Ethon
Spoiler saison 3 Atlantis
Je mets au cas où, vu que les saisons n'ont pas été diffusée ;-)
Le contact glacé de la lame contre sa peau fit frissonner O'Neill. Il prit une lente inspiration et fermi les yeux. John s'attendait d'un instant à l'autre à sentir la vive douleur du couteau s'enfonçant dans sa chaire. Mais à son plus grand étonnement, rien ne se passa. Il conclut qu'elle n'avait pas l'intention de le tuer, du moins pas tout de suite. John jeta un œil sur la femme. Elle regardait toujours l'ordinateur et le disque dur externe avec attention. Elle lui volait des données. Les réseaux informatiques avaient été bannis des centres de recherche de l'armée à cause de la facilité du piratage et du téléchargement de fichiers. Les crackers surmontaient chaque nouvelle barrière de sécurité avec une facilité déconcertante. Et s'il ne réussissait pas à les franchir, certain n'hésitaient pas à agresser des militaires qui avaient eu accès à certaines informations secrètes. Mais tous ces hommes bossaient par exemple au Pentagone, pas dans le trou le plus perdu de la galaxie ! Et puis on parlait à l'échelle de superordinateur, pas d'un PC portable de 20 ans d'âge !
John essaya de réfléchir, la portée de ses gestes était réduite à cause du somnifère qui plombait encore ses membres. Sans trop réfléchir, O'Neill opta pour la solution qui lui paru la plus simple. Le colonel attrapa lentement le fil de sa lampe de chevet et le tira. La lourde lampe de fer chuta, entrainant avec elle plusieurs objets disposés sur la table. (Dont un réveil qui n'avait pas servi depuis bien longtemps) Le tout percuta le sol dans un vacarme amplifié par le plancher creux.
L'inconnue, surprise, relâcha son étreinte et se rejeta légèrement en arrière. O'Neill en profita pour se laisser tomber au sol et récupérer le zat. Il en tira immédiatement une décharge qui toucha la fille en pleine poitrine. Elle s'écroula au sol, inerte. John s'accorda quelques secondes pour reprendre ses esprits, puis s'empressa, tant bien que mal de ranger l'ordinateur avant d'appeler du renfort.
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Wintergreen occupait son poste au grade-à vous sans sourciller aux demandes de la prisonnière. Celle-ci s'était appuyée contre les barreaux de sa cellule et narguais le soldat d'un air aguicheur.
- Hey ! Je m'ennuie ici, il n'y aurait pas quelque chose à faire… Je ne sais pas, un jeu de carte par exemple ou autre chose, c'est à choix ! Soudain quelqu'un frappa à la porte du compartiment. Alex vérifia brièvement l'identité du nouveau-venu avant de le laisser entrer. La prisonnière repartit s'assoir au fond de sa cellule. Sandman entra dans la pièce et jeta un coup d'œil sur la fille. Il remarqua qu'elle ne le regardait pas et qu'elle s'était soudainement prise d'une passion pour le mur en métal. L'inconnue était jeune, à son visage. Léo lui donnait tout au plus 24 ans. Elle était de taille moyenne et semblait assez carrée d'épaule. A vrai dire l'inconnue avait une allure athlétique. Léo se retourna et aperçu que le soldat en poste, qui semblait de nouveau perdu dans ses pensées.
-Rompez. Lança t-il à Alex qui lui répondit d'un salut de sa main bandé, avant de quitter la pièce. Le major s'avança vers la barrière de la cellule, restant légèrement en retrait au cas où la prisonnière tenterait quelque chose. Léo n'était pas vraiment ici pour la questionner, mais pour accompagner Tricia, chargée de constituer un dossier médical et d'établir un bilan de santé de l'inconnue. Sandman réfléchissait à comment il pourrait engager une discussion en attendant la venue du médecin. Léo forma de nombreuses phrases dans sa tête et plusieurs fois il prit son inspiration afin de les prononcer. Mais les mots ne passèrent pas ses lèvres, comme si celles-ci les maintenaient prisonniers dans sa bouche. Quelques minutes se passèrent ainsi dans un silence pesant. Jusqu'à ce que la doctoresse frappe enfin à la porte du compartiment. Sandman alla lui ouvrir regrettant encore une fois de « l'avoir fermé » trop longtemps.
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-Encore en train de bricoler tes antiquités ? O'Neill répondit au Major d'un grognement. Léo se servit une tasse de café et vint s'assoir en face du colonel.
-Pour avoir une piaule comme la tienne, je vais vite essayer de changer de grade ! C'est presque deux fois plus grand que celle que l'on m'a attribuée ! Et encore je parle d'un placard à balais qu'ils avaient en rab. Par contre le café laisse vraiment à désirer… Dit Sandman en retirant un cheveu de sa tasse.
-Tu sais ce qu'elle cherchait ? Lança le colonel sans lever le nez de son écran.
-Aucune idée. Faut dire que ça à plutôt tenu du dialogue entre moi et mon moi intérieur.
-Toujours aussi doué pour les interrogatoires on dirait ? Pourtant d'habitude tu es plus à l'aise avec les filles… Lança le colonel en affichant un sourire railleur.
-Moins quand elles sont derrière les barreaux. Répliqua Léo avant de rectifier le cours de la discussion :
-Et de ton côté ? Ajouta-t-il en resserrant ses doigts sur l'émail chaud de la tasse.
