Hey !! Merci à tous pour vos rewiews ! Certains d'entre vous ont dis avoir des théories…Je serai curieuse de les entendre. Bon je vous avoue que j'ai emprunté pas mal de chose pour cette fic, la citadelle décrite n'est pas vraiment à moi non plus, c'est un mélange de Mina Thirit (le seigneur des anneaux) et de la citadelle des frontaliers (la quête d'ewilan). Voilààààà !!

Rewieeeeeeeeeewwwwwwwwssssssssssssssssssssssssssss ??

Chapitre 2

Sam marchait au côté de Daniel, écoutant sans grand intérêt ses spéculations quant au type de civilisation qu'ils venaient de rencontrer. Peut-être était ce dû à la trop grande fréquentation du colonel, mais elle n'appréciait pas une civilisation qui les arrêtait à peine avaient-ils posé un pied en dehors des clous. Les soldats les entouraient, s'assurant que leurs prisonniers ne s'échappaient pas en courant. Le côté positif, c'est que, comme l'avait fait remarquer le colonel, au moins ils ne les avaient pas attachés. Quoi qu'ils n'étaient pas encore arrivés au château…

C'était l'autre problème qui accaparait l'attention de la jeune femme actuellement. Plus ils s'approchaient de la sombre forteresse, plus une sensation fugace de déjà vu s'emparait d'elle. Et ce n'était pas agréable. A vrai dire, ça lui faisait froid dans le dos.

« Pour être honnête, Daniel, je me moque éperdument qu'ils soient celtes, bretons ou écossais. » Si elle ne l'avait pas connu mieux que ça, Sam aurait juré l'avoir entendu renifler. « Tout ce que je sais, c'est que j'ai perdu 100 . »

Secouant la tête, espérant sans trop y croire se débarrasser de cette surprenante torpeur qui l'empêchait de se concentrer sur son environnement, Sam tenta de se focaliser sur la discussion qui avait pris place entre son supérieur et son meilleur ami.

« Avec qui aviez vous parié ? »

Jack haussa les épaules sans un regard pour l'archéologue. « Reynolds évidemment. »

Sam réprima un sourire. Au SGC, les équipes faisaient parfois office de clans. C'était une règle tacite. Quand un membre de votre équipe avait un problème avec quelqu'un d'une autre équipe. Les deux équipes étaient alors en conflit ouvert, quoique discret, Hammond oblige. Cela donnait lieu parfois à des blagues cocasses qui, tout en détendant l'atmosphère, apportaient une solution plus pacifique au conflit qu'une bagarre de bar. En général, les autres évitaient de s'en prendre à SG-1 pour trois raisons essentielles. La première était sans conteste Teal'c. Ca ne serait venu à l'idée de personne de verser un laxatif dans le café de Teal'c, ou de cacher ses DVD Star Wars, pour une raison évidente. La deuxième était le duo infernal que formaient Carter et O'Neill. Sam, qui n'avait jamais été porté sur l'espièglerie étant enfant, avait trouvé un vrai maître en son supérieur, et ses compétences techniques servaient à merveilles les idées farfelues de Jack. La dernière des raisons qui faisaient d'SG-1 une équipe intouchable était SG-2, à savoir l'équipe de Reynolds.

Des années auparavant, Reynolds avait eu la faiblesse de croire qu'il pourrait diffuser publiquement une vidéo de Jack et Daniel en train de se disputer comme des gosses, piquée dans la salle de surveillance, avec le sous titre suivant : « scène de ménage chez les O'Neill ». Autant dire que ni Jack, ni Daniel n'avaient apprécié le sous entendu. Si l'archéologue avait décidé de laisser couler, le colonel, lui, avait décrété qu'une vengeance était appropriée et, avec un machiavélisme que Sam devait lui reconnaître, avait réveillé Reynolds en plein milieu de la nuit, lui fourrant une arme entre les mains et l'informant qu'ils étaient envahis par les aliens. Bien entendu, Sam était dans la salle d'embarquement, la caméra de Daniel au poing, quand le pauvre colonel de SG-2 avait débarqué à moitié réveillé, hurlant qu'il allait tous les avoir, et toujours en caleçon. Si Jack ne s'était pas dénoncé, Hammond aurait probablement forcé le pauvre homme à consulter. Bref, une fois le sermon passé, Reynolds avait trouvé la blague très drôle et Jack et lui étaient devenu amis, ce qui avait crée une alliance inter-équipe.

« Je ne trouve pas ce pari très avisé, O'Neill. »

Le colonel se retourna, levant un sourcil dans une piètre imitation du Jaffa. « Et pourquoi ça, Teal'c ? »

La bouche de Teal'c se plissa comme si la réponse était évidente. Il était évident pour les trois autres qu'il ne dirait plus rien. Reprenant contenance, Sam risqua une remarque.

« Teal'c a raison, mon colonel. Avec la chance qu'on a ce mois-ci… »

Jack la regarda avec un regard blessé qu'elle savait tout à fait factice.

« Je pensais que vous me soutiendriez, Carter… »

Un coin de la bouche de Sam se releva en un sourire joueur. « Et pourquoi ça, mon colonel ? »

Jack haussa les épaules et recommença à regarder où il mettait les pieds. Au bout de deux minutes son marmonnement étouffé se fit entendre.

