OMNISCIENCE
Résumé : Bella est morte, tuée à Phoenix, par James, le traqueur. Les Cullen sont arrivés trop tard. Edward devient dépressif. Pourtant, l'espoir d'une nouvelle relation subsiste entre ces deux êtres. L'amour peut permettre bien des miracles.
Disclaimers : Tous les personnages et tout et tout appartiennent à .
Couples : Une focalisation sur Edward et Bella. Sinon, c'est comme d'habitude.
Comme toujours, les dialogues en italique et cette fois-ci pas de point de vue mentionné ! À vous de trouver ! (C'est pas difficile !).
Je tiens à remercier (publiquement, ici !) toutes les personnes qui ont reviewé le chapitre dernier, en laissant un p'tit mot encourageant et chaleureux ! Merci ! Je suis contente de voir que l'histoire vous plaise, son originalité aussi !
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Chapitre 2 : Painful Memories
Il commença une nouvelle mélodie, une berceuse divine qui me fit tourner la tête. Immédiatement mes pensées tournaient autour d'une seule personne.
- Edward…
Tout me revenait, par vagues brusques et violentes. Je me souvenais du jour où je l'avais rencontré, et qu'il s'était éloigné de moi, comme dégoûté de ma personne.
Puis, son aveu de sa nature qui le répugnait, son étonnement devant moi qui n'avais que faire de son espèce, la fascination qu'il avait pour moi. Tout revenait.
La première rencontre avec sa famille. Esmé si attentive, si aimante, ma deuxième mère. Carlisle, que je considérai comme un père, avec la sagesse et la compassion.
Rosalie, qui avait toujours montré une attitude froide et hautaine devant moi, me manquait. Au même titre qu'Alice, avec ses sourires, son regard pétillant et plein de vie, sa folie constante et maladive du shopping.
Jasper gardait toujours l'attitude distante et éloigné, de peur de me blesser et de détruire sa famille, toujours calme et impassible.
Edward… À présent que je me souvenais, il me manquait plus que tout. J'aurais donné tout ce que je possédais, tout ce que j'avais de plus précieux, pour revenir et rester à ses côtés pour l'éternité, quitte à ce qu'il ne me reconnaisse pas.
J'avais passé mes dernières heures en compagnie d'Alice et Jasper qui avait fait leur possible pour que je me sente à l'aise et bien. Alice, qui guettait le futur, me réconfortait et prévoyait de folles journées de shopping. Jasper prenait sur lui, faisait contre mauvaise fortune bon cœur, ne pensant pas à mon sang mais à m'apaiser et me calmer pendant mes crises d'angoisse. Je leur étais redevable mais je les avais lâchement trahis, et je ne méritais pas de prendre soin d'eux. Pourtant, j'étais irrémédiablement attirée par eux, et même morte, ils faisaient partie intégrante de mon esprit.
Avec eux, j'avais passé les meilleurs moments de ma vie, et jamais je ne les pourrais les en vouloir de ma mort. Je les aimais. Ils avaient fait renaître en moi les vrais sourires, ceux que l'on donne avec le cœur. Ils me donnaient la chance de les rendre heureux à présent, de veiller sur eux. La mort ne pourra jamais vaincre l'amour s'il est vrai et fort. Comme pour Edward et moi. Si mon enveloppe charnelle est retournée à l'état de poussière, mon âme est toujours présente.
J'aimais Edward inconditionnellement, et maintenant que je l'avais retrouvé de vue, rien ne me séparerait de lui. Le voir heureux m'apporterait toute la félicité que l'on peut ressentir. Seulement, ce qui m'a frappé, c'est qu'il n'était pas heureux, il souffrait.
J'étais déchirée par la douleur que la mort avait causé dans la famille si unie qu'étaient les Cullen. Je ne pouvais pas les apaiser, juste les regarder souffrir. Je ne pouvais pas leur dire que j'étais en bon état, qu'ils ne fassent pas de soucis pour moi.
