Auteur : toujours moi en co-écriture avec Ysa et Yoruchi Kuraitsuki

Note : morte sur le clavier, bave qui coule, morceau de tiramisu coincé entre les dents… ne me demandez pas pourquoi je me couche si tôt ou tard ça dépend .

Chapitre 2 : no man's land de mon cerveau.

J'ai vaguement sentie qu'on transportait mon corps. J'avais la sensation de n'être plus qu'une entité flottant entre vérité et mensonge. Il me semblait voir ma vie défiler. Au plutôt non, il me semblait ressentir ma vie, les bons comme les mauvais moments, porté toujours par cette haine et cette incompréhension. Pourquoi moi ? Pourquoi m'avait on choisi moi ? Et pas quelqu'un d'autre. J'ai de nouveau mal. Ça vient en vagues successives, ça m'étouffe, ça m'oppresse, j'ai du mal à respirer. Ma poitrine me fait mal. J'ai l'impression d'être transpercé de centaines de lances acérées, qui mordent ma chaire et me piège dans ce corps qui n'est plus qu'un brasier de souffrance.

Le petit groupe suit le président de la Shinra dans les sous sols de l'entreprise. Ils y découvrent non sans étonnements un véritable labyrinthe.

« Ce sont d'ancien labos que nous avons aménagé en quartiers de détentions et en quartiers tout court, pour les gardes. Il y a une salle de sport, un réfectoire, une infirmerie et plusieurs chambres. C'est là que nous L'avons mis.

Ces dernières paroles laissent les autres pensifs. Ainsi donc la Shinra possédait des installations souterraines… les murs étaient en pierre brute et de simples néons éclairaient les vastes couloirs. L'endroit était austère et ressemblait à ces hôpitaux psychiatriques hantés que l'on montre dans les films d'horreur. Yuffie en est un peu angoissé et se réfugie dans l'ombre de Tifa, qui marche d'un pas vif la tête haute, nullement effrayée par cet étrange décor. Leur pas raisonnaient et se répercutaient sans fins sur les parois lisses. Cloud ne se sentait pas à l'aise, ça lui rappelé de mauvais souvenir, les labos et les hôpitaux il les détestait autant qu'il haïssait Séphiroth. Le président de la Shinra les mena jusqu'à une porte blindée. A la grande surprise de tous elle n'était pas gardée.

« - c'est quoi ce merdier ?

Souffla Cid en observant la porte d'un œil critique. Barrett était tout aussi dubitatif. Pour un tel prisonnier il aurait fallut une armée de Turk dopés à la mako, et même ça n'aurait pas été suffisant. Rufus ne dit rien et tira de sa poche une clé qu'il introduisit dans la serrure. Il y eut un déclic et touts purent voir un étrange spectacle.

La pièce était plongée dans la pénombre mais ils purent distinguer qu'elle était capitonné comme pour éviter que quiconque se blesse. Il n'y avait pas de fenêtre juste un conduit de ventilation loin au dessus de leur tête. Mais le plus surprenant, sans doute, c'était l'homme attaché sur le mur du fond. Il était torse nu, son torse était entouré de bandages. Sa tête retombé sur sa poitrine et ses bras levés et attachés par des chaînes pendaient inertes à peine retenus par leur liens d'acier. Ses longs cheveux argentés empêchaient tout le monde de distinguer l'expression de son visage. Cloud serra les poins mais ne dit rien, Tifa vit la mâchoire de son ami se serrer. Yuffie eut un mouvement de recule avant de sortir un Kunaï de sa poche, Vincent lui fit un geste explicite et la jeune ninja ravala sa rancœur et rangea son arme. Barrett et Cid n'avait pas esquissé un geste mais à leur expression on comprenait qu'ils n'avaient aucune intention de laisser le moindre lambeau de chaire vivants à leur ennemi tombé. Seul Vincent, Tifa et Rufus restaient d'un calme olympien.

J'ai mal. Arrêtez, j'ai mal. Je me sentais comme un gamin qui vient de tomber. Il me semblait que j'étais plus fort. Mais j'avais mal. Je sens quelque chose autour de moi, des ombres, vagues et indifférentes. Mon corps ne m'appartient plus, je veux bouger, me lever, tuer. Mais non ce stupide corps reste là inerte. Je ne sais pas dans quelle position je suis. J'entends des voix, lointaines, aussi floues que les ombres. J'ai mal ! J'ai envi de le hurler ! J'ai envi de pleurer ! Oui, parfaitement, le grand Séphiroth a une violente envi de pleurer, de se réfugier dans des bras sûrs. Mais bon sang où est ma ferté ? Je ravale mes envies puériles. Il faut maîtriser la douleur, la concentrer et la faire disparaître. Je le faisais avant. Mais maintenant… Je suis sans doute prisonnier, dans une cuve à mako pour changer…Une piqûre. Encore une. La douleur s'estompe et s'efface, je disparais de nouveau dans le néant. Je suis complètement dans les limbes. Je flotte, seul dans ce brouillard. Il se dissipe lentement mais reste présent. J'ai la tête qui tourne. J'ouvre les yeux avec difficulté.

« - ça y est il est réveillé. Murmura Tifa aux autres, qui s'approchèrent. Séphiroth dodelina la tête de droite à gauche, d'avant en arrière avant de relever lentement ses yeux embués vers eux. Cloud le regarda avec dédain. Cid ne pu s'empêcher d'attraper la tête de l'ex général par les cheveux et de fixa son regard dans le sien.

