POV Tinky

J'éteignais rapidement mon ordinateur, le cœur battant la chamade. Des cascades de larmes coulaient le long de mes joues, venant tremper mon visage et mes vêtements.
Non… Je n'avais tout de même pas fait ça ? Je n'avais pas été débile à ce point-là ? Je me pris la tête entre les mains et crispa mes doigts sur mes cheveux. J'avais l'impression que mon corps était totalement affaibli, vidé de ses forces physique et mental. Je m'en voulais à moi, je m'en voulais de tout mon être et de tout mon corps d'être tombé amoureux d'Ichisu.
Pourquoi est-ce que c'était tombé sur moi ? Un problème de karma peut-être.
Je tapai violemment mon poing contre mon bureau en me mordant la lèvre, si fort que mes dents fendirent cette dernière, un léger filet de sang venant couler le long de mon menton. Peut-être que j'avais mal, je ne savais pas. La douleur de mon cœur était beaucoup trop forte pour que je le sache.
Je me levais difficilement de ma chaise, le corps tremblant et les jambes manquant de me lâcher à chaque pas. Je m'écroulai sur mon lit avant de me cacher sous ma couette, sanglotant et étouffant mes larmes dans mon oreiller. J'entendis mon colocataire toquer à ma porte.
« Jonathan.. ?
-Laisse-moi Xavier… réussi-je difficilement à dire, la voix tremblante.
-Mec tu me fais peur sérieux fait pas de conneries. »
Je ne dis rien et j'entendis finalement mon ami partir en soupirant.
Je me roulai en position fœtale, tel un chaton abandonné sous la pluie et blessé par un maître mal intentionné.
Je ne sais pas combien de temps je suis resté ainsi, sans bouger, sans mangé aussi. Le sommeil m'avait surement emporté plusieurs fois, la seule chose dont je me souvenais c'est que plus jamais je ne pourrais parler à la personne que j'aime le plus au monde. Il avait fallu que je parle dans mon sommeil, et que j'avoue une chose pareille !
Parfois, mes colocs me demandaient si tout se passait bien, si je voulais manger. Jamais je ne leurs répondais. Je n'en avais pas la force, pas l'envie.
Cela devait peut-être faire deux ou trois jours et je commençais à me sentir beaucoup trop mal pour rester dans ma chambre. J'avais entendu les deux amis partir et en profitant pour sortir de ma pièce, fébrile et toujours aussi faible. Je pris une bouteille d'eau et en but de grandes gorgées, m'asseyant sur la table de la cuisine. J'attrapai ensuite mon paquet de cigarettes rangé négligemment dans ma poche et alluma cette dernière après l'avoir mis entre mes lèvres.
Glissant une main dans mes cheveux pires que sales, je pris une bouffé de nicotine en me laissant aller sur le plan de travail, m'y allongeant allègrement.
Entendant mon ventre violemment se contracter et hurler famine, je me relevai et cherchai du regard quelque trace de nourriture et sourit à la vue d'un reste de pizza avec un petit.
« Si jamais il te venait l'intelligence de te réveiller je t'ai préparé ça crétin. »
Je rigolai légèrement et mordit la part.
La sonnette vient me sortir de ma dégustation et je soupirai en me dirigeant vers la porte que j'ouvri avant que mon cœur ne fasse un bon.
Non…