Chapitre 3: moment unique

Point de vue de Remus

-Lunard

Une voix m'appelait, mais je n'avais pas envie d'ouvrir les yeux. Cela faisait longtemps que je n'avais pas senti cette sensation de légèreté, comme un poids m'avait été enlevé de la poitrine. Mais au loin cet écho, ce murmure m'empêchait de rester sur mon nuage. Plus j'essayais de comprendre d'où il venait plus il devenait intense, et, au bout de quelques instants, celui-ci était tellement audible que je compris que cet écho n'était autre que la voix de Sirius qui m'appelait.

-Mon loup.

Je me décidais à ouvrir les yeux, une fois ouverts, je fus surpris de voir Sirius si près, penché sur moi, sa main caressant ma joue doucement.

-Alors la Belle au bois dormant, on ouvre enfin les yeux. Ça fait cinq minutes que j'essaye de te réveiller, un peu plus, et je me sentais obligé de t'embrasser !

Après avoir eu un mouvement de recul, je me redressais. Des milliers de pensées assaillirent mon esprit, comme par exemple c'est bizarre, mais je ne rappelle pas être monté. Mon dernier souvenir c'était d'avoir été dans la cave avec Sirius.

-Remus ? m'appela-t-il d'un ton posé, me sortant de mes pensée.

-Oui

-Je suis venu te prévenir qu'Harry et moi allions faire quelques courses. On emmène Teddy avec nous, alors reposes-toi et ne t'inquiètes pas pour lui, on veillera au grain. Et j'ai profité du fait que dormais pour te préparer tes affaires, elles sont dans la salle de bain.

-Je ne suis plus un enfant, je peux le faire moi-même !

-Je sais, mais, je ne voudrais pas que tu te ridiculises en publique, en sortant par exemple avec un kilt et une chemise à froufrou.

-Oh mon Dieu ! Le grand Sirius, spécialiste de la mode ! Là, on aura tout vu !

-Écoutés, déjà à Poudlard je ne pouvais pas m'empêcher d'être le plus beau, mais là on atteint le summum.

-Euh…Non mais ça va ? T'arrive encore à dormir la nuit ? Ton égo n'a pris le dessus, et le chevilles ? Ça va pas trop gonflées ?

-Non, ça va, on s'y habitue vite. Sait-on jamais, un jour peut-être le constateras-tu de toi-même. Enfin, si on arrive à tirer quelque chose de toi.

-C'est bon, on va peut-être arrêter la casse pour aujourd'hui. Revenons-en plutôt à un sujet important. Je n'ai aucun souvenir d'être monté, ma mémoire doit flanchée. Alors ?

-C'est normal

-Ah bon, et pourrais-tu m'expliquer pourquoi ? demandais-je, tentant vainement de m'en souvenir par moi-même.

-Tu t'es endormi dans mes bras, alors pour éviter de te réveiller, je me suis permis, comme le vrai prince charmant que je suis, de te porter jusqu'à ton lit.

Je me suis endormi dans ses bras, cette pensée me fit monter le sang aux joues.

-Eh, mais rougis pas mon loup ! Tu n'as pas à être gêné !

-Je ne rougis pas ! répliquais-je de mauvaise foi.

-Oui c'est ça ! Toi et ton esprit de contradiction ne changerez donc jamais ? Enfin bref. Puisqu'on en est à parler d'hier, je voudrais approfondir notre petit échange verbal. Tu t'en souviens de notre discussion ?

-Ah, parce que toi, tu appelles ça une « discussion » ? Moi, j'aurais plutôt interrogatoire !

-Je prends ça pour oui, et arrêtes de jouer sur les mots. Ce n'était qu'une petite conversation entre amis.

-Enfermer quelqu'un et l'obliger à parler, c'est une conversation entre amis ?

-Bon, je te l'accorde : c'était un peu forcé…mais un tout petit peu.

-Je te préviens Siri, ne recommences jamais !

Sirius ne commenta pas, et commença un petit discours enflammé pour se justifier :

-Rem' si j'ai fait cela, c'est que c'était nécessaire, je dirais même que ça s'imposait. De plus je ne comprends toujours pas pourquoi tu ne m'en as parlé avant, on est amis merde ! Ai-je besoin de te rappeler que je suis là pour toi, tout comme tu l'es pour moi ?