Carlisle se jetait à corps perdu dans son travail, innovant et trouvant des remèdes à tout, améliorant considérablement la vie des humains. « Je veux que tout le monde puisse être sauvé, ce que je n'ai pas su faire pour ma fille », avait-il déclaré lors d'une interview. J'ai été touchée par ce geste, de ce qu'il pense de moi, des efforts qu'il faisait en ma mémoire. Il avait vraiment été un père pour moi et continuerait à l'être pour l'éternité. Malgré cela, je n'aimais pas le trop plein d'efforts qu'il accomplissait. Le problème, c'est que c'était trop. Trop d'ardeur dans son travail, trop de résultats concluants, trop de désespoir. Il se noyait dans la médecine et l'art de secourir des gens. Jamais plus il n'accepterait la mort d'un de ses proches. Pour tout parfaire, il dénigrait sa famille qui avait besoin de s'appuyer sur lui et son expérience.
Esmé était à la limite de la dépression. Elle a vu perdre son enfant nouveau-né, avant d'être transformée. Elle avait mis si peu de temps à m'accepter dans sa famille et tant d'ardeur pour m'aimer comme son véritable enfant. Esmé était un vrai trésor. Puis, elle voyait sa famille se détruire lentement sous ses yeux.
Son mari la dénigrai pour son travail, tellement la tristesse l'accablait. Ses enfants étaient atteints d'un profond mutisme. Elle n'avait le droit à plus aucun mot d'affection. Elle subissait et extériosait la douleur des membres de sa famille. Je la soupçonnais de consommer quelques substances illicites, même si elle était vampire ou que cela la dégoûta, pour garder la tête haute, de temps en temps. Je ne voulais pas voir ma famille brûler sous mes yeux. Je l'aime. Je les aime tous. Ils sont mon âme, mon cœur.
Alice, ma meilleure amie, je ne savais pas quoi dire d'elle. Elle était… Différente, tout simplement. Elle avait perdu son air rieur et enjoué. À présent, elle arborait un air sombre et coupable. Coupable, d'avoir cru à ma supercherie, de ne pas avoir été capable de me retenir, de ne pas avoir eu de vision. Constamment, elle était sur les nerfs, prête à attaquer et à agresser tout le monde. Elle se retenait de ne pas se défouler sur le premier venu. Elle avait essayé d'en vouloir à Jasper pour m'avoir mal surveillée, mais avait très vite culpabilisé pour avoir pensé cela.
Elle essayait vaguement d'être sympathique et joviale envers les autres, mais se décourageait trop rapidement.
Mea Culpa. La devise d'Alice.
Emmett, bien que j'eus passé peu de temps avec lui, m'appréciait. J'étais sa petite sœur. Cela me faisait chaud au cœur qu'il me considère ainsi. Je l'aimais beaucoup : finalement, j'avais dès le début intégré Emmett comme mon grand frère. Dire qu'il avait fallu ma mort pour m'en rendre compte.
Je me sentais coupable. Son couple n'était presque plus, à cause de sa tristesse. Il arrivait juste à un sourire forcé et contrit, quand l'occasion si rare se présentait.
Ses rires et ses blagues douteuses et foireuses n'étaient plus. Ma mort avait eu raison d'elle. Qu'avais-je fais ? J'avais ruiné une famille unie. Je me détestais. Mais je me promis de la reconstruire, recollant les morceaux entre eux. Parole de Bella.
Rosalie, Rosalie. Que dire de cette blonde sulfureuse, l'égale de son fier jumeau Jasper. Elle avait gardé toute la dignité et le mépris envers les autres, comme si rien ne l'affectait. Son air froid, glacial demeurait. Sa beauté restait resplendissante. Rosalie n'avait pas changé, en apparence, néanmoins.
La rose pique mais reste fragile. Tous les jours, il faut l'arroser. Il faut vérifier qu'il n'y a pas de parasites.
L'eau de Rosalie, c'est l'amour et l'affection. Même si elle ne laisse rien paraître.
Les parasites de Rosalie, c'est la destruction et l'oubli des sentiments. Même si elle ne laisse rien paraître.
Chaque jour, elle voyait les liens de sa famille s'envoler, s'évaporer. Et elle se sentait incapable de tout reconstruire.
Plusieurs fois, je l'ai vue craquer. Seule ou accompagnée de Jasper. Ce n'est pas pour rien qu'ils sont jumeaux. Ils se comprennent.
