Bonjour !
Ce chapitre a mis une éternité à arriver, et j'ai pas vraiment d'excuses :'). Je m'étais concentrée sur mes propres projets avec les vacances et j'avais laissé la trad de côté, préférant m'y mettre quand l'envie serait là. Du coup je suis désolée pour ceux qui suivent avec le rythme qui aura été très saccadé ! ^^" Et je vous remercie vivement de votre intérêt !
C'est le dernier chapitre et il est vraiment génial donc j'espère que vous aimerez et que ça aura valu le coup, au moins x').
Bonne lecture !
"Hot as a fever, rattling bones
I could just taste it, taste it
If it's not forever, if it's just tonight
Oh, it's still the greatest, the greatest, the greatest"
Huit jours d'Edward qui ne se montre plus, huit jours de Roy préservant sa dignité, refusant de montrer son humiliation, son indignation, sa honte. C'est bien plus facile de le qualifier ainsi dans sa tête, de penser qu'il a été froissé du rejet mais que ce n'était qu'un petit coup contre son égo, une éraflure sur une carrosserie repeinte.
Au lieu de ça il a l'impression que toute la voiture dérape, comme si quelqu'un avait piqué la roue et foncé dans un arbre, avec Roy du côté passager, muet, impuissant, finissant avec traumatisme des cervicales. Il souffre, parce que quand il réfléchissait aux choses qu'il craignait de perdre, ça n'était pas parmi eux. Ed n'était pas parmi eux. Et maintenant si.
Tout en étant, cependant, parmi ce que Roy n'aura jamais. Comme ça l'avait toujours été et comme ça devait l'être.
« Vous déjeunez, chef ? » demande Havoc, extirpant déjà une cigarette du paquet dans la poche de sa veste, « Breda dit qu'il invite s'il n'arrive pas à enfiler trois hot-dogs entiers dans sa bouche. »
Breda gagnerait le pari, Havoc perdrait et se lamenterait pour la perte de son argent durement gagné, Fuery rigolerait tellement fort que de l'eau lui sortirait par le nez, et Falman regarderait tout ça avec un rictus, sinon une sorte de rire indulgent.
Roy, cependant, Roy ne sentirait même pas le goût de la nourriture et leurs singeries lui rappelleraient Ed renversant du café sur ses draps sans même s'en excuser.
« Merci, Lieutenant, » dit Roy, « Mais je ferais mieux de finir ces papiers. »
Havoc lui balance un regard stupéfié mais poursuit avec un haussement d'épaule négligeant. « Autant pour moi, » dit-il, fourrant la cigarette au coin de sa bouche avant de la tourner légèrement, « Je vous amènerai un sandwich, dans ce cas.
—À la dinde ? » demande Roy.
« À la dinde, » Havoc hoche la tête gentiment et fait claquer sa langue. « À plus tard, chef. »
Roy se dédie à ses papiers, son travail, sa carrière. Il a des projets. Il a besoin d'aller quelque part dans la vie. Il n'y aucun intérêt à se lamenter sur ce qui aurait pu se passer. Les rêves sont pour les enfants et les vieillards. Roy n'en fait pas partie.
Son stylo gratte contre le papier et ses yeux se forcent à déchiffrer les petites lettres, pourtant il ne peut pas s'empêcher de regarder en direction de l'horloge au-dessus de la porte, devenant de plus en plus nerveux à chaque minutes qui passent, étant douloureusement au fait de ce qui cause cela.
Parce que les alphas n'ont pas de cycles, ils tendent à s'accorder à ceux de leurs partenaires. Maintenant, les instincts de Roy lui disent qu'il doit être avec son oméga.
Il n'a rien de cela, pourtant. Il y a seulement Fullmetal qui a coupé tout lien de cette nature entre eux.
Ce n'était pas un problème. Dans quelque temps, Roy s'acclimaterait de nouveau, et ce serait comme si rien de tout ça n'était jamais arrivé.
Son monde tourne soudain en un genre macabre de déjà vu quand, sans préambule, la porte s'ouvre brusquement et Alphonse Elric fonce dans la pièce.
« Quelque chose ne va pas avec mon frère, » annonce-t-il, de la panique dans la voix, encore plus que lorsqu'Ed avait fait son overdose accidentelle il y a quelques mois.
Roy est sur pied et le suit dehors en une fraction de seconde, vaguement reconnaissant du vide du bureau extérieur car personne ne peut être témoin de sa grande agitation.
« Est-ce qu'il a encore pris des bloqueurs ? » demande-t-il en renseignement, parce que si Ed n'avait vraiment pas trouvé d'autre alpha ça semblerait être l'explication la plus plausible.
« Non, je ne pense pas. » Malgré sa taille, Alphonse doit presque courir pour tenir son pas alors qu'ils sortent des quartiers généraux, « Mais il est vraiment dans les vapes et… Il ne fait que dire votre nom. »
Les effets du manque, alors. Bordel, Roy aurait dû s'y attendre, surtout avec les réactions violentes d'Ed la dernière fois. Ce n'était pas comme s'il aurait pu avoir forcé l'adolescent à le garder comme partenaire pour l'éviter.
