PatiewSnow : oui/ses parents/probablement 15jours puis que je bosse tous les soirs cette semaine et probablement la semaine prochaine/Réservation enregistrée… Bienvenue sur AirEstL ^^

Alice : publication tous les 15 jours le mercredi ou le weekend (ça dépendra du travail que j'aurais) il y aura toujours une annonce sur Twitter. Enfin quelqu'un qui me comprend ! on me prend pour une folle quand je dis que je l'ai vu 3 euh non… 4 fois ! il faut dire que ce film est génial je l'adore ^^ Ma fic n'a rien (mais alors absolument rien) à voir avec Rabbit Heart (même si c'est une très belle fiction et que son auteure est géniale !)

Bonjour tout le monde !

Tout d'abord, désolée pour ce retard, mais mon bon ami Word m'a piqué sa petite crise hier et une bonne partie de ce que j'avais écrit dans la soirée et vue l'heure tardive, je n'ais pas eu le courage de tout reprendre.

En tout cas, je suis contente de vous retrouver après ces 2 longues semaines.

Voici le nouveau chapitre, comme vous vous en êtes douté notre jeune fille aux yeux marron est bien Bella (je suis sûr que le suspense était intenable ^^)

Mais pour savoir ce qu'il s'est passé en suite, il va falloir lire ce qui suit !

Bonne lecture et on se retrouve en bas.

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Arizona Dreamin'

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Chapitre II : Welcome

«— Je vous sers quelque chose, me demanda une voix, sur le côté.

Surpris, je sursautais et me tournais vivement vers la personne qui s'était adressé à moi.

Mes yeux rencontrèrent l'uniforme d'une serveuse puis remontèrent sur les courbes insolentes de cette dernière avant qu'ils ne croisent des yeux marron qui pouvaient, sans la moindre hésitation, rivaliser avec le plus riche des chocolats.

Et soudainement, je sentis mon cœur bondir dans ma poitrine, comme s'il cherchait à rejoindre la jeune personne qui me faisait face.»

Je mis quelques secondes à intégrer sa question.

Elle m'avait posé une question ?

Euh… oui… un euh… je regardais la carte quelques secondes, détachant mon regard du sien durant de trop longues secondes. Un hamburger et un soda, s'il vous plait, réussis-je finalement à articuler.

Elle prit note de la commande et posa à nouveau son regard sur moi.

Une préférence pour le soda ? me demanda-t-elle d'une façon détachée.

Du coca ? Hésitais-je .

Très bien, c'est noté, me répondit-elle avant de repartir sans dire un mot de plus.

Alors qu'elle s'éloignait, je remarquais l'ondulation de ses hanches et soudain, mon jean devient étroit et inconfortable.

Non d'un chien ! Mais que m'arrivait-il ?

Je venais de quitter ma famille, mon travail, après avoir trouvé ma petite amie de longue date au lit avec mon soi-disant meilleur ami et voilà qu'à peine 48 h plus tard, je fantasmais sur le postérieur d'une quelconque serveuse dans un resto miteux !

Au fond, tout au fond de moi, une voix me dit que si le resto était bel et bien miteux, la serveuse était loin d'être quelconque.

Et Dieu qu'elle avait raison !

Mais était-ce ainsi ? Allais-je avoir le même genre de réaction dès que je croiserais le chemin d'une fille à peu près jolie ?

Hypocrite ! me hurla ma conscience.

Et elle avait amplement raison. Cette serveuse était loin d'être à peu près jolie, elle était magnifique, sublime. Bien que relevé en une queue de cheval, je n'avais aucun mal à imaginer sa longe chevelure brune cascader sur sa peau blanche et nue…

STOP !

Je fus parcouru par un frisson de désir qui rendit ma position assise encore plus inconfortable. J'étais à deux doigts de me caresser pour faire baisser la tension.

Jouir en pensant à elle devrait être une délicieuse expérience.

Mais je me repris rapidement ma mère m'avait élevé autrement !

Je devais me concentrer sur autre chose… sur Jessica, par exemple.

La méthode fut d'une efficacité redoutable.

C'en était presque terrifiant.

