Yosh gens! Le chapitre trois est de sortie, oublier le BAC pour dix minutes de lectures mais pour l'instant, réponses des reviews!

Réponses aux reviews:

Kana: OO ... Mais quelle review ... ! Yosh! C'est partie pour la réponse!

- Les sept minutes: j'aime le chiffre sept! :D et ça arrangeait bien mes affaires! Il est vrai que ça représente le 7 de 27, mais aussi les sept Gardiens du Dixième. Au départ il devrait être six, mais Chrome est définitivement une Gardienne! ;).

- La Varia: elle apparaîtra succinctement dans ce chapitre! Sous le visage de mes deux persos préférés du groupe! Elle apparaîtra plus tard, mais elle n'est pas très importante, hormis Xanxus un peu! XD

- La fille agressée: c'est le pur des hasard qui arrange bien les affaire des gardiens. Elle n'a pas d'identité, c'est juste une passante agressée par mégarde qui a échappée à la vigilance de la famille mafieuse adverse. Si elle avait su, elle n'aurait jamais laisser passer ça.

- Chrome et Mukuro: Chrome est déjà apparu devant X et elle est bien trop reconnaissable. De plus, elle ressemble un peu à Mukuro qui est lui même assez reconnaissable avec ses yeux vairons. Ils sont donc obligé de se déguiser, sinon, pas d'autorisation!

- Menteur: Est-ce vraiment Dix qui parle? :) Ce n'est pas ses pensées, si tu remarques bien, elles sont mises en "". L'italique ...!

- La tutrice: ne sait rien!

- La mémoire: Ah ... La question ... La raison est plutôt Dark et elle est entièrement expliquée dans l'épilogue. Je monterai d'ailleurs le rating à cause de cela. Ceux qui veulent rester dans le monde des bisounours ne doivent pas la lire! ^^

- Qui a trouvé Dix: euh ... C'est pas important je pense. Tu verras dans l'épilogue (si tu le lis), déjà comment il en est arrivé là. On a déjà plus de précisions dans ce chapitre.

XxXSpOOn-SpOOnXxX: Merci pour le compliment! ^^ J'adore tourmenter mes personnages, notament quand ils sont gentils et innocents ... Gnark gnark ... Et le passage avec Lambo, j'espérais vraiment qu'on comprenne les sentiments du pauvre Bovino à ce moment, il a perdu son grand-frère, son Ciel à lui alors ...

Le fait qu'ils soient resté sept minutes est expliqué plus haut dans la réponse à kana mais pour faire court: gros hasard qui arrange les auteurs XD

Pareil pour le changement d'apparence, cf kana. Chrome a déjà été vu par Dix et il a douté sur elle, Chrome ne peut donc plus apparaître devant lui. Mukuro lui ressemblant trop, il devait lui aussi changer d'apparence! (et les yeux vairons, c'est pas discret et trop marquant.) Oui je suis d'accord, le fait que le Juudaime ressente la présence de Mukuro n'a rien avoir avec son apparence, mais justement. Je tentais de jouer sur le fait que Dix a aussi des doutes sur lui alors qu'il ne voit rien. Il ressent. Et grâce à quoi ressent-il?

Diling Diling! ... Presque! Le Juudaime n'a jamais réellement fait attention à l'Hyper Intuition, seul Reborn le lui fait remarquer. Mais alors, sans souvenirs, Dix le ressent-il? La réponse est: elle est toujours là. Lui y fait attention car il n'a rien dans sa tête qui le dévie de ce sentiment comme avec le Decimo. Il n'a que ça qui le raccroche à son passé et il le sait. J'avoue que je suis pointilleuse sur la définition que je veux utiliser pour l'italique mais dire que c'est l'hyper intuition dans les parties à la première personne n'est pas faux! Par contre pour celle en troisième ...

La suite est là! :D

Reboyama: Diling Diling! Right! C'est bien son ancienne vie! L'italique représente tout ce qui est en rapport avec le Lui d'avant, ce qu'il recherche à tout prix et donc, ce qui se trâme dans son ombre. Quand on est à la première personne, ce peut être assimilé à l'Hyper Intuition car même sans souvenirs, ce pouvoir le suivra dans son sang. C'est la seule chose qu'il peut comprendre comme associé à son ancienne Vie, c'est pourquoi il l'écoute beaucoup plus que le fait notre Juudaime!

Merci de me rassurer pour le OCC. J'avais vraiment peur de les avoir dévier de leur caractères habituels, c'est vrai qu'en y repensant, comme auraient-ils put agir autrement?

