Rating : J'ai voulu faire un M…

Genre : Portnawak à tendance M+, PWP, yaoi… et en français ça donne quoi ?

Avertissement : Les textes qui vont suivre sont à caractère PORNOGRAPHIQUES. Pour la plupart. Ils traitent de relations homosexuelles entre deux hommes et peuvent être relativement détaillés. N'hésitez pas à ne pas lire si vous pensez pouvoir être traumatisés par une scène sexuelle décrite.

Discalmer : Nooooonnnnnn rien de rien, nonnnn je ne possède riennnnnn!

Engagé

Mukuro sourit en sentant le corps de Hibari se tendre sous lui. C'était si bon de le sentir à nouveau, de pouvoir le caresser, de pouvoir l'étreindre. Il aurait aimé pouvoir se calmer, pouvoir apaiser son excitation et simplement profiter de la présence de l'asiatique qui lui avait manqué ces dernières semaines. Mais quand Hibari l'avait embrassé, lui coupant le souffle, ses ongles griffant tendrement son cou pendant que ses dents tiraillaient sa lèvre inférieur, à ce moment précis, il avait comprit qu'il ne parviendrait pas à se retenir.

L'illusionniste reporta son attention sur le corps qu'il dominait. Les poignets bloqués, Hibari se laissait aller pour cette fois. Son corps se frottait contre le sien, semblant affamé de le sentir. Le rictus de Mukuro s'agrandit en le voyant trembler comme il introduisait sa main libre entre ses cuisses, simplement pour éprouver ses réactions. Il était tellement sensible que le moindre contact suffisait à l'exciter. Le gardien de la Brume s'amusait à l'effleurer, ses caresses trop légères pour être satisfaisantes. Ses doigts passaient sur les hanches de l'asiatique, y dessinant de fines arabesques, avant de descendre vers son bas-ventre.

Mukuro jura quand le corps de Hibari s'arqua contre le sien. Il avait enfin l'impression de le retrouver et si ça n'était pour la lourde tension sexuelle qui flottait entre eux, le gardien de la Brume se serait sentit complètement apaisé. Le corps sous le sien était si chaud. Il était recouvert d'une fine pellicule de sueur, nota l'illusionniste en caressant les cheveux noirs de l'asiatique. Et Mukuro le connaissait si bien. Il savait comment le rendre fou, comment l'embrasser, quand le provoquer. Il savait comment le faire céder, comment le rendre humide au point de pouvoir introduire son sexe en lui d'un coup de rein. Il le désirait à en trembler alors que Hibari refermait ses bras autour de lui. Il le désirait au point de haïr l'asiatique pour lui faire autant perdre le contrôle de lui-même.

Mukuro se positionna entre les cuisses de Hibari, grognant en sentant l'une d'entre elles remonter, caressant ses fesses avant de se placer dans le bas de son dos. Son corps était si chaud, et son entrée tellement humide, pensa Mukuro en retirant ses doigts de l'orifice de Hibari. Les ongles qui griffaient son dos, la voix qui l'enjoignait à le prendre, qui était Mukuro pour lui refuser quoi que ce soit ?

Ils gémirent de concert quand il le pénétra. C'était tellement bon, tellement étroit et en même temps il sentait le corps de Hibari qui le recevait, qui l'accueillait. Il le sentait, brûlant autour de lui. Mukuro le prenait, encouragé par les bras qui étreignaient ses épaules, par les jambes qui se serraient sur lui, par les coups de reins qui accompagnaient les siens, par les cris de plus en plus ténus, de plus en plus lascif. L'illusionniste jura en accélérant le rythme de ses va-et-vient. Il cherchait le regard de Hibari, ses lèvres, tout en caressant son sexe. Il mordit son cou quand Hibari rejeta la tête en arrière, les doigts de l'asiatique s'accrochant à ses cheveux. Il l'aimait. Il l'aimait tellement. Mukuro ralentit le rythme, s'enfonçant plus profondément encore en Hibari en sentant l'orifice se refermer autour de lui, et se répandit à son tour. Le souffle contre le sien était emballé, résonnant dans la pièce. Il caressa le corps de l'asiatique en se retirant délicatement, avant de se laisser reposer sur lui. Il sourit en s'installant confortablement, sachant par avance comment se mettre sans blesser l'autre. La tête posée sur la poitrine de Hibari, Mukuro sourit en sentant ses mains venir caresser ses cheveux. Il ferma les yeux, savourant les sensations qu'amenaient les doigts massant son crâne, appréciant la peau si douce contre la sienne, profitant de l'odeur qui l'entourait, si familière, et de leurs respirations qui s'accordaient en se calmant.

L'illusionniste finit par rouvrir les yeux, bâillant. Il avait dû s'endormir. Il se coucha sur le dos, accueillant Hibari contre lui. Ils finirent par s'assoupir pour le restant de la nuit, enlacés.


Mukuro aimait Hibari.

L'illusionniste n'esquissa aucun sourire en formulant cette pensée. Il resta assit, digne, le dos bien droit tout comme lui avait enseigné l'asiatique. Petit à petit, il s'habituait à cette posture et il parvenait maintenant à la maintenir sans en souffrir par la suite.

