Hello everyone ! Kate est là dans son petit tracteur (« Quoi ? Un tracteur ? -Bah pourquoi pas ? ») ! Donc, voici mon chapitre avec les Poufsouffles et les Gryffondors. Oui, il est assez long car je sais pas m'arrêter x')
Alors, désolée du temps d'attente, mais mon père est mort le 20 décembre dernier, ce qui m'a un peu coupé dans mon élan (même pas un renne, un élan !).
Disclaimer : J'ai beau casser ma tirelire, Harry Potter ne nous appartiendra jamais. Par contre, nos petits à nous, ils sont à nous 3
Bonne lecture à vous et merci à tous pour les commentaires et les favoris !
Poufsouffle : Chapitre 1 :
''Les liens du destin (ou de la chance ?) emmêlent même les plus étranges des vies dans des combinaisons qu'eux seuls connaissent''
La vie est quelque chose d'étrange. Cette déclaration vient toujours, pas forcément d'un coup, pas forcément sous cette forme, mais elle est présente. Vu que, quand tu regardes avec précision tes liens, tu remarques qu'on pourrait se demander comment certains ont pu se faire. Des personnes qui te sont parfois presque opposées te sont pourtant sympathiques comme des proches peuvent t'être agaçants. Car, tous autant que l'on est, nous sommes un étrange mélange de qualités et de défauts et on peut voir les deux chez tous. Même chez les gens que l'on aime le moins au monde, on peut trouver des qualités et chez ceux que l'on aime le plus, des défauts. Parce que quelque part, défauts et qualités font partie d'eux. Leur vie passée comme future devient liée à vous. Car les mots peuvent tout changer. Un simple geste peut tout changer. En bien comme en mal d'ailleurs.
Assise sur une chaise branlante, une fille aux cheveux noirs, cachée derrière des tas de livres et un ordinateur aux fils négligemment branchés en vrac, lit. Le titre est étrange, surprenant pour des gens ne connaissant pas le monde d'où elle vient. ''Histoire de Poudlard''. Un titre qui évoque bien plus que ce qui y est mis. Car l'histoire d'un être ou d'un objet commence bien, bien avant sa naissance ou création. ''Mais, naissance et création ne sont-ils pas des termes proches ?'' pensait la demoiselle aux yeux vairons, râlant intérieurement que les gens ne puissent pas juste utiliser des mots que tous comprenaient. ''Cela serait plus malin, surtout quand on veut retranscrire des infos'' soupira-t-elle silencieusement.
Posant ses lunettes pour se frotter les yeux, elle soupira. Cela fait cinq ans qu'elle est à Poudlard et elle n'arrive toujours pas à croire qui est la directrice actuellement. Une espèce de monstre tiers crapaud vu sa tête et ses yeux globuleux qui, s'ils luisaient de gentillesse de douceur ou de calme, pourraient donner juste une impression de chiot réclamant des câlins, tiers truc bidule rose, peut-être un cochon ''mais tous ne sont pas rose'', qui lui donne une impression de petite fille mais qui là, la rend juste écoeurante ''comme une barbe à papa qui serait dégueul… pas bonne'' se reprit dans ses pensées la fille surnommée affectueusement nerd ou nolife par sa famille. Parce qu'elle est toujours là, dans cette chambre à travailler ou à lire. Et pour finir, quand même, tiers humain. La jeune femme se cachant de nouveau derrière son bouclier de logique, se dit qu'au moins, elle ne restera pas longtemps, cette Ombrage.
C'est son repère, son coin obscur où se fondre pour croire qu'il n'existe rien d'autre. Pendant un instant, un court petit instant, elle regarda la fenêtre laissant un doux filet de lumière filtrer par les rideaux pas tout à fait fermés. Marchant lentement vers cette lumière attirante, elle se stoppa juste devant. Puis, deux doigts minces vinrent écarter les pans de tissu. Dehors, il fait un temps à ne pas sortir un chien. Pourtant, elle ouvrit cette porte vers l'extérieur, un ciel sombre et l'orage qui gronde. Mais, le petit instant magique se brisa d'un coup lorsqu'un « Ferme cette putain de fenêtre Virginie ! » la coupa de sa légère montée pour sortir respirer l'air gonflé d'humidité. Ladite Virginie ferma la fenêtre puis retourna s'écrouler devant son travail de vacances. Elle soupira un « plus que deux petites semaines... » qui résonna dans la sombre pièce très faiblement avant de disparaître. Le masque de logique et de je m'en foutiste est de nouveau remit rapidement en place. Au dehors, une plume s'envole vers le Chemin de Traverse.