Je trouve aussi qu'Hibari est assez prévenant avec son futur Boss (à sa manière) dans l'arc des Shimon. Je pense qu'il a changé et qu'il n'attend qu'un chose: pouvoir mordre à mord le Juudaime quand celui-ci sera au maximum de sa puissance. C'est pour cela qu'il y fait attention. Il l'élève de loin! \o/

Ah ... Suspense ... Je déteste ça dans une fic, ça me fous un cafard monstre! Mais que j'aime faire frémir les lecteurs ...

Bravo! Chocolat virtuel pour Reboyama! Et comme je suis gentille, elle a droit à un gâteau entier, et les autres, un morceau de tablette (gros je rassure) pour avoir participer! Enjoy les gens! On mange le chocolat devant son ordinateur et on lit la suite avec délectation! Ça bouge! Et c'est même un peu rapide ... XD


Ciel Perdu

Chapitre 3 :

J'étouffe un cri sonore dans mon oreiller. Ma tête me lance et menace d'exploser, mais enfin, la douleur est supportable, après presque un an. Je trouve la force de me relever et d'attraper mes cachets dans le tiroir de chevet. Déglutir me fait mal amis je me borne à avaler les médicaments sans bruits, de peur d'alerter ma tutrice, peur totalement infondé, je m'en souviens par la suite. Je me replonge dans mes draps, la douleur se dissipant et je reprends une respiration normale.

Encore une fois. Pas la peine de faire un résumé plus long que ces trois mots.

J'entends qu'on toque à la porte et me précipite à l'entrée, sachant pertinemment que la vieille femme à l'étage ne descendra pas pour ouvrir, marmotte qu'elle est. Me donnant une allure présentable en passant près d'un miroir posé là, j'ouvre pour constater au pied, le 'demeuré' de buveur.

« Yo! Fait-il, gai comme un pinson.

- Qu'est-ce que tu fous là? Est ma réponse très appréciable.

- Je voulais te proposer de faire le tour des boutiques avec la bande, continue-t-il sans faire attention au ton que j'ai employé, plus ma petite sœur et sa correspondante qui vient d'arrivé pour trois mois.

- J'ai un portable je te signale, fais-je las.

- Tu ne répondais pas! Se défend-il, et il est onze heures déjà!

- Quoi? »

J'ai dormi bien trop longtemps, je devais réveiller ma tutrice pour qu'elle aille bosser cette après-midi, après deux gardes de nuits à la suite.

J'ai finalement accepté cette sortie. J'ai donc rencontré la fameuse correspondante.

Elle s'appelle I-Pin, jolie brune de treize ans, chinoise, en Italie pour une option dans son collège pendant trois et travaillant à la crèche pour passer le temps.

Elle a du mal en italien, mais s'améliore de jours en jours et semble m'apprécier.

oOo

J'ai une bonté d'âme hors du commun.

J'ai accepté d'accompagner les deux adolescentes dans mon enfer personnel, j'ai nommé Rome, pour une mon activité préféré, le shopping.

Je n'avais rien d'autre à faire et je dois dire qu'en réalité, ce n'est pas vraiment un supplice. Outre le fait que je me fais largement dragué par une minette d'au moins dix ans ma cadette, sa correspondante elle, est plutôt agréable et a paru très intéressée par mon amnésie. Pas plus pas moins, je l'aime bien la chinoise.

Dehors à attendre les deux jeune filles en plein essayage, je me fais percuter par un couple venu de nulle part. La femme est par terre et je m'empresse de faire des excuses et d'aider ce petit bout de femme à se remettre sur ses pieds. Elle aussi semble se perdre en excuses.

« Gomenasai! Entends-je de sa part.

- Daijobu? » Semble s'inquiéter son mari.

Je bloque.

Je tremble.

Mon cœur s'arrête de battre.

« Désolé! Comprends-je.

- Est-ce que ça va? » S'inquiète son mari.

Je comprends. Je comprends ce que ces deux personnes, pas italiennes pour un sou disent.

« Il n'y a pas de mal » murmure-je, effrayé par les mots qui sortent de ma bouche.

Le visage du couple change et s'éclaircit tandis qu'ils s'empressent de me demander mon aide.

« Oh mon dieu quelqu'un qui connaît notre langue! Chante de joie la femme, mon mari est moi sommes perdu et nous aimerions trouver l'office de tourisme. Et vu que nous avons perdu notre carte …

- Je comprends, dis-je en sentant gonfler ma poitrine, vous en êtes pas loin en vérité: vous prenez la prochaine à droite puis la deuxième à gauche. Vous devriez pouvoir la voir assez clairement, son insigne est verte pomme. »

Je les voie crier leur joie et ils foncent littéralement vers l'endroit de mes indications.