Dans sa détermination singulière d'atteindre Ed aussi vite que possible, il oublie presque qu'il n'a aucune idée d'où aller. Comme toujours, Alphonse s'avère être extrêmement fiable, même devant la situation contraignante.
« On reste à l'Hôtel LaBruyère (1), » révèle-t-il, avant de tourner brusquement à gauche au coin de rue et d'ajouter honteusement, « On est plus autorisé à aucun autre hôtel pour oméga après la dernière fois. »
Roy hoche juste le menton de manière succincte et accélère sa marche de nouveau. Il sait où est localisé l'hôtel et ce n'est pas loin, bien qu'il lui semble que le chemin mette une éternité pour y aller.
Ils avancent en silence, hormis les bruits creux de l'armure d'Al et le sang qui bourdonne fort aux oreilles de Roy. Cela étant, il n'est pas suffisamment distrait pour ne pas sentir le regard du garçon.
« Crache le morceau, » grogne-t-il, trop impatient pour s'enquérir de manières ou tout autre chose dénuée de sens. Cependant, Alphonse reste silencieux quelques instants.
« Vous étiez le partenaire de chaleur de mon frère, n'est-ce pas ? » Sa question est presque silencieuse. « Il ne me l'a jamais dit, mais ça serait logique. Il ne choisirait pas quelqu'un en qui il n'a pas confiance.
—Ce n'est pas- Ce n'est pas comme ça que c'était, » objecte Roy, tout en sentant l'arrière de sa nuque chauffer, désarçonné d'être confronté si directement à ce sujet.
Alphonse fait une sorte de son bredouillant, puis Roy ne fait plus attention parce qu'il voit l'hôtel un tout petit peu plus loin devant.
Il porte bien son nom. Le petit jardin de la cour et l'entrée sont bordés de bruyères blanches et lavandes, leur senteur grisante transportée par l'air lourd de l'été. Peut-être que c'est simplement son imagination, mais Roy a l'impression que malgré ça, il peut encore distinguer l'odeur d'Edward par-dessous.
Au moment où ils entrent, personne ne vient les arrêter cette fois.
« C'est à droite, » l'informe Alphonse, « Chambre 12. J'ai dû fermer la porte. »
Il révèle une clé qu'il a dû tenir fermement dans poing serré tout le chemin. Roy s'en empare comme si elle lui promettait l'ouverture d'un coffre au trésor. D'une certaine façon, c'est le cas. Il l'enfonce dans la serrure, la tourne brutalement, attend à peine de l'entendre cliquer avant de pousser la porte d'une main, entrant à l'intérieur.
L'odeur d'Ed le frappe comme un mur, chaud et accueillant, il se sent déjà parti, si bien qu'il a besoin d'un moment pour recouvrer ses sens. Quand il y parvient, la première chose qu'il voit est Edward, à moitié nu et fiévreux, bondissant du lit au plancher pour marcher jusqu'à lui avec des pas vacillant.
Il est aussi faible qu'un chaton et semble s'en ficher. Il se jette dans les bras ouvert de Roy et commence à se frotter contre lui, essayant manifestement de mélanger leurs odeurs.
« Roy, » murmure-t-il entre confusion et incrédulité, voix enrouée, « Roy, tu es là ! Tu es là ! J'ai cru que tu ne voulais pas de moi, je pensais…
—Shh, shh, » Roy l'apaise, se mettant à genoux pour saisir Ed et le porter jusqu'au lit, « Tout va bien. Je suis là maintenant. Tout va bien. »
« Je, um, je pense que je vais partir… » annonce Alphonse depuis le seuil avant de s'éclipser, fermant brutalement la porte. Les frères Elrics, pense Roy, sont vraiment très chanceux de s'avoir l'un et l'autre.
Cependant, Edward ne réagit même pas à l'annonce de son frère ou au son de la porte, ce qui est en soi très parlant. Au lieu de ça, il garde les bras étroitement enroulés autour de la nuque de Roy, refusant de le libérer, même lorsqu'il est de nouveau allongé sur le matelas.
« Edward, » fait Roy gentiment, tenant de se libérer avec douceur, bien qu'il ne veuille pas se dérober non plus, « Laisse-moi une seconde. »
Mais Ed secoue la tête, un étrange mélange entre faiblesse et véhémence.
« Ne pars pas, » murmure-t-il comme un disque brisé, des sillons de larmes séchées sur son visage tendre, « s'il te plaît, ne t'en vas pas, s'il te plaît, ne pars pas, s'il te plaît… »
Cette litanie est comme un sceau d'eau froide jetée au visage de Roy. Il y a quelque chose d'intrinsèquement étrange à voir l'Alchimiste d'Acier supplier qui que ce soit de cette manière. Tout en faisant en même temps l'effet d'un bâton de dynamite dans ses tripes.
