Voici l'avant dernier chapitre. Le dernier est un épilogue, il sera très court comparé aux autres. Encore merci aux reviews, j'aime beaucoup les lire ! ^^ Vous allez remarque que nous somme cette fois dans les pensées de Sasuke !
Je vous laisse donc lire la suite sans plus attendre ! ;P
Catastrophe !
Chapitre 3 : Douleur
POV Sasuke
Qu'avais-je fait pour mériter tout ça ? Sakura me hantait, je la voyais partout comme si elle voulait se venger de la souffrance que je lui avais fait enduré. Même après m'être pardonné, rien avait changé. Que cela voulait-il dire ? Elle avait osé démissionné, me laissant dans le merde. Je l'avais peut-être mérité mais j'allais tout perdre par sa faute ! Égoïste ! Oui, je l'étais, malheureusement. Il m'étais impossible d'oublier l'erreur que nous avions commise. Je ne pouvais pas exécuter ce qu'elle m'avait supplié. Tout oublier ? Non, mais l'éviter n'était pas non plus la meilleure chose. Je pensais que je lui donnait plus d'importance que les autres pour son travail qu'elle faisait et son aide au moment où l'on était en crise. Mais en fait il y avait beaucoup plus. Et je ne l'avais remarqué qu'après sa démission. Elle ne me pardonnera jamais et l'enfant n'aura pas de père. Non, je ne voulais pas être père mais la laisser toute seule insupportait. Mes sentiments pour elle, je ne les comprenais pas. Et en ce moment non plus. Je n'étais pas doué en relation. Alors je comprenais, je faisais tout de travers. Aller la voir était une très mauvaise idée. Voir mon enfant devant moi, en elle, m'avait brisé. Je ne savais plus quoi faire. C'était pour cela que je noyais dans mes paperasses de l'entreprise pour tout oublier.
Mon portable sonna, je soupirai. Encore l'entreprise en crise qui va me transmettre de nouveaux problèmes. Je ne méritais pas d'être la chef de l'entreprise, je la faisait couler en ce moment. Je pris mon portable en main pour l'éteindre. Mais quand je vis le nom Sakura inscrit sur l'écran, je décrochai rapidement.
Sasu : Sakura ?
... : Euh non, vous êtes Sasuke, je présume ?
Pourquoi n'était-ce pas Sakura ? Ceci n'était pas normal.
Sasu : Qui est à l'appareil ?
... : Je suis Temari, la cousine de Sakura.
Sasu : Qu'est-ce qui se passe ?
Tema : C'est votre frère qui m'a conseillé de vous appeler, lui ne pouvant pas venir. Vous êtes proche de Sakura ?
Sasu : En...en quelques sortes.
Tema : Sakura est à l'hôpital, elle s'est faite renversée par un autobus.
Sasu : Quoi ? Elle va bien ?
Tema : Et bien, je ne sais pas trop. Elle est salle d'opération et je ne sais toujours rien.
Sasu : J'arrive tout de suite.
À peine après avoir raccroché, je sortis à tout allure et pris ma voiture. Je dépassai largement la limite de vitesse mais j'étais trop anxieux pour rouler lentement. J'arrivai à l'hôpital cinq minutes plus tard et précipita dans le bâtiment après m'être garé. Merde ! Je ne savais pas à quoi ressemblait cette Temari. Je trouvai le secrétariat. Malheureusement pour moi, la secrétaire était déjà occupée. Je décidai de chercher par moi même. Tous les couloirs se ressemblaient tellement que je ne pourrais pas faire le chemin inverse.
... : Sasuke ?
Je me retourna vivement et une jeune femme blonde me regarda, incertaine.
Sasu : Oui. Vous êtes ?
... : Temari.
C'était vrai que si je la contemplais de plus près, elle avait exactement les même yeux émeraudes que Sakura. Nous nous installâmes sur des chaises et je la toisai, attendant des explications à cette situation. Mais elle semblait éviter le sujet.
Tema : Comment avez-vous connu Sakura ?
