Auteur : Rushlight
Pairing : Harry/Snape
Rating : NC-17
Catégorie : First Time, Angst
Résumé : Lorsqu'un sorcier atteint sa majorité dans le monde de la sorcellerie, il doit trouver quelqu'un afin de le guider dans le rite du passage à l'âge adulte. Harry aura bientôt 16 ans et, étant le Garçon-Qui-A-Survécu, il se retrouve confronté à quelques problèmes…
WARNINGS : /!\ Attention ! Slash HP/SS ! Cette fic contient des relations sexuelles explicites entre un garçon de 16 ans et un adulte. /!\
Disclaimer : Les personnages appartiennent exclusivement à notre chère J.K. Rowling et l'histoire est le fruit de l'imagination de Rushlight. Vous l'avez donc compris, je ne suis que la traductrice. Rendez-vous sur mon profil pour avoir accès au site personnel de l'auteur où vous retrouverez l'histoire originale en anglais ainsi que ses autres fanfictions !
Beta : Julielal
Troisième partie :
Le sang de Harry se glaça durant un long moment avant qu'il ne puisse convaincre ses jambes de bouger. Sa main picotait toujours à l'endroit où Snape l'avait touché, et il la frottait distraitement alors qu'il suivait Snape dans l'autre pièce. Le feu était étrangement chaud contre sa nuque, mais le reste de son corps frissonnait d'impatience.
Il ne savait vraiment pas à quoi s'attendre.
Bien sûr, il avait entendu les histoires des frères de Ron concernant ce à quoi il pouvait espérer lors de son rituel du passage à l'âge adulte, mais il suspectait plutôt que les explications de Fred et Georges avaient été plus des exagérations qu'autre chose. De nouveau, il ne pouvait pas s'empêcher d'être nerveux. Il connaissait la mécanique de base impliquée dans ce qu'il avait à faire, et rien que ça était suffisant pour le faire suer à grosses gouttes.
Est-ce qu'il était vraiment prêt pour ça ? Peut-être qu'il aurait dû prendre en compte l'avis de Hermione et attendre. Mais il ne pouvait franchement pas continuer le reste de l'année ainsi, avec l'école entière qui l'entourait comme des vautours qui attendent autour d'un animal, à la viande particulièrement savoureuse, qu'il s'affaiblisse.
Non. Aussi cliché que cela puisse sembler, c'était le seul moyen pour qu'il puisse garder son équilibre mental et son respect envers sa personne une fois le matin venu.
La porte s'ouvrit sur une salle de séjour étroite, bordée d'étagères encore plus nombreuses, qui se prolongeait par un couloir étroit aboutissant à une grande porte en bois. Snape ouvrit la porte sans un regard en arrière et disparu à l'intérieur ; Harry dut courir pour le suivre.
A l'intérieur se trouvait la chambre de Snape. Harry s'arrêta juste dans l'embrasure de la porte, se sentant soudainement comme à l'article de la mort sur ce sol interdit. Cependant, Snape ne se rendit pas compte de son hésitation alors qu'il s'affairait dans la pièce et utilisait sa baguette pour allumer un feu dans l'âtre ainsi que les chandelles encastrées dans le mur. Harry observait Snape d'un air grave alors que ce dernier se retournait afin de le regarder, à moitié baigné dans les lumières étrangement inquiétantes des flammes.
« Entrez, et fermez la porte. »
Harry déglutit avec difficulté et obéit en fermant la porte derrière lui. Son regard se déplaça involontairement vers le grand lit qui se trouvait contre le mur droit de la pièce ; c'était à peu près carré et recouvert d'épaisses couvertures ainsi que d'oreillers, avec une tête de lit taillée dans du bois foncé. Le voilage du lit à baldaquin avait l'air fin et translucide, et était assorti aux tentures qui étaient repoussées aux quatre coins du lit.
« Ça ne mord pas. »
Le ton de Snape était sarcastique.
Harry se retourna sous le coup de la surprise. Snape était en face de lui à présent, et le cœur de Harry commença immédiatement un roulement de tambour contre l'intérieur de sa cage thoracique. Sa bouche devint soudainement trop sèche pour déglutir, et il devait combattre le désir de s'en aller lorsque la main de Snape se leva pour toucher son visage.