Quand les symptômes ont empiré, Ed aurait pu aller trouver un autre alpha. Beaucoup n'auraient demandé que ça. Peut-être qu'il avait essayé et que c'était pour ça qu'Alphonse avait été forcé de verrouiller la porte. Ou peut-être que ce qu'avait dit le garçon était vrai. Edward faisait confiance à Roy, il avait appelé son nom, il le voulait.
Peut-être que c'était voué à arriver depuis le début.
Roy place deux doigts sous le menton d'Ed et ce dernier suit facilement le mouvement, jusqu'à ce que son visage soit incliné vers celui de Roy, et que Roy se baisse pour l'embrasser si soigneusement que lorsqu'il entreprend d'ôter les doigts d'Edward de son col ils se déploient d'eux-mêmes, comme les fleurs de lune en pleine nuit.
Ed frissonne de désir dans sa bouche et il est déjà en train de s'arracher son caleçon, ses lèvres ne quittant pas celles de Roy. Et, acceptant l'inévitable, l'accueillant, le goûtant, Roy commence à se débarrasser son propre uniforme, au mépris des nombreux boutons et fermoirs, s'extrayant de sa veste, passant son maillot de corps au-dessus de sa tête de sorte qu'il emmêle ses cheveux.
Il n'est pas un colonel ici, ni l'officier commandant d'Ed. Il est là par choix, à cause du destin et du devoir, à cause de quelque chose qui ne peut pas être véritablement nommé.
Edward se retrouve à nouveau sur ses mains et ses genoux, un peu comme lors de leur première fois, sauf qu'il est à la fois plus expérimenté et plus exubérant qu'avant. Comme la dernière fois, il est prêt, suffisamment mouillé pour qu'il n'y ait pas besoin de plus de lubrifiant, seule cette pointe de friction sera là et elle les laissera tous deux essoufflés.
Roy est envahi de l'image mental d'Ed se tordant dans son lit, se baisant furieusement de ses doigts pour s'ouvrir, criant le nom de Roy, tandis qu'Alphonse était assis de l'autre côté de la porte à écouter et à attendre. Ce n'était pas difficile d'imaginer ce qui avait poussé l'enfant à craquer et à aller chercher son aide.
Edward serait terriblement embarrassé dès l'instant où il se rendrait compte de ce qu'il avait révélé de lui-même, mais Roy n'arrive pas à ne pas être satisfait.
Techniquement, Edward était le chef de famille, puisque le statut de son frère ne s'était pas encore révélé, alors leur liaison n'avait rien d'illicite à ce regard. Cela signifie néanmoins qu'Alphonse sait à propos de leur relation et qu'il a en fait semblé l'approuver. C'était comme recevoir une bénédiction pour une chose dont Roy avait fermement tenté de se convaincre qu'elle serait une mauvaise idée.
Il ne perd plus de temps, plonge simplement ses doigts dans les nœuds des cheveux d'Ed, lui renversant la tête de sorte à ce que sa nuque se dévoile. Son autre main est sur la hanche de l'oméga. Roy s'ajuste et se contente de donner un coup de rein en avant, tirant simultanément le cuir chevelu d'Ed.
Ed émet un petit gémissement aigu, submergé tout en trouvant que ce n'était pas encore assez. Ce n'est pas vraiment surprenant. À en juger par l'état dans lequel Roy l'a trouvé, ses chaleurs doivent avoir débarqué il y a quelques heures et maintenant il était probablement au bord du gouffre.
Il n'a pas seulement besoin d'un alpha. Il lui faut une baise brutale. Et Roy est plus que ravi de lui en accorder une.
Ils n'ont pas besoin de trouver un rythme. Le sexe peut être effectivement une danse sensuelle, avec deux partenaires qui anticipant leurs mouvements, se tordant et ondulant pour mieux se rencontrer. Mais Roy a découvert qu'entre eux, c'est toujours davantage à propos d'une force inarrêtable et d'objets immuables. C'est toute une énigme paradoxale.
Ed s'accroche au matelas, s'aidant à rester en place, tout son corps tremblant dans l'effort, tandis que Roy s'imbrique en lui par derrière, encore et encore, inclinant ses hanches dans cet angle qui rend Ed prêt à supplier pour plus.
Il enroule sa paume autour de la nuque d'Ed et le pousse, le maintient en position, beaucoup plus dominant qu'il n'avait jamais osé l'être avant, toujours inquiet de blesser la fierté d'Edward et de dépasser ses limites.
Maintenant, pourtant, Edward griffe les draps et mord faiblement son propre poing pour retenir son gémissement interminable, mais il est déjà en train de jouir, parcourant des spasmes qui secouent son corps contre celui de Roy et s'arcboutant en arrière.
Roy sait que ce n'est toujours pas suffisant. C'est un autre effet du manque mais même l'orgasme ne semble pas assez pour brider sa frénésie. Ça n'a cependant rien d'inquiétant. Bientôt, Edward se calmerait, peut-être en étant aidé par quelques sédatifs pour endiguer la vague de chaleur, mais au matin il serait globalement redevenu normal.
