Ce chapitre à était écrit par mon partenaire, alors les remerciements sont pour lui... et un peu pour moi aussi :)

N'oubliez pas de laisser un petit mot, ça fait toujours plaisir.

Bonne lecture

PS : Lundi prochain je poste le chap 4 (qui sera de moi cette fois-ci)

°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°

Chapitre 3 : Visite de la ville et confession

Rikuo était en train de suivre les cours mais son esprit ne suivait qu'à moitié le professeur. L'autre moitié était occupée par une superbe jeune-fille. Il n'arrivait vraiment pas à l'ôter de son esprit. Pourquoi l'obsédait-elle autant ? Il est vrai qu'elle était très belle, gracieuse, noble et très forte aussi... Hein ? Ah ! Ca le reprenait !

La journée continua ainsi jusqu'à la fin des cours. Tsurara ayant remarqué l'état du jeune garçon l'interpella.

- Rikuo sama ! Vous allez biens ? Vous aviez l'air rêveur toute la journée ! Les professeurs vous regardaient bizarrement ! Vous êtes si studieux d'habitude.

- C'est vrai Nura kun ! Est-ce que quelque chose ne va pas dans ton clan ?

C'était Kyotsugu qui venait de parler. Un peu avant l'ultime bataille Rikuo avait révélé à ses amis sa part yokai. Depuis, il était plus serein, il n'avait plus à constamment garder son secret à ses amis… il pouvait enfin être lui-même.

- Non Kyotsugu kun ça va ce n'est rien d'important.

A ce moment une jeune-fille un peu plus âgé que les collégiens, vraisemblablement une lycéenne portant un salor fuku noir entra dans la cour. Immédiatement TOUS les regards des collégiens masculins se tournèrent vers elle. Beaucoup rougissaient, ce phénomène se retrouvait même chez quelques filles. Il faut dire qu'une telle beauté n'était pas banale. Et sa démarche classieuse et aristocratique prouvait qu'elle ne venait pas du tout du même milieu social. Toutefois, si elle avait déjà capté l'attention de tous, sa prochaine action allait stupéfier la foule :

- RI-KU-O ! appela-t-elle en épelant biens le nom du garçon très distinctement.

Un ange passe.

De son côté rikuo ressentit un frisson lui remonter l'échine. Comme si un fauve affamé se tenait derrière lui mais la présence ne l'effrayait pas, elle dégageait plutôt de la malice et de l'espièglerie.

Il se retourna et ce qu'il vit confirma ses soupçons : Hagoromo-gitsune était là.

La jeune fille fit un grand sourire, un de ses célèbre sourire qui lui fendaient le visage et qui même quand elle ne révélait pas ses queues semblaient lui marquer sur le front "je suis une renarde". Oui un vrai sourire "fox-face".

Toutefois le garçon, bien qu'il pensait était incapable de retranscrire clairement ses idées en mots.

- Ah euh, bonjour... Enfin rebonjour, qu'est-ce que tu... fais-là ?

- Je suis venu te chercher à la fin du collège comme convenu, tu n'as pas oublié notre promenade hein ? lui demanda-t-elle toujours avec son sourire "fox face" et un regard inquisiteur.

- Non… mais, je ne pensais pas que tu viendrais me chercher.

Les autres collégiens décodèrent vite la situation. En gros, Rikuo connaissait une lycéenne super jolie et malheureusement eux n'avaient pas la chance d'être dans les petit-papiers de la lady. Si seulement eux pouvaient l'avoir comme petite-amie ou même juste, au moins comme grande-sœur ou juste amie ils seraient comblés. Mais non ! C'étaient le gars le plus discret, le plus banal, le plus petits (même pour son âge) et binoclard qui plus est auquel elle s'intéressait ! Inutile de dire que beaucoup pleuraient des torrents de larmes intérieurement et quelques-uns eurent sur le moment envie de clouer la tête de Rikuo sur un pic.