Le Chemin de Traverse. Un lieu magique que tous les jeunes sorciers et sorcières veulent visiter. Un lieu plein de surprises même pour ceux le connaissant déjà. Malgré la pluie battant les rues, le chemin était plein de sorciers et sorcières se pressant, titubant dans la foule voulant partir. De temps en temps, un grand bruit montre la chute de quelqu'un qui, parfois, aidé d'une ou deux bonnes âmes cherche ses achats roulant sur les pavés humides. Parfois des grommellements indiquent que c'est dans une flaque qu'a eu lieu la malheureuse chute. Dans les boutiques, des articles plus merveilleux les uns que les autres s'étalent pour attirer les yeux de ces gens qui ne veulent que rentrer chez eux, se blottir dans une couette, un pull, quelque chose de chaud.
Mais, il n'y a pas que ces gens là-bas. Il y a aussi des personnes aux yeux fatigués et sombres comme les immenses cernes juste en dessous. Ils ont un visage tiré et sale tandis qu'ils vont au seul endroit dans lequel ils ont une chance d'avoir un travail, même illégal. Ces parias de la société ne peuvent plus remonter la pente même avec toute la chance du monde pour la plupart. Certains sont des maudits. Maudits par la lycanthropie. Condamnés à se changer en bête féroce une fois par mois et incapable de conscience. Vu que la potion est trop chère pour eux qui ne peuvent quasiment plus trouver de travail. Eux qui ne peuvent même plus se battre tant la lassitude est forte et qui donc, s'en vont. S'en vont pour une de ces communautés de loups garous leur permettant de vivre et non plus survivre. Mais, tous ne peuvent pas y aller. Certains par honte. Certains pour leur famille.
Une jeune fille aux cheveux de neige est dans ce second cas. Elle a été mordue i peine un an. Le jour de ses dix ans. Un jour où sa famille avait eu la mauvaise idée de partir faire du camping au mauvais endroit, au mauvais moment. Ses parents ont réussi à échapper aux morsures car la première tente attaquée était celle de la petite et de son petit frère. Petit frère de actuellement trois ans ayant réussi à échapper aux morsures car sa sœur s'était mise en boule autour de lui, le protégeant. Elle en paya le prix, un mois à Sainte-Mangouste en plus de sa lycanthropie. Heureusement, étant dans une famille très aisée, elle boit la potion tue-loup et, comme les colis seront maintenant fouillés, pour ne pas que l'on sache ce qu'elle est, la jeune fille aux yeux cerises emmènera de la potion pour toutes les fois avant les vacances suivantes. Et même les potions sont étiquetées différemment de ce qu'elles sont. On n'est jamais trop prudent.
La demoiselle est seule. Trop seule pour une enfant de onze ans à peine. Une petite bourse accrochée à sa taille, elle doit prendre tout ce qui n'est pas robes de sorcier et manuels. Ces derniers ont déjà été commandés par hibou. N'ayant pas encore le droit au balai, la petite n'a à s'inquiéter de prendre un familier et éventuellement, de quoi se faire plaisir. Ses parents essayent de compenser leurs absences et leur manque envers leur fille avec des cadeaux et cet argent dont elle n'a rien à faire. Ses yeux d'albinos se remplirent de larmes de nouveau. Elle se sent si seule… Entrant dans le Royaume du Hibou, elle regarda les différents rapaces. Il y en avait de toutes tailles, ils la regardaient avec leurs grands yeux brillants. Un vendeur lui demanda ce qu'elle voulait et son petit « je sais pas... » plein d'hésitation convainquit le marchand à laisser l'étrange fille.
Regardant les oiseaux curieux, la gamine marcha doucement, comme si elle ne voulait pas que le moindre de ses pas ne soit entendu. Comme si elle pouvait juste s'envoler. D'un coup, ses yeux anormalement rouges se calèrent sur une paire d'yeux dorés. Devant elle, une grande chouette des bois la fixe. Les teintes de noirs et de bruns foncés s'opposant avec les cheveux blanc de la demoiselle touchée d'albinisme total. Les lunettes, carrés, noires, s'oppose avec l'effet de lunettes autour des yeux de l'animal donné par des plumes légèrement plus claires. Le bec acéré claque doucement, comme un appel. Les serres aux griffes pointues enfoncées dans le morceau de bois de la cage. La tête de la chouette se penche. La gamine avança lentement. La chouette hulula doucement. La jeune fille se stoppa juste devant la cage. Avec une légère hésitation, elle chuchota « Toi aussi tu es tout seul ? ». La chouette la fixa tranquillement. Nerveuse, elle demanda s'il voudrait être son familier. Elle a lu qu'il était toujours mieux que ce soit le hibou qui te choisisse et non pas qu'il te soit donné. Parce que les caractères ne colleront pas forcément. Un nouvel hululement fut la réponse ainsi qu'un léger hochement de tête. Le prix lui étant, de plus, accessible bien que cher, elle appela le vendeur qui, voyant son regard sur la chouette, s'était approché et demanda si elle pouvait la prendre. Des gallions donnés plus tard, la petite sortait, la bourse plus légère et un sourire aux lèvres en tenant une cage contenant son nouvel ami. Éole était le nom qui avait été donné à la chouette en attendant un propriétaire. Comme le dieu du vent.