-Je ne sais pas comment elle a fait, mais elle a réussit à débloquer des informations. Cet ordinateur est bien plus récent que tout ceux qui me sont passés entre les mains. Et pourtant c'était le seul que je n'arrivais pas à craquer.
-La sécurité à été améliorée ? Lança Léo sans grande conviction.
-Oui, mais la façon dont il encode les données est similaire à ceux que nous utilisons tous les jours. Pour les autres, ça n'avait rien à voir… Et puis ne critique pas mes antiquités, c'est grâce à la première d'entre elle que l'on a découvert Hamartia.
-Franchement, là je ne sais pas vraiment si je dois te remercier ! O'Neill ignora la remarque et continua.
-Et si je te disais que cette base n'est pas la seule curiosité touristique de la planète ?
-Je te dirais que la seconde était très mal indiquée sur le prospectus.
-Un vaisseau se serait écrasé ici même.
-Je te demande pardon ! Le major avait faillit s'étouffer.
-Cet ordinateur devait provenir d'un bâtiment militaire qui avait une fonction de « remorqueur ». D'après les informations, ils avaient pour mission d'aller récupérer un DC 304 en panne. Les causes de celle-ci ne sont pas claires, il semblerait qu'il ait eu un problème de générateur. Enfin bref, arrivé sur place ils n'ont rien trouvé mais ils ont malgré tout effectués des scans des secteurs alentours. Seulement, la géante gazeuse dont P6S est la lune, à une fâcheuse tendance à brouiller par moment toutes les ondes. Donc la plupart des données qu'ils reçurent étaient inutilisables.
-Et d'un coup de baguette magique tu as put les lire. Demanda Léo qui commençait à s'impatienter.
-Non, mais vu que l'on connaît désormais les fréquences parasites de la planète, des scientifiques ont élaboré un programme pour décoder leurs résultats qui se trouvaient toujours faussés. Fini O'Neill en refermant le portable.
-Conclusion, il y a une carcasse de vaisseau reposant sous la glace à explorer ! Tien tant que j'y pense, c'était un ancien vaisseau Tau'ri ou Atlante ?
-Ancien pour le sûr, mais vu qu'à l'époque il n'était pas obligatoire de mentionner l'origine de l'appareil dans l'immatriculation, je suis incapable de te répondre !
-Si tu as le nom, il suffira juste de consulter la liste des croiseurs disparu en mission... Et puis, un engin comme celui-ci ça passe rarement inaperçu ! Dit Léo en se dirigeant vers la sortie.
-Pour les infos de bases, ça ira, mais pour le reste il faudra encore un fois creuser. Je t'appellerai quand j'aurai du nouveau.
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Tricia accompagnée de Coldgate, pénétrèrent dans le lieu qui avait été aménagée pour les autopsies, qui n'était qu'en fait que la salle d'opération. Mais à part un cas d'appendicite, il n'y avait quasiment jamais eu d'intervention. Cela était aussi dû au manque d'activités à risque de la base. Un frisson parcouru l'échine d'Eliane lorsqu'elle vit le sac gris à la forme vaguement humaine, reposant sur la table métallique.
La doctoresse lui fit signe d'avancer et après quelques hésitations, Eli dû s'y résoudre. Tricia lui jeta presque un regard interrogateur sous sa visière en plexiglass. Sa main était déjà posée sur la fermeture éclair du sac. Coldgate lui répondit d'un hochement de tête. Elle sentie ses mains se crisper, se rétractant en forme de poings, ses ongles pénétrèrent presque dans les chaires de ses paumes. Mais lorsque Keegan ouvrit le sac, ce fut comme si l'estomac de Coldgate avaient fait un salto dans son ventre.
L'homme avait commencé une sorte de mutation, sa peau désormais blafarde était striée par des vaisseaux sanguin bleus. Le mort semblait avoir été tué par balle. A la vue du trou béant dans le torse du mort. Eli reconnu malgré tout le visage familier de son professeur. A ce moment la jeune femme sentit ses entrailles chavirer. Elle se retourna, saisit le récipient le plus proche et y vomi tout le contenu de son estomac. La jeune femme tremblait de tous ses membres et se retenait de flancher. Tricia referma la fermeture éclaire d'un air désolé, avant de la reconduire dans ses quartiers.
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-Quelles sont les nouvelles ? Lança Léo serrant contre lui une tasse de vrai café américain. John lui fit signe de le suivre. Ils se retirèrent dans une pièce qui servait d'entrepôt au matériel de maintenance.
-J'aime beaucoup ta nouvelle salle de conférence. O'Neill n'écouta pas la remarque et engagea la discussion.
-Il y a bien un 304 dont on a perdu la trace par ici.
-C'est impossible que l'on en ait pas entendu parler ! Faisant partit de SG12, Sandman possédait l'une des plus hautes accréditations et avait trempé dans quasiment toutes les affaires plus ou moins légale de la galaxie. Cela l'étonnait toujours lorsqu'il rencontrait une histoire qui lui était inconnue.
-Si on en a entendu parler, l'Ethon ça te dit quelque chose ?
-Maintenant que tu le dit… Il fit mine de réfléchir, avant de continuer.
- Il n'a pas explosé à cause d'un incident d'hyper propulsion… Ha bah, non, sinon il ne serait pas ici…
-C'était la version officielle. L'USAF n'aurait jamais avoué qu'ils aient put perdre l'un de leurs bâtiment. Et puis désormais l'affaire est classée. Y'a prescription. John posa son ordinateur portable sur un tas de caisse et y chercha le dossier concerné.