Les doigts de Snape s'arrêtèrent juste avant qu'ils ne touchent sa joue. Ses yeux se plissèrent lorsqu'ils virent le tressaillement que Harry essayait tant bien que mal de contenir, et il laissa tomber sa main à ses côtés tout en serrant le poing.
« Vous n'êtes pas obligé de le faire si vous trouver l'idée si répugnante », dit-il sèchement, et Harry ressentit un instant de panique à l'idée que son hésitation allait forcer Snape à le renvoyer.
« Non », dit-il, en se forçant à lever les yeux vers ceux de Snape.
Cela le surprit de voir le peu de différence de taille qu'il y avait entre eux ; ils étaient pratiquement à même hauteur à présent.
« Ça serait la même chose avec n'importe qui. C'est juste que… je ne… »
Il se coupa de frustration, ne sachant pas comment expliquer la tension qui s'insinuait en lui.
Quelque chose dans le regard de Snape sembla s'adoucir légèrement.
« Il n'y a pas de quoi être effrayé, Harry. »
Et Dieu sait combien c'était bizarre d'entendre Snape l'appeler ainsi par son prénom.
« Je vous ai dit que si vous changiez d'avis -- à propos de n'importe quoi -- vous n'aviez qu'à me le dire. Je vous promets que je n'éprouve aucun malin plaisir à déflorer des innocents récalcitrants. »
L'assurance sarcastique relaxa quelque peu Harry. Ça l'aida de savoir qu'il était celui qui était maître de la situation ici. Cela lui donnait l'impression d'avoir un peu de contrôle lorsqu'il pensait qu'il n'en aurait aucun.
« Je ne sais pas quoi faire », admit-il doucement, en soutenant toujours le regard de Snape.
Il y avait une étrange chaleur qui commençait à grandir sous sa peau à présent, et il ne savait pas se l'expliquer.
Les lèvres de Snape se plissèrent en quelque chose qui aurait pu passer pour un sourire.
« Nous allons faire beaucoup de choses ce soir », dit-il, presque imperceptiblement.
Il atteignit la main de Harry et la retourna afin que sa paume soit dirigée vers le haut, puis remonta la manche de sa robe jusqu'à son avant-bras.
« Si quoi que se soit vous dérange, faites-le moi savoir, et nous passerons à autre chose. C'est votre nuit Harry. »
La respiration de Harry s'accéléra lorsque Snape caressa la peau à l'intérieur de son bras nu à l'aide de ses deux doigts, traçant une ligne depuis son coude jusqu'à son poignet. Puis, il recommença, et Harry ne put réprimer un frisson. Ses doigts se courbèrent involontairement.
« C'est agréable », chuchota-t-il.
Cela ne le dérangeait pas du tout que Snape se tienne si près de lui à présent. Il y avait quelque chose d'indéniablement étrange dans le fait d'être touché si gentiment par cet homme, mais c'était le devoir de Snape, non ? De lui faire connaître les différentes façons qui amènent au plaisir ?
Harry ressentit un élan soudain d'amertume à cette pensée. Snape le faisait seulement car il était obligé, parce que c'était ce que la tradition attendait de lui. Cela devait être une torture pour lui de chercher le plaisir de Harry de cette façon, lorsqu'il s'était acharné pendant si longtemps, durant les années précédentes, à rendre sa vie aussi misérable que possible. Mais au moins, c'était Harry qu'il touchait, au lieu d'une idole quelconque. C'était sans aucun doute le mieux que Harry puisse espérer.
Cette pensée était si dérangeante que Harry rata presque l'instant où Snape se pencha afin de frôler ses lèvres. Il ressentit le souffle chaud de Snape flotter vers son visage durant un instant, avant que le baiser ne les unisse. Ensuite, il fut tellement étonné par le fait que Snape était en train de l'embrasser, qu'il était complètement figé lorsque la langue de Snape se faufila pour toucher sa lèvre inférieure.
Et oh… ça n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait. Harry ferma les yeux et se pencha en avant très légèrement, espérant plutôt de manière désespérée que Snape recommence. Il lécha sa lèvre inférieure, se demandant s'il était capable de le goûter, et il pensa presque avoir entendu Snape émettre un petit son étouffé dans le fond de sa gorge lorsqu'il se pencha à nouveau pour l'embrasser.