Derrière eux, je porte mes mains à mes tempes pour calmer mes pensées.

Je les comprends enfin.

Tout ce temps à penser différemment que la langue je utilisais pour parler. Tout ce temps à tenter de comprendre une langue qui en réalité n'est pas la mienne.

Je comprends enfin.

A côté de moi, je vois la sœur de mon amie et sa correspondante me regarder étrangement. La cadette me fixe et me pose La question.

« X … Comment t'as fait pour comprendre leur japonais?

- … Parce que je suis japonais. »

Je peux enfin le dire.

oOo

«Je suis japonais ! » Hurle-je en planquant avec forces mes mains sur le bureau de mon médecin.

Lui me regarde stupéfait et s'empresse de me rembarrer comme il se doit.

« Monsieur Volterra, commence-t-il en reprenant contenance, si j'en crois mon agenda nous n'avons pas rendez-vous et j'ai d'autres patients à traiter …

- Je me moque que vous aillez un rencard avec votre secrétaire cette après-midi, je suis venu demander un passeport ! » Le coupe-je franchement.

Cette fois il est perdu, et à juste titre.

« Pardon ? S'exclame-t-il tandis que je me penche vers lui pour lui répondre.

- Je sais pourquoi je ne savais pas la langue en arrivant ici ainsi que la raison pour laquelle je m'empêtrais avec une simple fourchette, commente-je, je suis japonais et je mangeais avec des baguettes ! Il me faut un passeport pour aller au Japon ! »

Il ne sait pas quoi répondre et s'empêtre dans des murmures pour finalement me répondre, le visage grave.

« Un telle demande est difficilement réalisable, explique-t-il, vous n'êtes toujours pas considérer comme apte à vivre indépendamment …

- Faîtes-moi passer les testes d'aptitudes ! Monte-je dans les hauteurs pour parler, vous savez que je suis apte !

- Et il y a les coûtes financiers, reprend-il borné, je ne pense pas qu'avec sa paye d'infirmière, votre tutrice puisse se payer le luxe d'un voyage au Japon …

- Vous-même m'avez dit que les amnésiques avaient la possibilité de voyager au frais de la princesse si le but était de recouvrir la mémoire !

- Je ne veux pas que vous recouvriez la mémoire ! » Hurle-t-il, couvrant ma voix.

Vérité.

Je le regarde incrédule et le vois prendre lentement ses mains à son visage.

« Malgré ce que vous pensez de moi, entame-t-il d'une voix qui se veut douce, je vous aime bien …

Vérité.

« … Et je ne souhaite pas que vous soufriez d'avantage que ce que vous avez du subir par le passé …

- … Qu'est-ce que vous savez ? » Murmure-je.

Il prend son temps avant de répondre. Dans un profond soupir, il plonge sa main dans son tiroir et en ressort un dossier beige, rempli à ras de feuilles volantes.

« Ceci est votre dossier, me dit-il, je l'ai gardé avec moi pour que jamais vous n'aillez la très bonne idée d'aller le voler, ce que je vous crois capable de le faire dans votre état actuel. »

Je déglutis mais ne pipe mot.

« Il y a notamment des indications sur votre venu ici que vous ignorez vous-même, comme la date à laquelle on vous a réellement emmené dans cette hôpital, c'est-à-dire dix-sept jours avant votre réveil. »

Je le savais.

Non pas pour les cinq jours, mais bien pour le mensonge. Il est impossible de me mentir.

« Quand vous êtes arrivé ici, poursuit-il le nez dans le dossier, vous étiez en sous alimentation avancé, blessé au flanc droit par balle, brûlé aux mains et votre avant bras portaient les marques récentes de piqures. Une analyse de votre sang atteste que vous étiez sous l'emprise de drogues puissantes. »

Il referme d'un geste sec le dossier et me regarde droit dans les yeux. Je ne sais quoi répondre, perdu dans les méandres de mon japonais.

Je ne sais quoi répondre.

Vérité.

Je sais que c'est vrai et je redoute la conclusion logique que l'on peut en tirer.

« Sous-alimentation, énumère le médecin, sous emprise de drogues, aptitude à se battre inqualifiable, marques de coup et blessure par balle. Il y a une forte probabilité que vous étiez mêlé à une histoire pas très nette, et si j'en crois vos dire pour votre langue natale, peut-être les yakusas ? »

Je baisse les yeux devant le verdict.

Vérité.

Oui, c'est logique de penser ça. De vouloir m'éviter une telle découverte, ou bien de me faire redevenir celui que j'étais. C'est normal et légitime.

