Ndla : Aloha ! Voici la partie III qui, je l'espère, vous plaira autant que les deux premières. Un gigantesque merci à tous ceux qui me lisent, me laissent des commentaires qui me fendent le visage en deux à force de sourire, à ceux qui suivent et qui ont mis en favori cette fanfic. Je vous aime !
Daughter - Touch.
Yuna - Mermaid.
Elsiane - Nobody Knows.
Bonne lecture à tous !
III
x
La première pensée qu'eut Juvia Lockser lorsque la première goutte d'eau chaude entra en contact avec sa peau glacée, fut que la douche brûlante était le meilleur moment après une aussi dure journée. Contrairement à la pluie glaciale qui ne faisait que salir ses cheveux, la température de l'eau, rendue adéquate par ses propres soins, soulageait ses muscles et la débarrassait de cette affreuse odeur qui avait décidé de lui coller à la peau.
Se cacher dans les poubelles avait été une mauvaise et stupide idée prise sur le coup de l'affolement. La panique lui faisait parfois faire des choses qu'elle n'aurait jamais faites. La photographe avait finalement décidé de rentrer chez elle, parce que retourner au café ne lui aurait aucunement servi, à part à l'enfoncer dans les ennuis – bien qu'elle le fût déjà jusqu'au cou. Le serveur s'était peut-être même plaint de son comportement outrageant à son patron.
Elle n'avait pas envie d'y penser.
La jeune femme s'était empressée d'emprunter le chemin le plus court pour se rendre au manoir Lockser. L'odeur désagréable l'avait contrainte à se faufiler jusqu'à sa chambre sans se faire remarquer.
Belle tentative. Quel dommage que sa mère eût décidé de prendre le thé exactement ce jour-là dans le salon situé près du hall d'entrée. La grimace qui avait déformé son visage et la froideur baignant dans son regard n'avait pu échapper à Juvia. En réponse, l'étudiante avait simplement levé les yeux au plafond bien trop haut, puis haussé les épaules aussi nonchalamment que possible parce qu'elle savait que ce comportement irritait sa génitrice.
Elle avait ensuite continué son chemin naturellement vers l'escalier qui menait à l'étage supérieur, là où se trouvait sa chambre. Au fond d'elle, la bleutée avait grincé des dents.
La photographe en herbe n'avait pas tardé à se débarrasser de sa robe déchirée. Elle lui avait accordé un dernier regard avant de finalement la délaisser dans le bac à linge sale. Elle aurait dû la laisser dans les poubelles du Redfox, mais rentrer nue n'était pas la meilleure option à envisager.
Ses doigts massaient lentement son cuir chevelu tandis que le shampooing moussait abondamment sur sa tête. L'odeur fruitée emplit ses sens et elle ferma les yeux, se délectant du savoureux massage qu'elle prodiguait à son crâne.
C'était réellement une vraie partie de plaisir.
Là, devant ses paupières closes, Juvia pouvait revoir avec précision le jeune serveur. Ses mains habiles, grandes et masculines, préparaient un thé pour elle. Ses cheveux de jais où elle aimerait enfoncer les doigts. Son torse dénudé contre lequel elle désirait se presser. Son dos musclé, parfait, auquel elle pourrait s'accrocher…
La jeune femme en costume d'Ève laissa échapper un soupir tandis que sa main droite délaissait ses cheveux.
Elle glissa lentement sur sa nuque, se faufila dans son cou en une douce caresse. Ses doigts s'attardèrent un instant sur cette partie de son corps, frôlèrent la douceur de sa peau, se pressèrent contre elle comme un fervent baiser. Juvia ferma fortement les yeux. Les lèvres de son aimé l'embrassaient, l'aimaient et la dévoraient. Un feu incandescent l'animait et lui brûlait le bas-ventre. Sa paume finit son chemin plus bas, effleura tendrement la naissance de ses seins.
La bleutée mordit sa lèvre inférieure.
Devant ses paupières closes, elle voyait le jeune serveur, son regard sombre posé sur elle, ses mains caressant sa peau bien trop pâle. Elle imaginait son souffle brûlant qui chatouillait ses pommettes rosies. Juvia entrouvrit les yeux, son regard tomba sur la décoration de son rideau de douche. Elle préféra porter son attention sur sa droite, regardant le carrelage bleuâtre sans réellement le voir. La vapeur l'enveloppait et s'évertuait à la cacher du monde.
Seule dans sa cabine de douche, la jeune femme baissa la tête et suivit des yeux une gouttelette qui ruissela sur sa peau, avant de s'accrocher à la pointe de son sein gauche. A l'aide de son index, la bleutée cueillit cette perle d'eau du bout du doigt. Cette caresse la fit délicatement frémir et lui arracha un petit gémissement tremblant. Elle referma les yeux et visualisa les doigts de son aimé tandis qu'il préparait son thé préféré. Tenant fermement la cuillère, il faisait tournoyer le liquide dans le sens d'une aiguille. L'ustensile tournait, tournait encore et encore, troublait le breuvage dans un mouvement circulaire, régulier. Un tourbillon enivrant, qui bouillonnait dans les veines de la rêvasseuse dénudée.