Vent qui nous a amené ici. Mais, tandis que la jeune fille au hibou mange une glace, profitant que le soleil soit de retour, et que de son sac, un carnet marqué du prénom Gabrielle dépasse, un jeune garçon court dans la rue. Il doit avoir environ un an de plus. Dans ses yeux brillent une lueur démente. Ses parents, deux personnes habillées très sobrement, le regarde avec bonheur. Leur petit enfant unique. Leur petit démon blond. Blondinet qui se dépêcha bien sûr de demander d'acheter des farces et attrapes pour le moment où lui et son ami seront à Poudlard. Si quelqu'un demandait quel ami à ce jeune homme, il leur répondrait celui à côté de lui. Même s'il n'y a personne.
Cet étrange garçon parle souvent seul. Il dit toujours qu'il y a quelqu'un avec lui. Un quelqu'un qui le pousse à faire des stupidités plus fortes les unes que les autres. Il se demande s'il ne va pas se débrouiller pour "devenir une fille" à Poudlard. Il voit déjà comment faire le petit saligaud. Même s'il n'est pas méchant, il fait toujours des choses étranges. Il ne fait pas de vrai "blagues", il fait plutôt… des changements. Changer de place deux menus pour avoir ce qu'il veut plus tôt, envoyer un sortilège sur lui même pour voir si ça marche… Et tant d'autres choses incompréhensibles pour beaucoup.
Le garçonnet, ses cheveux blonds sales ébouriffés, se mit brusquement à courir, semant sans raison ses parents. Ces derniers, bien qu'inquiets, n'essayent pas de le rattraper, ils sont habitués et savent qu'ils le verront sortir de nulle part d'ici une petite demi-heure avec des choses inconnues pour eux. S'ils suivaient les pas bruyants du jeune qui saute dans les flaques, ils le verraient sortir pour retourner dans Londres.
La capitale de l'Angleterre, l'endroit où se trouve le ministère de la magie et tant de choses magiques ou non. Mais le jeune n'en a rien à carrer ou à rond...er ? Ronder ? Pourquoi pas après tout. Donc, lui, ce qu'il veut est très particulier. Son ami lui a dit qu'il y avait de très bonnes pâtisseries moldues quelque part. Et le garçon dont le nom, Léon, est visible sur l'étiquette sortant de son haut, ne va pas refuser voyons. Papotant tranquillement tout seul à voix haute des pâtisseries moldues, il s'arrêta en entrant dans la boutique, s'acheta, grâce à de l'argent moldu piqué à ses parents, plusieurs choses. Des croissants, des pains au chocolat, des bonbons, des trucs, des machins… Bref, de quoi bien se remplir l'estomac ! Il se décida à rentrer sans voir les regards qui lui sont jetés. Le seul qui soit amusé regardant du haut d'une fenêtre.