La jeune femme revint à peine quelque minute plus tard, tenant dans ses mains une assiette qui semblait vraiment appétissante. Lorsqu'elle posa ladite assiette devant moi, sa main frôla la mienne et j'eus l'impression de recevoir une décharge qui se répercuta dans l'ensemble de mon corps.

Durant un court instant, j'eus l'impression qu'elle l'avait ressenti elle aussi, mais elle s'éloigna sans un mot, sans un regard.

Faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, je m'attaquais à mon assiette. Le tout était aussi bon qu'il en avait l'air. Le cadre avait beau être totalement décrépit la nourriture était délicieuse, un vrai régal ! J'avais beau avoir testé la plus part des meilleurs restaurants de New York, je n'avais encore jamais mangé un hamburger aussi bon.

Je mangeais lentement et en profitais pour regarder ce qui se passait autour de moi.

C'était vraiment quelque chose d'amusant de regarder les gens. Je ne connaissais aucun d'entre eux, mais grâce à leur façon de bouger, d'agir, de réagir, je n'avais aucun mal à deviner les relations qu'ils entretenaient les uns avec les autres. Je remarquais aussi que parmi les clients du restaurant, il y avait un certain nombre d'Indiens, de natif, pour être précis.

Cela me surprit. Il devait probablement y avoir une réserve ou quelque chose d'approchant dans le coin. Mes cours sur la géographie du pays remontaient à loin et de toute façon je n'avais jamais vraiment été bon en géographie.

Peu à peu le restaurant se vida. Nous étions en milieux de semaine et les personnes présentes devaient probablement avoir un travail pour lequel ils devraient se lever tôt le lendemain.

Lorsque j'eu fini mon assiette la serveuse revint vers moi pour débarrasser.

Prendrez-vous un café ?

Je ne pus m'empêcher de lui sourire.

Avec plaisir, mais à la condition que vous en preniez un avec moi.

Tentative minable, complètement pitoyable, si elle accepte c'est qu'elle est vraiment désespérée ou stupide, ou les deux, me morigénais-je.

Elle me regarda légèrement abasourdie. Elle était visiblement gênée.

Non, laissez tomber. Je suis désolé, je ne voulais pas vous mettre mal à l'aise. Je prendrais un café et si vous aviez une part de tarte pour aller avec ça serait merveilleux, lui dis-je rapidement pour éviter qu'elle ne se sente définitivement mal à l'aise ou ne se sente obligé de quoi que ce soit.

Elle hochât simplement de la tête avant de s'éloigner.

Je soupirais, exaspéré par mon attitude. Si ma mère avait été là, elle aurait eu raison de me donner une bonne paire de claques. D'une parce que mon attitude vis-à-vis de cette jeune demoiselle est inqualifiable et d'autre parce que je ne suis pas sensé m'intéresser au beau sexe pour autre chose qu'une simple et franche camaraderie, je n'étais plus sensé me laisser aveugler par quoi que ce soit.

Elle revint rapidement avec une tasse de café et une part de tarte – aux pommes me sembla-t-il.

Elle posa le tout devant moi sans un mot puis repartit, mais au lieu de repartir vers les cuisines comme elle l'avait fait précédemment, elle se dirigea vers le comptoir. Une fois là-bas, je la vis passer ses mains dans son dos et défaire le nœud de son tablier.

J'étais fasciné par ses gestes simples.

Elle tira délicatement sur les pans du nœud qui céda, libérant ainsi sa taille. Elle plia en suite en deux, et avec soin, le tablier avant de le poser sur le zinc.

Elle prit une tasse fumante qui se trouvait face à elle et se retourna vers moi.

À ma grande stupéfaction, elle vint s'assoir sur la chaise qui me faisait face.

Il n'y a plus de client mis à part vous et de toute façon, j'ai bien le droit à une pause non ? me dit-elle avec un léger sourire qui me rendit fou.

Un peu plus un peu moins… je n'étais plus à un degré de folie près.

Je lui souris en retour.

Que venez-vous faire à Bouse ? me demanda-t-elle avec calme.

Pourquoi cette question ?

Parce que personne n'arrive à Bouse par hasard. C'est probablement la ville la plus paumée d'Arizona pour ne pas dire des États-Unis. Les gens qui vivent ici, y vivent par ce qu'ils y sont nés les autres y sont venu parce que la personne qu'ils aiment vit ici ou parce que pour leur plus grand malheur, ils travaillent pour l'entreprise à qui appartient l'usine située à la sortie de la ville même si la plus part préfèrent habiter à Parker, à 30 min d'ici.

