Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, tous ?? Non un petit village résiste encore et toujours à l'envahisseur… euh je m'égare désolé !! Tous les personnages appartiennent à sauf les plus jeunes !^^
Bon avant tout, je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont reviewsé (je ne sais pas si ça ce dit !!^^) J'ai vraiment été touché, vos review étaient supers gentilles et encourageantes alors j'espère ne pas vous décevoir avec ce chapitre si déterminant !!
*a les mains moites* !
Chapitre 3 : Résultat ? Moi.
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POV Carlie
Je sursautais. Et des larmes de joie envahir mes yeux. Il se souvenait. Il se souvenait ! Ses paroles raisonnées en boucles dans ma tête. Je sentis l'eau de mes yeux déborder et se répandre sur mes joues. Pour ne pas l'induire en erreur, je me retournais après avoir essuyé mes larmes. Lorsque mes yeux rencontrèrent les siens, il eu un mouvement de recul, et je vis la déception inonder son regard vert. Il avait ses cheveux, aussi cuivrés que les miens, mouillés, il devait sortir de la douche après s'être dépensé pendant deux heures sur scène.
-Tu… tu… bégaya-t-il.
Je m'empressais donc de clarifier la situation, enfin une partie de la situation. Je voulais qu'il sache toute la vérité, mais pas non plus qu'il fasse une crise cardiaque !! Il me semblait si épuisé. Autant sur scène il y a quelques heures il paraissait aussi frai et dynamique qu'un adolescent, autant maintenant sans maquillage, après deux heures de shows et un choc, il me paraissait épuisé, usé par le temps, presque fragile.
-Je m'appelle Carlie, lui appris-je, je suis la fille de Bella.
J'espérais qu'il ne connaisse pas plusieurs Bella. Je fus tirais de mon questionnement par son visage qui se décomposa littéralement en entendant mes paroles. Il s'appuya un peu plus au dossier de la chaise, et ses doigts se crispèrent dessus. Il semblait à bout de force.
-La fille de Bella, répéta-t-il d'un air dépité.
Jamais de ma vie je n'avais eu en face de moi un homme si abattu, il me semblait si déprimé, découragé, et triste. Que pendant un instant je me suis dis que c'était le moment idéal pour lui annoncer la vérité, toute la vérité, puisqu'il ne pouvait pas être plus mal qu'il ne l'était déjà. C'est ainsi que les mots s'échappèrent de ma bouche sans vraiment que j'y réfléchisse.
-Et la votre aussi.
Il sursauta. Et plongea son regard dans le mien. Il ne me semblait plus si mal en point d'un seul coup. Comme si mes paroles avaient eu l'effet d'un électrochoc sur lui. Le ramenant étrangement à la vie.
-Ma quoi ??
Un sourire s'étira involontairement sur mes lèvres, sourire que j'essayais tant bien que mal de réprimander. Mais il était si drôle, à me demander de répéter. J'avais cependant une partie de moi très anxieuse. Et très impressionnée d'être en face de lui. Mais je commençais à me détendre légèrement.
-Votre fille, à vous et Bella Swan, ma mère, précisais-je pour être sur qu'il comprenne bien le message.
J'avais légèrement l'impression de m'adresser à Jeaden le fils de cinq ans de mon parrain. J'attendais tout de même sa réaction avec anxiété. Peut être n'allait-il pas me croire, peut être allait-il me mettre à la porte, et Mr Black-musclor allait s'occuper de moi. Je frissonnais. Je fixais ses yeux aussi verts que les miens attendant une réaction qui ne venait toujours pas. Il semblait sous le choc, normale crétine ! Il vient d'apprendre qu'il est père ! Peut être mais il aurait déjà dû réagir non ? C'est peut être pas normal ? Il fait peut être un arrêt cardiaque ? Ou un infarctus ? Ou un truc du genre, qui l'empêche complètement de bouger ! Le choc l'a peut être paralysé ? Alors que je m'apprêtais à sortir pour appeler des secours, il réagit enfin. Et s'est presque avec soulagement que je le vis ouvrir la bouche pour parler. Enfin soulagement jusqu'à ce que je me rappelle qu'il pouvait très bien me foutre à la porte !