Quant à Tsurara, elle retint "venir chercher", "promenade". Largement assez pour lui faire comprendre la situation.

- RI-KU O SA-MA ! dit-elle lentement, tandis que l'air devenait subitement froid, faisant frissonner les élèves sur un périmètre de plus de cinq cent mètres autour d'elle.

- Euh... Oui Tsurara ? dit rikuo pas très rassuré.

- Qu'est-ce qu'elle fait là ? dit-elle toujours sous le point d'exploser.

- Je suis venu chercher Rikuo pour qu'il me face personnellement visiter la ville. Je suis de Kyoto, je ne connais pas biens la région, dit-elle aimablement.

Sa ça s'appelait trancher dans le vif. Elle avait dit cette phrase nettement sans hésitation comme si elle annonçait qu'elle partait au restaurant ou en croisière. Tsurara n'osa même pas répondre complètement choquer. Elle n'avait même pas tenté de nier ! Bon d'accord, elle avait juste parlé de visiter la ville mais quand-même ! Le reste de la foule était sciée de la même manière.

- Tu viens Rikuo ?

Sa voie et son regard étaient si hypnotiques que Rikuo ne put résister. D'ailleurs en avait-il seulement envie ? Il ne savait pas pourquoi mais il était pris d'une énorme envie de la suivre et de lui faire visiter la ville comme convenu.

- Rentres sans moi Tsurara ! Je serais à la maison vers 8 h.

Ils commencèrent alors la visite de la ville. Rikuo lui montra les différents quartiers et les monuments.

- Cette endroit est assez différent mais l'atmosphère est la même que dans mes souvenirs.

- Hein, Je croyais que t'étais jamais venu ?

- J'ai mentis fufufu, enfin partiellement, je ne suis jamais venu en tant qu'Hagoromo Gitsune.

- Que veux-tu dire par là ? demanda-t-il quelque peu étonné.

- Tu n'as toujours pas compris ?

- Attends… Tu es... Yamabuki Otome ?

Elle lui sourit

- Eh oui, Rikuo c'est moi !

Alors là c'était à Rikuo d'être scié, certes il s'avait que le corps actuel de la renarde était lui-même le premier amour de son père, réincarné en jeune-fille humaine mais il pensait une Hagoromo Gitsune avait réprimé à nouveau son esprit.

Voyant son trouble, la jeune fille lui expliqua.

- J'admets que c'est difficile à comprendre. Pourtant je suis à la fois Hagoromo Gitsune et Yamabuki Otome. Autrefois, mes deux âmes luttaient pour habiter ce corps, maintenant elles n'en font plus qu'une seul et unique. Leurs souvenirs se sont mélangés de même que leurs personnalités respectives. Ceci a été facilité par le fait que Yamabuki Otome est née peu de temps après la mort de la précédente Hagoromo Gitsune, dame Yodo. De ce fait, il n'y a pratiquement aucune incohérence chronologique dans ma vaste mémoire, c'est pratique. De plus la fusion de ces deux âmes est définitive, autrement dit, elle ne cessera pas à la mort de ce corps. D'ailleurs mon âme elle-même a adoptée l'apparence de Yamabuki Otome dorénavant dit la renarde en souriant.

Rikuo essayait d'encaisser les nouvelles.

- Et depuis quand es-tu comme çà ?

- Depuis ma résurrection, juste avant la bataille au château Aoi.

- C'est donc pour ça, que tu ne hais plus les humains.