Un autre garçon. Cette fois ayant l'air d'avoir 13 ans. Bientôt 14. Le jeune homme retourna en riant se jeter sur son lit. Même si ses parents sont sorciers, il vit ici. Au beau milieu du Londres moldu. Les pouffements et autres sons résonnèrent dans la chambre quasi vide. Juste un lit de bois, un bureau de même matière et une armoire en métal. Pour seul siège, il y a un pouf. Cet endroit n'est bien sûr que temporaire. C'est la maison de secours. Pour si jamais Celui-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom reviendrait. Et comme c'est apparemment le cas, il se retrouve seul dans cette maison inconnue de tous sauf de sa famille. Il murmura tranquillement un petit nom, puis roula presque sur le lit tellement il avait mal de rire. Sur son mur, une petite liste nommée "Nom de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcé-le-nom quand il y a un tabou sur ce dernier". Dessus sont marquées des choses fort sérieuses comme le seigneur des ténèbres, Voldichounet, le maître des mangemorts, Volidnou, Voldereinette et Voldapie, et bien d'autres encore. Prenant une grande inspiration, il écrivit d'une main tremblante : "Voldichounetden'amourquel'ondéteste". Ah la la, l'imagination à cet âge là, impressionnante, non ? Respirant difficilement et prit de hoquet, il reçut une lettre de son père, celui qui a sa garde normalement. Parce que, hé oui, mais chez les sorciers, il arrive qu'il y est des divorces. La lettre demandant juste si tout va bien, le garçon répondit que oui et donna la lettre au hibou avant de jouer avec le chat en riant. Tombant au sol, il prit un livre et écrivit rapidement son nom, sinon, il va se faire enguirlander avant même d'avoir mis un coussin péteur sous le siège d'un prof, ou Ombrage, il ne sait pas encore. L'encre laissa apparaître : "Orion 3ème année Poufsouffle" Oui, il ne met pas son nom de famille. Parce qu'il faut bien faire une légère provocation quand même… Prenant son malheureux chat qui dormait paisiblement, il le jeta sur le lit pour lui mettre un joli collier autour du cou. Mais un peu spécial. Dedans, il y a une petite poche agrandie magiquement qui servira à Poudlard à contenir les journaux du Chicaneur en attendant qu'il les donne aux gens. Mais évidemment, il cherche pour l'instant comment faire pour que seul lui puisse l'ouvrir. Vu qu'il ne veut pas que cela se voit ou se sente magiquement sans vérifier spécifiquement.
Pendant que ce garçon lit dans ses manuels passés, un autre garçon regarde les siens. Tous rangés par année, il se laissa tomber sur le sol. Il avait promis de le faire et ça y est. Poussant un soupir de contentement, il envoya un message à Virginie, Léon et Orion. Ses trois amis. Ou plutôt, ses deux amis et son petit ami. Il écrivit, assit dans un gros fauteuil que ses vacances s'étaient bien passées mais qu'il ne voulait pas retourner à Poudlard avec Ombrage en directrice. Il se plaignit que sa main lui faisait encore mal avec le petit "Je ne couvre pas les idioties de mes camarades" gravé. Il en profita pour leur demander de venir le rejoindre dans un parc ou café quelconque d'ici quelques jours pour profiter des dernières heures ensemble. Puis, attendant patiemment une réponse, le jeune homme s'allongea sur son immense lit, pensant à son cher Orion en souriant et en jouant avec un petit médaillon. Sur le bureau du jeune homme, une maquette repose tranquillement devant le petit message adressé à ce jeune garçon du même âge que le précédent, Céphée.
Quelques jours plus tard, Gare de King Cross, quai 9 3/4 :
Quel endroit triste. Des gens pleurent, se disent au revoir. Ici et là, des enfants se jettent dans des bras en hurlant de ne pas y aller. Les promesses de lettres s'échangent. Des inconnus se regardent avec la même pitié. Les traitements de Poudlard actuels sont connus. Et la plupart des parents hurlent contre eux. Mais, ils ne peuvent rien y faire. Même dans le ministère, les employés voudraient faire cesser ça. Mais le seul à avoir essayé de faire de faux papiers pour que tout cesse a fini à Azkaban pour traîtrise. Ce qui, étrangement, a convaincu les autres de ne pas essayer. Vous vous demandez pourquoi, n'est-ce pas ?
Marchant au milieu de cette foule, un petit groupe de quatre avance en se retenant de râler. Une jeune fille, cinquième année à Poufsouffle, Virginie, a un pas pressé. Le pas de la personne voulant juste se débarrasser de tout ça. Ses cheveux noirs sont détachés et atteignent le milieu de son dos. Bien coiffés, passant sous une casquette mise à la va vite. Elle regarde sous ses lunettes sombres les alentours avec vigilance. Sa veste noire aux boutons rouillés cachant le vieux t-shirt Mickey trop grand et large. Son regard reste fixe, elle se refuse toute honte sur sa tenue, même sur son jean, tellement usé et large que l'on se demande comment il tenait encore sur les hanches squelettiques. Sa voix, pleine de sarcasme poignant, lança un rapide : « En route pour une nouvelle année pleine de bonheur, petits z'oziaux et dont on reviendra ''sans une égratignure''. À la place, on aura des blessures. Oh, que les mots sont bien faits pour jouer dessus... »
À côté, un garçon à la chevelure blonde et sale sautille, un grand sourire dément aux lèvres. Sa peau miel contraste avec son jogging noir. Il est habillé de manière intemporelle, un haut à capuche rouge dont cette dernière est mise sur sa tête et des baskets de même couleurs. Ses yeux, bruns comme du chocolat au lait, sont remplis d'une étincelle de folie. D'une voix enjoué, il répondit : « Mon copain Leo dit qu'il est tout d'accord avec toi mais qu'il préférerait du chocolat aux oiseaux ! Et Léon dit que au moins, comme l'espèce de framboise démoniaque est bête, il pourra sortir avec vous à Pré-au-Lard sans souci ! »
Tandis que la demoiselle aux cheveux ébènes soupire, un jeune brun réplique que : « Fait gaffe à ton cul alors p'tit lion-blaireau, il est vachement joli ! Et soit pas si désespérée Virgigi', tu vas pouvoir passer une merveilleuse année supplémentaire avec moi et puis, on pourra faire chier la sal… AÏE ! » Tandis que il se prenait une claque à l'arrière de la tête par son petit ami, ses yeux océans embrassaient avec malice le monde ; tandis qu'il poussait son chariot. Une veste en jean foncée rappelait son pantalon de même matière et couleur. Les gens le regardaient pour certains limite en bavant, tandis que d'autres disaient qu'il n'était qu'un 'putain de bellâtre jouant à faire du charme'. Surtout que, aimant s'exhiber, il avait mit un haut noir léger et très, mais vraiment très, serré.
