Oh mon dieu! Que de succès! Un gros poutou baveux à tous les revieweurs, vous êtes des anges!
Bon, voici le chapitre 3, en temps et en heure, avec des vrvais bouts de Siri dedans pour le plaisir de vos sens!
Chapitre 3: La veste marron ou la bleue?
« Prêt? » demanda Sévérus. Il observait attentivement son mari, il était pâle et n'arrêtait pas de triturer l'ourlet de la chemise. Il était vraiment nerveux, mais Sév le comprenait bien.
Ils se trouvaient actuellement sur le pas de la porte de la garçonnière de Sirius, attendant que Harry se calme un peu avant de frapper. La grossesse devait vraiment jouer avec ses nerfs parce que d'habitude il se serait contenté d'entrer et de lâcher la bombe sans cérémonie, se demandant si ça pouvait blesser quelqu'un après coup. Gryffondor jusqu'à la moëlle, le pauvre garçon. Mais aujourd'hui il était tellement tendu que la Lueur n'était venu qu'une seule fois dans toute la journée (Sévérus ne s'en plaignait pas vraiment, il avait bien besoin d'une petite pause, après tout il avait passé la quarantaine).
Evidemment on pouvait comprendre sa nervosité, il était sur le point d'annoncer sa grossesse à son parrain, et sachant que le père du bébé et lui n'étaient pas exactement les meilleurs amis du monde et que l'événement n'avait à la base pas été désiré, on pouvait s'attendre à tout. Lorsque Sirius avait découvert leur relation, il avait accusé Sév d'avoir corrompu son filleul et de l'avoir drogué avec ses potions vicieuses de sale serpent, le tout à plein poumons. Il était passé à deux doigts de se faire arracher la tête à coups de dents, aucun doute à avoir là-dessus. Bien entendu, trouver son filleul en train de dévorer la bouche de Sévérus Rogue dans un placard à linge avait dû se révéler un peu déstabilisant, donc on pouvait difficilement lui en vouloir, mais tout de même. Au fil des mois et des années, il était parvenu à admettre que Harry n'était pas sous hypnose, et arrivait même généralement à se montrer presque poli en présence de sa némésis. Le jeune homme frappa trois coups secs à la porte et prit une grande inspiration.
Un Sirius Black humide et souriant, vêtu d'un peignoir de bain, apparut dans l'encadrement. « Harry! Tu tombes à pic, tu vas m'aider à choisir une chemise! » s'exclama t-il en serrant son filleul dans ses bras. Il devait vraiment être de bonne humeur parce qu'il alla jusqu'à serrer la main de Sévérus. Harry était habitué à ce genre d'acceuils étranges et ne s'attarda pas là-dessus.
« Une chemise pour quoi? » demanda Harry. Depuis qu'il avait avoué son homosexualité à son parrain, celui-ci lui avait donné la responsabilité de sa garde-robe, allez savoir pourquoi. Apparamment Sirius avait gobé le cliché selon lequel les gays sont tous dans la mode, et avait décrété que son filleul devait avoir l'oeil pour ces choses. Sévérus se dit que jamais il ne mettrait les pieds à Azkaban.
Sirius passa un bras autour des épaules de Harry et invita Sévérus à s'asseoir dans le canapé d'un geste de la main. Parrain et filleul se rendirent dans la chambre du premier pour examiner le problème, et Sévérus s'émerveilla que Black ne se demande même pas ce qu'ils faisaient là tous les deux à l'improviste en plein milieu de l'après-midi. Dans la chambre, Sirius expliquait à Harry qu'il emmenait une avenante jeune dame faire un petit tour dans la soirée, et se demandait si une chemise en soie ne serait pas trop formelle. Harry de son côté était toujours aussi nerveux et cherchait deséspérement une brèche dans la conversation pour annoncer la venue du bébé.
« A ton avis, la veste marron ou la bleue? »
« Si tu prends la chemise blanche évite la veste bleue je pense. Ca ressemblerait à un uniforme. »
« Pas faux, mais avec la marron j'ai pas l'air d'un VRP? »
« Je ne sais pas trop, je ne crois pas... » dit Harry. La conversation n'allait pas du tout dans le sens espéré.
« Ou alors je met la chemise verte, on m'a toujours dit que ça me donnait un beau teint, tu crois que ce serait mieux? Cela dit la blanche fait ressortir mes yeux et... » C'est alors que Harry explosa.
« Je suis enceint. » dit-il précipitamment et d'une voix plus aigüe qu'il n'aurait voulu.
« ... elle a dit qu'elle aimait beaucoup- Quoi? » Harry eut un soupir. Au moins l'information était passée, et Sirius n'avait pas encore fait de crise cardiaque.Un bon début.
« Je vais avoir un bébé. » répéta t-il aussi calmement que possible. Sirius le regarda un instant bouche bée, l'air soudain bien moins séduisant et bien plus stupide, avant de serrer Harry contre lui de toutes ses forces.
