A/N: Bawaaaaaaaah ! 3eme chapitre pour vous mes amis. Et c'est ce qui s'appelle de la guimauve. Je n'en dirais pas plus. Ca risquerait de me liquéfier le cerveau. Si, si, vraiment !
Disclaimer : Rien ne m'appartient, moi je suis brune. Merci JKR !
Pairing : C'est bizarre, j'avais pas envie de changer entre le chapitre précédent et celui-ci xD
Rating : T, comme d'hab'
Place à l'histoire!
3ème année:
_Nous…
_...sommes ravis…
_...d'enfin de rencontrer !
Oliver écarquilla les yeux devant les deux marmots d'un roux flamboyant qui lui souriaient de toutes leurs dents.
_Voici George…
_...et Fred ! Ou plutôt, voici Fred…
_...et George !
Charlie lui avait déjà parlé des jumeaux diaboliques qui lui tenaient (en partie) lieu de frères. Cela faisait à peine une minute qu'ils discutaient tous les trois –dire que les jumeaux monopolisaient la parole serait plus juste- et Oliver avait déjà mal à la tête, ne sachant plus lequel parlait. Charlie, à quelques mètres de là, cessa de discuter pour voler à la rescousse de son gardien et sermonner ses petits frères.
_On n'est pas encore partis que vous emmerdez déjà les gens, c'est pas vrai !
_Ne nous…
_...accuse pas…
_...à tort, très…
_...cher frère ! Nous étions juste…
_...en train de faire connaissance avec…
_Oliver Wood, 13 ans, gardien…
_...anniversaire les 15 janvier, supporter du…
_...club de Flaquemare,…
Stop ! Taisez-vous ! fit Charlie d'un ton hystérique. Prenez vos valises et montez dans le train, plutôt que d'embêter Oliver !
Les jumeaux acquiescèrent, un sourire angélique en prime, et coururent à leurs valises. Charlie s'excusa auprès d'Oliver, qui n'en revenait toujours pas –ces gosses sont legilimens ou quoi ?- et en fit autant. Voyant que leur aîné montait à l'avant du train, les deux rouquins revinrent vers le gardien éberlué et lui dirent avec précipitation :
_Tu sais, on pense…
_...qu'il t'aime beaucoup. Il…
_...parle sans cesse de toi,…
_...même dans son sommeil ! Bref, pour…
_...faire court : Dépêches-toi…
_...de monter à bord ! termina l'un des deux garçons –impossible de savoir lequel - avec un clin d'œil.
En effet, le sifflet du Poudlard Express retentissait. Oliver se précipita sur une des portes, valise à la main, et chercha frénétiquement une place. Il aperçut Percy qui lui fit signe de venir s'asseoir, ce qu'il fit avec soulagement.
_Toi, vu ton air choqué, t'as rencontré Fred et George.
_Ouaip.
_Et qu'est-ce qu'ils t'ont dit pour que j'ai l'impression que tu sois aussi choqué ?...Ollie ?
Mais Oliver avait la tête ailleurs. Charlie parlait de lui à sa famille ! C'était toujours ça de gagné. Voyant que Percy attendait une réponse, il se contenta d'un « Rien de très important », un petit sourire en coin, et Percy laissa tomber l'affaire.
Oliver était monté sur la tour d'Astronomie.
Il détestait Flint. Mais alors, vraiment plus que tout. Il leva les yeux pour observer les étoiles (pas question d'utiliser les lunettes de l'école, il savait que Fred et George avaient mis de l'encre dessus) et se rendit compte que la nuit était bel et bien installée à présent. Le froid mordant (enfin, plus mordant encore qu'en journée) lui attaquait la peau et il ressentit soudainement la lourdeur qui s'était emparée de ses membres. Il chercha sa baguette en claquant des dents, grommelant des injures sans queue ni tête. Après plusieurs essais infructueux de sort de réchauffement, il jura de nouveau et s'apprêtait à se relever quand quelqu'un s'assit à ses côtés et passa son bras autour de ses épaules, avant de lancer le sort d'une diction parfaite. Oliver grogna.
_C'est bon, Charlie, je vais bien.
_Et mes fesses, elles sont en patacitrouille.
Le plus jeune ne sourit même pas. Il trouvait ça gênant que le roux le materne ainsi, parce que bon, d'accord, Charlie faisait un etrès bon « grand frère », mais il aurait préféré que le Weasley s'intéresse à lui d'une toute autre façon.
_Encore Flint, hein ?
_Arrêtes, Charlie ! Je te dis que ça va, alors laisse-moi en paix ! cria-t-il en se dégageant.
_Qu'est-ce qu'il t'a dit, cette fois-ci ? insista le 6ème année.