-Bien sûr encore une fois je ne te demande pas où tu as eu ces info…
-Chacun ses sources. Attend, je te lis la fiche officielle : USAF Ethon, type BC 304. Année de construction 2009, année de mise en service 2010…
- ça ne date pas d'hier ! O'Neill continua en ignorant l'intervention du major.
- Disparu en 2082 lors de son dernier aller-retour entre la Terre et Atlantis. Ah, le vaisseau devait apparemment devenir un musée…
-J'ai pas besoin de tout l'historique non plus. Sandman s'appuya contre un mur et croisa les bras. Il commençait légèrement à faire froid dans la pièce.
-Tu devrais, c'est pas mal intéressant… Et puis ça serait pas mal pour ta culture générale.
-Merci, ça fait toujours plaisir.
-Et voila la partie non-officielle… Le major se rapprocha de lui.
-Cause de la disparition : inconnue. Dernières coordonnées de L'Ethon : dans ce système solaire. John marqua une pose avant de reprendre sa lecture.
-Le listing des militaires qui l'on commandé est impressionnante : 1er Comandant : Général Cameron Mitchell USA Terre. D'ailleurs il ne l'a pas commandé très longtemps…
-Passe directement au dernier. Coupa Sandman.
-Général Roger Wintergreen USA Terre. Répondit froidement John.
-Wintergreen ? Y'a un jeune qui porte le même nom sur la base, tu pense pouvoir voir s'ils sont parents ?
-Non et puis je ne sais pas en quoi ça te ferait quelque chose. Des Wintergreen y'en a pas qu'une famille non plus !
-Tu en connais un autre ? Léo lui lança un sourire railleur.
-Non et alors. John croisa les bras, avant de dévier la conversation.
-Et pour ce qui est des anneaux de transport tu en pense quoi ? Continua le colonel tout en lui montrant les scans.
-Tu envisagerais une mission par hasard ? Lança O'Neill intéressé par la proposition.
-Tu lis dans mes pensées.
-Heureusement non ! Répliqua Léo en riant. –Je pense qu'ils sont opérationnels, enfin s'ils n'on pas été détruit, les données ne datent pas d'hier non plus. Et puis, d'après les scans, le vaisseau fournissait encore une faible dose d'énergie et les batteries au Naquadria sont inépuisables.
-Conclusion il nous suffit juste de constituer une équipe et d'aller voir !
-Tu ne peux pas y aller ! Lança Léo à l'encontre de son supérieur. Il fut d'abord surpris par la spontanéité de l'homme qui était plutôt de nature calme et posé, avant d'approuver sa position. John ne pouvait se permettre de quitter la base qu'il commandait.
-Alors c'est toi qui dirigeras l'opération, tu es le seul ici qui ait une expérience du terrain.
-Je n'attendais que ton feu vert Colonel. Ajouta Sandman en faisant un pseudo salut militaire.
-Constitue-toi une petite équipe parmi les hommes disponibles et prend au moins un scientifique.
-Un scientifique ? Léo fut coupé dans son élan.
-Pour faire des prélèvements, les marines ont tendance à souiller les échantillons.
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Eliane essayait de se reposer sur le lit superposé qui lui avait été attribuée. Elle avait la chance d'être la seul femme scientifique, ce qui lui avait évité de s'entasser dans un mouchoir de poche en compagnie d'une autre personne (et accessoirement d'éparpiller ses affaire partout dans la pièce). Eli se retournait encore et encore en faisant grincer les barres de fer du lit, la jeune femme savait qu'elle ne pourrait pas trouver le sommeil. Mais ça valait quand même la peine d'essayer… Elle ferma les yeux et prit une lente inspiration, tout en essayant détendre ses muscles et de chasser les images de l'autopsie de sa mémoire.
Au moment où elle avait presque réussit à faire le vide dans sa tête. Quelqu'un vint frapper à la porte. Coldgate décida d'abord d'ignorer la personne, mais celle-ci insista et la jeune femme dû se résoudre à répondre. Eli enfila sa veste polaire bleue jetée non loin, puis attrapa ses lunettes et un élastique à cheveux. Pour une fois qu'elle avait de la visite, même si elle s'en serait bien passé, il valait mieux avoir une apparence un temps soit peu correcte.
Mais une fois la porte ouverte, la scientifique n'eu qu'une envie, la refermer. Devant elle se trouvait la seule personne de la base qu'elle ne voulait pas croiser : Sandman.
-Vous dormiez. Lança t-il tout sourire. Eliane ne prit pas le soin de lui avancer une réponse, même s'il n'en attendait pas vraiment.
-Vous êtes un militaire.
-Vous le remarquez enfin docteur ? Railla Léo, resté sur le pas de la porte.
-Non, ce que je veux dire, c'est : qu'es ce que vous faites dans le quartier des scientifiques ?
-Vous voulez encore une fois remettre le coup de la douche sur le tapis ? Elle le fusilla du regard, ce qui le fit sourire de plus belle.
-Je suis chargé de l'entretient de cette base, j'ai ainsi le droit d'aller où bon me semble. Elle lui fit volte face et agita ses bras en signe de découragement.
-Je peux entrer ?
-Et puis quoi encore ! La scientifique allait s'empresser de refermer la porte et ainsi clore la discutions, mais Léo la poussa dans chambre.