Harry avait l'impression que ses os se liquéfiaient alors que la bouche de Snape se déplaçait sur la sienne. Il ressentit la langue de Snape à nouveau, agile et humide, contre ses lèvres, et il gémit doucement, en ouvrant sa bouche instinctivement. La main de Snape était quasiment serrée de manière insupportable sur son poignet, et Harry enroula ses doigts autour, se sentant reconnaissant envers cette façon de l'ancrer à la réalité à travers ces sensations peu familières qui rugissaient à l'intérieur de lui.
Il avait la tête qui tournait, et la langue de Snape était à l'intérieur de sa bouche à présent. Harry l'embrassait en retour avec autant d'enthousiasme qu'il le pouvait, en lui laissant savoir qu'il appréciait ça, que ce qu'ils étaient en train de faire était agréable pour lui. Il n'avait jamais été embrassé de cette façon auparavant -- pas avec cette sorte de nécessité brute, désireuse -- et cette force le laissa haletant lorsque finalement Severus s'écarta, en affichant un état pantelant sur son visage, avant qu'il ne se baisse pour appuyer leurs fronts ensemble.
Lorsque Snape toucha cette fois son visage, Harry ne se retira pas. Ses lunettes étaient embuées à présent à cause de la chaleur de leurs respirations combinées, mais il s'en fichait complètement. Le corps de Snape était brûlant en face de lui, et c'était quelque chose d'étrangement réconfortant.
« Etes-vous prêt ? », lui demanda Snape, tout en parlant gentiment juste au-dessus de l'oreille de Harry.
Il y avait quelque chose de presque hypnotique concernant sa voix ; c'était bas et grave dans la façon dont cela se répercutait le long de ses nerfs. Harry se noya dans une respiration profonde.
« Oui », laissa-t-il échapper doucement.
Snape donna à son poignet une légère secousse, l'encourageant à s'éloigner de la porte.
« Alors retirez vos vêtements », suggéra-t-il, tout en caressant vivement de son pouce la paume de Harry.
Les doigts de Harry tressaillirent de manière convulsive lorsque les lèvres de Snape touchèrent le côté de sa mâchoire.
« Et venez dans le lit. »
- - -
Snape n'aurait jamais imaginé, même dans ses rêves les plus fous, que Harry serait si réactif.
Il y avait quelque chose de pratiquement attachant dans la façon dont Harry réagissait à ses caresses, et là encore, Snape ressentit cet étrange besoin de protection envers lui. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser que Harry avait ressenti peu de petites attentions dans sa vie, et c'était ça, plus que n'importe quoi, qu'il recherchait ici. Cela sonnait tellement faux avec l'image qu'il avait eue de lui durant toutes ces années, qu'il était difficile pour Snape de réconcilier les deux, mais il trouvait les contradictions plus faciles à gérer qu'il ne le pensait à peine une demi-heure auparavant.
Peut-être était-ce la façon dont Harry avait confiance en son jugement dans cette affaire, ou peut-être était-ce le petit « Oh ! » de surprise qu'il fit lorsque Snape l'embrassa. Harry semblait impressionné par tout ce que Snape lui faisait, comme s'il avait été privé de caresses durant toutes ces années sans même en être conscient. Cela le rendait étrangement innocent aux yeux blasés de Snape.
Les doigts de Harry se déplaçaient de façon hésitante le long de la fermeture de ses robes à présent, et Snape le regardait empreint d'une douce fascination alors qu'il les repliait soigneusement et les déposait sur le dossier d'un fauteuil. Harry fit passer son t-shirt au-dessus de sa tête sans lever le regard du sol, et Snape remarqua une légère nuance de rouge sur ses joues lorsque ses mains se déplacèrent sur la fermeture de son pantalon.
Il voulait épargner à Harry l'embarras d'être observé lorsqu'il se déshabillait, alors Snape s'occupa de ses propres vêtements. Il se débarrassa de sa robe et la mit sur le côté, en prenant un certain temps pour la plier soigneusement alors qu'il entendait Harry grimper sur le lit derrière lui. Cela lui prit seulement un instant pour s'occuper du reste de ses vêtements, et puis il se retourna pour rencontrer le regard de Harry.
Cela faisait bien trop longtemps qu'il n'avait pas eu un partenaire dans son lit. La vue d'un Harry à la peau pâle allongé sur ses couvertures fit frissonner quelque chose d'enfoui profondément à l'intérieur de lui, et sa respiration se bloqua quelque part au sud de son sternum alors qu'il se déplaçait pour se tenir au pied du lit.