J'ai refusé de voir lé réalité en face. Je comprends.

Après de longues minutes, mes mains s'écartent du bureau et je prends lentement la porte. Sans un mot, le médecin me laisse sortir de son cabinet et avant que je ne le sache, je me retrouve dehors. Mon regard se lève vers ciel que je contemple avec nostalgie.

Enfin je crois.

Auparavant j'aurais à tout pris voulu connaître ce sentiment.

Maintenant je n'en suis plus si sûr.

Quelle vie ?

Quel passé ?

Quelqu'un me regrettait ?

Pourquoi ne me recherchait-on pas ?

Un voile opaque masque le bleu du ciel et je sens mes larmes venir à moi.

La voix dans ma poitrine s'est tue.

Je n'ai plus mal à la tête.

oOo

Je n'ai pas revu le ciel depuis la révélation, depuis maintenant presque un mois, le voile s'est installé définitivement pour le faire demeuré hors de ma vu. Un temps maussade s'est installé et je commence à me couvrir pour sortir. Je prends des cours à la prochaine rentrée, m'ayant découvert une habilité avec la paperasse de ma tutrice, je vais dans la fac de droit de Rome, avec appui de l'Etat, mon médecin et ma tutrice.

Du mien, sans aucun doute.

Le sentiment d'insécurité qui s'était établis ces derniers mois aussi s'est envolé et ma poitrine n'a plus bougée depuis ma visite impromptue. Je ne sais pas si j'en suis heureux.

Je ne lève plus les yeux pour observer les bâtiments dans lesquels je pensais, sûrement à tord, que des âmes me scrutaient. J'ai été stupide. Tellement stupide.

J'entrouvre sans conviction, la poste que tient l'un de mes amis, le buveur invétéré.

« Bonjour, Monsieur Volterra ! » s'exclame une voix.

Je redresse un peu la tête et vois devant moi, un carton plein les mains, I-Pin la petite étrangère.

« Bonjour I-Pin » réponds-je poliment, un sourire qui se veut doux sur les lèvres.

Je passe sur son côté sans omettre l'habituel brossage de ses cheveux d'usage. Je me dirige vers l'arrière boutique, le jeu à rendre à mon ami dans la main.

« Monsieur Volterra, quelque chose ne va pas ? » me demande sa voix.

Son ton est douloureux et je me retourne faiblement intégré. Ses yeux sont illuminés d'une peine indéchiffrable et je sens mon cœur se tordre.

« Tout va bien ne t'en fait pas petite … » murmure-je sans y croire.

Elle non plus car elle me lance un regard peiné, et tente quant même de continuer la conversation.

« Comment vont vos souvenirs ? »

Je prends mon temps avant de répondre. Comment vont-ils ? Ceux dont je me souviens sont récents et agréables mais les autres … Je décide d'être honnête avec l'adolescente.

« Je crois, commence-je faiblement, que j'ai décidé d'abandonner les recherches …

- … Pourquoi … ? » Me demande-t-elle la voix tremblante.

Je suis un peu surpris par son ton mais ne relève pas.

« Parce-que je pense … que ce sera trop dur pour moi de connaître la vérité… et j'ai peur, de changer à cet instant, de l'homme que je suis aujourd'hui. »

Voilà c'est dit. J'ai peur.

« Monsieur Volterra, quelle serait votre dernière volonté à votre mort ? »

Je braque mes yeux dans les siens et elle soutient mon regard. Son visage est grave, sa voix posée et je ne sais plus où me mettre.

Ma dernière volonté ?

A ma mort ?

« … Probablement … »

Je ne sais pas.

Menteur.

Je ne sais plus.

Menteur.

Oui, ça je le sais.

Oui … Je sais ce que serait ma dernière pensée.

« Je veux retrouver la mémoire » déclare-je à demi-voix.

I-Pin paraît satisfaite de ma réponse et me prend avec douceur dans ses bras frêles après voir délaissée son fardeau au sol.

« Vous ne serez jamais horrifié de votre découverte, me murmure-t-elle, parce que je suis certaine que vous étiez quelqu'un de formidable. Si l'on fait quelque chose que l'on désire du plus profond du cœur, on ne le regrette jamais, qu'importe ce qu'on fut. »

Cette étreinte se prolonge dans un silence religieux et je la prends lentement par les épaules.

« Merci » chuchote-je, un sourire s'étirant sur mes lèvres.

Elle rit un peu et se détache de moi.

« N'ais-je pas toujours été votre amie ? » rigole-t-elle en croisant ses mains dans son dos, les yeux brillants.

Vérité.

Oui, je sais.