-Trêve de plaisanterie, ce que j'ai à vous dire est important. Elle remarqua que la fossette au coin de ses lèvres avait disparu et que désormais un air plus grave se lisait sur son visage. Il prit soin de refermer la porte, puis le militaire engagea la discutions :
-Nous allons organiser une mission sur une carcasse d'un vaisseau qui se serait écrasé ici il y a déjà pas d'année. Les détails viendront plus tard. J'ai besoin d'un scientifique pour récolter des échantillons.
-Je suis docteur en biologie moléculaire, pas agent de terrain ! Dit-elle en se braquant.
-Ce n'est pas ce que je vous ai demandé docteur ! Ici il faut être polyvalent et ne pas se restreindre à une activité. J'ai été entraîné comme soldat d'élite et sur Hamartia je suis quasiment relégué au rôle de concierge ! Je sais ce qu'a fait Tricia, je le lui ai demandé. Bienvenue dans l'envers du décor ! Je suis désolé, mais c'est souvent à coup de claques dans la figure que l'on avance. Il marqua une pause, la voyant se renfermer sur elle-même et radouci le ton de sa voix.
-Peut-être que ce que nous allons trouver sur place pourra nous aider à comprendre ce qui se passe ici et peut-être que non. Mais il faut au moins essayer.
-Il s'est écrasé comment ? Eliane s'assit sur le lit, bras croisés. Elle faisait semblant de se borner encore quelques minutes, mais au fond d'elle, la jeune femme avait accepté depuis longtemps. Elle aurait donné pas mal pour sortir de cette base et il le savait.
-Justement nous n'en avons aucune idée. Votre décision docteur ? Lui répondit froidement le major.
-Je vous accompagne. Sur ces mots Sandman ouvrit la porte et tira un gros sac de sport en toile cirée, resté dans le couloir.
-Tout ce qui constitue votre tenue de sortie est là-dedans. Il y a aussi un passe pour que vous puissiez vous rendre dans la zone réservée aux militaires. Dans deux heures, venez nous rejoindre au sas sud. Je ne précise pas que tout ce que je vous ai dit ne sort pas de cette pièce. Le militaire sortit et referma doucement la porte derrière lui. Eliane s'empressa d'ouvrir le sac et y découvrit divers habits ainsi qu'un dossier (qu'elle se jura de parcourir, avant de le lancer sur le lit). Elle commença par en sortir un lourd anorak blanc, dont les parties noires avaient été remplacées par du bleu foncé.
-Toujours le protocole militaire… Y'a plus qu'a espérer qu'il ne se soit pas trompé sur ma taille. Ajouta Eliane en l'essayant.
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Arrivée aux vestiaires Eliane salua Sandman pour marquer sa présence. Celui-ci finit de lasser ses chaussures avant de lui répondre. Devant lui, sur le banc, était disposé plusieurs objets.
-Tenez docteur. Léo lui tendit un Beretta, après lui avoir brièvement montré comment le charger.
-Je n'aime pas vraiment les armes…
-Comme vous voulez, j'espère juste que vous saurez vous défendre à mains nues contre des Leorns. Sandman fit mine de remettre le revolver à sa place.
-Les quoi ? Répondit Eli en croisant les bras.
-Des sortes… De très gros félins, qui mis-à-part leur mâchoire puissante, possèdent deux griffes rétractable aussi grande que ma main. Ils en servent généralement pour tuer leurs proies d'un coup de patte. D'habitude ils vivent dans les montagnes, mais cette période de l'année ils ont un peu de mal à trouver de la nourriture, alors ils chassent ce qu'ils trouvent… Le major avait accompagné son discourt de mimes, ce qui le rendait peu crédible.
-Ok, j'ai compris, passez le moi. Dit-elle d'un ton las. Eli accrocha le holster à sa ceinture et à sa cuisse.
-Profitez-en pour prendre un Zat. Il lui tendit un deuxième hoslter où était sanglée l'arme en forme de serpent.
-Au cas où je croiserais une de vos bébêtes imaginaires…
-C'est vrai qu'il n'y en pas sur Hamartia, mais croyez-moi docteur les Leorns ne sont pas le fruit de mon cerveau dérangé… Et puis les holster ça vous va plutôt bien, je suis sûre qu'accompagné d'un haut turquoise et d'un minishort brun vous seriez parfaite !
-Je vous demande pardon ?
-Juste une référence à un vieux jeu vidéo terrien. Ajouta t-il avant de continuer en la poussant vers le sas de sortie :
-Allez en route Coldgate, Ivanov et McKenzie nous attendent dans le hangar.
Les deux hommes en questions les attendaient en vérifiant une énième fois les sortes de motoneiges. Léo la présenta brièvement. Eli fut d'abord frappé par la stature du Russe. Ivanov était ce que l'on nomme, une armoire à glace. Il devait mesurer dans les 1m 95 et était pas mal musclé, du moins à ce qu'elle pouvait en juger avec sa veste. Ses cheveux étaient rasés de très près. A côté de lui, McKenzie paraissait presque petit. L'homme portait des lunettes de soleil dont la forme de la monture faisait pilote de « Top gun » et avait ses cheveux bruns, ébouriffés par du gel.
-On doit se rendre jusqu'aux coordonnées que je vous ais transmis sur vos consoles. Nous chercherons sur la place la position exacte des anneaux. Les deux militaires acquiescèrent d'un mouvement de tête. Avant de rejoindre leurs machines, chargées de matériel divers.