Oliver craqua et laissa une larme couler sur sa joue, puis deux, puis tout un torrent. Charlie lui tendit les bras, et il retrouva avec reconnaissance la chaleur humaine de son ami.
_Tu ne veux vraiment pas en parler ?
_Il… il a dit que j'étais gay !
Genre on le savait pas, et Charlie sourit tristement à cette pensée.
_Eh bien, où est le problème ?
_Il m'a insulté, bredouilla le plus jeune, il a dit des choses horribles… Note : péter la gueule de Flint.
_Ce n'est qu'un Serpentard, tu sais. Une langue de vipère. Un connard également.
_Ouais. Un jour qu'il sera soûl, je lui mettrais en tête d'aller embrasser Mimi Geignarde. Et je prendrais une photo.
Charlie s'esclaffa, réjouissant un peu son petit protégé qui émit un ricanement de mauvais augure. Quand il se vengeait, un lion, tout lionceau qu'il soit, se vengeait bien. Charlie sourit à l'idée qu'il pouvait être fier de son ptit Olive, et demanda alors, taquin :
_Et tu as quelqu'un dans le collimateur ?
_Bah, fit Oliver en rosissant, il ne voudrait pas de moi de tout façon.
_Qu'est-ce que t'en sais ? fit le roux en se rapprochant malicieusement.
_Oh, ben, je lui ai pas demandé, mais…
_Mais ?
_Il est plus âgé que moi, et euh… J'veux pas être ridicule quoi. Surtout que je ne sais pas s'il est gay.
_Je vois. Il a une copine ? Dis m'en plus.
_Non, il est pas casé, du moins je crois. Et donc, il…
Charlie décrocha un peu à partir de ce moment-là, hochant la tête de temps à autre. Il souriait, un peu triste tout de même de ne pas être celui qu'Oliver décrivait. À et instant, il aurait voulu l'embrasser et l'avoir rien que pour lui, avec ses joues rosies par le froid, ses yeux marrons qui brillaient de joie contenue et ses cheveux noirs agités par le vent.
Il tentait de deviner l'identité de celui qui lui avait « piquer sa place » comme son cerveau lui disait, mais Oliver était rusé et il connaissait des dizaines de mecs qui pouvaient correspondre.
Le Weasley commençait sérieusement à désespérer quand un détail le fit tilter. Il n'aurait pas pu dire lequel, mais il coupa tout de même son cadet :
_Il est dans quelle Maison ?
_Eeeeeeeh bien, fit très lentement Oliver avant de se taire. Il semblait peser le pour et le contre.
_Je le connais, c'est ça ? fit Charlie, question à laquelle Oliver répondit par un faible hochement de tête, un peu honteux.
_Allez, je ne dirais rien, c'est promis , donne-moi sa Maison !
_Très bien, très bien, céda le brun. Il est à Gryffondor.
Charlie exulta dans un silence et une immobilité parfaits pendant quelques secondes avant d'attraper Oliver par les épaules pour le relever. « On rentre, il fait trop froid » expliqua-t-il dans un sourire. Il continua de pousser le petit Wood (plus si petit que ça, il avait quasiment sa taille désormais) vers la sortie, les mains toujours sur ses épaules.
Alors qu'Oliver s'apprêtait à tourner la poignée, il le retourna vivement contre le panneau de bois, et Charlie jubila, depuis juillet dernier il n'attendait que ça. Il sourit contre les lèvres d'Oliver, imaginant son air choqué.
Le gardien était certes surpris, mais pas tant que pouvait l'imaginer son Capitaine. Il savait ce dernier intelligent, et il avait été plutôt explicite après tout… Timidement, il lui rendit son baiser, passant ses mains dans sa nuque et jouant avec les cheveux de feu. Ils se séparèrent, laissant leur souffle saccadé se rétablir avant de recommencer, un peu plus curieux, un peu plus avides. Puis Charlie l'entoura de ses bras, lui embrassa le front et posa son menton sur le haut de son crâne. Ils restèrent ainsi quelques minutes, avant qu'Oliver ne bouge et dise :
_Bon et maintenant, on est quoi ?
_Un couple, peut-être. Qu'en dis-tu ?
_Ca sonne tout drôle, pouffa Oliver.
_De quoi, Ollie ? Oliver Weasley ?
_Ah, ouais, je suis bien d'accord !
Et ils rentrèrent à la Tour, se tenant la main et riant de bon cœur.
_Ca me fait bizarre. Je veux dire, la semaine dernière…
_Charlie, ne me dis pas que c'est la première fois que tu embrassais un mec, si ?
_Non, bien sûr. Pourquoi, toi si ?... Han punaise, j'ai dévergondé le p'tit Olive !
