chapitre 3
Disclaimer : les personnes de Harry Potter ne m'appartienne pas, mais promis l'histoire vient bien de ma caboche
Couple: Harry / Drago
Note: M
Note de l'auteur : hello, Mafia et ma première fan fiction, je vous en supplie soyez indulgent ! S'il y a des remarques à faire je suis vraiment preneuse. Merci déjà pour les premiers commentaires, et merci pour les suivants.
Je pense publier mes chapitres tous les mercredi !
Bonne lecture !
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La porte de l'ascenseur s'ouvrit. Je m'engouffrai à l'intérieur, Zabini à mes côtés. Je venais juste de terminer mon rendez-vous avez un nouveau riche de Paris, pour lui faire comprendre qui, ici, était le boss.
J'avais pris, avant de le rencontrer, un repas dans un luxueux restaurant de Paris, Plaza Athénée, dont le menu commençait à 200 euros. Mais je pouvais y mettre le prix car je déjeunais avec mon très cher ami Tom Jedusor. C'était un homme puissant, sûrement plus que moi d'ailleurs. Tom était de passage à Paris pour affaires, dont une avec moi. La famille Jedusor était très respectée, ici et même dans toute l'Europe et surtout en Angleterre.
Encore avant, j'étais passé à ma banque pour aller voir, comme à mon habitude si tout s'y passait bien. Vu le montant de mes cartes, les banques avaient clairement tous leurs intérêts à ne pas me décevoir. Zabini me demanda:
- Voulez-vous dîner?
Je le coupai:
- Je verrai.
Il hocha la tête, je demandai à mon tour:
- Qu'a-t-il fait ?
- Pas grand-chose: Il a fait le tour de la chambre, a commandé à manger quand Bulstrode est venu. Sinon rien.
Je hochai la tête, en me demandant ce que j'allais en faire... C'est ridicule, je crois que je vais le descendre ce soir, il ne me sert à rien. Si ce n'est que pour ses yeux que je le garde, je le les lui arracherai pour les mettre dans un bocal. La porte s'ouvrit, je me tournai vers Zabini:
- Nous verrons demain.
Il embrassa solennellement ma bague, et je rentrai dans ma suite et ferma la porte à clé, pour découvrir ma chambre légèrement éclairée... Où est est-il ?
Je desserre ma cravate, je suis si fatigué, si las, et pourtant je n'ai repris la société de mon père il n'y a de cela que quatre ans, et j'en ai 22, mon père a fait ce métier durant 32 ans, je dois tenir pour lui. Je souffle, du bruit me fit avancer vers le salon. Je le trouvais sur le sol, les jambes serrées contre son torse trop maigre. Il portait son pyjama une simple chemise blanche ouverte et un pantalon trop large en soie, les pieds nus, les cheveux en bataille. Je marchai jusqu'à lui, il leva la tête et ses yeux croisèrent les miens. Je sentis mon cœur rater un battement: ses yeux... si beaux...si profonds...si... Il rompu notre échange et regarda la cage à ses pieds, cette énorme cage qui abritait mes deux serpents, mes deux bébés.
Il approcha son doigt de la cage de verre. Je me penchais pour m'accroupir à côté de lui:
- Tu n'en as pas peur?
Il secoua la tête, et mis sa main gauche devant moi, je reculai, étonné et le prit doucement. Sur son annulaire s'enroulait un serpent vert, un très beau serpent, fin, il semblait vraiment prendre le contrôle de son doigt. On aurait dit une bague qui lui prenait tout le doigt.
- Tu aimes les serpents ?
Il hocha encore la tête et ramena son bras contre lui. Je le regardai encore un moment, observant, ses yeux rivés avec curiosité sur la cage. Je suivis son regard puis m'approchai de la cage en ouvrant la trappe en haut, on vit les serpents remuer, glissant les uns sur les autres. Mon serpent albinos sorti sa tête de la cage, pour que je caresse sa peau froide et rugueuse. Le serpent glissa sur mon bras, s'entortillant autour pour s'arrêter à hauteur de mon coude.
- Voici Marilyn, c'est une petite fille de deux ans.
Le garçon s'approcha et tendit sa main, le serpent se rétracta et siffla contre moi:
- Elle a peur de toi...
Je pris la main du garçon pour la poser doucement sur la tête de Marilyn, qui ferma ses yeux bleus clairs pour les rouvrir lentement. L'autre serpent sortit alors de la cage et glissa vers le sol, s'enroulant autour de ma cheville et monta lentement, passant sur mon tibias, mon genou, ma cuisse puis ma hanche pour finir dans mon cou. Il s'y installa tout doucement, son visage vert et piquant à quelques centimètres du mien:
- Et lui c'est Manson, le grand frère, il a 4 ans.
Potter me sourit légèrement, tout en continuant à caresser mon serpent albinos. Soudain, me rappelant de ma réflexion dans l'ascenseur, je repensais à la balle qui aurait dû se loger dans la cervelle de ce garçon... Pourquoi cela ne me donnait pas envie, me répugnait même?
Je repoussai ces idées pour revenir au présent. Même si je les avais très bien éduqués, mes serpents restaient des reptiles dangereux, Manson, une vipère des buissons, même si sa sœur est bien pire sous ses apparences de fille sage.
Le garçon me fit comprendre qu'il voulait toucher la vipère, je pris sa main et la posa sur la tête de Manson, qui se recroquevilla en se dissimulant dans mon cou.
