire, mais si ça était censé l'empêcher de...

Dean perdit le fil de ses pensées lorsqu'il le vit.

Il s'était appuyé contre un lit, et descendait lentement avec délicatesse son pantalon. Lorsqu'il releva la tête, Dean recula, légèrement tremblant.

La dernière fois qu'il l'avait vu, on lui avait ordonné de le torturer.

Il ne voulait pas de lui ici.

Il ne voulait pas de lui là.

Il ne voulait plus le voir.

Hors de question qu'on l'oblige à lui faire du mal, à lui ou qui que se soit d'autre.

C'est en se disant cela que Dean recula d'un pas, puis d'un deuxième, inconsciemment. Sauf que ce n'était pas ça qui le préoccupait... le plus, actuellement.

Castiel lui sourit, et c'était l'un de ces sourires qui illuminait son visage et lui donnait ce charme qui le rendait si beau.

Oh.

Attendez.

Beau ?

Il avait dit beau ?

Oh, pas de quiproquos. Il n'était pas gay, non non non. La preuve, il venait de passer un excellent moment avec ces jeunes femmes il y avait à peine deux minutes... Mais en était-il... vraiment sûr ?

Il avait juste dit beau parce que... parce qu'il était beau quand même. On ne pouvait pas le nier. Si lui avait une paire d'yeux qu'il savait mignon – on lui avait si souvent répété – Cas' avait le don de le déstabiliser d'un simple regard, avec ses yeux d'océan, ses yeux d'eau, ses yeux de torrent, ses yeux célestes... Il avait vraiment quelque chose de spécial que Dean n'arrivait jamais à déterminer chez lui.

Ses cheveux étaient tout ébouriffés, et c'était trop mignon. L'Ange s'assit sur le rebord du lit et Dean fut soulagé de voir qu'il n'allait pas se diriger dans sa direction ou il ne savait trop quoi – que s'était-il imaginé de toute façon ?

Et, encore une fois, sans trop savoir pourquoi, il se rapprocha de Castiel tandis que celui-ci semblait se débattre avec sa chaussette.

… Se débattre avec sa chaussette.

Sérieusement ?

- Cas' ?

L'interpellé leva de suite ses yeux sur Dean qui en frissonna un court instant.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Hé bien, répondit l'Ange visiblement embarrassé, il semblerait que mes pieds aient marché dans de l'eau sans que je ne m'en aperçoive... Enfin, quoiqu'il en soit, ils sont trempés et du coup j'essaie de retirer mes chaussettes mais je n'y arrive pas.

Et il reprit son combat avec la chaussette avec hardeur.

Hum hum.

Il aura vraiment tout vu, n'est-ce pas ?

Dean soupira un bon coup et s'assit à côté de celui qui l'avait sorti de l'Enfer. Un court instant de gêne, avant que Dean ne se décide à se lancer n'en pouvant plus d'entendre Cas' se débattre avec cette chaussette.

- Okay, tu n'es définitivement pas doué avec ça, Cas'. Laisse-moi t'aider.

Castiel lâcha la chaussette et Dean s'installa face à lui, accroupit, et attrapa le bout du responsable des maux de son ami. Et elle résistait bon sang. Elle résistait. Après quelques interminables secondes, il se décida à se place à nouveau à côté de Cas' afin de la prendre en la repoussant hors du pied pas à pas.

Et là, ça fonctionna.

Au moment il la dégagea enfin, d'un même mouvement il tomba malencontreusement contre l'épaule de Cas'. Celui-ci ne bougea tout d'abord pas, et, avant que Dean n'aie le temps de le faire, lui saisit avec douceur les épaules et ne bougea pas.

Et c'est à ce moment-là que le chasseur, paralysé, dût bien avouer que, Dieu, que le corps de l'Ange était chaud. Il dégageait quelque chose d'attrayant, et son cerveau lui ordonnait de se dégageait tandis que son corps se refuser à cet impératif, bienheureux de pourvoir profiter de cet instant de bonheur complet. Complet à partir de l'instant où dans une tentative inespérée Cas' porta ses lèvres sur celles de Dean. Le rouge lui monta aux joues et il ne put que se figer davantage sous la confusion.