-Si je ne t'ai rien dit c'est que je pense être suffisamment fort pour digérer ça, pour le moment j'accuse en peu le coup, mais ce n'est rien.

-Si je comprends bien, je ne t'aurai pas forcé, tu ne m'aurais jamais rien dit ?

-Exactement, d'ailleurs je ne vois en quoi ça te concerne !

Sirius choisit encore une fois d'ignorer ma remarque et me demanda si je pensais que de tout garder pour était une bonne chose. Mais voyant que je ne lui répondais pas, il commença à quitter la pièce.

-Attends ! l'apostrophais-je. À quelle heure penses-tu que vous rentrerez ?

-Onze heures au plus tard, tu n'as pas t'inquiéter. Profites-en et reposes-toi.

Je le regardais quitter la pièce, puis me plongeais dans mes pensées en analysant ce qu'il m'avait dit la veille. T'es humain Rem's ! Faux, j'étais un loup-garou et ça il se refusait à l'admettre. Un père extraordinaire ! Teddy ne tiendra pas ces propos quand il comprendra que son père est un loup-garou et que pour cette raison sa propre mère le considère comme un monstre. Même si tu aimes un homme, ça ne change rien ! Faux, pensais-sombrement, si tu savais que cet homme c'est toi, je ne pense pas que tu dirais la même chose. La matinée passa rapidement, j'eus le temps de faire du ménage et de préparer le repas pour midi, ainsi que des tartes fraise-chocolat pour plus tard. Maintenant il ne me restait plus qu'à attendre le retour d'Harry et Sirius.

Ils avaient déjà une heure et demie de retard, ils sont vraiment irresponsables. Teddy aurait avoir mangé depuis trente minutes et dormir depuis dix. Mais ce que je ressentais surtout c'était un sentiment de peur, qu'avait-il pu se passer pour qu'ils aient autant de retard surtout que Sirius m'avait dit onze heure au plus tard, tu n'as pas à t'inquiéter, peut-être que je devrais appeler les aurores. Oui c'était décidé, si dans quinze minutes ils n'étaient pas là, j'appellerais les aurores. Je regardais ma montre pour la deux centième fois, depuis que m'étais planté devant la maison pour guetter leur arrivée. Chaque fois que j'entendais une voiture approcher mon cœur s'accélérait, et chaque fois que celle-ci passait sans s'arrêter mon angoisse m'oppressait un peu plus.

Une voiture approcha, et cette fois pénétra dans la cour. Ma peur s'évanouit dans la minute, alors que ma colère, elle, augmenta. Ils sortirent de la voiture en baissant la tête, mais ce n'était comme ça qu'ils allaient m'amadouer.

-HARRY JAMES POTTER ET SIRIUS ORION BLACK, UNE HEURE TRENTE DE RETARD ! SIRIUS TU AVAIT QUE VOUS SERIEZ RENTRÉS À ONZE HEURE ET LÀ IL EST DOUZE HEURE TRENTE, J'ÉTAIS MORT D'INQUIÉTUDE ! IL AURAIT PU VOUS ÊTRE ARRIVÉ QUELQUE CHOSE, DE PLUS TEDDY AURAIT DÛ AVOIR MANGÉ ET ÊTRE AU LIT DEPUIS UN MOMENT ! JE N'AI CONTRE LE FAIT QUE VOUS VOUS OCCUPIEZ, ET MÊME QUE OCCUPIEZ DE TEDDY, MAIS AGISSEZ COMME DES GENS RESPONSABLES ! MERDE ! J'AI FAILLIT MOURIR DE PEUR À L'IDÉE QU'IL VOUS ARRIVÉ QUELQUE CHOSE !

Les mots sortirent à une telle vitesse que j'avais du mal à articuler. Après ma petite diatribe j'éprouvais une certaine difficulté à retrouver une respiration correcte, je dû m'appuyer à la carrosserie de la voiture, les membres tremblants et les nerfs à vifs.

-Remus, c'est bon, calmes-toi. Que veux-tu qu'il nous à Forks ? Mais promis, la prochaine fois je ferais attention à l'heure, et si je n'ai pas le choix d'être en retard, je te préviendrais.