-Ma fille, répéta-t-il, comme si le dire avec sa propre bouche aller changer quelque chose. Ma fille ? Mais comment… ?
-Ma mère m'a dit vous avoir rencontré lors de votre première tournée, lorsque vous êtes passé par Seattle, elle m'a dit que vous aviez passé la nuit ensemble.
Je rougis et baissé les yeux, fixant mes chaussures (enfin celle de Nik') qui était tout à coup devenue très intéressantes !
-Mais com… pourq… il soupira et s'assit, enfin se laissa tomber, sur la chaise qui lui servait jusque là d'appuis. Je n'ai pas oublié cette nuit là, mais comment… comment… suis-je vraiment ton père ? Demanda-t-il en relevant enfin les yeux et en me regardant.
-Je ne pense pas que ma mère aurait inventé cette histoire pour en recueillir un quelconque profit. Je n'ai appris votre identité il y a seulement quelques mois, après l'avoir harceler depuis que j'ai compris qu'un enfant à normalement une mère et un père, alors que moi je n'avais qu'elle. Elle ne voulait pas que je vienne à votre concert, et… et elle ne sait pas que je suis ici, dis-je en baissant une nouvelle fois les yeux et reprenant ma respiration.
Il resta silencieux quelques instants avant de me demander :
-Alors pourquoi es-tu venu ?
Je relevais les yeux vers lui, le regard dur, la colère s'insinuant en moi. Je serrais mes mâchoires, tentant de répondre le plus calmement possible. N'avait-il pas compris ? Pensait-il que j'allais lui demander quelques choses ?
-Je voulais juste savoir ce que ça faisait d'avoir un père qui connaisse mon existence, sifflais-je entre mes dents. Je voulais juste être normale !
-Je… je suis désolé, bafoua-t-il.
Je me calmais, mais gardais les poings serrés. C'était plus dur pour lui que pour moi, me répétais-je. Il est normal qu'il pose ce genre de question, il est célèbre ! Peut être mais ça fait quand même mal !
-Bella… commença-t-il, Elle est sûre que je suis ton père ??
Je restais calme, je ne voulais pas m'énerver, après tout c'était normale qu'il se pose des questions. Je reportais alors mon regard sur le miroir de sa loge, je m'observais. Je voulais lui montrer plutôt que lui dire. Je m'approchais de la glace, et m'arrêtais arrivé devant. Edward Cullen me suivit du regard. Puis son regard se porta sur mon reflet, il se leva et pris place à mes côtés. J'observais, aussi ébahi que lui, nos ressemblances. Nous avions exactement les mêmes yeux et la même couleur de cheveux. J'avais le même nez fin et droit, et ma peau était aussi pâle que la sienne. Mais j'avais les lèvres de ma mère et la forme de son visage aussi. Je stoppais mon observation pour poser les yeux sur mon père. Mon père, quel mot étrange aussi bien dans ma bouche que dans mes pensées. Il me regardait, je voyais ses yeux parcourir les traits de mon visage, avec tant de concentration que je souris légèrement. Le mouvement de mes lèvres sembla le ramener sur la terre ferme.
-Tu as les lèvres de ta mère, chuchota-t-il.
Je hochais la tête. Nos regard était ancré l'un dans l'autre, à travers le miroir. Je ne dis rien, le laissant extérioriser toutes ses découvertes.
-Mais tu as mes yeux, tu as les yeux des Cullen, dit-il d'une voix douce et je sentis les larmes inonder mes yeux de nouveau.
Une nouvelle fois je fis « oui » de la tête.