Je lui demande poliment si elle peut s'acquitter de ma tâche et vient prendre encore une fois la porte. Arrivé dehors, je relève les yeux et souris.

Je le vois, le ciel.

Danger.

Je le sens aussi désormais.

Un danger permanant sur ma tempe.

La voix est redevenue omniprésente et avec elle, mes soucis. J'ai demandé le passeport et n'ai plus qu'à attendre son arrivée pour partir.

Encore faut-il qu'il soit délivré.

oOo

« Gokudra Hayato, dit une voix grave et posée, la crèche a envoyé un message : le poisson veut des ailes. »

Le Gardien de la Tempête relève les yeux vers son collègue du Nuage et son visage prend peu à peu la mesure de l'information.

« Il vont tout faire pour empêcher l'arrivée de son passeport, dit précipitamment et pourtant calme le blanc. Ils sauront si nous faisons quoi que ce soit.

- La manœuvre devra être délicate, complète le brun antipathique.

- Irie et Spanner pourrons nous prévenir de n'importe lesquels de leurs mouvement, continue le bras droit, il s'agit de les contrer sans que cela ne soit de notre faute. Ils sauront si nous utilisons l'un ou l'autre des Gardiens. Nous sommes bien trop repérables. »

En pleine réflexion, Gokudera ne relève pas la sonnerie intempestive qui s'élève dans le bureau tandis que son voisin répond d'un pressement de bouton las avant que son homologue ne s'en rendre compte.

« Ici Irie, s'élève une voix, d'après nos cracks, ces mafieux comptent stopper le convoie qui emmènera le passeport de Rome à Volterra. Ce qui leur laisse trois heures et demie de possibilité pour empêcher son arrivée par la poste qui s'effectuera dans deux semaines vu qu'il est prioritaire.

- Compris. »

Le fumeur ne perd pas de temps et contemple l'homme en face de lui qui le fixe.

« Trois heures et demi c'est long, commente ce dernier.

- … Pas si ils se trompent de cible par mégardes … »

L'ancien chef du Comité de Discipline de Namimori plante son regard dans le sien avant de reculer imperceptiblement : il a compris et le blanc sourit.

« S'ils nous surveillent tant que ça, commence Kyoya, il suffit d'utiliser les relations. »

La Tempête élargie son sourire.

oOo

Le véhicule roule à allure posée sur la route italienne, inconscient du danger qu'il coure. Devant le conducteur et son passager, un homme se dessine au beau milieu de la route et fait de grands gestes afin de signaler sa présence. Le pilote a la bonne idée de ralentir et s'arrête au niveau de l'homme, une voiture enfumée sur le côté.

« Dieu soit loué enfin quelqu'un ! S'exclame-t-il à la fenêtre vers laquelle il s'est dirigé, ma voiture ma lâché et je suis perdu sur cette route paumé ! Vous accepteriez de m'emmener jusqu'à votre prochain arrêt ?

- Mais bien sûr … ! Susurre le conducteur en plaçant son coude sur la portière, vous vous mettez à l'arrière et tant que vous ne touchez pas au convoi, il ne vous arrivera rien.

- Bien sûr ! » Fait l'homme tout sourire.

Il prend les clés que lui tend le passager et s'empresse de se diriger vers l'arrière qu'il ouvre avec rapidité. Le passager s'assoit poliment et attend patiemment que le conducteur reprenne sa route. Les deux jeunes gens recommencent leur conversation et un large sourire se dessine sur ses lèvres.

Son regard se fait frénétique autour de lui et se porte à tous les sacs entreposés près de lui. Il se rut en silence sur ces derniers et s'empresse de les ouvrir, avant de retenir une acclamation de surprise. Chacun des sacs et remplit au possible de poudre blanche et quand ses lèvres entre en contact avec celle-ci, il reconnait l'habituel sensation de la farine. Les yeux hagards, il se rassoit et secoue la tête pour reprendre contenance.

« Eh … ! lance-t-il d'une voix qui se veut assurée, vous transportez le courrier jusqu'aux villes voisines ?

- Non, répond le passager d'une voix enjouée, on travaille pour le boulanger. Vu qu'il nous a demandé une cargaison plus importante que d'habitude, notre pauvre épave ne correspondait plus a ses attentes. J'ai emprunté une voiture de poste à mon frère qui y travaille comme gérant.

- Je vois … »

Malheureusement cela dit … Il venait donc de rater sa cible ? Mais c'était tout bonnement impossible … !

« Mais … et la poste elle fait comment ?