C'est sur ces mots qu'il me fit son fameux regard de chien battu, celui qui me faisait tant craquer. Adolescent, j'étais bien infichu d'y résister, ce qui était toujours le cas apparemment.

-Bon, c'est bon pour cette fois.

Un grand sourire fendit son visage, et il me détailla de la tête aux pieds. Ça c'est sûr que je devais être ridicule habillé comme ça ! Pantalon en toile blanche, polo marron et mocassins assortis.

-Mais, tu es tout beau habillé par mes soins mon loup. Me dit-il, sérieux.

Pour la deuxième de la journée, je rougis. À ce train-là j'allais vite me faire griller !

-Harry, tu peux descendre Teddy de la voiture et le faire manger, pendant ce temps, Lunard et moi, on s'occupe des courses.

Pendant qu'Harry disparaissait de mon champ de vison Sirius s'approcha de moi, plaça ses mains de part-et-d'autre de mes flans. Si je ne le connaissais pas aussi bien, j'aurais pu croire qu'il était un animal jouant avec sa proie. La situation était trop inconfortable, ou trop confortable -question de point de vue- pour ma santé mentale ! Il accentua la pression de son corps contre le mien, reposant de tout son poids sur moi, approcha ses lèvres de mon oreille et me murmura :

-Deux fois que je te fais rougir mon loup, quel charme.

Il fallait vraiment que je me sorte de cette situation, ou j'allais me laisser emporter. Je me dégageais donc d'un coup de rein, et lui lançais :

-Idiot ! Au lieu de dire des bêtises, aide-moi avec les courses.

Et cet idiot, à croire qu'il le faisait exprès, fit quelque chose qui me fit m'empourprer. Pour la troisième fois ! Il rit à gorge déployé, d'un rire grave et profond qui ressemblait plus à l'aboiement d'un chien qu'à un rire. Mais c'était un son que j'aimais énormément, et que je serais capable de reconnaitre entre milles. Pour masquer ma gêne, je lui tendis un sac, et nous nous dirigeâmes vers la maison. Quand nous entrèrent dans la cuisine Harry finissait de donner à manger à mon fils.

-Sirius ? Tu peux me passer le ticket de caisse, s'il-te-plais ?

Il me le tendit à contrecœur. Depuis que je lui avais dit que je lui rembourserais les dépenses pour Teddy ainsi que la moitié du montant des courses il me faisait à chaque fois le même discours. Et cette fois ne dérogea pas la règle :

-Tu sais Remus, tu n'es pas obligé de participer pour les courses. Avec le dédommagement du ministère, j'ai assez d'argent pour faire vivre dix générations sans qu'ils aient besoin de travailler.

-Ce n'est pas une raison Sirius.

Je sortis mon cahier et ajoutai le montant à ce que je devais déjà à Sirius. Ça commençait à faire beaucoup, vivement que je trouve un travail. Je fermais mon cahier, et commençai à ranger les courses, et à réchauffer le repas. Harry m'appela :

-Hey Remus ? On a été m'inscrire au lycée, je commence demain !

-C'est une bonne nouvelle ça ! Tu vas vite t'intégrer et tu feras des amis. Et avec ça, vous avez eu le temps de passer à l'office de tourisme ?

-Bien-sûr ! me répondit Sirius. On a même repéré une crique avec une belle plage. Et toi ? Qu'as-tu fait de ta matinée ?

-Du ménage, la cuisine et j'ai préparé des tartes.

-Et, tu as eu le temps de te reposer et de faire tout ça ?

-Oui, mais je t'accorde le droit de douter de moi.

Sirius ne releva pas et quitta la pièce, Teddy dans les bras. J'en profitais pour finir de leur dresser la table. Sirius revint alors que je finissais.

-Je viens de mettre Teddy au lit.

-Merci, tu reviens juste à temps pour passer à table.

Il baissa les yeux, fronça les sourcils.

-Malgré notre discussion, rien n'a changé c'est ça ? Tu vas continuer longtemps ta comédie ?

-Sirius mets-toi à table que je te serve.

-Rem' changes pas de conversation.