On ne prononça plus une parole avant de longues minutes. Je ne me délectais pas de l'observer. Mon père. C'était mon père. J'avais tant de mal à le croire. A croire que je l'avais bien en face de moi. Cet homme que j'avais si ardemment désiré durant toute mon enfance était près de moi, me regarder. Il savait que j'existais. Il savait qu'il avait une fille. Lui de son côté ne me lâchais pas des yeux. Je comprenais qu'il n'y croit pas, c'était déjà si dur pour moi de réaliser, alors pour lui qui ne soupçonnait même pas mon existence il y a quelques minutes.
Je sursautais soudain lorsque la porte de la loge s'ouvrit à la volée. Edward se retourna prestement comme pris en faute et je fis de même. Les ennuis débarquaient. J'avais espéré qu'ils me laisseraient encore un peu de temps. Mais non, c'était dit et répété, j'avais la poisse !!! Derrière la porte se trouvait, Mr Black-musclor en personne, je tressaillis, accompagné d'Alice, de Rosalie et d'Emmett Cullen. J'avalais difficilement ma salive. Les yeux de l'armoire à glace envoyaient des éclairs. S'il n'y avait pas eu Edward, je me serais déjà réfugié derrière la première chaise ou table à ma disposition. Tout sauf ces yeux quasiment animal !! Pourtant lorsqu'il parla sa voix était calme, et cela me fit encore plus peur. Et je compris pourquoi les Cullen l'avaient embauché !
-C'est elle qui s'est fait passer pour Ellie avant de disparaitre.
Je frissonnais. Je n'osais pas observer la réaction d'Edward, mais le reste de sa famille m'offrait une palette de sentiments très différents. Emmett ne comprenait rien, cela se lisait sur son visage, et s'il n'avait pas été aussi imposant j'en aurais ris, Rosalie semblait perplexe, les traits de son visage oscillaient entre la colère et l'incompréhension. Mais Alice était la plus effrayante. Derrière ses yeux sombre, elle semblait deviner voir comprendre la situation. Il n'y avait qu'à voir les regards qu'elle jetait à Edward puis à moi, avec des yeux de plus en plus rond.
-Edward qui est-ce ? Demanda la voix bourrue d'Emmett.
Je me raidi.
-C'est Carlie, répondit calmement mon père.
Mon corps se détendit d'un seul coup. J'avais eu peur qu'il dise que je n'étais personne, ou rien d'important. Le genre de phrase qui vu mon état actuelle m'aurait fait éclater en sanglot.
-Désolé, commença Alice en lançant un regard insistant à son beau frère toujours immobile à mes côtés, on vous laisse. Vous avez certainement beaucoup à vous dire.
Je me raidis de nouveau à ses paroles. Elle avait comprit ! ELLE AVAIT COMPRIT !!!! Putain, elle avait comprit ! (C'est bon Carlie, nous aussi on a comprit !) Personne ne bougea aux paroles de ce petit bout de femme, et c'est en soupirant qu'elle se saisit de la poignée, et referma la porte sur nous. Je soupirai, fermais les yeux et me pinçais l'arrête du nez. Lorsque je rouvris les yeux, Edward m'observais en souriant.
-Quoi ? Demandais-je doucement.
Il secoua la tête, et chassa son sourire pour redevenir sérieux.
-Rien. Comment… comment va Bella ? Demanda-t-il hésitant.
Ses yeux aussi émeraude que les miens semblaient appréhender ma réponse autant que la désirer.
-Ma mère ? Elle va bien.
J'étais légèrement déçu qu'il me pose des questions sur elle. En même temps elle était notre seul lien.
-Est-elle mariée ? As-tu des frères et sœurs ? Comment… comment est votre vie à toutes les deux ??
-On vit à deux, seulement à deux. Maman est… enfin elle a… je ne l'ai jamais vu avec quelqu'un.
Je ne sais pas pourquoi mais j'avais besoin de lui dire clairement que je n'avais jamais vu ma mère, la femme qu'il avait aimé durant une nuit entière avec un autre homme. Comme si que le fait que la place de père et de mari soit libre puis le rapprocher de moi.