Lorsque Castiel les retira, Dean avait perdu absolument tous ses moyens. Appuyé contre le matelas, il ne trouva rien à dire sur le moment, il n'eut aucune réaction, si ce n'est celle de sentir son corps entier bouillonner et s'enflammer à chaque fois que Castiel le frôlait. Voyant que Dean ne l'avait pas rejeté, Castiel retenta une nouvelle approche. Bien plus forte cette fois-ci. Ses lèvres se pressèrent fougueusement contre les sienne et il laissa tendrement pénétrer sa langue dans sa bouche langoureusement. Si Dean se tendit sans doute au départ, il se laissa bien vite aller.

Et il ne pouvait absolument pas s'expliquer. Pourquoi il ne faisait rien, pourquoi il ne le repoussait pas ou pourquoi il ne hurlait pas. C'était tout de même surprenant ça, un minimum. C'était nouveau.

Le plus perturbant c'était : pourquoi est-ce que Cas' l'embrassait-il ? Pourquoi ? Pourquoi avait-il l'air si... passionné ? L'avait-il calculé ? Y pensait-il depuis longtemps ?

Lorsque le corps de Castiel se posa sur le sien, presque entièrement dénudé, Dean ne put s'y résoudre. Il abdiqua et s'abandonna à Cas' tout entier. L'Ange déposa quelques baisers sur son cou et descendit petit à petit avec précaution. Il ne paraissait absolument pas déstabilisé, lui. Comme s'il avait attendu cela depuis le début.

Dean le prit par les hanches et l'attira à lui. Il sentit à nouveau sa bouche contre la sienne et son corps sembla fondre à ce contact. Encore.

Les deux hommes s'enlacèrent dans un câlin assez chaud et plutôt sensuel, oui.

- Cas'...

Il ne répondit pas, sans doute perdu dans son extase.

Après cet intense câlinement dont ils n'en pouvaient plus, Castiel se dégagea un instant de Dean et retira son sous-vêtement. Les yeux écarquillés, Dean fixa son entrejambe.

Où allaient-ils comme ça ? Est-ce que ça n'allait pas un peu trop loin ? Allaient-ils réellement... ?

Il sembla finalement réagir lorsque Cas' s'attaqua à son jean qu'il commença à détacher.

- Cas' !

Surpris par son ton, il stoppa net.

- Oui, Dean ?

- Cas'... c'est vraiment toi ?

Il ne la voulait pas comme ça, mais sa voix s'était faite suppliante. Il ne sut si c'était parce qu'il le voulait, que se soit réel, ou bien qu'au contraire il préférait que cela soit juste imaginatif... Après tout, voulait-il vraiment que leur relation change entre eux ?

Un sourire qu'il n'avait jamais vu encore se dessina sur le visage de son amant.

- Oui, Dean. Bien sûr.


Il était mort.

Il était mort, et tout ceci n'était qu'une épreuve. Ce n'était pas vrai. Rien de tout cela n'était vrai. Et Dean reprit conscience de tout cela lorsque Castiel – ou plutôt l'apparence de Castiel – lui répondit.

Il s'était alors violemment dégagé – même s'il ne l'avait pas voulu – et avait rapidement rattaché son jean.

Castiel lui avait d'abord lancé un regard choqué empli d'incompréhension qui se changea en regret. Dean lui avait sourit pauvrement avant de récupérer son t-shirt. Castiel l'avait embrassé une dernière fois avant qu'il ne s'échappe. Il ne l'avait pas repoussé.

Ce n'était qu'une apparence... de toute façon.

La sortie.

Il devait trouver la sortie.

Il se focalisa dessus.

Épreuves.

Épreuves.

Épreuves...

Pas difficile à trouver celle-là... Sûrement celle où les morts devaient affronter leurs sensations de plaisirs ou des confrontations sexuelles extravagantes sans qu'il ne le veuille. Ce qui expliquerait beaucoup de choses.

Il erra quelques temps. Depuis qu'il avait quitté Cas', il sentait une sorte de vide au fond de lui qui le grignotait sans savoir vraiment pourquoi.

Enfin bon.

C'est lorsqu'il péta un plomb après des heures et des heures, des jours et des jours ou peut-être des semaines et des semaines de recherches qu'il trouva le rayon lumineux.

Enfin.

Il était minuscule.

Impossible de passer dedans.