« Oh c'est merveilleux! Un petit Cornedrue troisième du nom! » s'exclama t-il d'une voix très forte dans l'oreille d'un pauvre Harry qui se battait pour respirer. « Ou tu préfères Cornedrue junior junior? »
« Sirius, t'as pas entendu un craquement? »
« Non pourquoi? »
« Je pense que ma colonne vertébrale n'est pas fan du traitement. »
« Oh, pardon. » dit Sirius en le relâchant. Il était radieux. « Mais pourquoi tu m'as pas dit que vous vous étiez décidés? Tu voulais garder la surprise? »
« Pour tout dire, même pour nous on avait gardé la surprise. » Sirius leva un sourcil perplexe.
« Quoi? »
« Mme Pomfresh dit que c'est une grossesse spontanée, c'est très rare mais ça arrive. Ca nous a fait un drôle de choc. Surtout à moi en fait... » Sirius parut surpris mais retrouva aussitôt son grand sourire niais. Il se jeta hors de la chambre, et Harry dut courir pour le suivre. Ce qu'il vit dans le salon le fit presque s'évanouir.
Sirius serrait Sévérus Rogue contre lui. Il le remerciait. Nul doute qu'il allait neiger des horloges cette nuit.
Sirius avait annulé son rendez-vous et avait insisté pour accompagner le couple chez les Weasley, et maintenant ils étaient assis tous les trois sur un vieux canapé sous le regard un peu trop perçant de Molly Weasley, Sirius souriant toujours comme si c'était la dernière opportunité qu'il aurait de sa vie de montrer ses dents. Harry avait l'impression désagréable que Molly avait déjà tout compris, mais après tout élever sept enfant doit apprendre à lire les visages...
Harry sirota une gorgée de thé en écoutant Sévérus faire la conversation avec Hermione, pendant que le clan Weasley au grand complet les écoutait, vaguement curieux. Ils sentaient bien que quelque chose se tramait, mais préféraient ne pas pousser les choses. Finalement, Ron perdit patience et décida de mettre les pieds dans le plat.
« Alors,vous vouliez nous dire quelque chose? » demanda t-il. Ni Sévérus ni Harry n'avaient mentionné quoi que ce soit en ce sens, mais il connaissait beaucoup trop bien son ami. Et puis l'attitude de Sirius était franchement louche. Il avait beau avoir tendance à se comporter de manière étrange, cet air idiot était inhabituel.
« Et bien à vrai dire... » commença Harry. Il ne savait pas comment continuer. Heureusement, Sév, Merlin le bénisse, s'en aperçut et prit le relai.
« Nous voulions vous demander une petite faveur, Molly. »
« Oh oui? » De toute évidence elle ne s'attendait pas à ça.
« Oui, nous voulions vous demander si éventuellement vous pourriez faire un peu de baby-sitting pour nous. » répondit-il avec un calme olympien que Harry ne put s'empêcher d'admirer. Sirius sourit encore plus largement. Quelques millimètres de plus et sa tête allai se fendre en deux. Molly parut un instant désorientée, puis soudain elle bondit sur Harry avec un grand cri.
« Oh mon chéri! » Le reste des personnes présentes mit un peu plus de temps à réagir, mais Hermione vint bientôt rejoindre Mrs Weasley en déversant une cascade de félicitations à toute vitesse. Sévérus se chargea d'éclairer la lanterne des messieurs, un peu plus lents touchant à ces choses, et eut pour sa part droit à une copieuse quantité de poignées de mains, plus viriles et surtout plus adaptées au personnage.
Les deux femmes commencèrent immediatemment à noyer le jeune homme sous un torrent de questions « Ca fait combien de temps? Comment vous aller l'appeler? C'est une fille ou un garçon? Tu n'es pas trop malade? Tu voudras une anesthésie pour l'accouchement? ». Et environ neuf mille autres du même genre, souvent extrêmement gênantes, voirs paniquantes. L'accouchement? Harry n'avait pas du tout envie de penser à ça pour le moment. Molly et Hermione commencèrent une discution enthousiaste sur les avantages et défauts de l'épisiotomie, et Harry eut une furieuse envie de pleurer lorsqu'il demanda ce qu'était précisément une épisiotomie. Les femmes étaient toutes complètement masos, sans exception.
Sévérus, alerte comme toujours, remarqua le tourment de son mari et avec de rapides excuses et une promesse de repasser bientôt, le ramena dans le havre de paix que représentait leur maison. Une fois arrivés, Harry se laissa tomber dans un fauteuil, soudain très fatigué. « Sévérus? »
« Oui mon amour. » dit-il d'un voix anormalement douce. Harry n'avait vraiment pas besoin qu'il joue les beautés froides maintenant.
« Promets-moi quelque chose. »
« Tout ce que tu voudras, mon amour. » Je vais le regretter, je sens que je vais le regretter.
« Si jamais on a un autre enfant c'est toi qui le porte. »
Il songea un instant à argumenter qu'il était trop vieux, qu'il devait travailler avec des produits toxiques, qu'il avait le dos fragile; mais un regard à Harry l'en dissuada. Il se plongea un instant dans ces yeux verts, ces yeux qui à chaque fois le faisait se sentir si vivant mais qui maintenant étaient si fatigués, si apeurés. Il ne pouvait pas refuser ça à Harry, il ne pouvait pas refuser ça à l'homme qu'il aimait. Il s'assit à côté de lui et le prit dans ses bras.
« Bien sûr mon amour. » murmura t-il en lui caressant les cheveux. Contre lui, Harry se détendit et s'endormit avec un petit sourire apaisé.
Une review contre un poutou?