« -ordure, je vais te faire payer !

« - je suis… également … ravi… de vous rencontrer…

Murmura l'argenté en lançant à Cid un regard aigu, qui transperça celui ci de par en par, comme passé au rayons X.

« - Lâche-le !

Intervint Vincent, sans pourtant regarder Séphiroth. Cid s'exécuta. L'ex général eut un pâle sourire.

« - quel comité d'accueil. Même le blondinet est là.

Le sang de Cloud ne fit qu'un tour, il tenta de se jeter sur le prisonnier, Tifa le retint de justesse.

« LACHE MOI ! JE VEUX QU'IL CREVE ! ! S'époumona le jeune homme. Tifa le retenait toujours mais peinait de plus en plus à le contenir. Finalement la jeune femme le lâcha, mais passa devant lui avant qu'il n'est put faire un pas, elle arma son bras et envoya un violent crochet du droit à son amie d'enfance qui s'étala par terre. Cloud resta muet de surprise. Il se massa la joue avec une grimace de douleur. Séphiroth eut un léger rire, qui se termina en un toussotement. Tous se retournèrent vers le prisonnier.

Maintenant je savais dans quelle position je me trouvais. J'avais les bras attachés au dessus de ma tête et j'étais assis par terre, dans une salle qui ressemblait plus à une chambre d'hôpital psychiatrique plus qu'à une cellule. La douleur s'était dissipé mais je n'arrivais pas à garder mes idées claires, c'est comme si j'étais sous sédatif. D'un autre côté, s'ils ne m'avaient pas mis sous morphine, je serais sans doute mort de douleur. Quand j'ai ouvert les yeux j'ai vu qu'il y avait beaucoup de monde autour de moi. AVALANCHE au grand complet, quel luxe, et Rufus Shinra, à mon grand désarroi. Mais je n'étais pas dans la possibilité d'imposer mes règles. Le premier visage que je vis fut celui de Tifa. Jolie brin de fille. Je me souviens l'avoir blessée gravement une fois. Elle me regarde gravement. C'est bizarre il n'y a aucune haine dans ses yeux, pas la moindre rancœur. Etrange. J'aurais pourtant adoré voir toute la haine qu'elle cachait en elle. Mais je n'eus pas le temps de m'en émouvoir une main me saisie par les cheveux. Je n'en attendais pas moins d'AVALANCHE.

Et c'est avec beaucoup de délicatesse que l'on m'expliqua que ma vie ne tenait plus qu'un un fil.

L'homme me lâcha et le blondinet s'énerva, une fois de plus. Il faudra qu'il cesse la mako, ça atteint son système nerveux. Tifa lui envoya un merveilleux crochet, qui l'envoya au tapis en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Je ris. Mais je cessais rapidement car mes côtes me firent souffrire.

« Ha, ha, ha… arf…AVALANCHE et la Shinra main dans la main, pour me tuer, comme c'est touchant.

Je sentis le regard mauvais de Rufus Shinra se poser sur moi.

« - tu ferais mieux d'être coopératifs, sinon tu risque de finir dans une cuve à Mako.

Je n'ai pas du tout aimé le ton qu'il a employé. Je lui ferais payer ce que m'a fait subir son père, quand je serais sortit de là… Il ne m'avait pas enfermé dans quelque chose de hautement sécurisé. Enfin du moins je ne pensais pas. Mes idées étaient encore confuses. Je voyais trouble.

Rufus regarda de haut le guerrier, et se retourna vers AVALANCHE. Il leur fit signe de le suivre. Refermant derrière lui la porte à clé, ce qui plongea la cellule dans les ténèbres.

« - Je ne veux pas que ce genre d'incidents se reproduisent, c'est clair ?

Tous baissèrent les yeux sauf Yuffie qui ne comprenait pas tout à fait la situation.

« - il vous faudra être vigilants et lui injecter le sédatif à intervalles réguliers, comme vous l'avez vu, je compte surtout sur ça. Aucune prison n'est suffisamment sûre pour enfermer un homme pareil…

« - Alors, pourquoi ne pas le tuer tout simplement…grogna Cloud qui se massait toujours la joue. Rufus lui lança un regard aigu.

« - Tout simplement parce que se débarrasser d'ennemis au combat est une chose, mais tuer un homme de sang froid en est une autre.

« -Pourtant lui n'a jamais hésité ! Hurla le jeune homme en attrapant Rufus par le col de sa chemise. Je me suis battu contre lui ! J'ai perdu des êtres chers à cause de lui ! Je l'ai vu tuer de sang froid ! Pourquoi ne peut-on pas le descendre ! ?

Le président de la Shinra posa une main ferme sur celles de Cloud et le fit lâcher prise. Tous s'étaient tus et avaient gardé la tête baissé. Oui tous savaient, et tous comprenaient Cloud. Mais tous savaient aussi, que tuer un homme même le pire des meurtriers psychopathes était un meurtre et non pas un châtiment juste. Cloud lâcha la chemise de Rufus et baissa la tête, ses cheveux blonds retombèrent sur son visage. Ses yeux étaient embués de larmes.

« - Pourquoi…pourquoi, faut il que tout soit si compliqué ?

Personne ne répondit. Qu'y avait-il à répondre à ça ?

Voilà fin du chapitre2 merci a tous ceux qui lisent et qui laissent des reviews, merci a Yoruchi Kuraitsuki et voilà