-Laisses-moi deviner Sirius. Lança Harry depuis sa place. Tu es encore en train de lui faire la morale parce qu'il ne veut pas manger ?

-Exactement !

-Sirius, laisse tomber ! S'il ne veut pas manger, c'est rien. Il mangera quand il aura faim.

-Merci, Harry !

-Non, ne me remercie pas trop vite, parce que moi aussi je commence à en avoir vraiment marre !

-De quoi tu parles ? demandais-je, un peu perdu.

-De toi et de tes sautes d'humeurs ! Sirius a été assez sympa pour t'accueillir, toi et Teddy, et il faut que tu gâches tout !

-Harry arrête, laisse-le.

-Non Sirius ! S'il n'est pas capable de se remettre d'une rupture à son âge, c'est grave quand même !

-Tu ne sais pas tout.

-Peut-être, répliqua Harry, mais je sais le principal ! Et puis, c'est bon quoi, il la reverra quand elle viendra voir Teddy !

-Harry…

-Stop ! Arrêtez de vous engueuler ! Surtout à cause de moi !

Là-dessus, je quittai la pièce. Je me sentais mal à cause d'eux, parce qu'ils se disputaient à cause de moi. S'il y avait un trou de souris je serais allé m'y planquer pour que plus personne n'ait à se plaindre de moi. Le fait que Sirius prenne ma défense rajoutait à mon mal-être, il ne devrait pas, pas pour quelqu'un comme moi. Une fois arrivé à la salle de bain, je m'arrêtai, je pris appui sur le lavabo, et levai les yeux, faisant face à mon reflet. Ce que je vis dans le miroir ne me plut pas. J'éprouvais tellement de dégoût et de colère envers moi-moi que si Teddy n'avait pas été là, il y aurait longtemps que j'aurais sauté du haut d'un pont. De toute façon, je n'aurais manqué à personne, enfin peut-être à Sirius, mais Harry… Harry lui, m'aurait vite oublié. Je revins sur mes pas et fermai la porte à clef. J'attrapai ensuite une lame de rasoir qui trainait, remontai ma manche. Je posai la lame au creux de mon coude, et fis courir celle-ci jusqu'au milieu de bras, y laissant une profonde entaille. Tout en contemplant le fluide vital s'échapper de la plaie, je me disais qu'au fond je savais que ce que je faisais ne servait à rien, mais ça me permettait de calmer mes angoisses. Depuis la mort de James et Lily, j'en avais besoin. Après quelques instants je passai rapidement mon bras sous l'eau et rabattis ma manche. J'étais à peine sorti de la salle d'eau, la tête me tournait un peu, que me vint aux oreilles le bruit de quelqu'un montant les marches, et au vue de la discrétion c'était Sirius.

-Tu as reçu une lettre Rem'.

Il me la tendit, après l'avoir ouverte j'en parcouru les grandes lignes.

-Bonnes nouvelles ?

-Oui, c'est ma paye pour la traduction du livre que j'ai faite le mois dernier. Trois mille gallions, je vais pouvoir te rembourser en intégralité.

-Ok. Nous on ne va pas tarder à partir. Tu viens avec nous ?

-Non, je vais aller à la banque sorcière.

-Et, je ne te ferais pas changer d'avis ?

-Non.

-On peut prendre Teddy avec nous ?

-D'accord, mais tu fais attention à lui et tu prends le sac qui est dans la cuisine, il y du jus d'orange, son biberon, des part de tarte et une couverture dedans. Et prends aussi l'appareil photo.

-Merci, mais tu es sûr que tu ne veux pas venir ? Tu vas nous manquer cette après-midi.

-On se verra ce soir. Et je ne pense pas que je manquerais à Harry.

-C'est à cause de lui que tu ne viens pas ?

-Mais non, ce n'est pas à cause d'Harry.

-Ne lui en veux pas pour toute à l'heure. Je sais que ce qu'il t'a dit n'était pas correct, mais il n'est au courant que d'une partie de l'histoire.

-Ne t'en fais pas. Je ne lui reproche rien.

Sirius hocha la tête, et redescendit les escaliers. D'en bas il appela Harry pour lui dire qu'il était temps d'y aller et qu'il les attendait, Teddy et lui dans la voiture.