-Docteur montez avec moi. Lança Léo.
-Pardon ? Je…
-Je ne doute pas de vos talents de pilote, mais le terrain est très accidenté dans la région où nous allons et j'aimerais bien vous garder en un seul morceau. Pour une fois Eli de râla pas.
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-Je sais ce que tu es.
La prisonnière daigna à peine le regarder, avant de reporter une nouvelle fois ces yeux sur le mur. John s'approcha des barreaux jusqu'à pouvoir les saisir à pleine main, il s'appuya dessus. La jeune femme avait retiré sa veste et désormais un long tatouage était visible sur son bras. Celui-ci était formé de quatre demi-cercles enlaçant deux points. La marque s'étendait de son épaule à son coude.
-Ton tatouage, l'Até rouge sang. Tu es une de ces saletés de Lachésis. A ces mots, la jeune femme se leva d'un bond et lui fit face. O'Neill ne cilla pas et soutint son regard glacé, il avait touché un point sensible en l'insultant et il savourait cette petite victoire.
-Je ne te permettrais pas de critiquer mon ordre, toi un simple Tau'ri.
-Je suis Atlante et que tu le veuille ou non, c'est moi qui dirige ici. Alors maintenant que l'on a engagé la discussion, dit-moi ton nom et ce que tu viens faire ici.
-Atlante ou Tau'ri, tu avoueras qu'il n'y a aucune différence ! Elle marqua une pose avant de continuer.
-Et puis, à quoi te servirait mon nom ?
-Dit-le alors. Ajouta O'Neill sur un ton défit.
-Si ça peut faire avancer les choses, Tanis. Ajouta la fille d'un ton las.
-Tanis tout court ?
-Si tu nous traitre de sale Lachésis, tu devrais savoir que nous ne portons que le nom que nous à attribué l'Orici !
-Ben voyons ! Le colonel tourna sur ses talons d'un air las. La jeune femme soupira et fini par lâcher prise.
-Si c'est le seul moyen que vous m'écoutiez…Ma planète d'origine est comme vous la nommez T8R-522. Ça ne vous dit sûrement rien mais je ne pense pas non plus que son vrai nom vous soit familier… Et puis je peux ajouter pour ma défense que je suis ici sans l'accord des miens. Tanis se laissa glisser contre le mur froid et s'assit par terre à l'opposée d'O'Neill.
-Vous croyez peut-être que vous êtes le seul peuple des trois galaxies touché par la maladie ? A la réaction étonnée du militaire, elle continua, esquissant un sourire moqueur :
-Encore une fois vous vous croyez uniques…
-Attend, tu veux dire qu'il y a d'autres foyers d'infections sur diffusés hors de la galaxie de Pégase ?
-Et vous voila bien loin de la réalité ! On va enfin pouvoir discuter… Mais avant je vais faire quelques arrangements à ma condition ici. Elle étira ses bras, avant de se relever et de faire face au Colonel. Puis lui répondit :
-Sinon pour répondre à votre question, cette saloperie est en train de contaminer toutes les galaxies qui nous sont connues. C'est un peu comme si ce fléau avait été programmé pour se réveiller partout au même moment.
-Et vos dieux dans tout ça ?
-Cela fait longtemps qu'ils ne font plus rien pour les vivants. Dit-elle avant de renfermer dans son mutisme.
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Après plusieurs heures de route, le groupe arriva enfin au lieu dit. La première partie du voyage s'était passée sans encombre et ils souhaitaient que ce serait de même jusqu'à leurs retour sur Hamartia. Grâce aux détecteurs, il fut facile de trouver les anneaux de transports. Il ne restait plus qu'a espérer qu'ils puissent traverser l'épaisse couche de glace. Pour cela, ils durent travailler encore quelques temps à creuser la banquise par endroit, avant de pouvoir activer le téléporteur sans risque. Lorsque le transfert fut prêt, ils se regroupèrent tous et croisèrent les doigts pour que cela marche et que les anneaux puissent s'activer au signal. Enfin tous sauf Eliane qui n'était pas vraiment enchantée à l'idée d'être téléportée. Nerveuse, elle se mordit la lèvre jusqu'au sang.
Ils atterrirent dans la salle de transfert. Comme sur tous les vaisseaux c'était là que l'on entreposait le matériel prêt à être livré. Que ce soit par les anneaux ou par le téléporteur Asgard. D'ailleurs, de nombreuses caisses y reposaient encore. Certaines s'étaient fracassées contre les parois et des éclats de bois et de plastique jonchaient le sol. Une épaisse couche de givre figeait la scène.
Eli plaqua ses mains contre elle. L'écart de température entre la surface et le vaisseau n'était pas énorme, mais assez pour que l'on en ressente les effets.
-Je doute que le système électrique fonctionne encore. Lança Sandman, en s'avançant dans la pièce. Puis il essaya le système d'ouverture de la porte qui ne daigna même pas s'allumer. McKenzie balaya rapidement l'espace des yeux et trouva rapidement un pied de biche reposant sur une caisse. Il le saisit et le libera de sa prison de glace. Le capitaine pensait bien qu'il ne pourrait pas totalement ouvrir la porte avec, mais s'il arrivait juste à la déverrouiller lui et les autres pourraient la pousser. Scott glissa la barre de fer dans le verrou. Après quelques efforts (et grâce à la glace qui fragilisait le métal), celui-ci céda. Tout le petit groupe put sortir sans encombre de la petite salle.