Doucement, Juvia soupira de nouveau alors que ses doigts cajolaient son sein.
Elle laissa retomber son bras gauche, abandonnant ses cheveux, et préféra s'accrocher au rideau. Sa main froissa le plastique multicolore. Elle s'abandonnait lentement aux sensations de plaisir qui la faisaient vibrer de l'intérieur. La chaleur dans son ventre se répandait petit à petit en elle.
La bleue avait envie de plus. Elle serra fortement les cuisses à la recherche d'un autre plaisir. Ses lèvres s'entrouvrirent dans une plainte silencieuse. Délaissant sa poitrine, elle fit glisser sa main sur son ventre, caressa son nombril au passage. Ses genoux tremblèrent alors que la fiévreuse demoiselle entrouvrait légèrement les cuisses pour céder le passage à ses doigts.
La cuillère tournait lentement, les doigts du brun caressaient sensuellement le manche de l'ustensile argenté et les genoux de Juvia tremblèrent de nouveau. Sa poigne se raffermit sur le rideau de douche, la bleutée s'accrocha comme elle put au…
Le rideau en plastique céda sous son poids.
Juvia laissa échapper un cri aigu alors que son pied glissait, son dos rencontra brutalement le carrelage derrière elle et ses mains cherchèrent hâtivement appui sur le mur et le sol de la cabine. Son corps était penché dangereusement en arrière, l'eau chaude continuait à marteler son ventre alors qu'elle essayait de garder l'équilibre malgré ses genoux fléchis. Reprenant son souffle et ses esprits dans cette étrange position, la jeune femme essaya de calmer les battements de son cœur.
Une voix lointaine lui parvint, à travers la porte. Sa nourrice devait certainement l'avoir entendue crier.
— Tout va bien, lui assura la bleutée d'une voix assez forte pour couvrir le bruit de l'eau.
Se laissant lentement tomber sur le sol, elle soupira de frustration. La bleutée nue jeta un coup d'œil furieux à la décoration ridicule du rideau, qui était à moitié décroché de sa tringle en plastique. Plusieurs cases de couleurs différentes parsemaient un fond blanc, et dans chacune d'elles, une courte phrase avait été inscrite.
Une belle journée, lut-elle sur une case rouge. Elle grimaça avant de détourner son regard océanique de ces mots qui la narguaient ouvertement.
Prenant appui sur le sol et essayant de ne pas glisser de nouveau, Juvia se releva avec peine. Elle ferma fortement les yeux, prit une inspiration, puis plongea la tête sous l'eau devenue tiède. Ses cheveux s'affaissèrent sous le jet tandis qu'elle les rinçait. La mousse roula sur ses épaules, flatta sa chute de reins, glissa le long de ses jambes avant de finir sa route dans le siphon entrouvert.
La bleue soupira de lassitude alors qu'elle finissait rapidement de se laver.
A l'aide d'un gant rose, elle frotta énergiquement sa peau avec son gel douche pour la débarrasser de l'odeur nauséabonde des poubelles. Que lui avait-il réellement pris de faire ça ? C'était dégoûtant. L'élu de son cœur devait certainement l'avoir vue, et elle se sentait en colère contre elle-même. Normalement, elle était d'une discrétion qu'un agent secret lui envierait.
Peut-être avait-il seulement voulu fermer la fenêtre à cause du mauvais temps et de la froide brise ? Peut-être qu'il avait toujours été au courant et avait voulu la chasser cette fois-ci… Non, c'était impossible qu'il fût au courant.
N'importe qui se serait certainement mis en colère contre elle. Au vu du tempérament du brun quand il s'agissait de son ami à l'écharpe, elle se doutait qu'il ne se serait jamais gêné pour lui demander – ordonner – d'arrêter. S'il avait réellement toujours su qu'elle l'espionnait, il aurait réagi bien plus tôt. Pas aujourd'hui. Pas lorsque son visage, son corps et son âme s'étendaient déjà sur plusieurs mètres de pellicules. Pas lorsqu'il envahissait déjà pleinement son esprit.
C'était trop tard, maintenant.
Juvia ferma le robinet rapidement, enroula une serviette autour de ses cheveux avant de s'envelopper dans son peignoir bleu préféré. Ce dernier lui tenait chaud, et sa douceur dorlotait sa peau ivoirine. Elle récupéra sa montre-bracelet cachée soigneusement sous une pile de serviettes, puis la remit autour de son poignet qu'elle quittait rarement.
La bleutée jeta un coup d'œil à son reflet, qui se dessinait vaguement dans la glace embuée.
