Titre : Property of The Half-Blood Prince
Chapitre 3 : Perdu
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Auteure : Thesewarmstars
Traductrice : Forêt Interdite
Rating : M
Résumé : Au cours de sa sixième année, Harry devient très attaché au mystérieux ancien propriétaire de son livre de potions, mais que va-t-il se passer lorsqu'il découvrira qui il est réellement ? SS/HP, spoilers Tome 6.
Déclaration solennelle : Je ne touche pas d'argent sur cette histoire. L'univers de Harry Potter appartient à J. K. Rowling.
Avertissement: Slash SS/HP, mentions de viol et de torture.
Note de l'auteure : Un grand nombre d'événements du tome six ont toujours lieu, même si certains ont été modifiés, et j'ai un peu joué avec les chronologies pour les adapter à mes besoins.
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Property of The Half-Blood Prince
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Chapitre 3 : Perdu
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18 septembre 1996 : Harry
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Harry couché sur son lit avec les rideaux fermés gardait les yeux fixés au plafond. Il devait être assez tard, mais son esprit était ébranlé et il était à peu près certain qu'il ne pourrait passer une bonne nuit de sommeil.
Hermione, Ron et lui avaient passé une bonne partie de la soirée à polémiquer sur le sexe hypothétique du Prince de Sang-Mêlé. Harry rejoignait Ron quand à la masculinité du Prince – apparemment à cause du genre même du titre honorifique, mais il savait pertinemment que ce n'était pas la véritable raison.
Il ne l'avouerait jamais publiquement, même pas à Ron ou à Hermione, mais il était en plein tumulte interne à propos des implications de leur conversation sur son attitude envers – il n'osait pas formuler ses sentiments pour – le Prince de Sang-Mêlé. Avant qu'il ait pensé à se questionner sur le sexe du Prince, il s'était attaché à cet homme inconnu dont il avait lu attentivement les suggestions, les spéculations et les pensées intimes depuis les deux dernières semaines. Il pensait même à lui comme à un ami, aussi étrange que cela puisse paraître. Mais aujourd'hui, la possibilité qu'il pourrait être une fille, ce que Harry ne le croyait pas, avait élu résidence dans sa tête et refusait d'y être délogé.
La note de marge qu'il avait déchiffrée tôt dans la journée (pendant les cours de sortilège, pour être totalement honnête) sur la dernière page qui détaillait le processus de préparation de l'Amortentia expliquait : « Une potion pour créer le sentiment d'amour – est-ce que quelque chose pourrait être plus contradictoire ? Aucune potion n'est capable de créer ne serait-ce qu'une ébauche de fac-similé de l'amour, parce que l'amour doit naître du plus profond du cœur. L'amour est la conviction que sa vie entière, son existence même, est incomplète sans l'objet de cet amour. L'amour est la certitude que vous feriez n'importe quoi – escalader les sommets les plus hauts, sombrer au fond de l'abîme le plus profond, mourir ou tuer même – si votre amour vous le demandait ou si jamais vous soupçonniez que cela intensifierait le bonheur de votre amour. L'amour c'est savoir sans l'ombre d'un doute, même si c'est un peu éloigné de la réalité, que votre amour est la personne la plus belle qui ait jamais vécu. Votre amour est votre soleil, éclairant votre monde et réchauffant votre peau. Votre amour est votre pluie, vous désaltérant et étanchant votre soif. Votre amour est votre air, vous rassasiant et soutenant votre vie même. L'amour est imprévisible, l'amour est douloureux, l'amour est magnifique, l'amour est dévorant, l'amour est gracieux, l'amour est sauvage. Les potions font d'incroyables choses, mais nul ne peut créer l'amour. »
Ce passage, comme plusieurs avant lui, déclencha en Harry un pincement au cœur et une sensation de torsion dans ses intestins. Il se sentait attiré par l'auteur de ces mots. Il essaya d'imaginer ce qu'il aurait ressenti s'il avait pensé à cette personne en tant que femme quand il l'aurait lue, et il trouva – à sa grande horreur – qu'il aurait été dangereusement proche de « tomber amoureux d'elle ».
Et c'était tout simplement ridicule ! Pour l'amour de Merlin, il n'avait encore jamais rencontré cette personne ou vu une photo d'elle. Il ne savait même pas si l'auteur était encore vivant. On ne pouvait pas tomber amoureux de quelqu'un juste en lisant quelques-uns de ses écrits d'adolescence, n'est-ce-pas ? Non, bien sûr que non. Et puis, le Prince n'était pas une fille, il était absolument certain de cela.
