Chapitre 3
Emerveillement
Arrivés aux portes de l'immense château gardées par des gardes, Loki s'arrêta et me dit :
- Tout le monde t'attend à l'intérieur, ne sois pas choquée du monde que tu vois. Je leur avais pourtant dit qu'il fallait que tu te repose mais ils n'ont pas écouté.
Pourquoi y'avait-il du monde qui m'attendait ? Pour éclairer mes doutes je lui demandai alors :
- Pourquoi moi ?
-Mary, que tu le croies ou non, tu es, comme l'as dit Heimdall, une des plus puissantes magiciennes de tous les temps. Tu te sous-estime trop.
- Qui es-tu Loki ? Cette question me trottait dans la tête et elle restait encore sans réponse. Les gardes poussèrent les portes du château et, tout en avançant, Loki me répondit :
- Je suis le prince de ce royaume.
Je n'y croyais pas. J'étais en compagnie d'un prince, un vrai, comme dans les contes de Grimm.
Un brouhaha incessant envahissait l'immense hall d'entrée de ce majestueux château. Des personnes riaient, souriaient, couraient, chantaient. Je ne compris pas pourquoi ils faisaient ça, mais je me rendis compte qu'ils le faisaient pour moi.
J'écarquillais les yeux devant la foule qui m'acclamait. Cela ne m'était jamais arrivé auparavant. Je restai silencieuse et calme, malgré toute cette masse de personnes. Il y avait un buffet, des escaliers, des colonnes d'or tant de choses que je ne peux même pas toutes les décrire. Je ne faisais même plus attention à Loki, malgré qu'il se tenait juste à coôté de moi. A ce moment-là une voix cria :
- Silence !
A cet instant, tout le monde se tut et se séparait en deux, formant une allée devant moi au milieu du hall. Je regardais partout, sans voir la personne qui avait fait taire absolument toute l'assemblée, lorsque mon regard se posa sur un homme imposant, assez âgé, un sceptre dans la main. A ce moment toutes les personnes présentes posèrent un genou à terre, y compris Loki. Je fis de même, tandis que le grand homme avança dans l'allée.
Il vint juste devant nous qui étions également dans l'allée. Loki leva la tête et prononça ses mots :
-Bonjour père, je vous ramène l'élue.
Père, disait-il. Etant donné que Loki est le prince de ce royaume, ce devait être le roi.
-Mon fils, je suis fier de toi. J'espère que tu n'as pas attiré l'œil des mortels, lorsque tu as été sur Midgard ?
-Heimdall m'a fait atterrir dans un endroit à l'abri des regards. Il a fait du bon travail, comme d'habitude.
L'imposant homme posa alors les yeux sur moi. Il sourit légèrement et me dit :
-Dame Garett, bienvenue parmi nous. Vous avez tant de choses à apprendre à propos de nous et surtout, beaucoup de choses à apprendre à propos de vous. J'imagine que vous devez vous poser beaucoup de questions, mais nous y répondrons demain. Pour l'instant, je ne peux dire qu'une chose, joyeux vingt-et-unième anniversaire.
J'avais omis que c'était aujourd'hui. Je restais étonnée mais essayais de camoufler cet étonnement, malgré que mon jeu d'actrice fût plus que médiocre. Je finis par aligner :
-Je vous remercie.
Sur ce, il regarda son peuple et prit une voix plus forte :
-En l'honneur de l'arrivée de notre élue et de son jour anniversaire, nous avons l'occasion de festoyer !
Toute l'assemblée se mit à crier de joie. A ce moment, tout le monde se releva, tandis que le roi s'en allait. Je fis de même, tout comme Loki. Il paraissait moins enthousiaste que les autres, il me fit signe de le suivre. C'est ce que je fis.
Nous sortîmes du bruyant hall par un gigantesque escalier en marbre nous menant à travers de longs couloirs, plus somptueux les uns que les autres. Il s'arrêta devant une porte gardée par deux gardes. Il me regarda puis ouvrit l'imposante porte et rentra dans la pièce, ainsi que moi qui le suivis et nous pénétrâmes dans la pièce.
C'était le plus beau salon que je n'avais jamais vu : Du mobilier raffiné, des tapisseries magnifiques, tant de choses que je ne peux les décrire.
-Je te présente tes appartements, cette porte mène à ta chambre, dit-il en pointant une porte du doigt. Cette coiffeuse à droite est à toi, tu peux te servir, ces affaires sont toutes à toi.