Sasu : J'étais son patron.
Tema : Plus maintenant ?
Sasu : Non, elle a démissionné.
Tema : Il y a tellement de choses que je ne sais pas d'elle...
Sasu : Elle m'avait dit qu'elle avait coupé ses liens avec toute sa famille, c'est vrai ?
Tema : Oui...Cela faisait plus de dix ans que je ne l'avais pas revu.
Sasu : Pourquoi ?
Tema : Ses parents n'étaient jamais d'accord avec elle. Et personne ne l'aidait alors elle a décidé de s'enfuir et de disparaitre sans nous dire quoique ce soit.
Sasu : ...
Tema : Cet accident, il s'est produit à cause de moi...
Sasu : Comment ?
Tema : Dès qu'elle m'a vu, elle s'est enfuie et a traversé la route alors que le feu était vert. Tout est de ma faute...
Son regard se baissa, exprimant la tristesse et la culpabilité.
Sasu : Non, c'est lié à une multitude de problèmes, s'additionnant ensemble.
Tema : Mais si je ne n'étais pas venu, elle n'aurais jamais traversé cette voie...
Sasu : J'y suis aussi pour quelque chose.
Tema : Quoi ?
Sasu : Oui, je l'ai profondément blessé...
... : Temari ! Où est Sakura ?
Tema : Elle est en salle d'op. Il faut patienter.
Le nouvel arrivant était un jeune homme, roux et aux iris rouges pâles. Sa peau clair laissait ressortir les petites cernes sous ses yeux. Il ne devait pas avoir beaucoup dormi, mais était-ce pour Sakura ? Il avait couru, sa respiration étant saccadé. Une inquiétude grandissante se ressentit dans son regard. Il était sûrement de la famille.
Tema : Calmes-toi, sasori ! Elle va s'en sortir.
Saso : Comment peux-tu en être aussi sûr ? Je t'avais dit qu'il fallait attendre qu'elle revienne d'elle même !
Tema : Mais, c'est toi qui m'a dit où elle se trouvait ! Si tu ne voulais pas qu'on y aille, il fallait y réfléchir avant !
Saso : Je ne veux pas la perdre pour de bon.
Il me vit enfin, et me regarda, se demandant qui j'étais. Mais Temari me présenta avant même que je puisse parler.
Tema : Je te présente Sasuke Uchiha, une connaissance de Sakura.
Saso : Sasori, son frère.
Un silence arriva. Sasori décida de s'asseoir mais le mouvement de son pied exprimait grandement l'inquiétude qu'il gardait au fond de lui. C'était normal après tout. J'étais dans le même état. Les heures passèrent, et toujours aucun médecin en vue. Je désespérais. Temari avait décidé de se taire, tout comme Sasori, laissant un silence monotone envahir l'endroit. En apercevant Sasori, je compris qu'il se posait beaucoup de questions sur moi. J'étais un inconnu pour lui. C'était évident qu'il voulait tout savoir sur moi puisque j'étais tout de même une partie de la vie de sa soeur qu'il n'avait pas revu depuis longtemps. Temari fut la première des deux à me questionner.
Tema : Est-ce que j'ai rêvé lorsque j'ai vu au niveau de son ventre...?
Sasu : Non, c'est vrai.
Saso : De quoi vous parlez ?
Tema : Elle est enceinte ?
Saso : QUOI ?
Sasu : ...oui.
Tema : C'est pas possible...Elle m'avait pourtant avoué avoir des enfants après avoir mûrement réfléchie...
Ceci me choqua. Cela voulait en quelque sorte dire qu'elle se sacrifiait pour le bébé. C'était en apercevant le regard ahuri de Sasori que je compris la grave erreur que j'ai commise et que je ne serais sûrement jamais pardonné. La question fatidique tomba, cela était de toute façon évident bien que je n'avais pas la moindre envie de l'entendre siffler entre mes oreilles. C'était des mots venimeux qui m'empoissonnait de plus en plus, surtout dans mon coeur. Elle exprimait la part de responsabilité que j'avais et que je n'avais pas tenu pour Sakura.