Elle distingua les contours de son visage, la pâleur de ses joues creuses et le vide régnant dans son regard terne. Juvia humecta ses lèvres gercées. Elle aperçut une rougeur tâchant son cou – sûrement due à la chaleur.
Ridicule.
La jeune femme s'en détourna.
Pointant finalement son nez hors de la salle d'eau, son regard tomba directement dans celui de sa nourrice. Une boucle dorée, rebelle, s'était échappée de son chignon impeccablement dressé sur sa tête.
— Tout va bien, Juvia-sama ?
La concernée lui fit un petit sourire pour la rassurer, avant de froncer les sourcils.
— Melda, combien de fois vous ai-je dit de m'appeler simplement par mon prénom ? demanda-t-elle, exaspérée.
— Une centaine de fois, Juvia-sama.
La dénommée Melda s'avança dans la chambre de la jeune femme.
Le bleu dominait la pièce, mais quelques touches de rouge, rose et parfois de pourpre parsemaient certains objets. Une armoire au bois écarlate s'étendait sur une bonne partie du mur adjacent à la salle de bain. Ses deux tables de chevets avaient été sculptées dans le même matériau, et son tapis de chambre rose contrastait à la perfection avec les rideaux bleutés. Le lustre suspendu au centre diffusait une lumière tamisée, ses petits cristaux colorés renvoyaient leur éclat céruléen autour d'eux.
Juvia aimait l'effet que ça donnait le jour, chaque photo accrochée à ses murs était ainsi mise en valeur par ce doux éclairage azuré. En effet, la pâleur de ses murs pouvait à peine être devinée, le papier peint avait été recouvert de différentes photos prises par ses propres soins. Monochromes ou colorées, les images étaient nombreuses et accrochées les unes à côté des autres.
La photographe était fière de son œuvre, la plupart de ses clichés représentaient les gens qu'elle observait fréquemment. Quand il ne s'agissait pas de son brun favori qui occupait principalement cette mosaïque photographique, elle préférait capturer des moments anodins de la ville basse.
Sur son bureau, qui occupait une grande partie de la chambre, d'autres photographies – principalement prises pour ses études – s'étalaient sur sa surface, et encadraient un ordinateur portable blanc dont l'écran était allumé. Elle ne l'utilisait jamais en cours, mais se devait d'en avoir un pour traiter parfois ses clichés ou correspondre avec ses professeurs. La plupart des étudiants utilisaient les leurs pour s'envoyer des courriers électroniques, chose qui ne l'intéressait point. Elle n'était pas leur amie, et n'en recevrait jamais de leur part.
Dérisoire.
Les pas de la blonde la menèrent jusqu'à l'armoire qui renfermait les vêtements tant haïs par Juvia. Cette dernière la regarda choisir une robe qu'elle détestait porter. Cet accoutrement ridicule lui enserrait beaucoup trop la taille et la poitrine. Elle avait toujours eu peur de se prendre les pieds dans le bas de la robe beaucoup trop longue. Il s'agissait de l'un des stupides déguisements qu'elle se voyait obligée de porter, lorsqu'elle devait assister à ces fameuses soirées sans ambiance avec sa mère.
Pourquoi sa nourrice ressortait-elle ce vêtement abhorré ? L'intriguée interrogea Melda du regard lorsque cette dernière lui présenta la robe en l'étalant sur son lit. Elle avait au moins le mérite d'être faite dans une belle couleur, un profond bleu nuit qui faisait merveilleusement bien ressortir la décoration argentée, tissée au niveau des manches et du col.
Non. Ce n'était pas le moment pour elle de lui redonner une quelconque valeur. Juvia détestait cet habit, et pour rien au monde elle ne le remettrait. Surtout pas après une telle journée.
— Certaines rumeurs m'ont hasardeusement chatouillé l'oreille… commença sa nourrice.
— Que disent ces rumeurs ?
— Non pas que j'ai pour habitude d'écouter aux portes, Juvia-sama.
— Par pitié, ne tournez pas autour du pot Melda ! la pressa Juvia alors que l'irritation commençait à pointer le bout de son nez
— Votre mère vous demande de porter ça.
Melda indiqua la robe. Juvia l'ignora.
— Que disent les rumeurs ? réitéra-t-elle.
Silence. La blonde pinça les lèvres. Après un bon moment de silence pesant, elle ouvrit finalement la bouche.
— Elles disent que Juvia-sama a de grandes chances de se marier à un bon parti, lâcha-t-elle comme une bombe.
La nouvelle cogna durement l'estomac de la bleutée. L'indignation se peignit sur son visage et son regard furieux fusilla Melda, puis la robe méprisée et enfin, ses yeux assombris par la colère se posèrent sur la porte de sa chambre. Derrière cette même porte, l'escalier la mènerait à sa mère et elle pourrait ainsi lui dire tout ce qu'elle pensait de son plan.