Toujours serrant son jeune gardien contre lui, Charlie ne put s'empêcher de rire. Activité qu'il stoppa dès qu'il sentit qu'on lui pinçait le dos. Fort, en plus.
_Aïe !
_Alors ? Pourquoi c'est bizarre ?
_Bah, t'es quand même très jeune.
_J'ai trois ans de moins que toi Charlie... C'est vraiment pas grand-chose.
_Ô grand sage de la montagne d'or et des deux phénix, apprenez-moi la vérité vraie à savoir !
_Petit botruc ! commença Oliver avec conviction, alors que Charlie fronçait les sourcils.
_Euh, petit scarabée ! se reprit le brun. Tu devras aimer Ollie-mains-qui-gardent comme jamais tu n'as aimé et comme jamais il n'a été aimé !
_...Plus sérieusement, Olive. Arrêtes d'emprunter des bouquins à Alicia, c'est mauvais pour ta santé mentale.
_Mais ! Les histoires sont belles, morales, et...
_Olive, je rigole pas ! s'indigna Charlie, qui arborait pourtant un sourire. C'est pas normal pour un mec de lire des histoires à l'eau de rose.
_Ah parce que c'est normal de s'amouracher de son capitaine de Quidditch tyrannique ou de son gardien haut comme trois pommes ?
_Tu as grandi récemment et puis, je. Ne. Suis. Pas. Tyrannique !
_Mais si, mais si, mon cœur, appuya le plus jeune en tapotant nonchalamment l'épaule du roux.
_Ne prends pas ce ton condescendant, c'est affreux ! Et je suis sûr que tu serais bien plus tyrannique que moi, à ma place.
_Arrêtes ton char, on n'en est pas à ce stade-là, pervers.
_Moi, pervers ? C'est toi qui vois le mal partout ! Nan mais fr...
Il fut coupé dans sa tirade par un éclat de rire qui résonna le long des couloirs déserts. Rire qu'il empêcha de se propager en embrassant Oliver à pleine bouche. "Ton rire stupide nous aurait fait repérer!" fut la seule excuse qu'il put trouver suite à cet épisode.
_Demain, c'est la St Val.
_Je sais, Charlie.
_Je sais que tu sais.
_Alors chut.
Charlie fronça les sourcils. Il détestait quand Oliver lisait des livres, pour la simple et bonne raison que dès qu'il s'y mettait, il devenait super-mature, bien plus que lui (vous me direz, c'est pas bien compliqué).
_C'est juste que t'as l'âge mental d'un gamin de 7 ans, Charlie.
Et merde, il pensait à voix haute maintenant.
_Exactement. Donc si tu pouvais arrêter de penser, ça serait génial.
Charlie soupira et commença à fredonner « Chaud-chocolat,…chaud », chansonnette qui fit immédiatement relever la tête du plus jeune.
_Du chocolat, tu m'as acheté du chocolat ?
_Peut-être, peut-être pas…
Le roux regarda la salle commune, vide pour cause de sortie à Pré-au-Lard. Les 1ère et 2ème années faisaient une bataille de boules de neige contre le Calmar géant, dans le Parc. Seuls, ils étaient seuls. Mouahahahaha.
_Charlie, c'est flippant, là.
Fuck.
_Tu l'as dit.
_Je te donnes mon cadeau maintenant, si tu veux.
_Bonne idée, je vais chercher le mien.
Ils se levèrent et montèrent l'escalier, se dirigeant vers leurs dortoirs respectifs, Oliver en tête et criant au viol dès que Charlie eut posé sa main sur le « magnifique bassin fin et élégant et… » -on coupera là la citation- du gardien (dixit ce dernier). Après quelques minutes, il se retrouvèrent assis l'un à côté de l'autre devant le feu de la salle commune.
_Joyeuse St Valentin, Ollie.
_Toi aussi. Vas-y, commences.
Charlie ouvrit le petit paquet et en sortit un nécessaire à balai. Ses yeux brillaient tandis qu'Oliver déballait son propre cadeau et…
BOUM.
_C'est vraiment PAS drôle, Charlie.
_Je te jure que…
_Les jumeaux.
_Oh les… !
Deux paires de poing craquèrent, et dehors, deux petits rouquins sentirent un frisson leur remo nter le long du dos.
Niaaaaaah. Ch'est histoire commence à être sérieuse, très sérieuse (vous voyez ce que je veux dire ? oui ? non ?) au prochain chapitre. Malheureusement... Je pars en vacances :D Mais je ne sais pas si j'aurais ordi, internet et tout le tralala. Donc, ptet à dans 2 semaines, ptet à plus tôt !
(Vous savez, peut-être qu'une fournée de reviews ferait un miracle. Peut-être. J'dis ça, j'dis rien)