-On habite à Seattle, maman est venue étudier ici à l'université pendant que mon grand père et sa femme s'occupait de moi. Elle me rejoignait le week-end, et puis elle a eu son diplôme de professeur. Elle est prof à l'université maintenant, prof de littérature, précisais-je.
-Et toi ?
-Je suis au lycée.
-Tu as quinze ans, n'est ce pas ?
-Oui, soufflais-je.
-Qu'elle est ta date de naissance ??
-Le 11 novembre, dis-je avec un sourire. *
-C'est vrai ? S'étonna-t-il.
Je hochais la tête et mon sourire s'élargit.
-Mais attend, reprit-il en redevenant sérieux, tu ne m'as pas dit tout à l'heure que Bella ne savait pas que tu étais ici ?
Il ne semblait pas très content. Ça se gâté. Je regardais derrière lui, fuyant ses yeux inquisiteur. Je comprenais soudain pourquoi parrain ne me refusait jamais rien, les yeux Cullen savaient être persuasifs !
-Euh… non, dis-je d'une toute petite voix.
-Et où te crois-t-elle ?
-Chez Nikkie, ma meilleure amie.
-Et comment comptes-tu rentrer chez toi ?? Ou chez ta meilleure amie ??
-Euh… on n'a pas vraiment pensé à cette partie du plan, marmonnais-je.
Il soupira, ferma les yeux, et pinça l'arrête de son nez. Devant cette mimique, je souris. Je faisais exactement la même chose que lui. Lorsqu'il ouvrit les yeux et aperçut mon sourire, il regarda ses doigts toujours sur son nez et souris avec moi.
-Tu mériterais que j'appelle ta mère, ralla-t-il.
-NON ! Surtout pas !! Je ne veux pas mourir !! M'écriais-je.
Et étonnement il se mit à rire. Je souris devant son rire cristallin.
-Est-elle si effrayante ?
-Oh oui, elle peut l'être ! Répliquais-je devant son air surpris.
-Serait-elle vraiment en colère que tu sois venu me voir ? Demanda-t-il soudain très sérieux.
Je me mordis la lèvre inférieure.
-Je pense, éludais-je.
-Mais pourquoi ? Qu'est ce que j'ai fais de mal ? S'énerva-t-il. M'en veut-elle pour une quelconque raison ?
-Je… je ne sais pas. Je pense plutôt qu'elle s'en veut d'avoir été si… imprudente se soir là. Et surtout elle refuse que tu te sentes obligé envers moi. Elle te respecte beaucoup malgré tout.
Il soupira et se laissa tomber une nouvelle fois sur la chaise de sa loge. Je remarquais que j'étais passé d'un vouvoiement poli, à un tutoiement sans vraiment y faire attention.
Soudain la porte s'ouvrit de nouveau, pour se refermer aussitôt laissant entrer dans la loge une petite tornade brune. Je ne sursautais pas cette fois ci, mes nerfs avaient définitivement lâchés, et un bulldozer pouvait bien détruire la moitié de la loge sous mes yeux que je ne sourcillerais même pas. La jeune femme me sourit avant de s'adresser à son beau frère.
-On y va, tu vas faire comment ?
Edward reporta son attention sur moi, cherchant une réponse au fond de mes yeux. Alice aussi me regarda, enfin plutôt me dévisagea, mais il y avait pas de jugement ou de méchanceté dans ses yeux, c'était comme si elle essayait de faire la comparaison, cherchant les ressemblances que j'avais avec le chanteur de son groupe.
-Carlie ? M'interrogea Edward.
Je me détournais de la petite femme pour observer cet homme que je connaissais depuis peu.
-Euh… je… euh…
Super phrase pour communiquer au reste du monde le peu voir l'absence totale de pensée de mon esprit en cet instant.
-Je vais dire aux autres que tu rentreras plus tard, en taxi, annonça Alice.
Edward lui sourit.
-Merci.