De quel droit se permettait-elle de décider ainsi de son futur ? Ce n'était même pas dans les traditions de sa famille ! Juvia était certaine que son père ne serait pas d'accord. Il ne devait pas être au courant, il serait directement rentré de son long voyage pour empêcher une telle injustice. Il aurait rappelé sa mère à l'ordre s'il avait été là, cette femme le savait et profitait de son absence. Elle en était sûre.
Ses yeux se reportèrent sur sa nourrice. Cette dernière lissait inutilement le bas de la robe bleue, et évitait clairement de la regarder.
— Y a-t-il autre chose que je devrais savoir ? l'attaqua Juvia, une fureur contenue dans la voix.
Melda secoua la tête, et lui jeta un petit regard craintif. La bleutée s'obligea à respirer calmement, ce n'était pas la faute de la blonde mais celle de sa mère. Au vu de l'exigence de cette dernière, Juvia devait porter cette robe pour, manifestement, rencontrer la famille de son futur époux. Futur époux ? Non, jamais.
La jeune femme serra fortement les poings. Elle ne laisserait pas cette femme décider de sa vie.
Sans un regard de plus pour sa nourrice, elle se rua vers la porte de sa chambre et l'ouvrit violemment. La furie traversa rageusement un couloir, puis deux, avant de finir devant le grand escalier qui menait à l'étage inférieur. Vers le salon où sa mère devait certainement être en train de prendre tranquillement son thé. Elle devait penser à ce fichu mariage et les futurs enfants que la jeune femme ne voulait en aucun cas mettre au monde. Surtout pas si le père était cet idiot de bourgeois qu'elle ne connaissait même pas, et qu'elle n'avait d'ailleurs aucune envie de connaître.
— Mère ! hurla Juvia tandis qu'elle dévalait les marches d'un pas furieux. Je refuse catégoriquement de me marier avec le premier imbécile que tu as choi…
Le volume de sa voix diminua considérablement tandis qu'elle arrivait à la dernière marche. Elle referma sa bouche, coupant court à ses vociférations.
A sa droite, près de la porte d'entrée qu'un domestique refermait, sa mère était là, une expression offusquée plaquée sur le visage alors qu'elle dévisageait sa fille. La bleutée ne s'attarda pas plus longtemps sur la femme dont la pâleur lui rappelait malheureusement la sienne. Elle analysa rapidement la situation. Un homme se tenait silencieusement près de sa mère.
Époustouflant.
Une grâce particulière se dégageait de sa prestance. Le regard aiguisé de Juvia capta de fins sourcils, un petit nez pointu – typiquement aristocratique – et surtout, une chevelure qui retenait tout de suite l'attention. Les reflets argentés sur chacune de ses mèches blondes – presque blanches – happaient la lumière du jour qui filtrait à travers les deux grandes portes vitrées. Un halo presque angélique se formait ainsi sur son crâne. Ses épis étaient décoiffés de manière aguicheuse et une envie de capturer cette séduisante vision démangea les doigts de la photographe. Elle reporta son attention sur son visage.
Ses yeux la captivèrent. De là où elle se tenait, Juvia pouvait aisément déceler des petites lueurs ambrées zébrant ses prunelles, illuminant ainsi son regard noisette souligné par un mince pli sous chaque œil. Un fin sourire narquois se dessinait sur sa bouche tandis qu'il dévisageait la bleutée en peignoir. Ses orbes dorés ne se détournèrent pas une seule seconde d'elle. Il la fixait ouvertement.
La bleue se sentit mal à l'aise.
Pour se redonner contenance, elle s'avança jusqu'à cet inconnu en ignorant le regard noir et outré que lui jetait sa mère. Ses petits pieds heurtèrent bruyamment le parquet massif du hall.
— De quel imbécile parliez-vous ? demanda-t-il une fois qu'elle fut arrivée à sa hauteur.
Sa voix était grave, profonde, et le rouge monta aux joues de la jeune femme déstabilisée. Pourquoi rougissait-elle ainsi ? Elle n'avait pas à le faire, et cet homme était le dernier sur terre devant lequel elle aurait une raison de rougir. Il était ridicule. Juvia serra les dents, planta effrontément son regard dans le sien. Il la surplombait.
— De l'unique imbécile présent dans cette pièce, le défia-t-elle froidement.
— Ça suffit ! intervint tout de suite sa mère. Où sont passées tes manières ? Monte tout de suite t'habiller convenablement !
La concernée eut envie de lui rire au nez, mais se contenta de lever les yeux au plafond, détournant habilement son regard de l'intolérable inconnu.
Outragée par le comportement de sa fille, Madame Lockser se confondit en excuses face à son convive.
— Non, ne vous excusez pas. C'est de ma faute, je devrais commencer par me présenter.
Ensuite, et sans lui laisser le temps de résister, la main de Juvia se retrouva emprisonnée dans celle, étonnamment glaciale, de l'invité qui s'était penché vers elle. Ses lèvres abandonnèrent leur sourire espiègle et préférèrent se poser sur la blancheur de sa peau. Pourquoi embrassait-il sa main ?