- Oui, au contraire je les aime beaucoup, comme toi. Mais tu sais, même sans cette fusions j'aurais recommencé à aimer les humains. Ce que j'ai dits à Seimei je le pensais vraiment, en mille ans j'ai croisé nombre de grands hommes et femmes, j'étais juste trop aveuglé par la rage et l'affection maladive que je portais à Seimei pour le comprendre, c'est tout. L'âme placide et douce de Yamabuki m'a apaisé et m'a permis de comprendre ce que je refusais de voir. Qu'il y a autant d'humains merveilleux que ignobles tout comme pour les yokais. Yamabuki Otome bénéficie désormais de la force et du caractère indomptable d'Hagoromo Gitsune, tandis qu'Hagoromo Gitsune bénéficie désormais de la douceur et la patience de Yamabuki Otome. Ainsi on peut dire que mes deux "moitiés" en fusionnants leurs âmes on mutuellement corrigé la plupart de leur défauts. Yamabuki Otome était trop naïve et faible, tandis que Hagoromo Gitsune trop intransigeante et froide. Moi, je suis l'équilibre qu'elles ont atteint ensemble, en laissant que leurs âmes ne fasse désormais plus qu'une et une seule en moi. Toutefois, je me considère toujours avant tous comme Hagoromo Gitsune, surement car l'immense majorité de mes existences étaient sous cette "identité" et que toutes mes vies futures seront encore en tant que kitsune, puisque je peux "renaître de mes cendres" à volontés, tel le phœnix. C'est pourquoi je continuerai toujours malgré tout, à me faire appeler ainsi.

Rikuo avait encore du mal à digérer tout ce qu'elle venait de dire. Cela voulait dire que ce n'était pas seulement la renarde qui était de retour mais aussi la si regretté Yamabuki Otome. Deux âmes jadis très différente n'étaient désormais plus qu'une.

- Alors tu es…en quelque sorte ma belle-mère ?

- NON !

Elle avait dit ça si brutalement que Rikuo avait fait un bond.

- Excuse-moi de t'avoir fait peur, mais non, pour moi tu ne peux pas être un fils, nos deux âges bien que différents sont trop proche, n'ou n'avons que deux ans d'écarts, de plus tu as déjà une mère, qui plus et est celle qui t'a fait naître. Pourquoi devrais-tu en avoir une deuxième ? Enfin, même si tu es le fils de Rihan de nombreux siècle sépare ton existence de celle que j'ai menée auprès de ton père. Même si le passé a de l'importance, surtout pour un être comme moi symbole vivant du cycle des renaissances, seul compte le présent et l'avenir. Et justement en vertu du cycle des renaissances si une vie s'achève une autre commence. Le commun des mortels oublis ses vies passées. Mais ce n'est pas parce que moi je m'en souviens, que je dois pour autant vivre ma vie présente en me considérant encore esclave de celle qui est passée. Et même si tu as du mal à me croire à cause de mon souhait de revoir Seimei qui a perduré mille ans. Sache que ma façon de penser a toujours été ainsi, et est encore celle-ci. Ça c'est une chose en moi qui n'a surement pas changé.

- Oui, je comprends ça. Tu as raison.

La discussion achevé, ils continuèrent leur promenade puis rentrèrent à la maison Nura. Ils prirent leurs repas, avec toute la famille cette fois. Puis au moment de rejoindre leurs chambres :

- Rikuo a tu cours demain ?

- Non c'est jour de repos.

- Bien ! dit la renarde avec un sourire espiègle, j'aimerai te montrer quelque chose, un endroit qui te plaira sûrement.

- D'accord.

- Au fait Rikuo, elle d'un air bien plus sérieux.

- Oui ?

- Ne parle pas de qui je suis à ceux de ton clan… pas encore en tout cas. Je ne suis pas sûr qu'il soit prêt à accepter que Hagoromo Gitsune et Yamabuki Otome sont désormais réellement une seule et même personne.

- Mais alors quand ?

- Quand ils accepteront Hagoromo Gitsune, alors tu pourras leurs dire, ainsi ils ne penseront pas à moi qu'en ne me connaissant "littéralement" qu'à moitié, pour ainsi dire.

- Je suppose que tu as raison, dit-il après réflexion.

Elle reprit son air rusé, se baissa au niveau de Rikuo, et déposé comme la veille un petit baiser sur la joue du garçon.

- Oyasumi Rikuo

- O… oyasumi Hagoromo-gitsune, dit-il en rougissant

Et ils allèrent dormir.