~ Chapitre 2 ~

Lavi s'avança vers moi, les yeux luisants de désir. Son sourire d'agrandit et devint carnassier, pervers. J'étais complètement étourdi, il semblait qu'une aura de désir émanait de lui. Même Allen ne m'avait jamais regardé comme ça…

Cette pensée fit remonter en moi de nombreux souvenirs. Furieux contre moi-même, je me secouai intérieurement, pour lever le regard vers Lavi. Il voulait du sexe ? Il allait en avoir. Je me redressai, l'attirai à moi pour l'embrasser furieusement avant de le pousser contre le lit, l'air aguicheur. Mordillant son lobe d'oreille, je lui susurrai d'un ton sucré :

« Je vais te faire te sentir bien… »

Ces simples mots le firent frissonner de la tête aux pieds, il ferma les yeux pour savourer la sensation. J'en profitai pour attraper ses deux poignets et les coincer au-dessus de sa tête. Le maintenant ainsi, je m'assis à califourchon sur le bas de son torse, et mordis le bas de son t-shirt pour le relever lentement, laissant apparaître peu à peu son torse nacré.

Me servant de ma main libre, je maintins son haut tel quel pour redescendre ma bouche et la laisser glisser mes lèvres et ma langue sur lui, taquinant ses flancs, embrassant et léchant ses abdominaux, et finissant par mordiller ses tétons, les titillant du bout de ma langue, ou les pinçant entre mes lèvres.

Lavi se tortillait à peine, gardant son sourire en coin, me regardant faire. Ah, Monsieur était un difficile ? Je me redressai légèrement, le foudroyant du regard.

« Ca te dérangerais de me prêter un peu plus d'attention ? J'ai l'impression de t'endormir, là. »

Lavi éclata de rire.

« Navré, mais t'es trop drôle… ! » Hoqueta-t-il entre deux crises de fou rire.

Vexé, je le lâchai pour le toiser de haut, raide. Il le remarqua et se calma, ne se départant pas pour autant de cet horripilant sourire.

« Je peux savoir ce qui te fais rire ? »

J'avais posé la question d'un ton froid.

« Hey, respire, Kanda ! 'Faut pas le prendre comme ça !

Et je suis sensé le prendre comment ? »

Exaspéré par mon ton acerbe, il me retourna pour me coller au lit. Lui au-dessus, il me coinça à son tour les poignets et approcha son visage à quelques centimètres du mien.

« Y a un truc que t'as pas compris, mon chéri. Si tu es MON sexfriend, ça sous-entend que Tu fais tout ce dont J'ai envie. Or, là, tu fais tout le contraire. Si tu es sage, après quelques fois, je te laisserai faire. Mais, pour l'instant… »

Il se redressa et me tira hors du lit pour me mettre debout.

« Si tu commençais par enlever ton haut ? »

Ses yeux me fixaient à nouveau avec convoitise. Puisqu'il le fallait… Je réprimai un soupir, gêné, et soulevai mon haut noir, moulant, par le bas. Je dévoilai mon torse musclé, mes pectoraux saillants, mes clavicules bien dessinées. Le lançant négligemment dans un coin, j'osai tourner le regard vers lui, pour rougir sous ses yeux. Il avait l'air tellement admiratif, comme devant une apparition. Fixant le mur sur ma droite, je croisai les bras.

« Tu pourrais arrêter de me fixer ? Tu m'embarrasses, là. »

Il sembla se réveiller d'un rêve, pour retrouver un sourire carnassier. Tendant les bras vers moi, il m'attira à lui, pour me dévorer le cou. A nouveau poussé sur le lit, il m'embrassa les clavicules, mordit mes tétons et les pinça de ses doigts.

Poussant un léger cri, je me cambrai, et son sourire s'accentua. Continuant à jouer avec ses mains, sa bouche continua son chemin le long de mes abdos, me faisant frissonner de tout mon être. Caressant mes flancs, il m'embrassa vivement sur la hanche, et se mit à aspirer goulument ma peau. Quelques secondes plus tard, une marque violette apparut.