Je me souvenais quand elle s'enfuyait dans la forêt et éclatait en sanglots dénués de larmes. Avec personne pour la consoler. Toute la famille était abattue, concentrée sur sa propre tristesse. Elle ne se soutenait plus. De temps en temps, Jasper la réconfortait. L'entraide subsistait entre eux. Ils étaient les plus forts de la famille, beaucoup plus fort qu'il le laissait paraître.
Qu'avais-je fais ? J'avais ruiné une famille unie. Je me détestais. Mais je me promis de la reconstruire, recollant les morceaux entre eux. Parole de Bella.
Jasper avait été la personne dont j'avais eu le plus de mal à cerner. Sa personnalité était des plus complexes. Je ne connaissais pas. Je pense qu'en une éternité, je n'arriverais jamais à découvrir totalement sa personnalité. Tantôt moqueur, tantôt dépressif, il arborait un état d'esprit différent chaque jour. Je pense qu'il essayait de ne pas tomber dans cette folie, la banalité et la douleur de la tristesse.
Comme Rosalie, il affichait, malgré ses changements constants et inopinés, une froideur et un dédain et une arrogance sans pareil.
Jasper supportait tout le monde. Il supportait les crises d'angoisse, les remords et la culpabilité d'Alice. Il supportait sa colère. Il le faisait sans broncher, sans rien exprimer, sans rien en retour. Il lui pardonnait. Je plaignais sincèrement sa condition d'empathe, sachant qu'il subissait tout, émotionnellement parlant, et qu'il souffrait le martyre. Et il réussissait à garder la tête froide et haute.
Il pardonnait l'inattention de son père, il pardonnait l'indifférence de sa mère. Encore, il supportait leur souffrance, leur peine, leur tristesse. Il leur pardonnait. De lui faire subir toutes les émotions.
Il pardonnait Edward de tout lui faire subir, de verser sa tristesse sur lui. Il l'aidait.
Il aidait Rose du mieux qu'elle pouvait, puisqu'elle essayait le plus possible de refouler ses sentiments pour l'épargner, lui, Jasper.
Il leur pardonnait, il les aidait. Les autres voyaient quelqu'un de froid et de désintéressé de tous, insensible. Secrètement, il calmait les tensions, adoucissaient la violence effarante de certains sentiments.
Qu'avais-je fais ? J'avais ruiné une famille unie. Je me détestais. Mais je me promis de la reconstruire, recollant les morceaux entre eux. Parole de Bella.
Finalement, je posais mon regard sur celui qui me faisait le plus de peine, avec qui je souffrais.
Son regard était vide et mort, son pâle visage n'affichait aucune expression, si ce n'est de la colère envers les membres de sa famille, quand l'envie lui prenait. Il s'était encore plus refermé sur lui. Il n'avait jamais été social et expansif, mais ceci était encore pire. Il refusait de s'adonner à un quelconque sentiment. L'amour ne valait pas la peine, il ne pouvait que faire souffrir. Mais, pour moi, l'amour a toujours été associé à la souffrance. L'amitié ressemblait trop à l'amour pour continuer à y croire. À quoi bon ? Il avait déjà tout perdu. Sa vie d'humain, Carlisle lui avait enlevé, son âme, qu'il avait crue disparue, l'avait quitté en même temps que moi.
Il ne s'amusait pas, reniait frères et sœurs, père et mère. Mort, il aurait même eu un air plus joyeux. Sa douleur était tellement inconcevable que j'en venais à douter de la force des sentiments pour lui. Je l'aimais, mais à quel point ? Pas autant que lui. J'étais plus qu'incapable de l'aider, d'atténuer sa souffrance. Je ne pouvais pas le voir, le caresser, le rassurer, lui murmurer ces sept lettres « je t'aime ».
Il avait définitivement abandonné la musique. Quand il s'asseyait face à son piano, que ses doigts touchaient l'ivoire, il n'en sortait que des discordances. La moindre mélodie était horrible, un calvaire à écouter. Comme son état psychique. Il n'arrivait même plus à exprimer la souffrance à travers la musique. De temps en temps, quand il en jouait, c'était sous l'injonction d'Esmé, et son geste était d'un mécanisme effroyable. On sentait toujours l'émotion du moment quand il avait composé, qui n'était plus quand il la représentait.
Il avait arrêté de jouer ma berceuse.