Harry le fixait avec de grands yeux tout en respirant bruyamment, et alors qu'il avait l'air toujours aussi nerveux, il n'y avait aucune peur réelle en lui que Snape aurait pu remarquer. Son corps était fait de courbes pâles et d'angles arrondis, adoucis par la lumière du feu, et Snape était déjà en érection à présent, sans même une caresse. Harry était lui-même à moitié érigé, ce que Snape prit comme un très bon signe ; il laissa ses yeux s'attarder sur cette partie de l'anatomie de Harry pendant un instant, se délectant de la vue du sexe du jeune homme qui essayait d'émerger de son nid de boucles brunes soyeuses.
Il n'était plus un garçon à présent, en aucune façon.
Snape posa une main sur le métal froid de la balustrade du lit et y fit parcourir son doigt d'un air absent, essayant de reprendre ses esprits. Sa bouche était de nouveau sèche, et il déglutit avec difficulté, se demandant simplement comment il était censé commencer. Enseigner des potions, il pouvait le faire sans anicroches, mais ceci…
Harry soutint son regard avec force, presque de manière provocante, et Snape réalisa qu'il l'avait observé depuis bien trop longtemps. Il y avait une fine ligne de rougeur sur les joues de Harry, et Snape força le désir dans son regard à s'adoucir alors qu'il se déplaça vers les côtés du lit.
« Est-ce que cela vous dérange lorsque je vous regarde ? », demanda-t-il, en s'asseyant sur le bord du matelas.
Il était soulagé que Harry ne s'éloigne pas de lui.
« Non. »
Les yeux de Harry étaient toujours plus grands qu'à l'accoutumée, mais il avait l'air plus détendu maintenant. Ses yeux parcoururent le corps de Snape, s'attardant sur certaines parties, et Snape devait combattre la chaleur qui s'accumulait dans ses propres joues suite à cette inspection flagrante.
« Je suppose que je… je ne suis pas habitué à avoir des personnes qui me regardent comme cela. »
« Comme quoi ? »
Snape tenta de poser sa main dans la courbe des cuisses de Harry, juste au-dessus de ses genoux, en la caressant légèrement à l'aide de son pouce.
La respiration de Harry s'arrêta à ce contact.
« Comme ça. »
Snape regarda, fasciné, les dents de Harry qui se refermaient sur sa lèvre inférieure, en appuyant sur la peau qui s'y trouvait. Il fallut un moment pour qu'il reprenne sa respiration, avant d'appuyer son genou dans la courbure de la main de Snape, l'encourageant à de futures explorations.
Tellement enthousiaste. Snape se rendit compte que sa main tremblait à présent, et il devait refréner l'urgence de plaquer Harry contre le matelas et de prendre simplement ce qu'il lui offrait de façon si évidente. Cela faisait longtemps depuis qu'il avait eu le plaisir d'un autre corps dans son lit, et il ne pouvait pas croire qu'il l'aurait un jour partagé avec quelqu'un d'aussi… délectable. Des amants comme Harry étaient supposés être réservés pour les parfaits petits Gryffondors, qui ont toujours tout ce qu'ils veulent. Pas pour Snape, entre tous, même si c'était seulement pour une nuit.
« Que voulez-vous Harry ? », lui demanda-t-il doucement, et il ressentit un petit frisson de plaisir à la façon dont Harry humecta ses lèvres à sa question.
« Est-ce que… voudriez-vous m'embrasser encore ? »
Oh, mon Dieu. Tant d'innocence. Mais oui, Snape pouvait certainement l'embrasser de nouveau.
Aussi longtemps qu'il serait autorisé à le faire.
Et c'était incroyablement encourageant de voir la façon dont Harry s'appuyait sur son coude pour venir à la rencontre de Snape qui se penchait vers lui. La première caresse des lèvres du garçon ressemblait au Nirvana, chaud et humide et odieusement doux, et Snape les léchait dans une appréciation sans fin et sans retenue, récoltant un gémissement étranglé qui se réfléchit le long de sa langue. Tout en maintenant une main sur la nuque de Harry, Snape le poussa gentiment sur le dos et s'installa à côté de lui, sans même arrêter le lent glissement de leurs bouches alors qu'ils s'embrassaient et se nourrissaient l'un de l'autre.