Le compagnon de cet homme, secoua sa tête. Ses longs cheveux roux voletèrent. Lui, il préférait les laisser libres, par rapport à Orion qui les attachait en queue de cheval lui donnant presque l'air sérieux. Dominant tout le groupe de plus d'une tête, ses pupilles plus vertes que celles de certains chats, plus vertes que les tapisseries des Serpentards (enfin, non, quand même pas… Ils sont un peu plus clairs), observaient. Guettaient. Il vit vaguement une fillette ''elle a vraiment onze ans ?'' aux cheveux neiges entrer dans le train en tirant un chariot le regarder un court instant. Pas étonnant, cette espèce de petite souris blanche devait être impressionnée de voir quelqu'un d'aussi grand. Après tout, Céphée était déjà forcé de prendre des vêtements pour adultes. Il portait un t-shirt R2-D2 avec une veste en jean un tout petit peu trop petite avec un jean. Après un soupir, il répliqua :
« {Céphée, soupirant}Bon, va falloir entrer dans le train avant que quelqu'un se décide à appeler des psy's…
{Léon, effrayé}-Ah nan ! Pas les gens en bloublouses blanches ! Leo et moi on est d'accord sur le fait que ce sont des méchants types !
{Virginie, agacée}-Il plaisantait s'pèce de gosse schizo !
{Orion, amusé}-Virgigi' ! Doucement avec le p'tit lion-blaireau !
{Virginie, sarcastique}- C'est ça Monsieur Orion, je suis à votre service voyons…
{Orion, plaisantant}-Dans ce cas, va me chercher un chocolat avec de la mousse et des patacitrouilles !
{Virginie, agacée}-C'est ça, tu peux aller te faire foutre par le calamar géant !
{Léon riant aux éclats}-Comme ça tu seras comme dans les dessins bizarres dans les mangas que t'achètes !
{Céphée, désespéré}-Suis-je le seul mature ici ?
{Virginie du tac-au-tac}-On s'rait deux si ton p'tit copain là arrêtait de me faire chier ! »
Décidant de couper court, Céphée poussa tout le monde dans le train sous les regards surpris de quelques parents et blasés ou amusés de camarades les connaissant. La plupart des gens étant montés, il y avait peu, voir pas, de compartiments complètement vides. Le jeune homme roux, traînant ses camarades par le col, les emmena jusqu'au fond du Poudlard Express tandis que ces derniers continuaient leur discussion. Discussion qui, on peut penser, est encore plus partie en… en… en noix. Car les cacahuètes, y en a assez au bout d'un moment. Actuellement, ils se sont mis à débattre sur est-ce que les aliens sont capables de faire du vélo.
Arrivés tout au fond, ils virent un endroit quasi libre. Il y avait une jeune fille. La fillette que Céphée avait vu entrer dans le train. N'ayant de toute façon que le choix de se séparer ou aller là, ils entrèrent. Stoppant toute discussion. La gamine arrêta de caresser son hibou, eux arrêtant de parler. D'ici, les cheveux de l'enfant semblaient encore plus immaculés. Mais surtout, ses yeux, que le rouquin pensait orange, avait une couleur rubis, un rouge brillant. Le silence gênant de quelques secondes fut coupé par Orion qui lança la discussion :
« {Orion tout joyeux}-Bonjour mademoiselle Souricette, on peut s'installer ici ?
{Gabrielle ne comprenant pas}-Souricette ?
{Virginie blasée}-Petite, t'inquiète pas, ce type est un con premier prix. Mais il est pas méchant. Juste très bête.