Je t'aime, Edward.
Des mots si simples, si petit, mais avec une componction si importante. Impossible à transmettre.
Pourtant, de mes lèvres, ces mots ne seraient plus prononcés pour être entendus.
Je me désespérais. Je ne pouvais rien faire. Pas Edward. Pas lui. Pas les Cullen. Leur douleur restera toujours aussi intacte, ils ne l'oublieront pas. Ils vivront pour l'éternité dans la souffrance. Les humains se remettent des pertes, pas les vampires.
Qu'avais-je fais ? J'avais ruiné une famille unie. Je me détestais. Mais je me promis de la reconstruire, recollant les morceaux entre eux. Parole de Bella.
Trois mois que j'observais les Cullen. Ils avaient beaucoup changé. Ils étaient méconnaissables. Ils étaient tellement différents de mes souvenirs humains. Rosalie et Jasper étaient beaucoup plus froids et distants, hautains et arrogants, aussi. Edward, Alice et Emmett étaient des ombres, des corps sans âme. Esmé et Carlisle s'enfermaient dans leur travail et tristesse.
Les disputes étaient de plus en plus fréquentes, de plus en plus violentes.
Aujourd'hui était un des rares moments où ils étaient presque tous réunis en famille. Emmett et Edward regardaient la télévision d'un air discret, Jasper et Alice se tenaient la main, sans pour autant remarquer la présence de l'autre. Esmé élaboraient de plans d'architecture, Carlisle lisait un livre de philosophie. Seule Rosalie était absente.
Emmett se décida à rompre le lourd silence.
- Quelqu'un aurait-il vu Rosalie ?
Personne ne se donna la peine de répondre, certains n'ayant pas entendu la question.
- Jasper ? interrogea Emmett, car celui-ci était le seul qui était au courant des déplacements de Rose.
- Elle est dans la forêt. Elle est partie évacuer, répondit-il, distrait. Après tout, un mari avait le droit de savoir où était sa femme.
- Mais bien sûr, Rosalie est celle qui souffre le plus de cette situation, lança sarcastiquement Edward. De mon vivant, Edward n'aurait jamais répondu de cette manière déplacée.
- Parce qu'Edward subi toutes les émotions des autres, répliqua Jasper, sur le même ton.
- Les pensées sont suffisantes…
- On ne pense plus, Edward. On est des coquilles vides, récita doucement Alice. Elle venait de prendre conscience de la situation et de leur état. Mais elle ne le ferait pas. Parce qu'elle ne s'en sentait pas capable et qu'elle ne saurait pas puiser la force nécessaire en elle.
Esmé, Carlisle, Jasper et Alice, Emmett ainsi qu'Edward réagirent au quart de tour. Un bruit de pas, lourds et furieux, se firent entendre. Puis Edward se détendit.
- Rosalie est parité évacuer, hein Jasper ? Pour revenir avec de violentes pensées de meurtres envers nous ? demanda mon amour, l'acidité présente dans sa voix.
- Elle doit avoir une bonne raison, se contenta de répondre son beau-frère, avec un air stoïque.
À peine finit-il sa phrase que la magnifique blonde rentra dans pièce d'un air furieux. Elle toisa tout le monde d'un regard froid. S'ils n'étaient pas immortels, je pense que la moitié d'entre eux serait mort. Seuls Jasper et Edward soutirent leur regard.
- Allez, vas-y, crache le morceau ! À moins que tu te dégonfles. Ouch ! Le seul soutien qu'avait Rose était sur les nerfs.
Furieuse, elle lui adressa un regard des plus noirs. Même vampire, la personne en question ne devrait pas pouvoir en sortir indemne. Sauf Jasper.
- Je ne me dégonfle pas quand j'ai à dire quelque chose, moi ! hurla Rosalie.
- Moi non plus, répliqua Jasper. Je laisse couler.
Ils échangèrent entre eux un sourire sarcastique, signe de leur complicité – très étrange, par moment.
- Si tu veux parler, tu as la parole, Rosalie, déclara Carlisle.
- Pour une fois qu'on peut ouvrir son bec, répliqua-t-elle, acide.