C'est ce que la connaissance de Roy et sa logique disent. Ses instincts, néanmoins, rugissent, lui ordonnent de son donner à son oméga ce qu'il veut, ce qu'il mérite. Ses instincts lui disent de mordre.
Il retourne Ed, descend, le couvre de son corps. Lui garde ses jambes ouvertes, marquant impunément le dos brillant de sueur de Roy de traits rouges.
La peau de la nuque d'Ed, humide de sueur froide, goût de sel et de promesse, dont Roy se rappellera toujours. Il enfonce ses dents dans le tendon crispé, plus profondément que ce qui est strictement nécessaire, et Ed reste en place, le souffle coupé, comme un petit animal entre la mâchoire d'un prédateur.
Il lui fait néanmoins confiance, confiance pour ne pas lui déchirer la nuque et le dévorer.
« Oh oui, » gémit Ed, cardant de ses doigts les cheveux au bout de la nuque de Roy tandis que celui-ci commence à lécher la blessure, pendant que ses hanches bougent frénétiquement, « Oui. »
La fierté de Roy se gonfle.
Son oméga, une créature magnifique, incroyable, et extraordinaire, le désire, le désire tellement qu'il a préféré s'affamer plutôt que de chercher un autre alpha, il l'a voulu depuis le début plutôt que quelqu'un d'autre.
Il jouit avec le fort goût du sang sur la langue.
Après coup, quand ils ont terminé et que Roy peut retrouver un peu de cohérence à nouveau, il est debout dans la sale de bain et s'arrose le visage d'eau froide, visage qui ressort devant le miroir éclaboussé, muet et pâle.
Il y a un kit de premier secours dans les cabinets et il le sort, ouvre le couvercle, soulagé de trouver une bouteille d'alcool isopropylique et une pommade. Les bouches humaines étaient pleines de bactéries alors ce serait mieux de désinfecter et de traiter soigneusement la blessure.
Penser au côté pratique rend un peu plus facile d'ignorer la réalité pendant un peu plus de temps. Le fait qu'il a forcé une marque de lien à quelqu'un qui n'était pas capable de consentir réellement.
Quand il retourne dans la chambre, Edward est déjà réveillé lui aussi, couché sur le dos et regardant au plafond. Il est toujours nu, les draps enroulé autour de ses hanches, et il est subtilement agité, sans aucun doute sous le coup des chaleurs persistantes. Sa main de chair touche la marque.
Roy déglutit.
Après un moment, il se décide à se bouger et marche jusqu'au lit, s'installant lourdement au coin du matelas.
« Tiens, » dit-il, versant de l'eau dans un verre depuis le pichet sur la table de chevet et le tendant à Ed, « tu devrais boire quelque chose. »
Derrière lui, il peut sentir Edward se redresser et s'asseoir, acceptant le verre sans un mot, suivi du son qu'il fait en avalant tout en un gros « gulp ».
Roy joue avec les gonds du couvercle du kit, les faisant craquer. Finalement, cela étant, il dévisse la bouteille d'alcool et trempe une boule de coton avec.
« Viens-là, s'il te plaît, » demande-t-il, se retournant pour pouvoir atteindre Edward, « je dois désinfecter la plaie. »
Ed obéit mais Roy ne le regarde pas dans les yeux, il fixe d'un regard absent le creux de sa nuque. La peau y est rougie et il y a une plaie, la marque des dents de Roy y est clairement visible. Ça formerait une cicatrice et ça leur rappellerait toujours ce qui s'était passé.
Roy fléchit, et se détourne.
« Edward, je suis tellement désolé, » commence-t-il, enfonçant son visage entre ses mains, envahi par la honte, « Je ne sais pas… Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête. Je n'aurai jamais dû… »
Mais ensuite, très soudainement, Ed est sur lui, accroché à son dos, mettant ses dents à la jonction entre son épaule et son cou.
Roy s'alarme, crie, il ne s'était pas attendu à ce que ça fasse si mal, il n'avait pas compris-
« Et là, » dit Ed, sonnant quelque peu fier de lui, faisant courir sa langue sur la plaie saignant légèrement, « maintenant c'est mutuel. »
Roy doit se retirer de son emprise pour se tourner correctement, et quand il le fait il lance un regard franc à Edward.
Son propre regard est clair, il ne semble pas affecté par aucune des hormones qui devaient toujours courir dans son système nerveux, et un petit sourire ose jouer sur ses lèvres.
Roy est perdu.
« Tu… tu… ? » Il bégaie, son cerveau n'arrivant même pas à se rendre compte de ce qui vient de se passer.
Ed roule des yeux. « Depuis des mois maintenant, » soupire-t-il, « Sérieusement, à quel point t'es lent ? »
Mais quand Roy se contente de le regarder sans en croire ses yeux, un voile de doute assombri son visage et il baisse la tête, « A moins que tu ne le voulais pas… ? »
Il y a un brin de panique qui court dans sa voix à la fin, comme s'il était celui qui avait agi hâtivement et sans permission, comme s'il avait forcé Roy.