{Orion avec un ton faussement outré}-Moi ? Un con premier prix ? Tu veux dire de première qualité ! Je suis con, mais je suis un bon con ! Tu me blesses Virginette !
{Virginie, grognante} .Comme.Ç . . .
{Léon, riant}-Leo et Léon trouve que ce serait une bonne idée !
{Orion glapissant}-Céphée, heeeeelp !
{Virginie, levant les yeux au ciel}-C'eeeest ça, appelle ton p'tit copain à la rescousse. S'pèce de Peach !
{Céphée soupire}-Calme tout le monde… Tu t'appelles comment ? Vu que on va pas te nommer ''petite'' tout le temps quand même.
{Gabrielle, gênée et se demandant où elle a atterri}-Je, je m'appelle Gabrielle Firestone. Et vous ?
{Céphée, présentant tout le petit groupe encore en train de se jeter des piques}-Hé bien, moi, je suis Céphée McLastokmillian. La demoiselle aux yeux vairons, c'est Virginie Lastkey. Le blondinet, c'est Léon Duchamps. Sa famille est d'origine française. Et, pour terminer, le brun, c'est Orion Shafiq. »
La jeune fille aux yeux rouges regarde le petit groupe s'installer. Elle reprend sa caresse sur son hibou avec hésitation. Éole claqua doucement du bec. Les cheveux blancs ébouriffés tombaient avec irrégularité sur les épaules maigres couvertes par une petite veste sombre aux manches courtes. Sa chemise immaculée semblait avoir été faite sur mesure et sa jupe tartan rouge allait jusqu'à ses genoux. Elle avait un léger air d'enfant malade. Les lunettes, métalliques, sombres, perchées sur son nez rajoutait à son apparente vulnérable.
Le trajet se passa tranquillement. Entre les discussions… assez… étranges dont je ne peux dire les sujets car nous ne sommes qu'en rating T. Hé, c'est pas pour rien qu'on dit que les ados ne pensent qu'à une sorte de chose ! Et les moments où des friandises sont achetées. Mais, malgré les occupations nombreuses, les jeunes gens ne peuvent s'empêcher de jeter des regards étranges à la petite silencieuse gardant la tête basse mais lançant des petits regards curieux. Les gamins de Poufsouffle se demandaient comment la gamine survivrait, seule, dans Poudlard.
''Pauvre gosse, elle va se faire bouffer par tout le monde, mais, bah, je suis pas babysitter moi.''-Virginie
''Elle est paumée la petiote, faudrait p't-être qu'on l'aide, non ?''-Orion
''Elle aurait dû avoir un Leo elle, hein Leo ?''-Léon
''On va quand même pas la laisser comme ça, non ? Si elle va à Poufsouffle, je tenterai de la faire nous rejoindre, sinon elle va avoir des ennuis''-Céphée
Séparation. Voilà le seul mot que l'on puisse dire en voyant deux groupes d'élèves se former. Il y a le groupe des ''anciens''. Tous les élèves de seconde année à la septième et dernière. Et le groupe des ''p'tits bleus''. Tous les premières années. Avant, les premières années partaient avec Hagrid, un semi-géant très gentil, garde chasse de Poudlard. Mais, il a été chassé l'an dernier. Maintenant, il y a juste Rusard, le concierge et sa chatte à qui tous les élèves ont envie de balancer un coup de pied dans l'arrière train, Miss Teigne. Le cracmol hurle aux nouveaux de venir et il les entasse dans des barques de bois. Les barques sont tellement pleines que les élèves peine à ne pas tomber dans l'eau sombre. Il faut croire que le vieil homme espère faire tomber quelques élèves à la flotte.
Gabrielle, peinant à tenir entre quatre jeunes gens plus grands qu'elle, regarde le château qui lui semble sombre. Du lierre et de la mousse commencent à pousser sur les murs malgré l'acharnement pour l'arracher. Il n'y a quasiment pas de lumières traversant les fenêtres. Où est passée la magnifique image ? La photo de sorcier présentant un immense bâtiment dont la magie resplendissait ? Se penchant légèrement sur la barque, elle se sentait sur le point de tomber dans l'eau obscure. Ses yeux de sang croisèrent des éclats bronzes dans le lointain qui disparurent immédiatement. Illusions ? Reflets des carrosses tirés par les sombrals ? La jeune fille fut enlevée de ses réflexions quand, sous l'effet des différents poids et des mouvements des passagers, la barque se renversa.
Plongeant dans l'eau glacée, Gabrielle sentit un peu d'eau s'engouffrer dans sa bouche le temps qu'elle la ferme. Laissant quelques vitales bulles d'oxygène remonter. Ses yeux de sang virent ses camarades être attrapés par des tentacules tandis qu'elle-même coulait toujours. Ses bras furent soudainement enroulés dans les membres poulpesques. Ces derniers la posèrent sur le rivage avant de retourner dans les profondeurs, tandis que elle toussait pour sortir toute l'eau entrée.