La carcasse de l'Ethon était remarquablement bien conservée. La structure avait été relativement peu endommagée lors du crash. Seul une large faille éventrait la coque sur tout le côté droit de l'appareil. La glace avait désormais remplit le trou béant et les hangars de tribord était désormais inaccessible. Parfois le squelette de métal émettait un long gémissement à cause des multiples torsions et pressions qui lui étaient infligées. Toutes les parois et les divers objets qui se trouvaient à l'intérieur de la carcasse, étaient recouverts d'une épaisse couche de givre qui s'était amoncelé en de petits stalactites de glace blanche. Il n'était parfois pas évident de reconnaitre ce qu'avait été la chose avant d'être figée par ces cristaux. Toutes les consoles de pilotages et le matériel informatique devait avoir beaucoup souffert du froid et de l'humidité.
-C'était du solide les DC… Ivanov, McKenzie, vous allez vers la salle des machines, le docteur et moi on s'occupe de la boîte noire du poste de pilotage. Les deux groupes s'éloignèrent chacun de leur côté. Les DC 304 possédaient deux boîtes noires, une dans le poste de pilotage qui enregistrait les conversations et servait aussi de balise de localisation. La seconde était placée vers la salle de commande des machines et servait elle à relever les variations techniques.
-J'aimerais savoir pourquoi vous m'avez choisie pour cette mission ? Coldgate fut la première à rompre le silence.
-Pardon ?
-Ce que je veux dire, c'est qu'il y a une douzaine de scientifique mieux qualifié et mieux renseignés sur ce sujet que moi.
-Vous savez docteur, c'est justement à cause de ce dernier point que je vous ai demandé de venir. J'avais envie d'avoir un avis autre que celui d'une personne qui connait par cœur toute la galaxie. C'est plus impartial. Coldgate attendit quelques secondes avant de bredouiller :
-Vous pouvez m'appeler Eliane au lieu de docteur.
-Ok Eli.
-Eliane !
Ils parcoururent aisément la distance qui les séparait de la salle des anneaux au poste de commandement. Les ponts supérieurs étaient relativement dégagés. La seule difficulté était d'enjamber les objets et débris qui jonchaient le sol. Après une dizaine de minutes, ils pénétrèrent dans la salle de pilotage. Par chance, la porte de celle-ci était restée entrouverte et ils purent, après quelques contorsions, entrer.
Le poste de commandement semblait avoir plus souffert que les salles qu'ils avaient parcourues précédemment. Les cartes de plexiglass destinées à montrer la situation du vaisseau dans l'espace avaient explosées et leurs nombreux morceaux s'étaient éparpillés partout sur le sol. Les écrans des divers ordinateurs étaient quasiment tous éventrés. Mais ce qui choqua Léo, c'était la verrière qui en temps normal aurait dû dévoiler un horizon d'étoiles. Celle-ci avait fini par céder sous la pression de la glace, qui avait largement recouvert le sol et s'était répandue jusqu'au siège du capitaine.
- Je ne sais pas pour vous, mais y'a quelque chose d'étrange ici…
- Vous voulez parler de l'absence de cadavre ? Se hasarda Coldgate.
- Ce n'est pas vraiment normal pour un vaisseau qui s'est écrasé avec environ 150 hommes à son bord et dont il n'en est jamais ressortit un seul SOS.
- ça me fera moins de boulot pour moi !
- Mais vous avouerez que c'est quand même flippant. Dit-il en s'approchant du lieu où se trouvaient les boîtes noires.
- Personnellement, c'est plutôt le contraire que je n'aurais pas aimé… Les squelettes et momies en tout genre ce n'est pas vraiment mon truc… Eliane jeta un regard à ce que le Major venait de dégager de la paroi. Il avait rapidement démonté une plaque du mur et avait saisit la boîte noire qu'elle contenait. L'objet était solidement arrimer et Léo dû s'y reprendre à plusieurs fois avant de totalement réussir à l'extraire.
-Aucun dommage apparent… J'espère qu'elle n'aura pas trop souffert de l'humidité…
-Autre chose à voir ici ou on reprend la visite ? Dit Eliane en examinant vaguement une des consoles de pilotage. Soudain elle entendit un bruit inconnu, suivit d'un juron. Elle se retourna et vit que le Major était tombé à genoux, il semblait être blessé aux jambes, bien qu'il n'ait pas bougé. Coldgate alla rejoindre le militaire.
-Qu'es ce qui… La femme aperçu une silhouette et ne put retenir un cri. Avant qu'elle n'ait eu le temps de réagir, Sandman lui mit la boîte noire entre les mains.
-Dégage ! Hurla l'homme en la poussant. La scientifique hésita, mais obéit quand même. A ce moment l'inconnu l'attrapa au bras, Eliane sentit une vive douleur lui transpercer la peau. Léo tira deux balles qui atteignirent l'assaillant dans le dos. Celui-ci relâcha son étreinte et se retourna vers le militaire. Le Major reçu un nouveau tir d'une arme à énergie dans la poitrine. Horrifiée la jeune femme s'élança dans le corridor du plus vite qu'elle le pouvait, la boîte maintenue fermement contre elle.
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-Alors toutes tes exigences sont exaucées ? Dit O'Neill en entrant dans la pièce.
-Quand je demandais à avoir une chambre, même gardée et que vous disiez être d'accord. Il n'était pas question de menottes ! Répondit Tanis tout en lançant un regard noir au militaire.