Je fus sidéré par sa tirade.

Je vous ais fait peur ? me demanda-t-elle

Euh… non…

Dommage… me répondit-elle du tac au tac.

Pourquoi cela ?

Parce que si je vous avais fait peur vous seriez partit et cela vous aurez permis de gagner du temps, le temps que vous mettiez à vous rendre compte que cette petite ville n'a aucun intérêt.

J'eus la violente envie de lui rétorquer que j'avais sous les yeux la plus belle raison de s'installer ici : elle.

Désolé de vous contredire, mais je crois que vous vous trompez.

Surprise, elle ouvrit grand les yeux.

Le hamburger que je viens de manger justifie à lui seul de passer par ici, et la tarte que voici mérite largement que l'on s'installe ici !

Elle laissa échapper un éclat de rire.

Semblable à la plus douce des mélodies, ce son était envoutant.

Un bruit provenant des cuisines se fit entendre et une petite femme à la chevelure brune striée d'argent – à moins que ce ne fut l'inverse – émergea.

Bella ? Est-ce que tout va bien ?

La jeune serveuse se retourna vers ma femme.

Oui Anna, tout va bien je te remercie. Tu devrais y aller, je vais fermer.

Ladite Anna nous regarda alternativement tout en fronçant les sourcils.

Tu es sûre ma chérie ?

Certaine. Max doit t'attendre, va donc le retrouver, je fermerais dès que monsieur aura fini.

Anna hocha de la tête avant de repartir, non sans m'avoir jaugé avant.

Ainsi, vous vous appelez Bella, lui demandais-je.

Mon nom complet est Isabella, mais quasiment personne ne m'a jamais appelé ainsi.

Edward, me présentais-je tout en lui tendant la main au travers de la table. Elle saisit ma main et la sensation que j'avais ressenties un peu plus tôt lorsque nos peaux s'étaient effleuraient se fit plus forte.

Si Alice avait été là, je savais pertinemment qu'elle aurait murmuré les mots désormais interdits :

'Coup de Foudre'

Je ne devais pas, je ne pouvais pas. Ce genre de sentiments m'étaient interdits, pour l'instant.

Et bien Edward…

Lorsqu'elle prononça mon nom, je me sentis frémir.

—… combien de temps comptez-vous rester à Bouse .

Je n'en sais rien. Cela dépendra de beaucoup de choses, mais surtout de fait que je trouve ou non du travail ici.

Elle se recula sur sa chaise et m'observa avec attention.

Que savez-vous faire ?

Je suis un vrai crac en matière de droit ! Quelqu'un a besoin d'un avocat ? eu-je envie de lui répondre.

Un peu de tout, préférerai-je répondre.

Mécanique ?

Je sentis un immense sourire se dessiner sur mes lèvres.

La mécanique ?

J'adorais ça. J'avais passé mon adolescence la tête sous un moteur et les mains dans le cambouis en compagnie de Rosalie et de son père.

Ma mère avait d'abord pensé que je n'allais chez les Hale que pour passer du temps avec Rose, mais elle fut surprise de découvrir que ce qui nous unissait c'était l'amour de la mécanique et rien d'autre.

Rosalie avait été ma meilleure amie. La vie, l'éloignement géographique et surtout Jessica avaient distendu ce lien, mais il n'était pas brisé et j'espérais qu'un jour nous pourrions le recréer, le consolider.

Je m'en sors plutôt pas mal en mécanique, à condition qu'il n'y ait pas trop d'électronique.

Elle haussa les sourcils.

Il est possible que Jacob ait besoin d'aide. Il gère le garage Black, qui se trouve après la quincaillerie Weber.

Je ne devrais pas avoir trop de mal à trouver, Bouse n'est pas ce que l'on pourrait appeler une grande ville.

Je la vis sourire légèrement

Non, en effet. À présent, je ne voudrais pas me montrer désagréable, mais je vais devoir vous mettre dehors.

Je jetais un rapide coup d'œil à ma montre et constatais qu'il était près de 23 h.