Répugnant.
Juvia capta son regard railleur ancré de nouveau dans le sien. Elle fronça les sourcils.
Lentement, il abaissa ses yeux d'or, parcourut son corps d'un regard insistant, et suivit le même chemin que sa propre main avait fait auparavant sous la douche. Son peignoir s'était un peu relâché autour de sa taille et on pouvait facilement deviner la délicatesse de son sein droit.
La jeune femme, dévisagée ouvertement, s'humecta machinalement les lèvres. Son souffle s'échappa hâtivement de sa gorge, puis, elle retint sa respiration. Un violent frisson l'ébranla lorsqu'elle sentit distinctement le bout de sa langue lui lécher lentement le dos de la main. La chaleur de sa langue la brûla autant que ce regard qui ne quittait pas sa peau dénudée. C'était comme s'il était en train de...
Son cœur rata un battement.
Juvia arracha violemment sa main de la prise de ce… ce… elle ne trouvait même pas de mot pour le qualifier ! Indignée, elle remit fébrilement son peignoir en place et croisa les bras autour d'elle, comme une protection contre cet inconnu qui empiétait sur son intimité. Sa mère ne semblait pas avoir remarqué le manège de son futur gendre, et prenait certainement ça pour une marque de politesse que sa fille avait grossièrement rejetée.
Dire qu'elle veut me marier à ce vieux pervers !
— Je me dénomme Lyon, se présenta-t-il en souriant malgré son rejet. Lyon Vastia.
La bleue lui offrit un sourire forcé, et se présenta à son tour sans desserrer les dents sous le regard vigilant de sa mère. Son sourire ressemblait plus à une grimace de dégoût qu'autre chose, elle comptait bien lui faire comprendre qu'elle n'était absolument pas d'accord avec ce stupide mariage. Elle n'épouserait jamais ce Lyon Vastia. Même s'il était beau à damner un saint, que son statut social ravissait sa mère, que son regard la troublait étrangement et que son sourire faisait naître une sensation déroutante dans son ventre.
Il lui donnait probablement envie de vomir, son estomac se contractait curieusement. Au vu du sourire flottant continuellement sur les lèvres de cet homme, la situation semblait clairement l'amuser. Il la courtisait sous le nez de sa mère. Juvia plissa les yeux, et le lacéra du regard. Bien entendu que ça le divertissait, elle était dans une tenue que n'importe quel homme – appréciant la gente féminine – aurait trouvée délectable.
La colère la quittait peu à peu tandis qu'un étrange silence s'éternisait. L'embarras remplaça son irritation, elle se sentit stupide de s'être présentée dans cette tenue ridicule et provocatrice. Surtout ridicule, avec ce stupide turban royalement dressé sur sa tête. Si au moins elle pouvait retourner se cacher dans sa chambre…
Sa mère, qui avait un faux sourire courtois scotché sur les lèvres, décida de chasser le malaise.
— Et si nous allions tous prendre un thé dans le salon, qu'en pensez-vous Lyon-sama ?
— Pas question ! refusa immédiatement Juvia.
Le regard de sa mère la transperça.
— Pas question de le faire dans cette tenue, ajouta la plus âgée comme pour rattraper l'impolitesse dont sa fille avait fait preuve. Tu devrais aller te changer.
Juvia fut tentée de contester, uniquement par esprit de contradiction. Elle détestait se mettre d'accord avec sa génitrice, mais cette fois-ci, la situation n'était pas propice à un comportement enfantin. Au contraire, elle mourait d'envie de s'éloigner de cette ambiance inconfortable, et l'occasion se présentait sur un plateau d'or.
La bleutée acquiesça docilement à la proposition – qui ressemblait plus à un ordre – de sa mère et se détourna des deux personnes. Le soulagement de s'être dérobée du regard beaucoup trop insistant de Lyon lui arracha un soupir. Rebroussant chemin rapidement, elle finit par se réfugier de nouveau dans sa chambre.
Melda n'avait pas bougé d'un pouce, curieusement. Juvia la suspectait d'être retournée à sa place aussitôt après avoir entendu le bruit de ses pas se rapprocher. Elle connaissait parfaitement le caractère indiscret de sa nourrice, et savait que la commère avait certainement écouté leur conversation. C'était une de ses manies qui avait toujours amusé la jeune femme – tant qu'elle ne devenait pas victime de ses espionnages.
— Tout va bien, Juvia-sama ? demanda poliment la femme aux boucles blondes.
Juvia lui jeta un regard complice.
— Je sais que vous écoutiez, Melda.
La concernée réprima un rire, et préféra lui jeter un regard faussement offusqué qui fit sourire la plus jeune.
— Comment est-il ? revint-elle à la charge. J'ai entendu dire qu'il était plutôt…
— Laid, l'interrompit immédiatement Juvia.