-C'est ça ou la prison.
-Ben voyons ! Ajouta la jeune femme en s'asseyant à la petite table. John préféra rester debout, afin de la dominer du regard.
-J'ai encore quelques questions… A ces mots elle lui tendit ses poignets. Il l'ignora et sortit quelque chose de sa poche. Il s'agissait d'un collier sertit d'un médaillon en or, rond, gravé de divers symbole. Le militaire le tendit devant Tanis tout en tenant fermement la chaine, afin qu'elle ne puisse le prendre.
-Tu le portais lorsque tu m'as agressé. La jeune femme fronça les sourcils, avant de lui répondre :
-Qu'es ce que ça peut vous faire ?
-Où te l'es-tu procuré ? Répliqua le colonel sur un ton légèrement agressif.
-Cela ne vous regarde pas ! Ça n'a aucun lien avec notre discussion ! Elle se leva et le toisa d'une façon qui déplut à John.
-Tu te trompe sur l'un des deux points, ça me regarde.
-Vous la connaissiez ? Siffla Tanis en plissant les yeux et en se rapprochant de l'homme.
-Alors ?
-Je l'ai volé. Il y a longtemps. Point barre !
-Tu veux le récupérer ?
-Le chantage lors d'interrogatoires est punissable d'après votre loi ! Fini-t-elle en souriant. La jeune femme savait qu'elle n'arriverait à rien en agissant ainsi, mais elle ne pouvait s'empêcher d'avoir le dernier mot.
Léo reprenait peu à peu connaissance. Tous ses membres étaient engourdit et le militaire pouvait à peine bouger. Après quelques seconde, il ouvrit enfin les yeux et à son grand étonnement il reconnu un visage familier.
-Jill ?!
-Enfin un peu de compagnie, je commençais à m'ennuyer ferme ici.
-Parlons de notre hôte, il…
-C'est un Wraith. Coupa la femme.
-Comment tu le sais ?
-Il s'en est vanté. Lui répondit-elle froidement.
-Je me disais aussi… Keyser lui jeta un regard suspicieux et ajouta :
-Tu es venu seul ?
-Non, le reste de mon équipe doit être quelque part…
-ça, ça me rassure. Il y eu un silence avant qu'elle ne reprenne la parole. Son visage avait changé et son expression était redevenue neutre.
-J'ai pas mal de choses à te dire.
-Profite, je pense que l'on est ici pour un bout temps. Conclu Léo en s'asseyant.
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Eliane sentait son cœur battre contre ses côtes comme s'il voulait sortir de sa poitrine. Sa gorge était en feu et un goût de sang s'était installé dans sa bouche. La scientifique avait du mal à reprendre sa respiration, elle avait l'impression que tout l'air qu'elle inspirait passait dans ses poumons sans toutefois y trouver prise. A ce moment elle se maudit de n'avoir jamais tenu sa résolution d'aller faire un footing tout les dimanches.
Son bras la lançait. Eli s'assit quelques seconde afin de voir l'étendu des dégâts. Une large entaille lui barrait le biceps et pas mal de sang s'en échappait. Celui-ci s'était largement répandu sur la combinaison blanche et déchirée. Coldgate fouilla dans les multiples poches que comportait son équipement et fini par y dénicher une bande et quelques compresses. Elle retroussa sa manche et forma un rouleau avec la gaze qu'elle plaqua contre l'entaille. Puis la jeune femme compressa fermement le tout avec la bande qu'elle enroula en épis. Elle se servit du reste pour boucher le trou de sa veste et empêcher ainsi le froid d'entrer. Puis elle reprit sa route en direction des anneaux de transferts.
Après quelques minutes Coldgate put enfin atteindre la surface. Ce qui la frappa immédiatement fut qu'un fort vent s'était levé. Celui-ci balayait la neige et la lui envoyait violement dans la figure. La nuit devait juste se terminer et la lune sortait enfin de l'ombre de sa planète. Bien que celle-ci ne soit pas visible, la géante gazeuse teintait de rouge la croute de nuages qui recouvrait le ciel à perte de vue. Seul, au-dessus des montagnes, était encore visible quelques dernières étoiles.
Le vent avait strié la neige à la manière de vagues figées. Des congères s'étaient formées et le matériel était en partie recouvert. Eliane dégagea sommairement l'un des véhicules. Elle dû s'y reprendre plusieurs fois avant de le faire démarrer. La scientifique cala la boîte noire entre son ventre et la moto, puis enclencha la sorte de GPS du tableau de bord. Les informations étaient assez claires. Il ne restait plus pour Coldgate que de croiser les doigts et d'essayer de rejoindre Hamartia du plus vite que pouvait sa machine.
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Léo ne se mettait quasiment jamais en colère. Mais quand c'était le cas, cela donnait lieu entre lui et son supérieur à des échanges verbaux des moins raffiné.
-Mais tu te fous de ma gueule !
-La ferme, Major ! Que cela te plaise ou non, je reste ton supérieur hiérarchique.
-Je comprends maintenant pourquoi tu t'es défoncé la cervelle avec les drog… Il n'eu pas le temps de finir que Jill le saisit à la gorges et commença à lui compresser le larynx.
-Encore un mot dans cette direction et je peux t'assurer que sortir d'ici deviendra le cadet de te soucis. Soudain ils entendirent des bruits venant du couloir. Le colonel relâcha Léo qui se frotta la gorge.