Oh ! je suis désolé, je n'ai pas vu l'heure passer et en plus je suppose que vous n'avez pas encore fini, demandais-je contrit.

C'est vrai, mais ça devrait aller vite, je n'ai qu'à vérifier les tables et un passer un coup de serpillère sur le sol. En suite, je pourrais regagner mon lit.

Je ne pus m'empêcher de sourire à cette idée. C'est bien volontiers que je lui aurais réchauffé son lit.

Dans ce cas je vais vous laisser. J'espère que j'aurais l'occasion de vous revoir bientôt.

Si vous restez dans le coin, il y a des chances pour que ce soit le cas.

Je lui offris un grand sourire avant de quitter le restaurant.

Elle me suivit et verrouilla la porte derrière moi. Je me retournais et lui fit un dernier signe.

Elle hochât de la tête avant de retourner travailler.

La rue principale n'était que faiblement éclairée, mais suffisamment pour que je puisse retrouver mon chemin jusqu'au motel.

Je le vais le nez et fut surpris de voir le ciel étoilé.

Typiquement citadin !

Il est vrai qu'à New York, les seules étoiles qui vous pouvez espérer voir sont celles qui fréquentent les boites de nuit branchée et les restaurants huppés.

Ici, le ciel d'un noir d'encre était illuminé de milliers d'étincelles.

J'avançais tout en continuant à le contempler.

Encore une chose que je n'avais pas fait depuis des années, me perdre dans la contemplation d'un ciel étoilé.

Le retrouvais ma chambre le cœur léger.

Je pris une douche chaude et me couchais immédiatement.

Et pour la première fois, je rêvais de la douce Bella.

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Je me réveillais le lendemain matin en sursaut avec une trique d'enfer. Il fallait dire que le rêve qui m'avait assailli aux premières lueurs de l'aube avait été d'un érotisme plus qu'intense.

Je fermais les yeux et des images d'yeux chocolat, de cheveux bruns et de peau aussi blanche et douce que la crème m'assaillirent.

Je me levais et me dirigeais vers la douche. Je la pris froide, ou du moins ce que l'on pouvait considérer comme froid en Arizona. Mais mon corps ne voulut rien entendre.

Ne voulant pas renouveler la solution que j'avais utilisée la veille au restaurant, je me décidais à prendre les choses en main.

Et pour la première fois, je jouissais en pensant à Bella.

.

Une demi-heure plus tard, je me présentais devant le garage Black qui, entièrement peint en noir, portait visiblement bien son nom.

De nombreuses voitures, de générations variables, étaient garées à côté du hangar qui constituait le garage. Une autre se trouvait sur un pont et une dernière était placée à côté, le capot grand ouvert.

Est-ce que Jacob est là ? Demandais-je au hasard .

Tout dépend qui le demande, me répondit une voix masculine.

Est-ce une condition sine qua non pour le voir ? Dois-je sortir acte de naissance, permis de conduire et numéro de sécurité sociale ?

Un gars immense émergea de l'ombre. Il faisait bien deux mètres et son t-shirt sans manches laissait apparaitre des bras très musclés. Sa peau très mate et ses cheveux d'ébène m'indiquèrent rapidement qu'il faisait partit des natifs qui vivaient dans le coin.

Acte de naissance, permis de conduire et numéro de sécurité sociale ? J'en sais trop rien, là aussi ça dépendrait de ce que vous me voulez.

Ainsi donc, je me trouvais en face du fameux Jacob.

Ce que je veux ? Un job m'irait très bien.

Il laissa échapper un éclat de rire tonitruant.

Un job ? Qu'est-ce qui vous fait croire que j'aurais quelque chose à vous proposer .

Une certaine Bella m'a gentiment susurré l'idée.

Je vis le colosse se raidir, il semblerait que j'ai touché une corde sensible chez lui.

Elle s'est trompée, je n'est pas job à proposer, me répondit-il d'une voix menaçante.

Putain Jake ! Arrête tes conneries ! Tu sais très bien qu'on a besoin d'un coup de main, intervint une voix chaude et très féminine.

Je vis une belle brune à la peau tout aussi dorée que le dit Jacob s'avancer vers nous.

Rien à foutre, je dirais à Seth de venir nous filer un coup de main.