-J'arrive Sirius, je vais chercher Teddy et ses affaires ! Est-ce que tu as déjà mis son sac dans la voiture.

-Oui, c'est bon, on n'attend plus que vous !

-Et Remus ? Il ne vient pas avec nous ?

-Il a un rendez-vous, il nous rejoindra plus tard si il peut.

Quand la voiture quitta la cour, je descendis à mon tour, mais arrivé sur le palier, un violent vertige me prit. Je dû m'adosser au mur le temps de me reposer un peu. Une fois qu'il se fut atténué un peu, j'allai à la cuisine avaler un verre d'eau histoire de la faire passer complètement. Je vérifiai ensuite d'avoir bien fermé porte et fenêtres, avant de saisir mon manteau et de transplaner à la Magic Banks, c'était la première que je m'y rendais, et au lieu d'atterrir debout je me retrouvais face contre terre, vidé de mes forces. Avec la dernière entaille et le manque de nourriture j'étais apparemment arrivé au point de non-retour. Merlin, seul sait où tout ça me mènerait. Un garde s'approcha de moi, et me proposa un coup de main.

-Merci, je ne sais pas si j'y serai arrivé seul, je suis épuisé.

-Voulez-vous que j'appelle un medicomage ? Je peux peut-être vous accompagnez jusqu'à un guichet ?

-Non merci, ça va aller.

-Bon d'accord, bonne journée.

-Merci, vous de même.

Et, il disparut comme il était venu.

Après avoir passée deux heures a la banque Je me dirigeais vers la sortie avec l'intention de transplaner. Je jetai un coup d'œil à l'heure, et m'aperçus qu'elle était vraiment avancée. Et merde ! Cette fois c'est Sirius qui va gueuler et pour une fois, il aura une raison valable de le faire. Ayant repris des forces je transplanai directement à la maison. Pffu, quelle chance, personne n'était arrivé. Enfin ça c'est ce qui je me dis pendant un moment avant d'avoir l'intuition que quelqu'un se trouvait derrière moi. Je me retournai.

-Sirius ? Déjà rentré ? clamais-je feignant l'étonnement

-OUI, DÉJÀ RENTRÉ ! T'AS VU L'HEURE QU'IL EST ? TOI QUI TE PLAIGNAIS POUR UNE HEURE TRENTE DE RETARD, ÇA FAIT QUATRE HEURE QUE TU ES PARTI !

-Tu plaisantes ou quoi ? Je suis parti il y a deux heures, deux heures trente maximum.

-Non, on est parti à quatorze heures, et on est rentré à quinze trente. Ça fait donc au quatre heures. Tu faisais quoi ? On a cru qu'il t'était arrivé quelque chose. En plus en transplanant, tu as fait tomber ta baguette. Franchement, je ne sais pas où t'avais la tête !

Je savais que je faisais preuve de mauvaise foi avec les horaires que je lui avais donnés. Mais il commençait à me saouler, et je recommençais à avoir des vertiges, alors je n'avais qu'une envie, c'était d'aller embrasser mon fils et d'aller me coucher. J'allai d'ailleurs le faire quand Sirius se planta devant moi et me dit :

-Écoutes Rem', James et moi avons jurés de te protéger, mais aujourd'hui tu te comportes d'une telle manière que c'est très difficile de le faire, et que l'on ne peut plus vraiment compter l'un sur l'autre en cas de problèmes. Avant nous étions soudés au point que l'on appelait les inséparables, mais là, je me sens trahi à cause de ton comportement irresponsable.

-Si tu parles de Teddy, je ne vois pas à quoi tu fais référence ! Je m'occupe bien de lui !

-Je ne parle pas de la manière dont tu élèves Teddy ! Mais continues comme ça, et ton fils tu ne le verras pas grandir, tu ne vivras pas assez longtemps pour le faire ! Et moi, je ne peux pas me permettre de perdre un autre ami, quelqu'un que j'aime, alors tu ferais bien de vite te ressaisir !

-C'est ça… je ne vais pas relever, à la place je vais aller me coucher. On verra ça plus tard.

-Fuir ne te mènera à rien ! De toute façon tu ne pourras pas toujours le faire ! ma lança-t-il alors que je montais les escaliers.