La cérémonie était extrêmement formelle, contraignante, mais elle lui avait permit pour la première fois de mettre des mots sur ce qu'il éprouvait pour Hibari. Il avait formulé ces pensées la veille quand ils avaient fait l'amour, acceptant le sentiment qui avait grandit en lui depuis leur première rencontre.

Mukuro sourit en réalisant que c'était à son tour de prendre la parole. Il s'agenouilla, réalisant l'ironie de la situation. Ils étaient enfin à égalité, pensa-t-il en regardant Hibari. Il retourna son attention sur l'homme lui faisant face. Le père de Hibari le regardait, sévère. Mukuro ne pouvait pas lui en vouloir, il trainait son nom et son enfant dans la disgrâce depuis douze ans maintenant. Il ne se décomposa pas.

« Monsieur, je viens vous demander la main de Hibari Kyoya. »

Il sentait une étrange chaleur se répandre dans sa poitrine. Mais au lieu de la tourner en dérision, il l'accepta. Peu importait s'il ne croyait pas aux vertus du mariage, ou encore s'il repensait à toutes ces statistiques sur les couples qui s'engageaient pour se séparer. Il était là de son propre choix.

« Et pourquoi devrai-je vous la donner ? »

Douze ans avaient passé depuis ce fameux combat dans les ruines du centre commercial de Kokuyo. Et il pouvait retracer leur histoire à partir de là. Dix ans auparavant, ils avaient commencé à coucher ensemble. Cela faisait cinq ans qu'ils se considéraient comme exclusifs, et trois qu'ils vivaient officiellement ensemble. Dans les faits, dès leur première nuit ils avaient commencé à rester l'un chez l'autre. Ils avaient eu d'autres partenaires, mais peu, trop occupés à se faire et se défaire. Ils avaient acheté des appartements voisins, par inadvertance, et le mur séparant les deux lieux avait mystérieusement été détruit. Il avait pourtant fallu à Mukuro s'engager dans cette cérémonie à laquelle il ne croyait pas pour se dire qu'il aimait Hibari. Le sentiment semblait cependant bien encré. C'était quelque chose de profond, quelque chose dont il était persuadé, mais qui n'avait pas eu besoin d'être prononcé à voix haute. Il ne lui avait encore jamais dit, tout comme Hibari ne l'avait jamais dit. Leur relation était ce qu'elle était, et elle leur plaisait ainsi. Mais Mukuro perdrait s'il abandonnait la gardienne du Nuage pour une question de fierté. Il ne comptait pas la laisser s'échapper, il ne l'avait même jamais envisagé.

« Parce que je l'aime et qu'elle m'aime. »

Peu importait le cliché de la scène. La seule chose qui importait était le regard de Hibari. Ses yeux furieux qui l'assassinaient du regard, et la légère rougeur sur ses joues. Le tremblement de ses doigts et sa respiration coupée. Mukuro se retint de rire, se demandant combien la punition serait douloureuse pour avoir osé parler de sentiment en rencontrant pour la première fois le père de la gardienne du Nuage. Il se lécha impatiemment les lèvres en ayant une pensée pour tous ces univers alternatifs dont Byakuran lui avait parlé. Il ne doutait pas que dans chacun d'entre eux, sous quelque forme qu'ils se trouvent, Mukuro et Hibari s'aiment, qu'ils le disent ou non.

FIN

Note de fin de l'auteur : Ça fait plus de dix ans que j'écris des fanfictions. Et ceci est mon premier lemon hétérosexuel. Je suis choquée. Bon, j'ai bien évidemment triché à Byakuran pour cent mais tout de même! En espérant que vous ayez apprécié. N'hésitez pas à le dire, c'était difficile de penser à des termes neutres! Appréciez le sacrifice de ma virginité au couple hétérosexuel, laissez une review!

PS: Je suis actuellement en plein blocage sur beaucoup de choses. Je suis partagée entre me défouler sur l'écriture pour retracer mes problèmes (promis, j'épargnerai Mello et Matt! En revanche, pour ce qui est de Izaya…) et les gérer d'une autre façon avec de basses vengeances et tout ce qui s'accompagne d'un rire de méchant maniaque. Vous pouvez voter ou non, c'était juste pour vous expliquer que je tarderai à avancer dans… tout. Merci pour votre patience.

Merci à Purinzu Bel pour l'alert et le favoris sur cette histoire. N'hésites pas à donner ton avis!

Merci à asami28 (! Pardon, j'étais obligée) pour l'alert. N'hésites pas à me laisser un message, j'aime savoir ce que les lecteurs ont aimé et ce que je dois à tout prix arrêter de faire.

Merci également à C-Dark-Dreams à qui je n'avais pas répondu! Toutes mes excuses! Heureuse de t'avoir fait rire avec ces deux zigotos. Le Hibari-Cat est juste l'un de mes rêves ultimes. Mais ça remet sérieusement son entente avec Hi-Bird en jeu… je suis certaine qu'ils parviendront cependant à bien s'amuser! Enfin, je n'hésiterai pas à écrire un peu plus sur ce Hibari. Et son pauvre petit Mukuro frustré! Et si, je suis une p'tite fanfiqueuse du dimanche parce que je l'ai décidée et qu'en tant qu'auteur je suis toute puissante! Mwa ha ha!