« E-Est-ce qu'il y a un moment de le changer ? » Il balbutie, « Je… Je trouverais quelque chose, je te le promets ! J'ai simplement pensé, j'ai pensé que tu… »
Il s'amène presque à une autre crise d'angoisse et ça force Roy à réagir.
« Shh, Edward, » murmure-t-il, touchant d'une main apaisante le front du garçon, enlevant une mèche de son visage, « tout va bien. »
Les yeux dorés d'Ed se fixent sur Roy, ses pupilles grandes comme un trou d'épingle, ses lèvres exsangues. Il a l'air de vouloir le croire mais de ne pas y parvenir. Et comment le pourrait-il, après ce confus passage du chaud et froid qu'ils ont involontairement joué l'un envers l'autre, aucun d'eux ne sachant s'ils étaient voulus et se convaincant du contraire. Ils avaient fait ça pour se préserver eux-mêmes, mais à cause de ça ils s'étaient aussi blessés.
« Je n'ai pas arrêté de me dire… que c'était égoïste de ma part, » admet Roy, « de penser que tu pourrais vouloir de moi.
—Je… » Ed ferme sa bouche et la rouvre, « Pourquoi je ne voudrais pas de toi ?
—Je suis beaucoup plus âgé, » lui rappelle Roy doucement, « et un soldat. Un meurtrier, surtout. Tu… avais de meilleures options. »
Ed se contente de remuer la tête.
« Je sais ce que je fais, » insiste-t-il, « et j'y ai réfléchi.
—Les génies ont quand même le droit à l'erreur, » Roy souligne ce qu'ils savent trop bien tous deux.
Le nez d'Ed se fronce méchamment.
« Ce n'est pas de l'alchimie, » siffle-t-il, « ce n'est pas de la science. C'est- »
Et il s'arrête, se mord la langue alors qu'il était proche d'admettre.
« Tu ne me connais même pas, lui déclare Roy, sans comprendre pourquoi il essaie désespérément de s'autodétruire.
Ed le dévisage. « La plupart de gens se lient avec moins que ça.
—Aucun d'entre nous n'a jamais été la plupart des gens.
—Écoute, si tu ne veux pas de moi, dis-le, merde, » crache Ed en repoussant sa main, filant en arrière pour ne réussir qu'à s'empêtrer de plus en plus dans les draps, « Tu m'aurais économisé une putain de charge d'embarras, connard, alors n'y vas pas par quatre chemin ! »
Il s'étouffe sur ses mots, la gorge serrée, et il se débat contre les draps, se battant pour se libérer au lieu d'avoir à regarder Roy.
Et ça doit être pour ça qu'il a rompu leur arrangement, ce pourquoi il pensait nécessaire d'arriver à gérer ses chaleurs seul à nouveau. Edward Elric ne pourrait pas supporter d'être un poids mort, il ne pourrait pas s'autoriser à dépendre de quelqu'un qui ne voulait pas de lui en retour.
Il a eu beau clamer que ce n'était pas de l'alchimie, c'était pourtant visible qu'il appliquait les fondamentaux de l'échange équivalent à leur relation, pensant que ça ne marcherait que si chacun avait quelque chose de similaire à en retirer.
Comme, si peu importe ce qu'ils avaient, c'était d'une certaine façon quantifiable.
Alors Roy s'approche et l'amène contre son poitrail en une étreinte étroite, cessant ses piètres tentatives de s'échapper.
« Je te veux, » avoue-t-il durement, la confession étrangement libératrice, « Je… te veux. »
Il en avait veillé la nuit, énumérant toutes les raisons qui faisaient que sa fantaisie était une mauvaise idée, sauf que sa fantaisie avait ses propres prévisions et ne se laisserait pas apaiser.
« Donc, » fait-il, « Je serai vraiment honoré… si tu voulais de moi. »
Parce qu'au final, la décision de l'oméga dominait celle de l'alpha.
« Je…, » Ed a l'air plutôt désarçonné par le changement de perspective, « C'est ce que je dis depuis le début, espèce d'enfoiré ! »
Roy rit. « Je voulais simplement m'en assurer. On a beaucoup de choses à planifier. Il y a nos supérieurs et la façon dont nous allons annoncer la nouvelle aux gens. Ton frère sait peut-être déjà mais tout le monde ne sera pas aussi ouvert. De plus-
—Um, » Ed déglutit nerveusement, « Est-ce que… est-ce qu'on peut en parler plus tard ? » Et ses hanches tentent désespérément de remuer contre la cuisse de Roy, son excitation se réveillant à leur évidente proximité.
Roy devrait insister que, non, ils doivent vraiment en parler maintenant, mais il n'y a pas vraiment d'intérêt à le faire, considérant qu'Ed n'écouterait même pas. Sans compter que Roy ne peut déjà plus se concentrer, focalisé sur le fait que son oméga réclame d'être clamé de nouveau.
Son oméga. Son oméga. Finalement, les mirages sur lesquels il trébuchait le frappent de plein fouet au visage.