Le rouge lui flamba pourtant les joues. Elle se détourna de Melda, cachant habilement son visage de cette dernière qui semblait un peu déçue.
— Je vais me changer, reprit la bleutée. Mère m'attend pour le thé, avec son preux dégoûtant chevalier, mais je ne compte pas y retourner.
— Que dois-je dire à votre mère ? s'enquit sa nourrice.
Juvia haussa les épaules.
— Je suis malade, rétorqua-t-elle en souriant candidement.
Melda laissa échapper un bref rire lorsque la bleutée simula une petite toux.
La photographe ouvrit son armoire, se mit sur la pointe des pieds, et à tâtons, elle fouilla les tiroirs situés en hauteur. Ses mains finirent par rencontrer ce qu'elle cherchait. Sous une pile de vêtements fastueux, le pyjama en coton qu'elle avait soigneusement caché là.
Sa nourrice lui sourit alors qu'elle la regardait enfiler sa trouvaille. Elles étaient les seules à connaître l'existence de ces vêtements. Il s'agissait d'un simple pull et pantalon bleus que Juvia avait achetés en secret dans la basse ville. La jeune photographe avait décidé de faire imprimer une photo sur le haut de son pyjama préféré. Un cœur rouge, dans lequel une image de son amour lui souriant, s'étendait au niveau de sa poitrine.
Evidemment, il ne lui avait jamais adressé un tel sourire. La folle amoureuse s'était simplement débrouillée pour prendre cette photo lorsqu'il parlait à ses amis. A sa blonde, et à sa rousse.
Devrait-elle se teindre les cheveux ? De nouveau, elle était tentée par cacher cette horrible et repoussante nuance bleue. Elle se plaisait à laisser les gens autour d'elle croire que c'était une simple crise d'adolescence dont elle ne s'était pas encore débarrassée.
Sa mère le savait, elle, qu'il n'en était rien. La jeune femme aux cheveux bleus était anormale.
Elle secoua la tête pour chasser ces idées de son esprit. Melda quitta la chambre sans un mot.
Juvia soupira, fatiguée. Elle défit la serviette nouée autour de son crâne, laissant ses cheveux sécher à l'air libre.
Se laissant tomber sur la chaise de son bureau, son regard parcourut quelques images dispersées sur la surface. Une moue agacée. Un regard rêveur. Un champ de pétales violets. Gajeel et sa guitare électrique. A sa vue, la bleue rit doucement.
Elle sursauta.
Son ordinateur. Une tonalité qui lui rappela vaguement une berceuse pour enfants, ou le genre de musique qu'on écouterait le soir, près d'un lac paisible. Le son éphémère, inconnu à l'ouïe de la bleutée, ne dura pas plus de cinq secondes. Un laps de temps où ses yeux se fixèrent rapidement sur la phrase qui trônait au milieu de l'écran.
Vous avez un nouveau message.
La paria cligna plusieurs fois des yeux, parce que ce n'était pas son professeur de photographie qui la contactait cette fois-ci. S'empressant de refermer sa bouche entrouverte involontairement, elle lut le sujet et l'auteur du mail.
Son cœur rata un battement. Pourquoi lui écrivait-elle ?
J'aime la pluie
Juvia-chan,
Comment te portes-tu ? Encore une fois, tu es partie tôt aujourd'hui. N'hésite pas à me parler demain, en cours, si tu viens. J'espère que tu seras là. Tu ne me fais pas peur. Tu n'as rien d'effrayant.
Prends soin de toi et à demain.
Levy.
Juvia relut plusieurs fois ces mots. L'expression figée, la lectrice dévora chaque lettre marquée sur l'écran.
Rien d'effrayant.
Les coins de ses lèvres tremblotèrent.
Levy remarquait ses absences. Levy lui écrivait, à elle, à Juvia, faisant sonner sa boîte de réception d'un son qu'elle n'avait jamais entendu jusque-là. Aucun son ne jouait quand ses professeurs la contactaient, parce que c'était d'ordre courtois, formel. Exempt de sentiments. Les professeurs n'étaient pas ses amis, ils étaient des guides comme ils se plaisaient souvent à le répéter. Évidemment.
La bleutée prit une profonde inspiration, désespérée. Elle en avait presque oublié de respirer devant le courriel de sa camarade de classe.
Camarade.
Était-elle une amie, maintenant ? Non, elle ne pouvait la considérer comme telle après la lecture d'un seul message. Pas aussi tôt. Elle aurait l'air ridicule.
Il y avait aussi le mot griffonné par Levy.
Juvia chercha rapidement des yeux son album photo délaissé sur sa table de chevet. Son appareil photo avait été soigneusement posé dessus. La jeune femme déglutit difficilement. Ses mains tremblèrent. Elle se força à expirer lentement.
Était-elle réellement en train de paniquer ?