Donc, où est-ce que tout cela le menait ?
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29 septembre 1996 : Harry
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Harry était dehors, paresseusement assis au bord du lac, se demandant quelle chose terrible avait pu arriver à la main du directeur et cherchant vainement à trouver Drago Malefoy sur la carte des Maraudeurs – il préparait un sale coup, Harry le savait – mais il n'avait pas de chance et il n'allait pas tarder à faire sombre, alors il décida qu'il était temps de rentrer.
La scène qui l'accueillit lorsqu'il franchit le portrait de la salle commune de Gryffondor lui fit regretter qu'il ne soit pas resté dehors un petit peu plus longtemps. La salle était déserte, à l'exception de ses deux meilleurs amis, qui étaient pratiquement lovés l'un autour de l'autre sur le canapé en face de la cheminée, occupés activement à se bécoter. Harry partit avant qu'on le remarque, bien qu'il fût à peu près sûr qu'il aurait pu se tenir là pendant une heure, peut-être même exécuter une petite danse, sans réussir à distraire le couple.
Ce n'était pas qu'il n'approuvait pas – il approuvait, de tout cœur. Il avait juste espéré qu'il leur aurait pris un peu plus de temps pour réaliser que toutes leurs disputes passionnées masquaient le fait qu'ils étaient follement amoureux l'un de l'autre.
Il était sûr que ses deux meilleurs amis seraient plus heureux maintenant, mais il n'était pas sûr qu'il le serait lui-même. De sa compréhension, certes approximative, des jeunes couples amoureux, il savait qu'ils se retireraient probablement dans leur propre petit monde et l'ignoreraient complètement.
Il n'était pas au-dessus du sentiment de jalousie. Non pas qu'il était intéressé par Hermione de cette façon, pas du tout. Mais maintenant ils étaient chacun avec l'autre, et qui était avec lui, Harry ? Il savait qu'il ne pouvait pas commencer à fréquenter quelqu'un, cela serait beaucoup trop dangereux pour la personne à laquelle il témoignerait de l'intérêt. Voldemort penserait probablement que Noël arrivait en avance. Non, tout ce qu'il avait était les écrits désincarnés d'une personne qui vivait presque entièrement dans son esprit, et les chances que cela évolue vers le type de relation à laquelle il aspirait – soyons réaliste – étaient pratiquement nulles.
Mais Harry ne se mettrait pas en travers de la route de ses amis. La moindre des choses qu'il pouvait faire était de les laisser terminer leur session de bécotage en paix. Alors il se résolut à errer dans les couloirs pendant au moins une demi-heure, afin qu'ils puissent avoir un peu d'intimité.
Il se promena sans prêter la moindre attention à l'endroit où il allait. Quelque part dans le couloir Est du premier étage, il tourna là où il n'avait jamais mis les pieds auparavant et se rendit compte un peu plus tard qu'il était positivement perdu. Il sortit la carte pour voir s'il pouvait apercevoir le point intitulé « Harry Potter » et savoir où il était, mais il semblait que les maraudeurs avaient omis d'inclure cette section particulière du château sur leur carte.
Les murs étaient inhabituellement nus, sauf pour un portrait géant contenant le plus grand serpent que Harry avait jamais vu, nonobstant le basilic.
« Bonjour toi. Comment tu t'appelles ? » interrogea Harry en Fourchelang.
« Salut, jeune parleur. Je suis Roscoff.
– Salut, Roscoff. Moi, c'est Harry. Peux-tu éventuellement me dire où je suis ? Je me suis un peu perdu.
– Vous vous tenez devant l'entrée du tunnel de Lady Poppingham. En tant que parleur, si vous souhaitez obtenir d'y entrer, il vous suffira de le demander. » fut la réponse du serpent, et ce n'était pas le genre de réponse à laquelle Harry s'était attendu. Un tunnel secret ? C'était trop bon !
Il était bien tenté de l'explorer immédiatement, mais il n'avait aucune idée de l'endroit où il menait ou bien si son gardien était digne de confiance, alors il décida de revenir plus tard avec sa cape d'invisibilité et de tenter sa chance.
« Euh, ce que je veux dire c'est : peux-tu m'indiquer le chemin pour retourner à la tour de Gryffondor ? »
Une fois qu'il eut les indications, il ne manqua pas de prêter une grande attention à chaque changement afin qu'il puisse retrouver le tunnel.
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À suivre…
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