-Ne me remercie pas trop vite Cullen, tu sais ce qu'il t'attend après ! S'exclama-t-elle avec un grand sourire en sortant de la loge.
-Qu'est qui t'attend ? Le questionnais-je incapable de réfréner ma curiosité.
Il me sourit tristement.
-Une après midi shopping avec aveux à la clef.
Je grimaçais.
-Je suis désolé de t'infliger ça, dis-je sincèrement.
-Tu n'es pas responsable, cela fait une semaine qu'elle cherche une excuse pour me trainer dans les magasins, si tu n'avais pas été là, elle aurait trouvé autre chose.
Je souris devant son air blasé. C'était plus facile d'être en sa présence, plus naturel, bien sûr nous évitions tous les sujets sensibles, comme l'avenir.
-Qu'est ce que l'on fait maintenant ? Demanda-t-il.
Je le regardais, il ne semblait pas vouloir me mettre à la porte, mais je ne pouvais pas m'imposer, je n'avais pas été éduqué de la sorte.
-Euh, je vais prendre un taxi et rentrer chez moi, dis-je en regardant le sol.
-Un taxi ? Seule ? A deux heures du matin ? Certainement pas ! Répliqua-t-il presque en colère.
Je levais les yeux faire lui.
-De plus, continua-t-il, je ne veux pas que tu es des ennuis avec ta mère par ma faute…
-Mais…
-A quelle heure dois-tu être rentré chez toi demain ?
-Euh… je n'ai pas d'heure, j'ai dit à maman que je passerai certainement la journée à dormir chez Nikkie, alors elle a prévu une sortie avec ma marraine.
-Donc ça va si je te ramène chez toi en fin de matinée ?? Proposa-t-il.
Je restais abasourdie quelques secondes puis hochais la tête avec un faible sourire. J'allais dormir chez Edward Cullen du groupe The Cullen !
Ahhhh !! Carlie calme toi ! Inspire ! Expire ! Zen !! Je me mordis l'intérieur de la joue !
-On devrait peut être y aller, tu dois être fatigué ?
Je hochais la tête en me rappelant qu'il avait dit qu'il était deux heures du matin, tant de choses c'était passées, je ne pensais pas qu'il serait aussi tard, ou aussi tôt.
-Euh… commençais-je, il n'y aurait pas un endroit où je pourrais me changer ? Dis-je mal à l'aise dans cette petite tenue.
Il me tailla de la tête au pied.
-Si bien sur, reste ici, je t'attends dehors, ok ?
-Ok, soufflais-je soulagée de pouvoir remettre mon jeans et mon large tee-shirt.
Puis sans un mot il sortit de sa loge. Je soufflais un bon coup une fois seule, et passai une main dans mes cheveux. Bien qu'ayant tout organisé pour que cela arrive, je n'avais jamais vraiment pensé pouvoir un jour parler avec mon père. Pour moi c'était quelque chose d'impossible, d'irréalisable tout simplement, même lorsque j'ai planifié cette « opération commando » avec Nikkie, jamais je n'ai vraiment imaginé réussir. Dans ma tête, je n'avais pas de père, point. Et ce n'était pas possible d'en avoir un, comme si… comme si cela m'étais interdit…
Je refoulais les larmes qui menaçaient de couler le long de mes joues, et ouvris mon sac pour me changer.
Une fois habillé plus confortablement, je sortis de la loge. Mon cœur battant légèrement plus vite, anxieux. Mais il était toujours là, je n'avais pas tout imaginé, à m'attendre, appuyé contre le mur du couloir. Les bras et les jambes nonchalamment croisés, son regard fixé sur le sol, dans ses pensées. Lorsqu'il m'entendit arriver, il leva les yeux vers moi, avec un timide sourire. Je lui rendis un sourire tout aussi timide.
-Tu voulais te faire passer pour Ellie, c'est ça ?? Me demanda-t-il avec un sourire, alors que nous remontions le couloir jusqu'à la sortie.