Toute la famille – exceptés Jasper et Emmett – resta bouche bée. Jamais la blonde avait répondu de manière osée au patriarche. Même si elle maniait superbement le sarcasme, jamais elle ne l'avait utilisé avec Carlisle. D'habitude, elle le respectait avec déférence.
- On est tous là. Je t'en prie, parle tant qu'on peut tous t'écouter. Oublions le… La remarque, la supplia Esmé.
- Bien, commença-t-elle. Je préviens, cela va être long.
- Ne gâche pas ton temps en paroles inutiles, coupa Edward.
- Ça risque d'être le cas si tu m'interromps. Enfin, je… J'en ai assez. Elle poursuivit, faisant abstraction des expressions faciales de sa famille. De vivre ici, de cette manière. Avant Bella, nous étions heureux. Edward s'apprêta à répliquer, mais Rose le coupa d'un geste de la main. Quand Bella était là, je l'admets, nous étions encore plus heureux.
Mais depuis sa mort, regardez où on en est. Ceci est déplorable. Regardez ce que nous sommes devenus. On ne communique plus. Nous ne sommes plus une famille.
Vous vous enfermez tous dans votre souffrance. Esmé et Carlisle vous enfoncez dans vos métiers. Vous ne vous écoutez plus. Êtes-vous toujours un couple ? Alice et Emmett, vous déplorez sans cesse la mort d'une amie et d'une sœur. Edward, tu pleures ton âme sœur. Je comprends votre douleur. Ne me croyez pas insensible. Jasper et moi essayons de garder la tête haute pour notre famille. Mais ce n'est pas facile. Du tout. On subit avec vous, mais on essaye de s'en sortir. Puis, Jasper, vous y avez pensé ? Il encaisse tout. Sans se plaindre, lui. Ce que vous pensez, c'est que je suis trop égoïste pour dire ça. Oui, et alors ? Je suis égoïste et je l'assume, moi !
Pensez ce que vous voulez, je suis sûre de ma position et de ce que j'avance. J'ai l'impression de parler à des inconnus ! Ils baissèrent simultanément la tête, signe de culpabilité ou d'apitoiement.
Enfin, si Bella nous voyait, que penserait-elle ? Vous y avez pensé ? Non, tout simplement. On me reproche d'être égoïste, mais vous n'êtes pas mieux. Au moment où vous devez, où il faut être un tant soit peu être altruiste, vous vous abandonnez comme des lâches !
Elle a sacrifié sa vie. Sa vie. Sa vie d'humaine, sa vie de femme. Pour nous. Pour que nous puissions vivre notre éternité. Pour nous vampires, pauvres assassins damnés que nous sommes ! Et c'est ainsi que vous la remerciez ? En s'apitoyant sur votre sort de pauvres personnes ayant perdues un être cher ? Vous êtes lamentables. Vous êtes pitoyables. Je nous croyais une famille. Je nous croyais unis.
Bella nous a tout donné. Dans les moments les plus difficiles, elle a su garder toutes ses qualités, qui font d'elle, une personne exceptionnelle. Je ne l'ai peut-être pas apprécié à sa juste valeur, mais je la reconnais.
Elle a tout fait pour que nous restions ensemble. Elle a tout fait pour que notre famille soit unie pour l'éternité.
Tout ce que vous arrivez à faire, c'est détruire son précieux travail, ce qu'elle a accompli, en se sacrifiant.
Rosalie ouvrit une fois la bouche, puis décida de la refermer. Je pensais qu'elle avait quelque chose d'autre à annoncer, mais elle leur laissa le temps de recevoir le coup qu'elle leur avait infligé.
Merci, Rosalie. On ne s'est jamais apprécier, mais tu as su reconnaître ce que j'avais accompli, ce que j'avais essayé de faire et de vous donner. Merci d'avoir exprimé ton point de vue et tes ressentiments. Merci de me comprendre. Merci de me défendre. Merci d'avoir réagi, pour moi. On se ressemble plus qu'on ne le croit. Nous aurions pu très bien nous entendre.
Edward releva la tête en direction de sa première sœur.
- Tu n'as rien à dire, Edward. Tu as été probablement le plus lâche d'entre nous. Reconnais au moins que j'ai raison.