Se relevant tant bien que mal, elle vit qu'elle était sur un rivage boueux près duquel roulaient les élèves plus âgés. Ses anciens compagnons de train, reconnaissant la chevelure neige, s'arrêtèrent. Le jeune homme roux sauta sur le sol avec le brun et les deux aidèrent la petite à se lever et monter. Le tout dans un silence complet. Un instant, Gabrielle cru être devenue sourde mais non, les Poufsouffles étaient silencieux et avaient un air grave. Sauf Léon qui, lui, mangeait une énorme chocogrenouille. Virginie, voyant la robe de sorcier pleine de boue donna à la cadette une des siennes. La souvent comparée à une souris murmura un remerciement avant de se changer en se cachant comme elle pouvait derrière ses vêtements plein de boue. Les camarades s'entre-regardèrent. Quelles étaient ces blessures qu'ils avaient entraperçues ? Ils n'eurent pas le temps de demander que la blanchette s'était mise dans la robe de sorcier trop grande et regardait le sol avec gêne.
« {Orion, grandiloquent} : Bah dis donc, on te manquait tant que ça que tu as sauté à l'eau pour nous rejoindre ? Je sais que je suis magnifique mais fais attention à ta santé souricette !
{Virginie, agacée} : C'est sûr, qui n'aurait pas envie de rester avec un cinglé avec un égo plus gros que le château ?
{Orion, faussement choqué} : Tu me blesses Virginette !
{Virginie, sarcastique} : Je ne t'ai pourtant pas encore foutu de baffe.
{Céphée, inquiet} : Ça va Gabrielle ? Comment es-tu arrivée là ?
{Léon, amusé} : Oh oh, y a l'or et la vierge qui vont se baaaattre !
{Gabrielle, gênée à mort} : Hé bien, la barque s'est renversée et, heu, ils vont pas vraiment se battre ?
{Céphée, surpris} : Hé bah, je savais pas qu'Ombrage allait déjà faire une connerie avant même que l'on entre dans Poudlard. Et, t'inquiète pour les deux nigauds à l'arrière, c'est normal. »
La discussion fut coupée par l'arrivée d'un chat tigré avec un air paniqué qui disparu en voyant la première année. Gabrielle, surprise par l'air humain du chat et aussi par le silence qui arriva avec ce dernier. Dans l'air, une odeur légère flottait. La jeune fille murmura un : « Vous n'êtes pas un chat, n'est-ce pas ? » auquel la seule réponse fut un hochement de tête du côté du chat. Le groupe regarda la demoiselle aux cheveux neige tandis que, brusquement, sortait une professeure un peu replète avec des ongles couverts d'un peu de terre qui, voyant le chat et la jeune fille, lança un joyeux :
« { ?, joyeusement} : Minerva ! Tu as trouvé mademoiselle Firestone à ce que je vois ! »
Le chat hocha la tête et devint une dame à l'aspect sévère et aux lunettes carrées. Portant une robe émeraude, elle demanda à la plus jeune de la suivre elle et sa collègue se nommant madame Chourave. Elles se présentèrent comme directrices des maisons Gryffondor et Poufsouffle. Les gamins de cette dernière furent donc séparés de la première année qui s'en alla avec les professeurs tandis qu'eux continuaient leur route et leurs recherches car il n'y a pas qu'un élève qui est parti dire bonjour au calamar géant.
Le reste du voyage se passa dans un silence pesant. Comment une année peut-elle avoir un accident avant même le vrai début ? D'habitude, le premier accident est une explosion de chaudron en potion, un élève qui mange une plante toxique ou l'inverse parfois. Une métamorphose touchant accidentellement un camarade, une chute lors du cours de vol des premières années. Un sortilège touchant la mauvaise cible, une chute dans un escalier ou même un ennui avec Peeves. Exception faite pour un petit gryffondor de notre connaissance ayant fait un petit plouf et un duo de cette même maison (''vous êtes sûr que c'est celle du courage et pas celle des pas-doués ? -Léo Duchamps, 1996'') qui a dit un coucou à un saule cogneur.
Quelques temps plus tard :
« -GRYFFONDOR ! »
Un cri retentit dans une immense salle. Cette dernière a cinq tables, au dessus desquelles flottent une bannière couleur feu et or, une océan et bronze, une pissenlit et charbon et pour finir, une ortie et argent. La dernière n'a pas de représentation. Logique, les professeurs se doivent d'être des modèles de justice pour les jeunes têtes blondes qui un jour devront agir avec impartialité à leur tour. Et cela est le cas, après tout, il n'y a pas de professeur avantageant sa maison, ou maltraitant quelques souffres-douleurs ? N'est-ce pas ?