-Oui, et ça a marché, enfin juste avec Black-musclor.
-Black-musclor ?
-Euh… Ouais, votre armoire à glace.
-Ah, tu veux parler de Damon, notre garde du corps ?
-Oui ! L'armoire à glace !
On continua à avancer vers la sortie en silence mais sans gêne non plus.
-Tu es à l'hôtel ?? Demandais-je.
-Oui, j'ai eu quelques petits problèmes ce week-end chez moi.
-Ah bon ?
-Emmett, soupira-t-il.
Je souris.
-Attend, dis-je en l'arrêtant brusquement en le bloquant de mon bras, il me regarda surpris, je sais dans quel hôtel tu es descendu !
-Ah bon ? Dit-il en utilisant mes mots et mon ton.
Mon sourire s'agrandit, alors que nous reprenions notre route, bientôt arrivé à la porte de sortie.
-Oui, je dirais, je mis un doigt sur mes lèvres faisant semblant de réfléchir, hum… pourquoi pas « The Westin Seattle » ?
Il me regarda surpris avant d'acquiesçais. Je brandis les bras en l'air en signe de victoire.
-Je me balade ! Me vantais-je.
-En même temps je ne vois pas d'autre hôtel où j'aurais pu descendre.
-Détrompe-toi, il y a aussi le « Hotel Ändra » ou le « Hilton Seattle », répliquais-je.
-Ändra est trop loin de la salle de concert et je n'aime pas la réputation de certains membres de la famille Hilton.
-Alors tu boycotte leurs hôtels ?
-Exactement !
Je le regardais complètement ahuris ! Il sourit et m'ouvrit la porte de sortie, je m'engouffrais dans la fraicheur de la nuit, et l'attendis à côté de la porte. C'était une nuit digne de Seattle, il ne pleuvait pas, bien que l'air fût saturé de l'odeur de la pluie, il faisait lourd et des nuages me cachaient les étoiles et la lune. J'étais certaine de ne pas revoir le soleil avant plusieurs jours.
-Je ne sais pas pour toi, mais moi je suis choqué des agissements de certaines « célébrités ».
-Oui, c'est vrai.
Puis je réagis au sens caché de ses paroles ! OH MY GOD !!
-Tu lis les magazines people !! M'exclamais-je.
Edward sursauta.
-Non, bien sur que non, s'empressa-t-il de répliquer.
-Ouais, ouais, c'est ça, je te crois ! Rigolais-je.
-C'est les filles qui me racontent les potins de leurs amies, se défendit-il.
-Si ça ne t'intéressait pas tu n'écouterais pas ! Allez avoue que ça te plait !
Il soupira et héla un taxi de la main.
-Bon j'avoue que c'est assez… distrayant.
-Distrayant ? Dis-je alors qu'il ouvrait la portière du taxi qui venait de s'arrêter devant nous.
-Grimpe.
J'obéis et montais dans le taxi, sans pour autant abandonner l'affaire.
-Distrayant ? Répétais-je
-Exactement !
Je ris.
-Quelle adresse s'impatienta le chauffeur, et je reconnus tout de suite sa voix.
Je tournais la tête vers lui, et je vis ses yeux rieurs m'observer dans son rétroviseur central alors qu'Edward lui indiquait son hôtel.
-Votre soirée s'est-elle bien passée ? Me questionna le vieux chauffeur.
-Oui, et je vous remercie, c'est un peu grâce à vous, lui appris-je ave le sourire.
-Je n'ai fais que vous souhaiter bonne chance, ria-t-il.
-Peut être mais j'en avais besoin.
Il hocha la tête acceptant mes remerciements. Je voyais les yeux d'Edward faire des allers-retours entre le chauffeur et moi, mais il ne dit rien. On sortit très vite du taxi, l'hôtel étant vraiment tout près de la salle de concert de Seattle.
-Tu le connais ? M'interrogea Edward dès que j'eu fermé la porte du taxi.