- Tout cela est absurde, lâcha-t-il en approchant son index par curiosité.

Ce furent ses derniers mots dans cette épreuve-ci avant de se faire totalement aspirer par le rayon de lumière.

Entièrement.


- Dis donc, j'ai cru que tu n'en reviendrais jamais, moi, s'exclama Bobby qui avait surgit de nulle part – décidément ils aimaient arriver n'importe ou n'importe quand les gens ici.

- Bobby ?

- Quoi ?

- Je... Je suis rentré ?

- De quoi ?

- C'est fini ?

- Ouais, grogna le chasseur, et c'était pas trop tôt. Je savais que tu y passerais du temps, là-dedans, mais tout de même ! On peut dire que tu as pu finalement perdre le temps que tu avais gagné dans la première épreuve.

Alors que Dean allait ouvrir la bouche pour dire quelque chose, Bobby le coupa tout de suite :

- NE ME RACONTE SURTOUT PAS ce que tu as vu dedans ! Le prévint-il. Je ne veux absolument pas savoir ce que tu as vécu et, oui, ceci était l'étape où tu devais affronter tes désirs sexuels, tes fantasmes, tes appétits refoulés ou je ne sais quoi encore. Bref, le summum de l'interdiction religieuse. S'ils savaient, en bas, tous ces petits croyants...

- Heu...

- Quoi encore ? Mon Dieu tu as une tête à faire peur, mon garçon. Sincèrement, je refuse de savoir ce qu'il s'est passé mais visiblement ça t'a laissé des traces.

- Je...

- Tu peux encore parler, hein ? Dis-moi que tu n'es pas comme ces crétins qui mettent un millénaire avant de sortir le ciboulot totalement chiffonné !

- Non, non, mais heu... Disons que j'ai été extrêmement surpris par cette étape. Je veux dire, vu la précédente...

- Ouais. Mais ne déclare pas victoire trop vite. Ce n'était que les deux premières...

- Je ne sais pas si je devrais avoir peur de la suivante ou pas.

- Je te le conseille.

- Génial.

Bobby se gratta l'arrière de la nuque, gêné.

- Je suis désolé, gamin... Si ça ne tenait qu'à moi, tu serais déjà au Paradis, bien à ta place...

Dean lui adressa un sourire emplit de gratitude.

- Je sais, Bobby. Merci beaucoup.

- Hum... Bref, prêt ?

- Quoi, déjà ? J'ai pas droit à une pause ?

- Tu tiens vraiment à rester là à taper la discute et à te torturer l'esprit à te demander ce qu'il va suivre ? Tu sais t'es pas sorti de l'auberge...

- Merci des encouragements.

- Je fais de mon mieux pour te booster. Plus vite ça sera fini, mieux ça sera, je peux te l'assurer.

- Et quoi ? Après je deviendrai aussi le mentor de quelqu'un, comme toi ?

- Hum, disons que ça, je n'ai pas le droit de te le dire. Mais je te conseille plutôt d'avancer sans tarder...

- Par où on passe ?

- Comment ? Oh, je vois. L'arbre. Désolé, j'ai oublié de te prévenir la dernière fois. Ici, il te faudra juste sauter du haut de cette falaise, là.

Dean le regarda, ahuris.

- Hein ? Quoi ? Mais tu es fou !

- Je suis fou ? Pourquoi ? Tu as peur de mourir ?

- …

- Okay, okay, j'ai compris, j'y vais le premier.

Et avant même que Dean n'aie pu le retenir, Bobby s'élança du haut de la falaise et disparut.

- Génial, marmonna le chasseur. Voilà que maintenant on s'amuse à se balancer du haut d'une colline en chute libre. C'est pas le monde des morts, ici, c'est le monde d'Alice au pays des Merveilles !

Sur ces mots, il se rapprocha légèrement du pic de la falaise.

- Bobby ? tenta-t-il.

Aucune réponse.

Évidemment.

Il soupira. Ça ne finira jamais.

- Et c'est reparti...

Et, comme il l'avait appris de son vivant – apparemment on aurait moins mal si l'on sautait en mode plongeon car la tête s'écrasait la première donc pas de souffrance – il plongea comme il l'avait fait auparavant pour l'épreuve précédente même si la situation était bien différente.

Et c'est ainsi qu'il traversa le portail de la troisième phase.