- La tournée du jour n'était pas énorme alors il a dit au postier d'utiliser sa voiture de fonction. »

Merde. Il se fraye un chemin jusqu'aux deux livreurs de farine et ouvre une fiole qu'il plante sous leur nez.

« Maintenant vous allez vous arrêter, ordonne-t-il d'une voix sombre, attendre vingt-minutes ici et reprendre votre route en m'ayant oublié. »

L'homme rebouche sa fiole et s'empresse de sortir. Il court sur la route, un téléphone à la main, et finit de disparaître à un virage.

Le conducteur et le passager continue de regarder le vide pendant ce temps, le moteur toujours en marche. Puis, assuré que l'escroc ait définitivement disparut, les deux livreurs disparaissent dans un nuage le toit, deux voix se font enfin entendre.

« Oye, Bel-sempai … Maintenant que je peux enfin parler, allez vous arrêter de ma balancer des couteaux, s'il vous plaît … ?

- Ushishishishi … mais cela ne me plaît pas ma petite grenouille !

- Bel-sempai … C'est vous qui m'avez ordonné de porter cette coiffe stupide !

- Evidemment ! C'est avec Mammon que je fais normalement mes missions ! Pas avec un apprenti ennemi !

- Mais je ne l'ai pas décidé … Les honoraires du bébé étaient trop important pour lui faire appelle. Et ce n'est pas votre stupide boss qui allait lui ordonnez d'y aller … Oh ! Mais j'y pense ! Vous il vous a ordonné ! Vous êtes donc … Un bizut ? Non ?

- …

- … Sempaî ?

- … Tu vas crever … Sale grenouille ! »

oOo

« Bonjour Monsieur Volterra ! »

Je grimace à l'entente à trop haute décibel pour mon pauvre cerveau au réveil. Je me frotte les yeux et prends appui sur le chambrant de la porte pour enfin contempler sur le pas, la jeune chinoise rayonnante.

« Qu'est-ce que tu fais là ? demande-je en me grattant la tête négligemment.

- Je suis venu vous donner votre courrier ! S'exclame-t-elle.

- … Pardon ?

- Le postier s'est fait agresser par des voyous ce matin pendant que je courrais. Je l'ai défendu mais il est un peu trop secoué pour sa tournée donc je l'ai ramené chez lui et fait le tour de la ville à sa place. »

Elle me sort ça de but en blanc, sans préparation préalable, aux premières minutes de ma journée. Je bug un temps avant d'écarquiller les yeux à les extraire de leurs orbites et de m'écarter lentement de mon perchoir.

« Quoi … ? Murmure-je, agressé ? Mais … comment tu … ?

- Je pratique un bon nombre d'arts martiaux depuis mon enfance alors ces petites frappes n'étaient pas grand-chose ! »

Je suis prêt à retourner illico au lit si je continue à entendre des choses pareilles. Je secoue la tête en repensant que moi-aussi, malgré mon petit gabarie, serait prêt à faire face à un tank et replonge mon regard dans le sien.

« Et sinon le courrier ? La vieille n'est pas encore levée mais je pourrais lui …

- Ah mais ce n'est pour elle, me coupe-t-elle c'est à votre nom ! »

Elle me tend une lourde enveloppe où je peux aisément lire les mots 'X Volterra'. Le passeport.

« Faites-y attention, déclare la chinoise en descendant les marches de l'entrée, je me demande si ce n'est pas le courrier qui était visé … »

Elle s'éloigne finalement, la besace de la poste sur le dos et moi, reste sur le pas, la précieuse enveloppe entre les doigts.

Elle sait.

Oui, moi aussi.

oOo

Sa tournée finie, I-Pin s'avance rayonnante jusqu'à la petite crèche de la ville, dirigée par la mère de sa correspondante, celle-ci par ailleurs absente, aux côtés de son mari choqué. Elle pose ses affaire et comme presque tous les jours, vient s'occuper des tout petits et plus âgés pour leur plus grand bonheur, puisque tous amoureux de la chinoise. Après une bonne demi-heure de construction avec un petit groupe, l'étrangère se dirige vers un petit isolé, occupé à taper des boutons aléatoirement sur un jeu électronique. Quand le bambin la voit, il sourit de toutes ses dents et lui tend des crayons et une feuille. Elle rit mais s'attèle à la tâche. C'est toujours elle qui dessine pur lui, pas l'inverse. Après quelques minutes et très fière d'elle, l'asiatique brandit son œuvre. Le bébé la regarde un temps interloqué avant de murmurer :

« Un poisson ça a pas d'ailes !