-T'es vraiment malade ! Dit-il en toussant. Sandman avait l'habitude de se genre de réaction de la part de la femme. Celle-ci avait tellement peinée à se faire une place parmi ses homologues masculins, qu'elle avait peu à peu utilisé sa force physique afin de compenser son apparence. Au début Keyser détestait ce genre de pratique, mais à force c'était quasiment devenu un reflex de défense contre les mots.
-Je crois que notre hôte est de retour. Souffla Jill en ignorant la dernière réplique de Léo. Le Wraith se présenta devant la porte de la prison et pointa immédiatement le major de son arme, avant de le paralyser d'un coup de celle-ci. La militaire s'élança vers la créature lorsque celle-ci répliqua. La décharge électrique ne la sonna que légèrement, mais assez de temps pour que le Wraith puisse s'emparer de Sandman.
-Lâche-le ! Siffla la Colonel, tombée à genoux.
-Je ne pense pas que tu es en état d'exiger quoi que ce soit, Hybride.
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-Des nouvelles du monde extérieur ? J'espère qu'elles sont plus fraiches que la nourriture qu'ils nous servent ici... O'Neill venait d'entrer dans la salle des communications un sac de ration à la main, qu'il posa sur le bureau du soldat.
- L'Hybris s'est positionné en orbite il y a déjà quelques heures, mais ils n'ont toujours pas essayé de nous contacter. Nous avons alors envoyé plusieurs messages qui sont restés sans réponse.
-Je sais que vous vous en doutiez déjà, mais ce n'est vraiment pas normal. Il y a des chances pour que leur radio soit tombée en rade ?
-S'il y en a, elles sont quasi nulles... Et si c'était le cas, ils possèdent d'autres moyens de nous transmettre un message.
-Je sais. Grogna John. Il détestait quand quelque chose clochait et qu'il ne pouvait rien y faire.
-Par la même occasion, vous avez des nouvelles de l'équipe de Sandman ?
-Aucune. Ils auraient dû nous contacter il y a déjà quelques heures.
-Génial ! Un problème de vient jamais seul ! Envoyez-leur un message et s'ils n'ont toujours pas fait leur rapport d'ici deux heures appelez-moi. Et puis à l'occasion, essayez encore d'établir une liaison avec l'Hybris. Je vais dormir un moment, n'hésitez pas à me réveiller si vous avez des nouvelles. Au moment où il allait sortir, le colonel entendit le soldat déballer le sac de ration.
-Et puis je le répète encore une fois : On ne mange pas dans ce local !
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-Pourquoi maintenant… Enfin pourquoi vous êtes vous attaqué à nous maintenant ? Bredouilla Sandman encore sonné. Il sentait que ses mains étaient entravées aux accoudoirs du fauteuil. Après un bref regard autour de lui, il nota qu'il devait se trouver dans l'ancien cabinet dentaire du vaisseau.
-Jusqu'il y a quelques jours j'ignorais votre présence. J'ai été envoyé ici afin de trouver des informations sur ce vaisseau et les humains qui l'occupaient. Mais à cause des perturbations engendrés par la planète, je n'ai pas put recontacter mon vaisseau-ruche. J'ai donc dû me résoudre ne plus quitter cette lune. Mais c'était il y a bien des années. Voyez-vous, s'il le faut je peux rester des siècles en hibernation, en attendant qu'une quelconque nourriture ne se présente. A ces mots, Léo lui jeta un regard noir.
-Mais un petit quelque chose est venu troubler mon sommeil. Une présence que je n'avais pas sentit depuis des décennies. Celui des Hybrides. Les humains se sont alliés avec les Réplicateurs afin de créer une race à mi chemin entre les deux leurs, capable de vraiment nous anéantir. Ils réussirent presque. Les derniers de mon peuple essayèrent de luter en vain. Nous furent presque tous exterminé. Jusqu'à aujourd'hui, nous n'avions jamais put capturer un de ces Hybrides vivant. Une saleté de cheval de Troie implanté dans leur système de nanites, désactivait celle-ci, ce qui dans tous les cas entraînait la mort plus ou moins lente de l'hôte humain. Maintenant nous avons une chance de lutter. Malheureusement pour vous, votre espérance de vie est moindre que la notre et ainsi votre mémoire collective s'efface rapidement. Les derniers de notre race se sont cachés en attendant. Le Wraith saisi un flacon dont il bu le contenu, avant de continuer son discourt.
-Vous savez, notre race est le fruit d'une mutation génétique entre l'être humain et un insecte.
-Vous avez plus pris du parasite ! Le Wraith continua sans s'occuper de la réplique de l'homme.
-Et plus précisément d'un virus engendrant cette mutation. Des générations de mes semblables essayèrent de le synthétiser, jusqu'à ce que l'un d'entre réussisse. De plus, ce nouveau virus, et ceci grâce à quelques modifications que nous lui avons apporté, et devenu transmissible d'homme à homme. Je n'ai pas besoin de vous expliquer le résulta s'il venait à se répandre à grande échelle. Maintenant il ne nous reste plus qu'à créer des hôtes Wraith, capables de se sacrifier pour leur race. Il s'avança vers Sandman et lui saisit fermement la mâchoire afin que le militaire le regarde en face.
-Je ne me nourrirais pas de vous, car je ne me nourri pas des miens. Le Wraith plaqua sa paume contre le torse de Léo qui sentit immédiatement ses forces l'abandonner.
A suivre…
Chapitre 3 : Hybris