Saso : Qui est le père ?
Sasu : ...
Tema : Tu le sais ?
Sasu : Oui, j'en suis profondément désolé...
Saso : Comment ça ?
Sasu : C'était un accident.
Tema : C'est...toi ?
Sans même répondre, par le simple sentiment de culpabilité que j'éprouvais dans mon regard, Sasori déchiffra tout en moi. Je n'eus même pas le temps de voir venir sa droite dans ma mâchoire et j'en tombai à la renverse. Temari se posta entre nous, évitant une suite meurtrière plus qu'évidente. Sasori me détestera jusqu'à ma mort, c'était "on ne peut plus clair"dans ses yeux. De toute façon, je l'avais mérité, ce poing.
Saso : Tout ça par ta faute, elle est enceinte ! Tu viens de lui détruire sa vie !
Sasu : Je sais...
Tema : Calmes-toi, Sasori ! Tu ne résoudras rien comme ça !
Saso : Mais ce con a fait souffrir ma soeur !
Tema : Peut-être, mais s'il est là, c'est qu'il n'est pas aussi con que tu ne le pense.
Sasu : Je suis désolé, je ne voulais pas ça.
Saso : T'as intérêt à présenter tes excuses envers Sakura.
Là, c'était la total ! Je gardais mon calme depuis longtemps pour éviter de ne pas me jeter sur lui mais cet imbécile n'arrêtait pas de me chercher. D'accord, j'étais en faute mais un Uchiha ne laissait jamais passer certaine choses et celles-ci faisaient partie de cette liste.
Sasu : Mais tu crois quoi, toi ? Tu ne me connais même pas ! Bien sûr que je l'ai fait !
Saso : Me cherches pas, ok ?
Sasu : La fermes ! Si tu penses que je vais me laisser piétiner, tu te mets le doigt dans l'oeil !
Tema : Arrêtez ! Mais vous êtes stupides ma parole ! Sakura est peut-être blessée et vous ne pensez qu'à vous engueuler ? Pensez un peu à elle, merde !
Personne ne put répliquer, un médecin arrivait dans notre direction. Il apportait la nouvelle, bonne ou mauvaise. Mais son visage ferme et dur en disait long sur ce qu'il se passait. Mauvaise nouvelle. Mais elle n'était pas décédée. Je savais très bien le regard de compassion et le visage fermé des médecins sur nous quand nos proches s'en allaient au ciel, oui je le connaissais trop. Un souvenir des plus horrible...la mort de mes parents. Et je ne savais pas comment me tenir après. Pleurer ? Rigoler sous la tension ? Ou bien même m'enfuir le plus loin possible ? Aucune idée, et c'était pour cela que je devins froid et arrogant, avec un visage sans sentiment. Éviter de savoir comment réagir était pour moi la seule réaction. Et pourtant, là, à cet instant même, je n'y arrivais pas. Parce que c'était elle. Mais pourquoi ? Une voix grave et forte se fit entendre et mes réflexions se firent taire.
Médecin : Vous êtes de la famille de Haruno Sakura ?
Tema : Oui, comment va-t-elle ?
Médecin : Et bien, nous avons pu la sauver mais...
Saso : Le bébé est mort ?
Médecin : Non, mais le choc a touché le placenta, ainsi que les alentours. Nous avons du sortir l'enfant, qui devait normalement rester encore un mois dans le ventre.
Tema : C'est un prématuré ?
Médecin : Oui, mais il est sain et sauf et ne rencontre aucun problème.
Saso : Il ne sera pas handicapé ?
Médecin : Non, ne vous inquiétez pas.