C'était pourtant ce qu'elle recherchait. Une amie. Elle devait lui répondre, lui parler, partager des choses ensemble, créer un lien d'amitié avec elle. La complexité du relationnel. C'était ainsi que ça marchait. Elle ne pouvait se permettre de rater une telle occasion, mais elle ne se sentait pas à l'aise avec cette pratique.
La jeune femme ferma fortement les paupières pendant quelques secondes.
Asociale.
Sans réfléchir davantage, Juvia cliqua sur le bouton de réponse. Ses doigts flageolants se posèrent sur le clavier.
RE : J'aime la pluie
McGarden,
J'ai bien reçu ton message.
Merci.
Juvia.
Elle sourit fièrement face à ces mots courtois et amicaux, puis les envoya à Levy.
Décidément, elle avait vraiment le chic de se prendre la tête pour la moindre des choses. Ça n'avait pas été si difficile de lui répondre, après tout.
L'expéditrice du mail relut la réponse envoyée.
Le doute l'assaillit délicatement. Elle fronça les sourcils. Quelque chose clochait. Manquait. Cependant, elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. La bleue se mordilla la lèvre inférieure, plissa les yeux, fixa longuement la brève réponse en cherchant l'origine de ce sentiment de malaise.
Non. C'était parfait.
Ensuite, la jeune femme haussa les épaules.
— Juvia ?
La concernée reconnut la voix de sa mère, atténuée par l'épaisseur de la porte verrouillée. Elle retint sa respiration, demeura silencieuse.
Melda lui avait sûrement parlé et transmis ses fausses excuses. Avec un peu de chance, sa mère croirait qu'elle s'était endormie après sa douche, qu'elle était réellement malade et avait besoin de repos. Les battements de son cœur s'accélérèrent alors qu'elle appréhendait la dispute qui s'apprêtait à éclater. Elle mordit sa lèvre inférieure et fixa un point invisible à sa droite. Ses doigts tripotèrent nerveusement la montre à son poignet.
— Je suis extrêmement déçue par ton comportement.
Son ton suintait d'amertume. Juvia était une déception. Éternellement.
Elle tiqua, serra les dents pour empêcher les commissures de ses lèvres de flancher. Le bruit étouffé des pas de sa génitrice s'éloignaient déjà.
Pour qui se prenait-elle ?
Haussement d'épaules.
Se pinçant les lèvres, la solitaire abandonna sa chaise et se dirigea fermement vers son lit. Ses mains s'emparèrent de son appareil photo, puis elle s'avança vers la porte à sa droite. Contrairement à celle de sa salle de bain personnelle qui était blanche, cette porte était faite dans un bois épais et d'une couleur tellement sombre qu'elle donnait une impression de vide dans le mur. Juvia se plaisait à la surnommer Le trou noir. Comme un jardin secret, seule la bleue avait l'autorisation de traverser son seuil.
La photographe entrouvrit la porte, se glissa à l'intérieur et alluma la lumière. Une douce brise lui chatouilla les joues. L'air s'engouffrait à travers des petites fentes qui permettaient une aération optimale, sans pour autant autoriser le soleil à s'y infiltrer. Son regard caressa le centre de la pièce où trônait une grande table.
Dans la semi-pénombre, elle pouvait distinguer le matériel nécessaire déjà disposé de façon ordonnée sur la surface du meuble.
Minutieusement, Juvia avait au préalable arrangée chaque objet dont elle avait besoin. Elle connaissait chaque emplacement, chaque forme correspondant à chaque outil.
Par cœur.
Son pied referma habilement la porte derrière elle. Sa main empoigna fermement son appareil photo, et de ses doigts libres, elle caressa l'interrupteur.
La pénombre s'invita aisément dans la pièce.
Seule la respiration irrégulière de la photographe bouleversait le silence régnant dans la chambre noire.
Ensuite, ses pieds heurtèrent le sol.
Dix pas en avant, dix pas jusqu'à son espace de travail. Sa main se posa calmement sur une surface plate, tiède ; elle y était. Posant son engin dessus, elle n'hésita pas à en extraire la pellicule où les photos désirées patientaient sagement d'être développées. La jeune femme sourit dans le noir.
Tendre le bras vers la gauche.
D'abord, la spire. Se saisissant avec précision du film, elle commença à l'enrouler autour de la spirale. Ses gestes habiles dansaient continuellement avec l'objet. Juvia ferma les yeux et soupira profondément. Elle écouta attentivement les bruits que produisaient ses mouvements. Chaque petit crissement dû aux frottements, les couinements que faisait chaque rotation, tout cela lui procurait des frissons qui chatouillaient agréablement son échine.
Etrangement, ce moment la détendait et bien qu'il fût délicat, la jeune femme y trouvait une certaine sérénité.
A ses yeux, allumer la lumière était une perte de temps. Bien qu'à ses débuts, elle s'était souvent trompée lors de cette manœuvre laborieuse. Il ne lui était plus nécessaire de voir, vérifier que tout était en ordre entre chaque action. Sa mémoire connaissait parfaitement la démarche, à force de l'avoir répétée autant de fois dans sa vie.