Lui et Edward étaient liés maintenant. Après tout un chemin labyrinthique et imprévu, ils s'étaient dédié l'un à l'autre. Ils n'étaient plus des partenaires de chaleurs à présent. Ils étaient une entité.
Roy empoigne Edward sous les cuisses et le renverse sous lui, le pressant contre le matelas, rentrant tendrement ses dents à l'endroit exact où se situe la marque. Le goût amer du désinfectant est subjuguant. Le pouls d'Edward est cependant sous sa langue, rapide, chaud, et vivant.
Ils peuvent toujours discuter demain.
Suite à leur départ hâtif du quartier général le jour d'avant, Alphonse était apparemment retourné s'excuser pour l'absence de Roy sans donner de détails. Vaguement ravi, Roy se permet de penser que personne ne lui posera de questions tranchantes.
Il triture son col pour être certain qu'il couvre toute preuves et agit comme si de rien ne sortant l'ordinaire n'était arrivé.
Sa paix, naturellement, est de courte durée.
Lui et Edward avaient quitté l'hôtel au petit matin pour trouver des vêtements propres qui ne sentaient ni les chaleurs ni le sexe, s'accordant pour se retrouver plus tard afin d'avoir une conversation appropriée. Ça ne devrait pas être une surprise de voir que Fullmetal avait délibérément mal interprété leur accord.
Edward fanfaronne dans les couloirs, habillé de ne rien d'autre que son pantalon de cuir et un long top noir. On pourrait penser qu'il a oublié son manteau rouge à cause de la chaleur étouffante, mais la façon dont il ne cesse d'onduler la nuque suggère autre chose.
Sur la peau dorée de son cou, là pour que tous puissent le voir, s'étale la fraîche marque de morsure qui s'avère correspondre parfaitement avec la taille des dents de Roy Mustang.
C'est bien trop pour faire comme si de rien était.
Roy est debout dans le bureau inférieur quand Ed entre et il a le plaisir douteux de témoigner des premières réactions de son équipe en personne.
Les yeux de Fuery s'écarquillent derrière ses lunettes, Breda émet un éclat de rire sans y croire, Falman laisse échapper un stock de papier si malaisément qu'il finit par le lâcher, et Havoc tombe carrément de sa chaise. Hawkeye se tourne et lance à Roy un regard austère.
« Est-ce que… Est-ce que c'est juste pour le show ? » demande faiblement Havoc après avoir rampé depuis le dessous de son bureau.
« Non, » Ed balance ses cheveux en arrière, « un problème ?
—Grand-frère… » Alphonse soupire d'exaspération. Les omégas récemment liés avaient tendance à le crier sur tous les toits. Au vu du fait qu'Edward avait toujours eu tendance à se vanter, il n'y avait aucun doute qu'Al avait déjà été confronté à beaucoup de surenchère.
« J'en étais persuadé, » déclare Breda avec un rictus, « on ne peut plus.
—Non, c'est faux, » intervient Fuery, « Tu as dit que personne ne serait jamais assez alpha pour quelqu'un comme Ed. »
Après ce moment de réalisation ils se tournent tous vers Roy, avec une sorte d'admiration nouvelle dans les yeux.
Et cette fois c'est à Roy de jubiler parce qu'il sait très bien quelle grosse prise est Edward. Pas qu'il ait réellement attrapé Edward comme au sens de l'avoir pris entre les bras contre ses attentes.
Au bout de quelques instants, on cogne la porte. Une femme en uniforme entre déjà, cernant immédiatement Roy du regard.
« Colonel Mustang, » la Sergente s'adresse à lui avec un salut sec, et ses yeux passent de lui à Edward en une fraction de seconde. « Le Major Général Abbot requiert votre présence dans son bureau. Le Major Elric doit vous accompagner. »
Roy se mord l'intérieur de la joue pour s'empêcher de jurer. L'atmosphère flottante d'il y a quelques secondes s'échappe de la pièce tandis que toutes ses craintes se manifestent.
Il jette un œil à Edward qui le regarde déjà avec de grands yeux, essayant de mesurer sa réaction.
Roy hoche imperceptiblement la tête, faisant signe à Ed de se joindre à lui alors qu'il suit la sergente hors du bureau, laissant son équipe et Alphonse dans un silence tendu. Ils savent tous ce que ce retournement pourrait impliquer.
Maintenant qu'ils sont un couple liés, il était plutôt évident que Roy pourrait ne plus être autorisé à être l'officier commandant d'Edward, à cause de conflit d'intérêt. Et cela, en retour, signifierait qu'on attendrait réellement d'Ed qu'il devienne un chien des militaires, suivant les ordres de quelqu'un d'autre et faisant son sale boulot. Sans doute qu'Alphonse ne serait plus capable de l'accompagner lors de ses missions, avec le risque d'être découvert. Ainsi, leur quête de remède pourrait être reportée indéfiniment.
Roy a beaucoup d'ennemis dans les rangs et il a des sueurs froides à l'idée de quelqu'un abusant du pouvoir qu'il pourrait détenir sur son lié.