J'avais une soudaine impression de me sentir à part. Je me demandais même pourquoi j'étais venu. C'était vrai, après tout, je suis le méchant dans tout ça ? Je l'avais blessé très profondément et je pensais résoudre cela en venant mais j'avais tort. Je m'enfonçais encore plus à chaque instant. Je m'étais mis de côté, les laissant discuter sans moi. J'avais envie de rentrer chez moi. Il y avait plusieurs mois, je l'aurais fait sans hésiter. Aujourd'hui, non. Pourquoi ? Mais je n'en savais fichtrement rien ! Et j'en avais véritablement marre de me poser toutes ces questions, aussi débiles les unes que les autres ! La seule chose qui me trottait depuis que le médecin s'était présenté, c'était ce lien que j'avais avec Sakura. L'enfant me fit comprendre dans quel merdier je m'étais fourré. Je ne pouvais le nier, je ne pourrait pas oublier cet être. Je ne pourrais plus jamais oublier Sakura et tout le reste, même si mon coeur me disait le contraire. Mes réflexion furent interrompus, et j'aurais de loin préférer ne rien entendre.
Médecin : L'enfant n'a rien eu, mais l'organe reproducteur était trop touché et risquait d'un moment à l'autre de déclencher une hémorragie interne.
Tema : Que voulez-vous dire par là ?
Médecin : Je suis désolé mais nous avons du lui enlever ses ovaires. Elle ne pourra plus avoir d'enfant.
Toutes mes envies de rentrer chez moi étaient pour moi impossible, désormais. Avais-je bien entendu ? Le seul enfant qu'elle aura, c'était le mien ? Mes résolutions de m'éloigner d'elle pour son bien après s'envolèrent. Il m'était impossible de la laisser. Tout ça par ma faute...Je l'avais vraiment détruite. Et Sasori me tua du regard. Temari, elle, était trop choquée pour ne serait-ce bouger qu'un doigt. Mais dans quel merdier je m'étais fourré ? Je n'en ressortirait jamais.
Tema : On peut la voir ?
Médecin : Oui, mais pas plus de cinq minutes. Elle doit se reposer.
Saso : Le bébé ?
Médecin : Il est en soin pour l'instant. Il sera avec Sakura dans pas longtemps.
Les hôpitaux, je n'avais jamais aimé cela. Ils portent la poisse. Et je souffrais à chaque à l'intérieur de ces murs. Le médecin nous indiqua la chambre de Sakura puis s'en alla. Je marchais derrière, un silence pesant autour de nous planait. C'était fou à quel point je ne faisait pas attention au bruit autour de nous, car on n'entendait que ça. Des bruits de pas, des voix tristes, dégoutées, tout laissaient échapper leur son mais ne parvenaient pas jusqu'à mes oreilles. J'étais dans ma bulle. La porte de sa chambre était de plus en plus proche. Mon coeur se compressa d'un coup. Je ne voulais pas voir dans quel état elle se trouvait. Temari ouvrit lentement la porte, évitant de faire du bruit puis entra suivi de Sasori. Après un moment d'hésitation, j'entrai à mon tour. Les deux membres de sa famille se placèrent près du lit , tandis que moi je restais dans un coin de la pièce blanche. Le visage de Sakura était quelque peu amoché par une cicatrice au côté droit de son front. Des points de suture ont été fait dessus, elle avait du bien s'entailler. Son visage était sinon serein, apaisé, comme si tout allait bien. Or, c'était faux. Une infirmière se pointa au bout de quelques instants, avec l'enfant dans les bras. Nous avions largement dépassé les cinq minutes mais personne ne voulait s'en aller. Elle allait le donner à Temari quand celle-ci refusa et me pointa du doigt.
Tema : C'est le père, je pense qu'il mériterait de le prendre en premier.
Et c'était ainsi que je me retrouvai avec ma progéniture dans les bras. C'était un garçon. Il était vraiment minuscule, et cela se voyait qu'il était plus jeune que la normal. Heureusement, il semblait en pleine forme. Ses petite menottes étaient douces et je ne pu m'empêcher de les caresser, tout comme son minuscule visage. J'étais comme envouté en face de cet être minuscule, je ne voulais plus le lâcher. Temari reçut un appel, et elle sortit pour y répondre. Sasori me fixa, enfin plutôt l'enfant. Il s'approcha et me murmura trois mots en caressant la joue de l'enfant.