Je ricanais, voilà qu'il faisait son difficile. Potter préféra alors revenir sur Marilyn, qui se laissa faire, les paupières closes. Je restais là un moment, assis sur le sol de ma suite, entouré de mes serpents et d'un jeune garçon dont je ne voulais plus faire sauter la cervelle… Je remis les serpents en cage après leur avoir donnés deux petites souris et de la viande rouge. Je sorti sur le balcon et alluma une cigarette, le garçon me suivis. Je lui demandais:
- Tu ne veux toujours pas parler?
Pas un mot. Je soufflai la fumée grisâtre et rentrai dans ma chambre, la cigarette toujours en main, prit un calepin posé sur la table basse puis retournai sur le balcon et le lui tendit :
- Tu sais écrire ! Si tu veux me dire quelque chose, alors écrit le dessus et si je te pose une question tu écris, c'est clair?
Il hocha la tête et saisit le carnet. Il se pencha alors sur le calepin puis me tendit une feuille. D'une écriture illisible et mal orthographiée, je pus lire " je vai resté conbien de tens?"
-Tu veux partir ?
Ma voix était dure, il secoua vivement la tête, et écrit: " non, resté".
Alors il veut rester… Je m'approchai de lui, écrasai ma cigarette sur la table, je lui saisis les hanches et colla mon corps contre le sien:
- Tu sais ce qu'il en coûte de rester avec moi?
Il blêmit et secoua la tête tout en essayant de se dégager. J'approchai ma bouche de son oreille percée par de multiples piercings, représentant des croix, des têtes de morts et une simple perle verte.
- J'ai le droit de faire ce que je veux de toi, te baiser, te tuer, te vendre, ou te renvoyer chez les Dursley.
Il recula violemment, se heurtant à la rambarde du balcon, en tremblant et secouant la tête désespérément. J'adorai voir ce genre d'émotion, la peur ! Elle est si belle, si incroyable, elle transforme un visage en quelque chose de...beau… Je lui souris mais à ce moment-là, tout au fond de moi, je me dégoutais.
J'étais devenu la chose que je ne voulais jamais être, mon père... Et me voilà aujourd'hui, tel que lui, à admirer ma puissance, la peur que je fais apparaître, juste grâce à mon nom et bien pire avec mon visage. Non je suis pas laid, loin de là, je suis même très beau, séduisant. Plus jeune, beaucoup de filles voulaient être mes petites amies, même si très vite je me suis trouvé une attirance pour les hommes.
Aujourd'hui, je vis de pouvoir, de peur, d'argent, de puissance et de solitude et le pire dans tout ça c'est que j'adore...
Je le laissai alors sur la terrasse, et me rendis à mon bureau pour sortir l'un de mes téléphones:
- Oui Hermione.
- Monsieur...
- Je veux dîner avec toi, ce soir.
- Il est déjà 22h45.
- Hermione !
- D'accord, où?
- Je vais voir, retrouve-moi en bas de mon hôtel dans cinq min.
- Bien.
Et je raccrochai. Le garçon était toujours sur la terrasse, aussi, je lui dis:
- Rentres.
Il obéit sagement, je fermai la baie vitré puis me changeai, Potter s'assit sur le lit et se tritua les doigts. Je revins vers lui et croisai son regard d'émeraude. Aucune émotion ne traversait son visage, les yeux vides, il regardait la cage aux serpents toujours sur le sol. Je remontai ma cravate blanche et fermai les derniers boutons de mon costard:
- Ne les approches pas sans mon autorisation, ou tu risques de fort de le regretter.
Il hocha la tête et plia ses jambes, passant ses pieds nus sous ses cuisses en grattant hargneusement son poignet. Je ne pouvais m'empêcher de me demander ce qu'il se passait dans sa tête. Il leva les yeux vers moi et me sourit légèrement, on dirait un enfant. Je passai ma main sur le holster, où reposaient tranquillement mes armes. Devrais-je le tuer? Pourquoi garder un garçon qui ne pouvais même pas assouvir mes désirs sexuels? Pourquoi était-il encore dans ma chambre? Et pourquoi lui avait-je présenté Marilyn et Manson?
Tout cela semblait me dépasser et c'était bien la première fois que quelque chose me dépassait, moi Drago Malfoy. Je le regardai encore puis lançai:
- si tu as faim, appelle le réceptionniste.
Je le testais en même temps: va-t-il parler? Va-t-il téléphoner? Il hocha la tête tout en se mordant la lèvre qui fut très vite en sang. Je souffle et lève ma main, il recula de peur, mais doucement je la posai sur sa joue, chassant ses bras qui le essayaient de le protéger. Il me regarda sans comprendre. Sa peau était chaude et abîmée, mais rugueuse comme celle de mes serpents. Je respirai un grand coup et retirai ma main rapidement, je devais le flinguer.
Je sortis mon arme mais il dû comprendre car il recula jusqu'à la tête de lit en velours, se remit à trembler comme une feuille. Je dois le faire… Je pointai mon arme, enlevai la sécurité. Je dois le faire... ses yeux s'embuèrent, larmoyant, ses lèvres tremblaient, ses mains trituraient sa chemise, et il se mit à gémir de peur.
Soudain, je ressenti une émotion si rare pour moi, un mélange de pitié, de compréhension, et de souffrance... je devais le tuer, et pourtant je ne pouvais pas, je n'y arrivais pas… je jetai rageusement mon arme dans la pièce et passa une main dans mes cheveux blond. Ma main tremblait, je me calmai rapidement, mon visage redevient de marbre, j'ouvris la porte et disparut.
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