Edward finit par s'affaler sur le canapé, qui manqua de se briser. Des sanglots jaillirent de sa gorge, de plus en plus violents. Je pouvais presque voir le sang qu'il avait bu ressortir sous forme de larmes. Esmé posa une main réconfortante sur son dos, le seul signe de soutien qu'elle pouvait lui offrir. De légers spasmes secouaient Jasper, bien qu'il essayait de les cacher. Le voir ainsi me transperçait mon cœur disparu. Je ne savais décrire ce que je ressentais. De l'effroi, de la souffrance, de l'amour,… Tant de sentiments contradictoires m'habitaient, que je ne pouvais tous les identifier. En regardant cette scène, je ne savais où me placer, comment réagir face à la souffrance qui les habitait.
- Je m'en vais, déclara soudainement Rosalie.
À cette annonce, personne ne put cacher leur grande surprise.
- Tu me quittes ? demanda Emmett, une expression de pure horreur sur le visage.
- Oui et non. Je ne peux pas rester dans une telle situation, j'ai une chose plus importante à faire.
- Une chose plus importante que notre famille ? questionna Esmé, tremblante à l'idée de perdre un autre enfant.
- Pour moi, oui.
- Je ne te retiendrai pas, Rosalie. Je sais que même si nos relations n'étaient pas des meilleurs, comme avec le reste de la famille, sache que je te considérerais toujours comme ma petite fille. Si un jour tu veux revenir, murmura la jeune mère.
- Si je veux revenir, je reviendrais, ajouta doucement Rose.
Carlisle et Alice se turent, ne disant rien. Peut-être que le médecin s'en doutait, depuis que l'état de sa famille dégénérait. Peut-être qu'Alice avait eu vent de ce départ par une vision et avait accepté ce fait.
- Bien. Ainsi soit-il, avait déclaré Edward.
- Tu fais les Evangiles, maintenant ?
- Rose !
Rosalie chercha du regard Jasper. Elle devait être désolée de le laisser, de cette maniée ingrate, son seul soutien.
- Tu as ma bénédiction, ricana Jasper. Le petit oisillon prend enfin ses ailes pour s'envoler !
- Toujours aussi agréable, répondit sa sœur, sur le même ton.
- Toujours. Pourquoi ?
- Parce que. Une vengeance. Et j'y tiens. Elle ne pourra pas le faire elle-même.
Jasper regarda intensément Rosalie. Il venait de comprendre.
- Je t'accompagne, alors, dit-il, en se levant.
Toute la famille les regarda. Les deux vilains petits canards, les Hale. Parce que dans les situations difficiles, leur comportement était tout autre que ceux des Cullen. Dans leur attitude aussi. Pourtant, ils se portaient tous le même amour si précieux.
- Qu'allez-vous faire ? demanda Alice.
- Tuez. James. Laurent. Victoria, déclara Rosalie. Vengez Bella.
Un silence de mort s'abattit dans le salon. Ils se fixèrent tous dans les yeux. Carlisle se leva. Alice se leva. Esmé se leva. Edward se leva. À présent, ils étaient tous debout, leur décision prise, une lueur dangereuse dans les yeux.
- Je t'accompagne.
- Moi aussi.
- Moi aussi.
- On vous accompagne, tous.
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Voilà la fin de ce chapitre. Vous avez aimé ? Etrange par moment, non ?
Bon, voilà, j'avais dit que je postai bientôt mais je suis en retard ! Excusez-moi !
Mais, même si c'est les vacances, je suis débordée ! .
J'ai eu la grippe pendant 3 jours, avec ne fièvre qui m'a clouée au lit. Ya que moi pour avoir ça, en été. Puis le rhume des foins, quand j'en ai fini avec la grippe – heureusement qu'elle dure pas longtemps - pour bien faire les choses !
Puis, ensuite mariage ! Tout de suite c'est plus amusant xD… Mais le temps libre !
Enfin, je pars 6 semaines en camping où il n'y aura ni ordinateur ni connexion internet, donc pas de poste pendant les vacances, désolée encore.
Je vais voir si je peux poster un chapitre avant de partir, ce qui très peu probable, mais bon.
Voilà, sinon, bises et à bientôt ! Laissez une review (non, j'embête pas les gens avec ça !) pour mes 8heures de route, xD et le moral !
Merci.
Greensleaves.
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