Saso : Restes avec eux.
Sasu : Quoi ?
Saso : Je sais que je me contredis par rapport à mon comportement de tout à l'heure mais je ne veux pas que mon neveux soit sans père.
Sasu : Ce n'est pas à moi de choisir.
Saso : Tu crois vraiment que Sakura veuille s'en occuper toute seule ? Moi non.
Je déviai mon regard vers elle. Il allait falloir attendre son réveil. Ce fut à ce moment que Temari revint, elle semblait soucieuse mais surtout énervée.
Tema : Je dois y aller.
Saso : Qu'est-ce qui se passe.
Tema : Ma mère va mal. Elle a besoin de moi.
Saso : Son opération s'était pourtant bien passé ?
Tema : Je sais...
Saso : Je viens avec toi.
Tema : Et Sakura...?
Saso : Sasuke est là. Il s'en occupera, tout comme l'enfant.
Un silence pesant suivit. Ils me regardèrent tous les deux et j'acquiesçais. C'était normal, je ne pouvais pas les laisser tomber. Je fais tout de même partie de cette famille. Durant toute la journée, je restais au chevet de Sakura, guettant l'enfant dans son lit. Je ne voulais plus être éloigné de lui. Mais la seule personne qui en décidera sera Sakura.
xXXXXXXx
Durant deux jours interminables, elle ne se réveilla pas. Temari et Sasori n'étaient toujours pas revenus et j'espérais de tout coeur qu'ils soient présents au moment où elle rouvrirait les yeux. Mais c'était peut-être trop demander. Je m'assoupis le visage entre mes bras, installé sur son lit. Elle choisit ce moment pour se réveiller. Je ne le remarqua seulement quand une main me caressa les cheveux, me sortant du sommeil auquel je m'était enfermé. En relevant ma tête, je me retrouvai en face du visage de la rose. Elle me regarda, ne semblant pas comprendre ma présence en ces lieux.
Saku : Sasuke, qu'est-ce qui s'est passé ?
Sasu : Tu as eu un accident.
Je n'avais pas remarqué les larmes dégoulinant sur son teint blême. Et quand son autre main se posa sur son ventre, je compris la douleur et le désespoir noyé dans ses pupilles. Quand je pivotai vers le berceau, plus rien n'y était. J'écarquillai les yeux, et commença à paniquer, me demandant pourquoi il n'était plus là. J'avais somnolé et voilà que l'enfant disparaissait. Sakura me fixa désespérément.
Saku : Pourquoi il n'est plus là ?
Sasu : Sakura, je sais que tu aurais préféré que je ne sois pas là, mais tu t'es fait renversé et ton enfant, enfin notre enfant, a dû naître plus tôt que prévu.
Saku : Quoi ?
Sasu : Tu as déjà accouché.
Elle scruta toute la chambre et me fixa, les sourcils froncés.
Saku : Où est-il ? Où est mon fils ?
Comment savait-elle le sexe de son enfant ? Ah oui, les techniques médicales le permettaient et je réfléchis. Fallait-il lui dire que je ne savais pas du tout où pouvait se trouver notre fils ? Ce n'était pas le bon moments pour ça, surtout qu'une mauvaise nouvelle allait l'attendre mais je ne voulais pas être celui qui la lui révèlerait. Je me levai et ajoutai.
Sasu : Je reviens.
Je me rendis vers la porte mais dès que ma poigne serra la poignet, elle m'interpela.
Saku : Attends. Pourquoi es-tu revenu ?
Sasu : Je...j'ai appris la nouvelle et je ne pouvais pas vous laisser tous les deux comme ça.
Saku : ...
Je sortis de la salle et essaya tant bien que mal de trouver un médecin pouvant m'expliquer ce qui se passait avec l'enfant. Je courrait et plusieurs gens me gueulaient dessus qu'il ne fallait pas courir. Tant que je n'apercevrais pas d'hommes en blouse je ne m'arrêterais pas. Puis, quelqu'un me prit le bras. Une sage femme.