« Maintenant, c'est définitif, tu es à moi, Kanda. »

Ne me laissant pas répondre, il m'embrassa à pleine bouche, tout en défaisant les boutons de mon pantalon, placés sur le côté, d'une main rapide et experte. Me soulevant les flancs, il finit de l'enlever, retirant par la même occasion mes chaussons chinois, et laissant glisser ses doigts sur ma cuisse pour faire durer mes frissons. Se redressant, il me contempla à nouveau.

« Tu es magnifique, Kanda… Comment ne pas te désirer ardemment, sauvagement, constamment ? »

Je ne sus quoi lui répondre. Il semblait passionné.

« Nous ne sommes pas à égalité, Lavi… Laisse-moi toucher ton corps… »

Son sourire se fit moqueur.

« Très bien… »

Il se pencha vers moi. Aussitôt, je happai ses lèvres et la sa langue, et mes mains descendirent fébrilement le long de son corps pour attirer ses cuisses contre moi, pour soulever son t-shirt avec avidité. Il m'avait enflammé, je sentais son sexe se durcir contre le mien. Me frottant contre son intimité, je relâchai ses lèvres pour faire passer son haut hors de ses bras. Refermant les miens autour de sa taille, je l'attirai contre moi, défaisant à mon tour la boucle de sa ceinture. Le repoussant, je le retirai complètement. Chassant ses chaussures, il se montra dans son magnifique caleçon hawaïen, à fleurs rouges.

Me retenant d'éclater de rire, je me concentrai sur son cou, que je mordillai avec soin. Sa main se glissa contre mon intimité, emprisonnée dans mon boxer noir, et l'attrapa à plein main, pour le serrer avec envie.

« Eh bien eh bien, en voilà une jolie bosse… »

Détournant le regard, je me vengeai en glissant ma main dans son caleçon, qui tomba le long de ses fesses, pour le dénuder totalement. J'en retirai sa virilité, tendue, bien droite. Touchant presque son bas-ventre. Une beauté.

Je levai un regard malicieux vers lui.

« Vengeance. »

Me basculant, j'ôtai mes jambes de sous lui et me mis à lécher son sexe dressé, caressant ses testicules de ma main droite. Commençant par un mouvement de va-et-vient de mon autre main, je l'observai se tendre et se durcir encore plus.

Le surprenant, je le pris brusquement en bouche, laissant directement ma langue glisser sur son sexe. Il avait vraiment bon goût…

J'accentuai mon trajet, le prenant plus profondément. Au son des gémissements qu'il poussait, je décidai d'en rajouter un peu. Refermant un peu plus mes lèvres autour de lui, je me mis à aspirer son pénis, d'abord lentement, puis plus fort. Lavi posa sa main sur ma tête, m'incitant à plus.

*Ah, il en veut encore, hm ?*

Ma main s'aventura du côté de son anus, commençant par caresser le tour de ce joli trou, frottant mes doigts contre lui.

« Ah… Kanda… Aaaaah… S-s'il te plaît… Encore… Encore ! »

Je fis entrer mon majeur en lui. Lavi se cambra contre moi, me faisant le sucer encore plus loin, tandis que je faisais bouger mon doigt en lui, en rythme avec ma bouche. Le sentant s'élargir, je glissai également mon index en lui. Lavi cria de plaisir.

« Kanda, non… Si tu fais ça, je vais… Ah ! »

Sans m'avertir, Lavi jouissait en moi. Son sperme chaud se répandit dans ma bouche, et je l'avalai d'une traite, léchant en même temps son sexe, pour finir par un sourire gourmand.

Affalé sur le lit, Lavi reprenait sa respiration. Je m'allongeai à côté de lui, laissant mes mains glisser sur son torse.

« A ton tour, maintenant.