Le Major Général Abbot n'était pas une femme cruelle, cela dit. Dure et stricte, sans doute, mais elle n'était pas connue pour s'en prendre inutilement à ses subordonnés. Si les arguments de Roy étaient censés, elle serait sûrement de son côté. Si ce n'était toujours pas assez, alors il s'écraserait et supplierait jusqu'à ce qu'elle cède.
Dans cette histoire, la fierté de Roy n'a aucune importance.
La sergente les guide jusqu'au bureau d'Abbot, aucune chance pour eux d'élaborer un plan de bataille, pas le temps pour autre chose qu'un rapide échange de regard entre lui et Ed alors qu'ils dépassent le seuil et que la femme ferme la porte derrière eux sur un 'clic' sonore.
Tout comme la dernière fois, Abbot est assise derrière son bureau, sombre et menaçante. Roy devrait se sentir plus confiant qu'avant considérant le fait qu'il a Edward à ses côtés, mais au lieu de ça il se sent encore plus mal à l'aise, ça lui fait ressentir qu'il a tellement plus à protéger que sa simple réputation.
« Mustang, » dit Abbot sèchement, aucun rang, aucune salutation, seulement cette voix coupante, « Vous savez pourquoi vous êtes là.
—J'en ai une petite idée, Madame, » répond Roy avec chagrin. Son visage ne change pas.
« Je vous ai demandé si vous aviez l'intention de vous lier avec le Major Elric et vous m'aviez dit non, souligne-t-elle.
—Correct, Madame, » acquiesce Roy, « Et c'est parce qu'à cette époque je n'avais aucune connaissance du fait que Fullmetal puisse être intéressé par se lier. Les choses n'ont changées que récemment. »
Abbot lui lance un regard blasé, traduisant à n'en pas douter que cela voulait dire que dans le feu de l'action ils n'avaient pas été capable de se contrôler.
« Dans ce cas j'aurais attendu plus de discrétion de votre part, Mustang, » le morigéna-t-elle, « Il s'agissait déjà d'un cas sans précédent, bien avant que vous ne décidiez d'ajouter du combustible dans les flammes. Qu'est-ce qui vous a fait penser qu'il était avisé de laisser votre oméga se pavaner au quartier général de cette manière ?
—Je vous présente mes excuses, Madame, » rétorque Roy avec déférence, « J'avais prévenu Fullmetal de ne pas être trop ouvert-
—Wow, wow, wow, » coupe Ed, évidemment contrarié que l'on parle de lui comme s'il n'était pas présent, « vous aviez rien dit, putain.
—Edward, » essaie Roy, pour être interrompu une fois de plus.
« Non, vous pouvez rêver, » s'énerve-t-il, « je ne suis pas votre oméga quand on est ici. Vous ne me dites pas quoi faire.
—Mais je suis ton supérieur et…
—Tout comme vous l'étiez avant. Donc ça ne change rien.
—Tu es toujours supposé suivre mes…
—Oh, allez vous faire voir, Mustang, » grogne Ed en lui faisant un doigt, tandis que Roy se hérisse entièrement.
« Aurais-tu envie que je te note encore pour les corvées de nettoyages, Fullmetal, car je suis persuadé- »
Derrière son bureau, Abbot se racle la gorge et ils recentrent tous deux leur attention au même moment. L'expression sur son visage est neutre mais il y a comme un petit air d'amusement.
« Il me semble, Colonel Mustang, » délibère-t-elle lentement, « que vous avez besoin de discipliner votre oméga. »
Roy se remet bien droit.
« Avec tous le respect que je vous dois, Madame, » répond-t-il froidement, « la façon dont je traite mon lié ne vous regarde pas. » Il envoie un coup d'œil de côté à Ed, « maintenant, si vous voulez que je réprimande mon subordonné, en revanche… »
Ed sourit de toute ses dents et Roy se sent proche d'effectivement le gourmander. A ce moment le Major Général Abbot éclate de rire.
Roy se tourne pour la regarder.
« Très bien, Mustang, Elric, » acquiesce-t-elle, attrapant un papier vierge devant elle et écrivant quelque chose. « Je ferai les changements nécessaires à vos contrats respectifs. Quelqu'un devra aussi écrire une nouvelle close pour les opérations militaires en cas de couples liés. Je crois que jusqu'à présent il n'y a des spécifications que pour les combinaisons alpha-beta et beta-beta, mais c'est hors de ma juridiction. Je parlerais de ça au Führer, néanmoins.
—Madame ? » s'enquit Roy, alors qu'elle parle par-dessus son intervention.
« Il voudra aussi organiser une conférence de presse officielle, alors soyez-y préparer. Avec la façon dont les activistes omégas ont gagné des adeptes, ce sera une bonne chose d'avoir un reportage positif. Les gens demandent que le système change depuis des décennies. »
Finalement, Roy comprend.