-Non. Répondis-je simplement juste pour le faire mariner un peu !
En plus c'est la pure vérité, je ne le connaissais pas ce papy chauffeur de taxi ! Il m'a juste déposé devant la sortie des artistes après le concert et m'a souhaité bonne chance quand je lui ai demandé.
-Mais… ?
-C'est lui qui m'a déposé devant les loges, j'avais la trouille alors je lui ai demandé de me souhaiter bonne chance, et il l'a fait.
-Ah.
On traversa l'immense hall de l'hôtel, et pour 150$ la nuit, je trouvais ce hall d'entrée plus moche que mes toilettes !
-Avec tout le fric qu'ils ont, ils auraient au moins pus faire un hall d'entrée potable, me plaignis-je.
-La décoration d'intérieure t'intéresse ?
Il semblait vraiment impatient d'entendre ma réponse, je ne compris pas pourquoi (il est quand même passé deux heure !) et répondis simplement.
-L'Art en générale m'intéresse.
On monta dans l'ascenseur, il appuya sur la touche du dernier étage, et les portes se fermèrent.
-En quittant l'hôtel donne-leur un de vos albums, dis-je calmement en regardant droit devant moi, et en retenant un bâillement.
-Pourquoi ?
Je pointais du doigt le haut parleur qui débitait un semblant de musique.
-Ça, plus le hall, comment fais-tu pour arriver à ta chambre en vie ??
Il rit.
-Mademoiselle est habituée au luxe ?!
-Non, juste aux belles choses.
Il sourit et m'entraina hors de l'ascenseur lorsque celui-ci s'ouvrit sur un couloir désert. Normal Carlie, il est plus de deux heures du mat' ! Je secouais la tête. Après une heure du matin mon cerveau ne fonctionnait plus correctement, il était donc normal que je m'étonne devant un couloir d'hôtel vide aux premières heures de la journée.
On entra dans la chambre 833. Edward alluma les lumières sur son passage. Je le suivis et mes pas m'entrainèrent jusque dans la seule chambre de la suite. Je ne pris pas la peine d'observer les alentours mes yeux était fixés sur cet immense lit si désirable.
-Tu n'as qu'à prendre le lit, je prendrais le canapé, proposa-t-il.
Je m'avançais, la fatigue me submergeant d'un seul coup, et me laissais tomber sur le matelas moelleux.
-Carlie ? M'appela Edward.
-Hum ?
-Je voulais savoir si ça te dérangerais de faire un… test de paternité.
Je me redressais.
-Pas que je remette en doute tes propos ou ceux de Bella, continua-t-il, mais juste pour être sûr, il poursuivi lorsqu'il vit que j'allais répliquer, pour que se soit officiel.
Je ne trouvais rien à redire à son dernier argument, et je devais avouer que je serais plus rassuré lorsque l'on sera sur à cent pour cent.
-D'accord, dis-je en attrapant un de mes cheveux.
Je l'arrachais, et le tendis à Edward après l'avoir examiné de près de mes yeux tout embrouillé par le sommeil.
-Il y a encore la racine, alors tu n'as qu'à l'envoyer avec un des tiens pour le test.
Il prit précautionneusement mon cheveu blond-roux, et me sourit.
-Merci, bonne nuit Carlie, dit-il en sortant de la chambre.
-Bonne nuit, marmonnais-je en me laissant tomber sur le lit.
Ma tête avait à peine touché l'oreiller que Morphée m'emmenait dans son pays…
Alors ce chapitre comment le trouvez-vous ???
*Le 11 novembre est aussi un jour important aux USA, c'est la Journée des anciens combattants.
Bon je voulais aussi vous prévenir que si je ne réponds pas aux reviews, c'est juste parce que je ne sais pas comment on fait !! Moi et l'informatique ça fait deux !! Et pour couronner le tout je suis une quiche en Anglais !! Vous comprenais donc mon problème !!^^
Sur ce, bon week-end à toutes !!
Kisss
San