Hm ?

Je vais te faire payer ce plaisir.

Quoi ? »

Se positionnant à califourchon sur moi, Lavi me prit brusquement en bouche, sans préambule. Je poussai un long gémissement, à la fois de surprise et de plaisir. Il allait vite… !

« La-Lavi… Ah… ! Va… va… Aaaaaah… »

Il ne ralentit pas, faisant de profonds va-et-vient, caressant mon sexe de sa langue, frottant mon gland contre sa glotte.

« C'est bon… Aaah… Lavi… »

Je crus déceler un éclair de triomphe dans son regard. Se levant soudainement, il me regarda, un air de défi dans les yeux.

« A quatre pattes.

Hein ?

Mets-toi en position de levrette. Allez ! »

Le cerveau embrouillé par la chaleur et l'excitation, je m'exécutai. Il se mit aussitôt à genoux, me prit le sexe en main et continua de me masturber de ses doigts experts. Un souffle chaud se fit sentir sur mes fesses, je frissonnai. Le contact de sa langue sur mon anus me fit me cambrer. D'abord incertain, il prit rapidement de l'assurance, en s'attardant sur mes zones érogènes.

« Hm… Lavi… Assez… ! »

Se redressant, je l'entendis rire légèrement avant de glisser directement deux doigts en moi. Surpris, je me cambrai encore plus contre lui, me faisant son pénis à nouveau en érection. Au rythme de ses doigts, je remuai mes fesses pour me frotter contre lui, de plus en plus vite.

Haletant, je finis par arrêter ses mouvements, les coudes posés sur le lit et l'anus en arrière, pour le fixer, suppliant.

« Viens en moi… S'il te plaît… Viens…

Si tels sont tes désirs… »

Lavi s'avança plus près de moi. Son gland toucha mon anus et se frotta contre lui, sans pour autant venir en moi.

« Lavi, arrête de jouer avec moi… ! »

Deux doigts se glissèrent dans ma bouche, puis un troisième, tandis que son autre main jouait toujours avec mon pénis. Je le vis se pencher mers moi.

« Kanda, mon petit Kanda… Tu ES mon jouet, ne l'oublie pas. Donc, si je veux jouer, je joue… »

Je voulais répliquer, lorsque je le sentis s'enfoncer en moi brusquement, m'arrachant un cri étouffé. Des larmes me vinrent aux yeux, je bougeai plusieurs fois mon bassin pour réclamer plus, à sa merci.

« Très bien, alors… »

Il me fit vibrer, je sentais la chaleur monter en moi. Encore… Encore… Encore !

Il faisait des va-et-vient de plus en plus profonds, s'accordant au rythme de sa main sur mon sexe. Je suçai ses doigts avec ardeur, pour lui faire sentir mon plaisir.

« Je vais jouir en toi, joli jouet, d'accord ? D'ailleurs, tu ne devrais pas tarder à venir, toi aussi… »

J'acquiesçai, à demi inconscient, tant le plaisir m'emportait. Il accéléra encore, me faisant frissonner et gémir encore plus.

« Kanda… » Sa voix était rauque. « Je viens… Je viens… Aaaaaaaaaaah ! »

Nous jouîmes ensemble, son cri couvrant le mien, étouffé par ses doigts. Son sperme me brûla l'intérieur, tandis que je dégageai ma bouche pour nettoyer sa main du mien. Cambré contre moi, il y eut quelques secondes de flottement, avant qu'il ne retombe sur mon dos et se retire, me libérant également.

Tombant sur le lit, je me retournai pour poser ma tête sur son torse, et m'endormir aussitôt. Trois jours sans dormir, j'avais du sommeil à rattraper…

Lavi, surpris et apparemment endormi, tira le drap sur nous et, laissant sa tête se nicher contre la mienne et m'enlaçant, ferma les yeux à son tour il ne vit pas le sourire naissant sur mon visage, celui d'un petit enfant comblé.