Elle le voulait. Elle les avait provoqués pour voir si Ed et Roy étaient capables de séparer leur vie au travail de leur vie privée, et s'ils pourraient toujours coopérer objectivement. Ce n'était rien de plus qu'un test et, semblerait-il, Edward et lui l'avaient réussi haut la main.
« Attendez, quoi ? » demande Ed, clignant des yeux, alors que Roy pivote furtivement sur ses pieds pour l'empêcher de poser une question impertinente.
« Je reviendrai vers vous plus tard, » dit Abbot, sans quitter ses papiers des yeux, « Rompez, Mustang, Elric. »
Roy effectue un salut, le mouvement suffisamment calculé pour encourager Edward à en faire de même, après quoi ils quittent ensemble le bureau d'Abbot.
Roy ferme la porte derrière eux. Ils marchent dans le couloir en silence, leurs pas faisant écho contre les murs. Doucement, Roy finit par s'arrêter.
« Alors, maintenant ? » demande-t-il abruptement, faisant qu'Ed le regarde interloqué.
« De quoi, maintenant ? »
Roy rit, un peu impuissant. « Techniquement, un couple lié devra emménager l'un chez l'autre, » dit-il, « ne serait-ce que pour la postérité. »
Ed fronce les sourcils en direction du plancher.
« J'ai des promesses à tenir, dit-il, très silencieusement.
—Beaucoup considéreraient ceci comme une promesse, » répond Roy en caressant gentiment la marque sur l'épaule d'Ed. Les coins de sa bouche se baissent, mais il ne se recule pas.
« Tu sais ce que je veux dire, » objecte Ed, bien qu'il sonne réticent, « Je dois considérer Al.
—Je sais, » sourit Roy, « je te taquine. »
Ed roule des yeux. « Qu'est-ce qui est nouveau, encore ?
—Je suis sérieux, en fait, » souligne Roy, plus sobrement, « au sujet de comment nous feront à partir de maintenant. »
Ed a un mouvement d'épaule. « Même chose qu'avant, je suppose ? On fait nos boulots et occasionnellement on baise. »
Roy émet un fin soupir, en tendre exaspération face à la simplicité de la jeunesse.
« Il y a beaucoup plus que ça, » explique-t-il, « Par exemple, j'aimerais beaucoup… te séduire, pour ainsi dire. »
Ed se fige. « Euh ? » s'étonne-t-il, touchant sa marque.
« Je sais, » rit Roy, « on a fait les choses à l'envers. Mais… si tu me l'autorises… J'aimerais beaucoup te connaître autrement que comme ton commandant ou ton partenaire de chaleurs. »
À nouveau, un délicieux rougissement incendie les joues d'Edward.
« Peut-être, um, qu'on pourrait… manger un bout dès que je suis en ville ? » offre-t-il, comme si c'était déjà trop demander.
« Ça semble très bien, » accepte Roy, « et peut-être que quand tu n'es pas là, tu pourrais m'écrire. Ou me téléphoner. »
Avec ça, Edward semble suspicieux. « Est-ce que tu essaies de me surveiller ?
—Peut-être un peu, » admet Roy, « Je m'inquiète pour toi. Tu as un penchant pour disparaître. J'ai besoin de savoir que tout va bien. »
Pendant un moment Ed le regarde avec de grands yeux, sans rien dire. Ensuite il se lève sur la pointe des pieds et attrape Roy par le col pour le faire descendre, pour l'embrasser bruyamment. Roy hoquette un peu dans la surprise. Il se soumet ensuite aux sensations délicieuses, ses bras glissant pour s'enrouler autour des hanches d'Edward.
Ed recule, à peine, se fichant du fait qu'ils sont debout au milieu du couloir des quartiers généraux et que n'importe qui pourrait les voir.
« J'ai toujours voulu faire ça proprement, » admet-il pudiquement, avant de ruiner cet effet en se léchant les lèvres, ayant pour effet que Roy veut de nouveau l'embrasser, encore et encore.
Parce qu'à présent ils n'ont plus besoin de se dissimuler derrière l'excuse que c'est juste à cause des chaleurs d'Ed et de la nature de Roy. Maintenant ils peuvent finalement admettre que, peut-être, il y a eu quelque chose de plus derrière tout ça.
« Dans ce cas, » propose Roy en souriant, « on dîne chez moi ce soir ? »
Fin
(1) Heather Hotel, de base j'aime mieux laisser les noms de lieux en langue originale, mais là comme plus tard Roy fait la réflexion que l'hôtel porte bien son nom à cause des bruyères qui envahissent sa cour, je trouvais que ça faisait mieux de le traduire aussi.
Je les trouve trop adorables dans cette fiction, pas vous ? :p
Vous aimez la fin :D ? La qualité de trad ? C'est la deuxième fiction que je traduis, et la première était un petit OS tout court, donc c'est possible qu'il y ait des maladresses, l'air de rien on doute de plein d'expressions quand on fait ça, j'en suis assez fière, mais sait-on jamais ! ^^
Bref, n'hésitez pas à laisser une petite review pour me dire vos ressentis sur tout ça !
Merci d'avoir lu !