- Un poisson peut se doter d'ailes s'il a assez de volonté … » lui répond-elle malicieusement avant de s'en retourner à ses occupations précédents. L'enfant reprend lui aussi son activité favorite, taper sur les touches, mais cette fois-ci, un large sourire au bout des lèvres. Il frappe joyeusement sur les larges carrés innocents, ou si convaincants.

A des kilomètres de là, un autre bébé aux cheveux bleus regarde avec patience la feuille se dérouler devant lui avant de l'arracher et de s'élancer jusqu'au bureau principal, la démarche rapide au vu des quelques mots du papier.

« Hibari ! Gronde sa voix.

- Que me veux-tu Lal Mirch ? répond calmement le Nuage tout en gardant ses fixés sur son travail.

- Un message de la crèche, déclare l'Arcobaleno ratée.

- Alors ? fait le Conseiller externe subitement intéressé.

- 'Le poisson est doté d'ailes', lit-elle sous le micro sourire du jeune homme.

- Préviens Gokudera Hayato, ordonne-t-il en se levant mais gardant son masque impassible, s'il a enfin ses ailes, il faut préparer son envol. »

oOo

« T'as intérêt à nous envoyer des mails, X Volterra ! » cri à mon oreille mon amie.

L'avion a été annoncé et je m'apprêt enfin à rentrer, je le croyais, au pays. Ma tutrice et mes amis sont au grand complet et me souhaitent de tous retrouver mes souvenirs perdus, après treize longs mois d'absence. Aucun, je le note, ne me souhaite de rentrer le plus vite possible. Je sais qu'ils craignent de voir, moi le gentil amnésique, disparaître, mais c'est comme ça.

C'est ma Vie que je recherche.

Ma tutrice m'embrasse une dernière fois et j'embarque sur le terminal. A travers la fenêtre, je parviens à distinguer une petite foule d'hommes en noirs faisant rentrer un jeune homme de mon âge dans l'avion. Surement une star ou une bêtise dans le genre.

oOo

« Irie ? Hèle la Tempête, face aux trois ingénieurs Vongola.

- Et bien, après la protection du site, de l'embarquement et des machines de contrôle face à ces renards mais mauvais hackers, commente le roux, je peux t'assurer que X Volterra a bien pris cet avion !

- Yes ! Ne peut s'empêcher le blanc

Enfin, après deux mois de lutte informatique, son Boss était enfin en partance pour le pays du Soleil levant, sa terre natale.

« Gokudera-kun ? demande la petite voix de Gianini, c'est bien beau d'avoir permit au Juudaime d'aller au Japon, mais que va-t-il se passer maintenant ? Les Vongolas ne sont pas sensés savoir qu'il sera là et nous ne pouvons pas nous approcher de trop sans le mettre en danger ! Naito Longchamps ne pourra pas le protéger avec ses hommes sans griller sa couverture …

- Je rejoins Gianini, fait la voix monocorde de Spanner c'est génial d'avoir fait décoller l'avion grâce à la présence d'un haut nom de la mafia italienne, intouchable donc pour eux, mais après ? Rien ne les empêche de le kidnapper ou bien de renvoyer le jeune Vongola en Italie. »

Gokudera ne répond pas, ne contentant d'allumer son cher bout de papier et tirer doucement dessus. Finalement, après plusieurs bouffées, le blanc se décide à donner le verdict.

« Je fais juste confiance au Dixième parrain des Vongolas de ce côté-là. »

oOo

Je suis heureux. Réellement, assurément et profondément heureux. Entendre la langue, comprendre les symboles sans avoir à les déchiffrer, qui s'étalent sur les enseignes que je percevais depuis l'avion. Je marche ravi à la sortie de l'oiseau de fer en observant les gens autour de moi. Je me sens si léger et mon sourire s'allonge pour me faire ressembler à un parfait idiot.

Danger.

Mais ce dernier disparait aussitôt. Ma valise à une main, je me braque au milieu de la foule qui passe à mes côté, m'ignorant allègrement. Mon cœur semble sur le point d'éclater hors de ma poitrine et je tourne la tête de gauche à droite frénétiquement. Mes yeux captent enfin ce que je recherche et il n'en faut pas plus pour que je m'engouffre littéralement dans les toilettes pour hommes. Je plonge dans une cabine et me remet à sourire.

Ils veulent jouer alors nous joueront tous ensemble et je ne serais plus un simple pion.

J'ouvre ma valise et en sort un large sac de sport où mes affaires sont réellement entreposées. Je retourne ma veste, mets avec amusement des accessoires à mon pantalon que je basse un peu afin de cacher partiellement mes chaussures. Je finis par sortir une veille casquette pour masquer mes cheveux hirsutes, véritable nid de corbeau quand j'y pense. Ma petite affaire finit, je sors, laissant derrière moi, la valise dans la cabine et m'admire dans la glace.