- : Monsieur, il est interdit de courir dans les couloirs de l'hôpital.
Sasu : Je cherche mon enfant. C'est un prématuré.
- : Vous parlez de celui de la chambre 316 ?
Sasu : Oui.
- : Il devait partir en salle de soin.
Sasu : Qu'a-t-il ?
- : Rien de grave, il fallait juste vérifier si tout était en ordre.
Après ce moment de discussion, je rejoignis Sakura dans sa chambre. Elle fut heureuse de me revoir, elle ne devait pas aimer rester seule dans cette endroit glauque. Je m'assis sur le lit, la regardant dans les yeux. Ce fut elle qui commença la discussion.
Saku : Expliques-moi tout.
Sasu : C'est long à expliquer.
Saku : On a tout le temps.
Je fixai sa main posée sur son ventre. Elle avait l'habitude de le faire qu'elle ne pouvait s'empêcher de faire ce geste. Je me rappelai que Sakura n'était pas proche de sa famille et elle ne voudra sûrement pas les voir. Ce qui signifia que seulement une infirmière ou moi-même devait lui annoncer la nouvelle. Et j'étais certain que la meilleure solution était que ce soit moi. Je posai ma main sur la sienne, l'admirant dans la prunelle de ses yeux et soufflai.
Sasu : Sakura, je dois t'annoncer une mauvaise nouvelle.
Saku : ...
Sasu : Tu ne pourras plus avoir d'enfant.
Un silence pesant s'était installé et je n'osais dire aucun mot. Son regard cherchait en moi quelque chose sur quoi elle pourrait se retenir. Mais seules ses lèvres tremblèrent et des mini perles d'eau s'échappèrent au coin de ses yeux. Elle retira brusquement sa main de la mienne mais ne fuis pas mon regard de compassion pour autant. Elle devait sûrement avoir une envie irrépressible de pleurer et de se lâcher mais son ambition était autre. Elle ne voulait pas le faire et être fragile devant moi. Je la comprenais et voulut la prendre dans mes bras. Je me rapprochai même pour le faire mais je me stoppai en entendant deux personnes au pas de la porte qui s'ouvrit sur elle. C'était Temari et Sasori.
Tema : On a acheté de la bouffe, je suppose que tu n'a pas encore mang...
Sakura les fixait sans le moindre sentiment. Son visage s'était crispé depuis qu'ils avaient franchit la porte de sa chambre et son poing se serrait, cela ne présageait rien de bon. Temari resta immobile, peur de réveiller la colère de Sasuke dans le moindre de ses gestes. Mais Sasori n'était pas du même avis. Il venait de se lancer vers elle et la prit d'un coup dans ses bras.
Saso : Sakura, si tu savais combien tu m'avais manqué...
Saku : Sasori, lâches-moi.
Le choc s'empara du jeune homme. Pourtant il savait qu'elle réagirait de cette manière mais cela lui brisa le coeur, c'était perceptible dans ses pupilles. Il se recula lentement.
Tema : Sakura...
Saku : Allez-vous en.
Tema : Mais...
Saku : DEGAGEZ !
La tension était au plus fort, Temari et Sasori frissonnaient d'angoisse et décidèrent de s'en aller le plus loin possible de la chambre, sachant désormais qu'ils n'étaient plus la bienvenue. Moi, je restai immobile, ne sachant plus quoi faire. Je ne savais pas si je devais partir ou non. Sakura ne se tourna même pas vers moi et se mit à pleurer à chaudes larmes. Ses mains cachaient son visages et sans même me regarder, elle me demanda de sortir. Ce n'était pas le même ton, sa parole n'était qu'un simple murmure désespéré. J'en compris qu'elle voulait seulement être seule et que je pourrais peut-être revenir. Je décidai donc de la laisser tranquille et rejoignis sa famille dehors.
xXXXXXXx
Le lendemain, je la retrouvai endormi avec son enfant dans les bras. Cela me rendis mélancolique et une petite voix au fond de moi m'ordonna de ne plus jamais les laisser seuls. Non, c'était décidé. Je ferais tout pour vivre avec eux. Je m'allongeai sur le lit à côté d'eux et les prit dans mes bras, ensemble. Mes paupières se fermèrent et mon âme divagua dans le pays des rêves. Quand je me réveillai, Sakura l'était déjà et elle caressait la tête de notre bébé.