Elle ne faisait plus qu'une avec la noirceur de la chambre. L'obscurité l'adoptait, la couvrait et la protégeait. Le reste du monde s'effaçait autour d'elle, il ne restait plus que ses clichés, son appareil, ses outils, sa passion, son cœur.
Juvia.
Elle sourit doucement.
Ses gestes appliqués allaient tout aussi lentement, bien qu'avec une précision incomparable. La cuve, les éprouvettes, le révélateur. Elle était tel un savant dans son laboratoire, travaillant pourtant à l'aveugle.
Révéler.
L'étudiante en arts procédait à chaque étape placidement, sans empressement. Quelques soupirs échappant de sa gorge trahissaient pourtant son impatience. Elle avait hâte. Hâte de voir son brun au torse dénudé, ses omoplates alléchantes et sa musculature parfaite. Il était délicieusement à son goût.
Rincer.
Elle tendit l'oreille, écoutant l'aiguille de sa montre tourner. Son ouïe capta chaque seconde. La bleue les compta dans sa tête alors qu'elle travaillait à un rythme régulier, prenant quelques pauses pour laisser chaque action faire son effet.
Fixer.
Elle inspira et expira lentement. Quatre fois. Les effluves désagréables chatouillèrent ses narines, elle retroussa le nez. Peu importait, l'amoureuse ne pensait qu'à celui qui occupait son cœur.
Elle déroula la spire et suspendit le film avec soin et au sec, pour éviter de l'endommager.
Sécher.
Les minutes passèrent tandis que Juvia rêvassaient. La sécheuse, offerte quelques mois auparavant par son père, lui permettait d'accélérer la procédure.
Elle se dépêcha ensuite d'allumer la lumière, plongeant la pièce dans une ambiance écarlate, et s'appliqua au développement des photos. Elle glissa les négatifs enfermant les images qu'elle avait capturées dans l'outil qui lui permettrait de les matérialiser, avant de les admirer. Juvia maîtrisait son art, elle faisait tout à merveille, instinctivement. Mise au point, netteté, contraste.
Elles allaient être parfaites.
Penchée au-dessus d'une bassine blanche dans laquelle elle trempa une première photo, la photographe regarda attentivement les prémices du cliché apparaître progressivement sur le fond incolore. Petit à petit, ses yeux devinèrent les formes du brun. Son souffle se fit tremblant, la bleue était hypnotisée par la chute de reins qui se formait sous son nez. Un frisson de désir incendia son bas-ventre tandis que les nuances de noir et de gris se faisaient plus denses.
La jeune femme mordilla sa lèvre inférieure, soupira d'exaltation devant l'achèvement de son travail.
Quelques instants plus tard, les images agrandies étaient accrochées et séchaient lentement. La lumière blanche fut finalement allumée.
Son sourire ne la quittait plus, tandis qu'elle s'empressait de saisir ses nouvelles photos. Elles allaient merveilleusement décorer ses murs et son album, ne pouvant qu'être parfaites au vu de la personne photographiée.
Juvia admira la nudité du serveur sur chacune des sept photos pendant qu'elle retournait dans sa chambre. Elle en choisit deux, et les colla à l'aide d'une pâte adhésive. Souriant fièrement, elle les fixa longuement. La lumière était mal répartie sur les images, mais on devinait aisément le brun de dos. Ses épaules larges, ses cheveux chatouillant sa nuque. Elle avait envie de passer les doigts dedans.
Son regard s'attarda sur le profil de son model.
Perfection.
Son nez parfaitement droit, ses sourcils à peine visibles sous ses denses mèches noires. Sa mâchoire, impeccablement rasée, contre laquelle les lèvres de la jeune femme auraient voulu s'inviter. La commissure de sa bouche qui ne demandait qu'à être embrassée…
Soudain, Juvia écarquilla les yeux alors qu'elle se rapprochait dangereusement de la photo pour l'observer de près. Son nez frôla le papier lisse. Le regard bleu, élargi, fixait la bouche du brun. Elle arrêta de respirer.
Sur le coin de ses lèvres, un sourire railleur jouait.
X
Et voilà ! Une petite note de fin juste pour préciser que, non, le nom de la nourrice de Juvia n'est pas du tout inspiré de celui de Meredy (qui en français donne "Meldy" ou "Melody"). Ce n'est qu'une heureuse coïncidence, et le temps que je m'en rende compte, c'était déjà trop tard. Je m'étais bien trop attachée à elle sous ce nom, ça m'aurait fait bizarre de le changer. J'ai passé un bon moment à chercher un nom qui lui irait, et en fait, même si la ressemblance me dérangeait un peu, j'ai tout de même décidé de le garder ainsi.
Au passage, petite minute copyright : le personnage de Melda m'appartient.
Prochaine publication : le 28 septembre 2013.
A bientôt !