Parmi le raffut de cris enthousiastes, les pas de l'élève tremblotant sont cachés. Pour chaque maison, accueillir un ''nouveau membre'' est important. Mais cela n'est pas très long, sans doute est-ce pour cela qu'un grand silence revient une fois la jeune personne assise. Laissant ainsi la place à l'appel d'Ombrage, ayant voulu prendre le contrôle de tout, même ça :
« {Ombrage, hurlant] : GABRIELLE FIRESTONE »
La demoiselle aux cheveux blancs s'avance nerveusement, sortant de la foule avec hésitation. Déjà enroulée dans une robe de sorcier trop grande, les couleurs de Poufsouffle étaient sur elle. Comme chaque nouveau, elle fut dévisagée. Certains se moquaient plus ou moins gentiment, d'autres essayaient de voir rien qu'à leurs têtes ses compétences. Mais, deux petits yeux se posèrent sur elle et une voix dit :
« {Ombrage} : Mademoiselle Firestone, nous sommes dans un établissement sérieux, vous avez intérêt à être plus présentable demain ! »
Sans avoir le temps de répondre, la petite fut poussée vers le choixpeau qui ,lui, fut mit sur la tête. Il y eu un petit moment de silence. Puis, brusquement, la déchirure formant une bouche s'ouvrit et alors résonna le nom de la maison. Tandis que les élèves de cette dernière exprimait avec force leur contentement.
« POUFSOUFFLE ! »
Se relevant, Gabrielle se mit à courir vers la table en dessous du blaireau. Elle s'assit avec contentement en bout de table. Pouvant enfin se permettre de souffler. Elle entendait vaguement des murmures tandis que les derniers nouveaux passaient. La chanson de l'étrange accessoire n'avait pas changée cette année. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Si elle n'était pas aussi épuisée, certainement elle se demanderait la même chose. Mais là, rien ne lui vint en tête. Même la fin du discours d'Ombrage lui passa au dessus de la tête. Même quand ses camarades de sa connaissance, ou plus précisément, un des garçons dudit groupe lui tomba sur le dos au sens propre et murmura à son oreille qu'elle était la bienvenue avec eux en clignant de l'œil. Elle sourit sans comprendre pourquoi elle était déjà adoptée dans ce petit groupe. Peut-être cela aurait été le cas si elle avait regardé la jupe que portait le blaireau au nom de lion. Ou alors le t-shirt clairement moldu de Virginie. Ou plein d'autres petits détails qu'elle avait associés avec le regard que lui lançait une framboise cochonnesque fan de petits chats.
Le groupe du train et la souricette commencèrent à papoter tandis que Virginie les avait envoyés sur la culture moldue. Entre les critiques gastronomiques de Léo, pratiques de Céphée et sexuelles de Orion, la blanche-neige ne risque pas de manquer de culture moldue ! Mais, comme tout a une fin, celle-ci vint avec un magnifique hurlement fleuri venant d'un serpent au vu de la direction. Quelque chose parlant d'un arrière train. Car, qui avait écouté la phrase d'avant parmi les Poufsouffles ? Pas grand monde, je le crains. Mais cela ne les empêcha pas en grands gamins de rire et chercher l'origine de ce son après un court silence.
Quand l'épisode cul fut fini, tout le monde se remit à manger sans que ne se passe le moindre épisode. Puis, quand vint la fin du repas, tout le monde partit vers les dortoirs. Celui des Poufsouffles était chaleureux et dedans flottait une douce odeur de pain, le mot de passe n'était en plus pas trop compliqué, deux coups aux tonneaux le plus à droite et en bas et un sur chaque en allant du plus haut à gauche vers le plus bas à droite et pour finir, faire un z en faisant passer la baguette. Marchant vers les chambres, tous avaient hâte de dormir, se reposer. Les lits sont vos amis les enfants, ne l'oubliez pas ! Vous n'êtes pas un enfant ? Bah, dans ce cas, c'est votre second meilleur ami après l'ordinateur ! Enfin, ça dépend de qui vous êtes, mais on va faire comme si, d'accord ? Non ? Bah tant pis. Toute façon, on verra tout ça demain. Le premier jour à Poudlard ! Enfin, demain, dans trois ans sans doute vu la lenteur de l'écrivaine. Surtout qu'elle doit aussi faire les Gryffondors car sinon, les fans de lion vont essayer de la manger.