Sasu : Sakura...
Saku : Ah, tu es réveillé.
Je m'assis, les lâchant ainsi, et m'étira les bras. Elle me fixait toujours mais je n'osais pas la regarder. Alors elle décida de commencer la discussion.
Saku : Pourrais-tu m'expliquer tout depuis le début. Je ne comprends plus rien.
Sasu : Tu sais déjà tout.
Saku : Non.
Sasu : Si. Tu as eu un accident. Tu as dû accouché plus tôt que prévu et tu n'a plus aucun organe reproducteur dans ton ventre. Ça te va ?
Quand son visage devint triste, je me rendu compte que j'avais été un peu trop fort.
Saku : Pourquoi me parle-tu comme ça ? Je voulais seulement savoir...
Sasu : Désolé...
Je lui pris la main, et la serra fortement. Elle continua de caresser l'enfant de l'autre main. Tout en l'embrassant sur le front et les joues, elle continua doucement.
Saku : Pourquoi es-tu là ?
Sasu : Je te l'ai déjà dit.
Saku : Précises.
Sasu : Je veux...rester avec vous.
Saku : Quoi ?
Sasu : Je ne veux plus vous laisser seuls, je veux vivre avec toi et voir mon fils grandir devant moi.
Après ma déclaration plus qu'explicite, elle écarquilla les yeux et rougit soudainement en rivant son regard vers la fenêtre. Mon pouce ondulait en forme de rond sur sa peau douce et mon autre main parvint jusqu'à sa joue, la forçant à me regarder de nouveau. Sans comprendre pourquoi, sa réaction fut de laisser échapper quelques larmes sur son visage magnifique. J'avais envie de l'embrasser, de la toucher. Et j'essayai de tenter le coup. Alors je m'approchai lentement sans la lâcher du regard. À travers celui-ci, je voulais qu'elle comprenne à quel point je les aimais désormais. Ses paupières commencèrent à se fermer tandis que nos lèvres s'effleurèrent pour ensuite s'unir. Le toucher était doux et je tirai sur sa nuque pour plus de contact. Sakura se laissa emporté dans cette océan de douceur et de bonheur en m'autorisant d'approfondir le baiser. Je ne perdis pas une miette de ce que j'avais osé oublier pour mon bien, avais-je pensé, et inspecta de ma langue tous les recoins de sa bouche. Nos langues dansèrent et je mis fin au baiser quand le souffle nous manqua. Nous nous admirâmes dans le blanc des yeux et elle caressa ma lèvre inférieur avec ses doigts fins. Je les embrassai en réponse, tout en admirant ses perles émeraudes.
Saku : Sasuke...
Sasu : Je t'aime...je ne veux plus être séparé de toi. Ça m'a fait trop mal de te savoir entre la vie et la mort, et que ce soit de ma faute.
Saku : Ce n'était pas de ta faute.
Sasu : Si, tu étais chamboulée et voir Temari t'as rendu folle. Si tu avais toute ta raison à ce moment là, tu ne te serais pas jeté sur l...
Elle ne me laissa pas finir ma phrase qu'elle me coupa, ne voulant pas entendre la suite, en m'embrassant. Je répondis au baiser et l'enlaçai, notre fils se trouvant entre nous. Lorsque nous nous séparâmes, elle me regarda tendrement.
Saku : Ne me fais plus jamais souffrir...
Sasu : Promis.
A suivre...
Un belle fin, non ?
Je rappelle juste que le prochain sera seulement un épilogue. Il doit faire deux pages environ. C'est rien comparé aux autres, je vous préviens. On peut dire que c'est fini, mais c'est trop coupé pour moi. Finir comme ça, c'est nul ! =)
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