Non, mais t'es bouché ou quoi ? C'est hors de question ! Il me semble que ma mère te l'a déjà dit non ? Elle veut qu'il se concentre sur ses études et ne veut plus le voir trainer dans ton foutu garage. Elle a déjà fait cette connerie avec moi, j'ai dans le sentiment qu'elle n'a aucune envie de renouveler l'expérience et à postériori je ne peux que l'en féliciter.

Fait pas chier Leah ! Je l'embaucherais pas !

Tu l'embauches pas ? Et bien fait comme tu veux, moi je me casse, je vais aller me prendre un café avec monsieur beau gosse que voici et je te laisse te démerder avec les deux caisses que voici et les 6 autres qui t'attendent dehors, lui dit-elle en désignant les voitures qui se trouvaient dans le garage et devant celui-ci.

Sur ces mots elle se retourna vers moi et me tendit une main tachée de cambouis qu'elle avait préalablement essuya dans sa salopette en jean qui avait visiblement connu des jours meilleurs.

Je suis Leah, ravie de faire ta connaissance.

Je lui saisis la main et me présentais à mon tour.

Edward. Tout aussi ravi.

Elle me fit un sourire immense et passa son bras sous le mien avant de m'entrainer loin du garage.

Je restais perplexe face à la scène qui venait de se dérouler sous mes yeux et elle le comprit.

Ne t'en fait pas, cette tête de nœud va bouder un moment, mais on n'aura pas fini notre café qu'il sera déjà revenu la queue entre les jambes.

Elle m'entraina jusqu'au Newton' s Diner ou nous nous installâmes sur des banquettes.

Une serveuse, que je n'avais encore jamais vue, vint prendre notre commande et je ne pus m'empêcher de chercher Bella du regard.

Ça ne sert à rien de la chercher, elle ne travaille que le soir.

Surpris, je la regardais avec attention. Une légère expression de dégout était peinte sur son visage.

Qu …

C'est toujours comme ça, tous les mecs craquent tous pour Bella, me répondit-elle avec fatalisme.

La serveuse revint avec nos cafés et j'attendis son départ avant de questionner Leah.

Pourquoi Jacob a-t-il réagi aussi violemment tout à l'heure ?

Elle eut un petit rire ironique.

Même réponse qu'à la première question. Tu as eu le malheur d'évoquer sa douce et précieuse Bella.

Ils sont ensemble ?

Son visage s'assombrit et elle mit quelques secondes à répondre.

Non… pas vraiment. C'est juste que depuis l'adolescence ils sont inséparables, mais depuis la fin du lycée, Jacob est hyper protecteur avec elle. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais c'est ainsi. Dès qu'un mec approche de Bella, il montre les crocs. Et Bella ne le quittant jamais, ça dissuade les filles qui voudraient tenter une approche.

Pas vraiment sein comme relation.

Non, c'est vrai et le pire c'est que le père de Bella, qui est aussi le meilleur ami de celui de Jacob encourage cette relation. Je ne sais pas ce qu'il en attend, ils ne sont pas faits pour être ensemble, c'est pourtant évident !

Leah se tu un instant et se recomposa un visage.

Je me demandais combien de personnes dans cette petite ville avaient vu combien Leah était jalouse de Bella. Pourtant, un simple coup d'œil suffisait à reconnaitre qu'elle n'avait rien à lui envier. Leah était une très belle jeune femme qui dégageait quelque chose de sauvage et de sensuel.

Mais assez parlé de nos petites histoires sans importance, reprit-elle avec un sourire affable. Parlons plutôt de toi ! tu as déjà travaillé dans un garage ?

Non, lui répondis-je honnêtement. Mais j'ai passé mon adolescence à réparer de vieilles voitures avec ma meilleure amie.

Attends, tu as bien dit TA meilleure amie et non pas ton meilleur ami ?

Je souris face à sa surprise.

Oui, c'est bien ce que j'ai dit.

Je ris de sa surprise.

Eh oui Leah, tu n'es pas la seule jolie fille de ce pays à te pâmer devant une belle mécanique.

Elle me sourit malicieusement et se rapprocha de moi à travers la table.

Donc ça ne te dérangerait pas de travailler avec une nana.

Je décidais d'entrer dans son jeu et me penchais moi aussi vers elle. Nos visages étaient si proches l'un de l'autre que je pouvais sentir son souffle sur ma peau.