-Wow… C'est le seul mot que je pouvais sortir de ma bouche, tant mon étonnement était grand.
-C'est le strict minimum, mais ça fera l'affaire.
-Le strict minimum ? Je me demande alors ce qu'est le maximum !
Il rit.
-C'est vrai que le confort minimum de Midgard n'est pas le même que celui d'Asgard.
Nous pouffâmes de rire. Il me fit ensuite signe de le suivre jusqu'à une armoire en bois massif.
-C'est ta garde-robe, me dit-il tout en l'ouvrant, tu n'as pas emmené de vêtements asgardiens, c'est pour cette raison que nous devons t'offrir des habits, ta venue est importante pour notre peuple.
Je remarquai alors qu'il n'y avait pas d'habits.
-Mais… elle est vide. Finis-je par dire, maladroitement étant donné qu'ils me recevaient, je me devais d'être tout sauf exigeante.
-Pour l'instant. Dit-il, tout en souriant. Quelle est ta couleur préférée, Mary ?
-Le vert, répondis-je, intriguée.
Il fit un mouvement de la main en direction de l'armoire, laissant une lumière verte s'échapper de ses doigts et des robes, une cape et deux tenues de combat en cuir apparurent comme par magie. J'étais émerveillée et n'avais qu'une envie : que ce rêve – si s'en était un – ne s'arrête jamais.
-Loki, c'est la chose la plus inimaginable que je n'ai jamais vue de toute ma vie ! Dis-je, la bouche grande ouverte et des étoiles plein les yeux.
-Bienvenue à chez toi, Mary. Répondit-il, visiblement heureux.
Mes yeux se posèrent sur une robe noire et verte magnifique qui scintillait de mille feux. Curieuse je demandai alors :
-Pourquoi y-a-t-il ceci dans le salon ?
-C'est un cadeau d'anniversaire de ma part. Je me devais de t'offrir un présent à la hauteur de ta venue.
-Loki… pourquoi offrir un cadeau à une personne que tu ne connais même pas ?
-Je te connais, Mary. Depuis toujours, Heimdall, mon frère, mon père, ma mère et moi t'observons pour nous assurer qu'il ne t'arrive rien de mal. Tu es une mortelle contrairement à nous.
-Cela voudrait dire que…vous êtes… immortels ? M'exclamais-je, étonnée.
-C'est ça.
-Je n'arrive pas à y croire…
-Pourtant c'est la vérité.
-Pourquoi me prêtez-vous tant d'importance ?
-Tu es celle qui va définitivement stopper les conflits entre les peuples des neuf Royaumes, comme je te l'ai déjà dit, tu es l'élue.
-Merci.
Mes yeux se posèrent sur une robe magnifique et scintillante.
-Qu'est ce que c'est ?
-Un présent de ma part, pour ton anniversaire.
-Loki... Il ne fallait...
-Je me dois te t'offrir un cadeau. C'est tout à fait normal. Je t'en prie arrête de refuser tout ce que je te dis. Tu es une magicienne, tu es l'élue, tu ne peux même pas t'imaginer tout ce que tu peux faire avec ta magie.
Tandis que je le regardais, un long silence s'installa. Il brisa ce silence :
-Prépare-toi pour le banquet et descends dans le grand hall, j'ai plusieurs personnes à te présenter.
J'acquiesçai et il sortit de la pièce.
Avant d'enlever la robe du présentoir, je l'observais, émerveillée par sa couleur vert émeraude. Après plusieurs minutes à contempler ce présent, je l'enlevais délicatement du présentoir, me déshabilla puis la mis délicatement, de peur de l'abimer. Elle était parfaitement à ma taille. C'était une robe bustier verte et noire. Elle m'allait jusqu'aux pieds c'était la plus belle robe que je n'avais jamais vue. Je me contemplai dans le miroir, me trouvant jolie, pour une fois. Mes cheveux châtain clair s'accordaient parfaitement avec la robe. Je me dirigeai vers la coiffeuse et pris du maquillage. Je ne m'étais jamais maquillée auparavant, seules les femmes bourgeoises pouvaient se le permettre. Je me maquillai légèrement. Après avoir fini de me préparer, je me dirigeai vers la porte de sortie, l'ouvrit, pris une grande inspiration puis sortit.