Snape passa quelques minutes à explorer les recoins chauds de la bouche de Harry à l'aide de sa langue, apprenant son goût, avant de suçoter gentiment la langue de Harry et de la persuader à effectuer une exploration similaire à celle de sa propre bouche. Harry le lécha timidement, le fixant avec des yeux verts embués, et ne protesta pas du tout lorsque Snape retira ses lunettes et les déposa sur la table de nuit à proximité. Et Harry était quelqu'un qui apprenait très vite, n'est-ce pas ? C'était vraiment dommage qu'il ne puisse pas appliquer le même don avec les potions…
Ses pensées partirent bientôt en fumée lorsque les jambes de Harry s'imbriquèrent autour des siennes, entrelaçant leurs corps ensemble. Snape dut s'écarter un instant afin de simplement respirer, tandis que la secousse d'être pressé contre toute cette peau sensuelle passa plaisamment à travers lui. Le corps de Harry était plus petit que le sien, moins anguleux, avec énormément de muscles saillants qui s'étaient développés durant les dernières années qu'il avait passé à jouer au Quidditch. Snape n'avait jamais vu une quelconque utilité à ce sport ennuyeux auparavant, mais il décida soudainement qu'il devait revoir son opinion, si c'était là le résultat.
Les souvenirs ramenèrent la conscience de Snape et ombragèrent le plaisir qu'il trouvait dans les caresses de Harry. Le premier partenaire de Snape avait été un plus vieux garçon de Serpentard, qui n'avait définitivement pas le plaisir de Snape en tête. Ses souvenirs de cette expérience s'étaient effacés avec le temps, mais il se souvenait de sa première fois comme d'un événement vraiment banal, même s'il y avait eu une grande quantité de douleur impliquée.
Peut-être était-ce cela qui le faisait toucher Harry avec autant de gentillesse à présent. Il y avait quelque chose dans la façon dont Harry s'était comporté depuis le début de la soirée qui lui disait qu'il avait reçu peu de petites attentions au cours de sa vie, et contre toute attente, cela poussait Snape à vouloir agir de telle sorte que Harry s'enlève toutes les images qu'il avait pu avoir en tête avant de décider de suivre ce plan. Balayer ses attentes de dureté avec de la tendresse… C'était une excuse suffisante, afin de laisser ses mains toucher, apaiser, sentir, apprendre les contours du corps qui avait été remis à ses bons soins.
Harry murmura quelque chose d'indéchiffrable et pressa son visage contre l'épaule de Snape, enserrant ses bras autour de lui. Ses hanches ondulèrent contre les cuisses de Snape de façon presque inconsciente, et il cria doucement, étouffant le son dans l'espace confiné entre leurs deux corps.
« Tout va bien, Harry », lui dit Snape, en caressant de sa main la courbe du dos tendu du jeune homme. Il pressa un baiser dans l'amas doux des cheveux de Harry, voulant le rassurer.
« C'est supposé être agréable. Faites simplement ce que vous avez envie. Tout ce que vous désirez… »
Harry émit un grognement étouffé et poussa Snape plus bas au dessus de lui, tout en frottant ses hanches avec une insistance croissance contre la cuisse de Snape. Snape pressa son genou avec complaisance, lui donnant quelque chose de ferme pour qu'il puisse s'y frotter, et les doigts de Harry s'agrippèrent à son dos suite à cette fervente appréciation, faisant Snape haleter sous la sensation des ongles qui s'enfonçaient légèrement contre sa peau.
Une poignée d'allées et venus plus tard et Harry devint soudainement rigide dans ses bras ; chaque muscle dans son corps se contracta pour un moment infini avant que Snape sente cette chaleur humide caractéristique se répandre entre eux. Harry cria à voix haute, un son grinçant comme s'il avait été traîné à travers ses dents, et Snape le tint, entremêlant ses doigts dans le fond de ses cheveux noirs épais et murmura de doux encouragements dans son oreille.
Oh mon dieu, il était perdu là.
Pendant que Harry se relaxait par étape dans ses bras, Snape appuya sa joue contre la douceur de ses cheveux, ressentant les doux tremblements dans ce corps svelte prendre place dans le sien. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser que c'était quelque chose à laquelle il pourrait vite s'y accoutumer, et qu'il était dangereux d'y penser. Dangereux et stupide, car il savait parfaitement que peu importe la confiance, peu importe le lien qu'il y avait ici, cela se dissoudra à l'aube.
Mais ça ne pouvait pas l'empêcher d'en profiter tant que ça durerait.
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à suivre...
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