Ça ne me pause aucun problème, bien au contraire…

Un lourd raclement de gorge nous interrompit et nous tournâmes la tête de façon synchrone vers le perturbateur, qui se trouva être Jacob.

Leah se redressa et regarda dans le fond de nos tasses.

Qu'est-ce que je t'avais dit ? me fit-elle remarquer en désignant nos tasses à moitié pleines.

Je souris, mais ne répondit rien.

Jacob poussa Leah plus loin sur la banquette de façon à pouvoir s'assoir face à moi.

Alors comme ça tu penses t'y connaitre en mécanique ? me demanda-t-il en tentant de se faire plus imposant qu'il ne l'était déjà.

J'ai quelques bonnes notions…

Il me posa quelques questions, plus ou moins pointues, sur tel ou tel moteur, sut telle ou telle spécificité de tel ou tel modèle.

Mes réponses faisaient appel à de vieux souvenirs, mais elles semblèrent lui convenir.

OK… je veux bien te prendre à l'essai, mais je ne te garantis rien pour la suite. Pour l'instant on a du boulot, mais qui sait de quoi sera fait demain.

Ça me va très bien.

Il parut surpris par ma réponse, mais ne dit rien de plus, et Leah m'offrit un sourire victorieux.

Très bien, dit-elle en se redressant. Maintenant que c'est réglé, parle-nous un peu de toi !

Surpris, j'ouvris de grands yeux.

J'allais devoir inventer une histoire solide.

Que veux-tu savoir Leah ?

Elle fit mine de réfléchir.

D'où viens-tu ?

New York.

Elle ouvrit la bouche telle une carpe hors de l'eau.

Bin merde alors. Moi qui rêve d'y aller, toi tu viens t'enterrer ici.

Les grandes villes peuvent être lassantes…

Les petites aussi, je peux te l'assurer. Tu as toujours vécu là-bas ?

À quelques détails près oui.

Après tout, je n'étais pas obligé de leur préciser que les «quelques détailles» correspondaient aux années que j'avais passé à étudier le droit à Harvard, non ?

C'est là-bas que tu as appris à jouer les mécanos ?

Affirmatif Madame, Rosalie était ma voisine et c'est son père qui m'a tout appris.

Je n'étais pas non plus obliger de leur préciser que le garage de mon voisin se trouvait dans le sous-sol d'un hôtel particulier de l'Upper East Side, ni que ma meilleure amie était aujourd'hui plus connue sous le nom de Rose H, le mannequin emblématique de sa génération.

Tu es marié ?

Jacob grogna et je ris.

Non.

Fiancé ?

Non, lui répondis-je en riant un peu plus fort.

Pas même une petite amie ?

Non plus, lui répondis-je sans l'épancher sur le sujet.

Ne me dit pas que tu es homo ? me demanda-t-elle effarée.

Non ! ris-je . Je suis certifié 100 % hétéro.

Elle poussa un énorme, et calculé, soupire de soulagement avant de reprendre.

Donc… tu es libre comme l'air ?

On peut voir les choses comme ça… lui répondis-je tout en regardant passer dans la rue une jeune femme brune dont le visage avait hanté mes rêves durant la nuit .

Et je réalisais avec surprise que je n'avais rien éprouvé de particulier en côtoyant Leah.

La douce Bella serait-elle la seule à provoquer ces étranges sensations en moi ?

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Et voilà !

Maintenant vous en savez un peu plus sur 3 nouveaux personnages ^^

Qu'avez-vous pensé de Bella ? De Jacob ? De Leah ?

Je vous l'annonce dors et déjà, j'adore ma Leah donc attention à ce que vous allez dire ? ^^

Et Edward ? il a un peu de mal avec l'idée du célibat non ?

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En tout cas, je remercie très très très très chaleureusement celles qui ont laissé un commentaire sur le chapitre précédent, surtout ne vous arrêtez pas !

En cadeau, le titre du prochain chapitre :

Chapitre III : Shérif, fais-moi peur !

Ça vous tente ? Alors, faites-le-moi savoir, faites porter votre voix haute et forte !

La petite bulle en dessous et faite pour ça ^^

à dans 15 jours (probablement un peu moins)