Aller, attraper-moi désormais.

Je retourne au milieu de la foule en sifflotant, musique à pleine puissance dans les oreilles, mon sac sous le bras. J'avais raison. Je vois dorénavant plusieurs hommes scruter les passagers avec véhémence tandis que je passe joyeusement à leur côté. La voix dans ma poitrine se met à ronronner comme un gros chat. J'appelle un taxi et disparaît dans les rues de Tokyo, laissant derrière moi, après plus d'une année, le mensonge et le silence.

Libre.

Libre.

oOo

Deux paires d'yeux se scrutent dans le blanc de l'œil. Un homme d'âge mur, les muscles puissant et le visage sévère, le genre de personne préférant largement l'usage de la violence à celle de la stratégie bien pensée. Il toise de haut, un petit bébé blond, suçant une sucette frénétiquement. Ils passent de longues minutes ainsi, avant qu'une veine vienne pulser sur la tempe du plus âgé.

« Mais qu'est-ce que tu … ! »

Avant d'être grossièrement coupé par une main sur son épaule. Sentant son calme lui peu à peu, l'homme penche la tête pour écouter son collègue.

« On a un problème, lui murmure-t-il, on arrive pas à trouver le Vongola.

- Quoi ? S'insurge l'homme, on est à toutes les portes et plus d'une cinquantaine tout autour ! Il n'est pas à l'intérieur ?

- Personne ne l' vu …

- Mais comment a-t-il put nous échapper ! Si les Vongolas l'apprennent on est bon pour se faire lyncher … !

- Ils ne le sauront pas. »

Le bébé ne suit pas la suite de la conversation, il en a déjà assez entendu, et part à petits pas, la friandise toujours dans la bouche. Il sort une console de jeu dernier cri et joue tout en avançant, évitant avec faciliter et sans regarder devant lui, les passants de dix fois sa taille. Personne ne le voit, mais derrière ses mèches bondes, son sourire est on ne peut plus grand.

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Le bébé aux cheveux bleus attendant, le pied tapant avec nervosité sur le sol, la feuille de papier que le faxe lui amène. Avant que la machine ait finit de libérer le pauvre morceau de papier qui ne demandait pas tant d'amour de sa part, l'Arcobaleno l'arrache sans autre forme de procès et court vers le bureau principal.

« Hibari ! » hurle Lal Mirch.

Le brun ne répond pas, se contente par contre d'attendre la lecture du message, les yeux simplement fixés sur ses documents, sa main désormais immobile.

« 'Le poisson est sortie de l'aquarium. Il a échappé au filet et a rejoint le large.' »

Kyoya n'en attend pas plus pour attraper son portable. Rapidement, sin interlocuteur lui répond et le Conseiller Externe se lève de son bureau pour attraper ses clés de voitures.

« Gokudera Hayato … »

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La Tempête fait s'ébranler les portes du bureau du Boss des Vongolas. Le Kyudaime se relève de son trône, raide sous l'attente du verdict, son fidèle Gardien de la Foudre à ses côtés.

« Il l'a fait ! Hurle l'argenté sans préambule, il leur à filer entre les doigts ! »

Le visage du Neuvième s'illumine instantanément et son habituel sourire reprend ses droits sur son visage.

« Colonelo est formel, poursuit dans sa lancé le bras droit autoproclamé du Decimo, ils l'ont perdu à l'aéroport. Ils ne l'ont plus sous leur contrôle !

- Gokudera-kun, appelle la Varia, déclare aussitôt le vieil homme en se dirigeant vers la sortie, les yeux sévères mais pétillants.

Ganauche, quant à lui, reste un temps stupéfait de la nouvelle avec son cadet.

« Mais comment a-t-il fait ? » murmure-t-il.

A la porte, le Nono se retourne, poignet dans la main, pour jeter un regard empli de malice au jeune ami de son successeur, qui étire lui-même un sourire digne de son homologue de la Pluie.

« Cette stupide famille a sous estimé quelque chose de très important, mon cher Gardien : l'Hyper Intuition des Vongolas. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai une guerre à déclarer ! »


Re! Alors, vos impressions? A vos attentes ou non? Tout commentaire est accepté!

Bon, et bien la suite et fin de cette histoire (car oui elle n'est pas longue, je n'écris j'avais beaucoup de chapitre, mais beaucoup de mots!) plus un épilogue pour ceux qui auront le courage après le BAC de lire un truc un peu Dark pour finir l'année! XD

Au plaisir de vous revoir,

Geek-naval