« La prochaine fois que Lee vous embêtera, ne comptez pas sur moi pour aller détraquer son labo. »

Sam allait répliquer quand son souffle se brisa dans sa gorge. Devant eux, se dressait le plus immense château qu'elle ait jamais vu. Non pas qu'elle en ait vu beaucoup ceci dit…

La forteresse semblait être taillée à même la montagne. Adossée à elle, elle s'élevait sur plusieurs étages, de larges murs blancs en faisaient le tour, si haut qu'ils paraissaient infranchissables. Des murailles blanches polies encerclaient chacun des niveaux, des tours et des ponts rivalisants avec la pesanteur s'étiraient sur chacun des différents plateaux, et tout en haut du gigantesque édifice, s'élevait une tour énorme. Ce n'était pas un château fort qu'ils avaient devant eux, c'était une cité entière. Voilà pourquoi les champs et les alentours étaient abandonnés.

Daniel, comme elle, avait oublié de respirer. C'était probablement une des choses les plus incroyables qu'ils aient jamais vu. Contrairement à la tradition, il n'y avait pas de douves, pas plus que de pont levis. A la place, s'étalait une porte gigantesque en bois massif. Sam était presque sûre qu'elle était indestructible. Les douves, quant à elles, ne semblaient pas nécessaires au vu des épaisses murailles. Une intime conviction s'ancra dans le cœur de Sam, cette cité était imprenable…Pourtant, un doute vint effleurer son esprit, le Titanic n'était-il pas insubmersible ?

« Je vais traduire la pensée de tous en disant : « Wouah. » »

Sam glissa un regard discret vers son supérieur. La sensation d'étouffer se faisait de plus en plus marquée mais, s'il était affecté, il ne le montrait pas. Elle reporta son attention sur le chevalier vêtu de noir qui lui semblait si antipathique. L'homme avait arrêté son cheval devant la porte, et attendait avec une attitude nonchalante soigneusement étudié dans laquelle elle lut pourtant un danger évident. Elle voulut s'en ouvrir à Teal'c qui attendait stoïquement près d'elle, mais se retint quand les deux grandes portes de la ville s'ouvrirent dans un grincement perçant.

Aussitôt, ils se remirent en marche. Le chevalier les guida, eux et leur escorte armée, parmi les ruelles et les ponts jusqu'au dernier plateau. A peine avaient-ils mis un pied dans la cité que le peuple était dehors, à acclamer leur héros. Apparemment, Willem n'avait pas menti quand il avait dit être haut placé dans la politique de ce pays. Cependant, Sam avait un autre problème. A mesure qu'ils prenaient de la hauteur, son malaise s'accentuait. Les murailles la préservaient de distinguer véritablement à quel étage ils en étaient mais ça n'empêchaient ni la nausée, ni le vertige de s'installer. Le pire fût lorsqu'ils atteignirent le point le plus haut de la citadelle. Le dernier plateau n'était pas entouré de mur mais dépourvu de construction, mis à part la tour et ce qui devait être un immense palais, il s'agissait d'une étendue herbeuse qui laissait une vue imprenable sur le paysage. Elle qui n'avait jamais été soumise au vertige, regardait au loin avec une espèce de crainte, comme s'il avait été trop facile de basculer dans le vide.

Sam risqua un regard vers le colonel pour le découvrir aussi blanc qu'un linge. Peut-être étaient-ils allergiques à quelque chose qui provoquait des hallucinations ? A peine cette possibilité avait-elle effleuré son esprit qu'elle la rejeta. Non. C'était autre chose. A nouveau cette sensation qu'elle ne devait pas en parler. Que ça n'appartenait qu'à elle. Son cœur s'emballa et elle était presque sûre qu'elle tremblait comme une feuille. La dernière chose qu'elle pensa avant de se laisser aller sur Teal'c fût que tomber dans les pommes alors qu'ils étaient prisonniers ne les mettraient pas en position de force.

La jeune femme quitta l'abri que lui offrait le palais pour s'engager dans l'herbe fraîche qui couvrait le dernier plateau. Elle n'avait aucune envie de jouer les hôtesses parfaites, et pourtant, il allait falloir qu'elle fasse un effort considérable. Son père avait été très clair sur ce point là. De son mariage dépendait le sort du royaume. Les armées du Chevalier Dar'ch de Deirne encerclaient le royaume et il était clair pour tous que, sans l'accord de mariage qui avait garanti la paix, la citadelle aurait été rasée.

Dar'ch avait tiré parti de la vanité de son père et de tous ceux qui l'avaient précédé. Ils considéraient la citadelle tellement imprenable qu'ils en avaient négligé l'entretien, encourageant les paysans à s'installer en dehors de la forteresse en leur assurant qu'elle était si puissante que personne ne se risquerait à l'attaquer. Rivalen en avait payé le prix. Les armées du chevalier avait massacré le peuple et tenaient un siège depuis presque deux mois. Les assauts étaient constants et même s'ils avaient peu de chance de faire céder les murs, ils jouaient sur le moral des soldats, en tuant par dizaines à chaque salve. La situation n'aurait pas pu continuer plus longtemps. Rivalen était perdu par la vanité de ses rois.

Du point de vue de la jeune femme, son père l'avait vendue à Dar'ch espérant sans trop y croire qu'il le nommerait régent et qu'il se contenterait d'elle pour butin de guerre. Relevant la tête, elle avança avec assurance vers les cavaliers qui s'étaient arrêtés à l'entrée du plateau. Ce qu'elle allait faire, elle le ferait pour son pays et elle le ferait la tête haute.

« Idiote ! »

Elle avança, ses yeux accrochant immédiatement l'homme vêtu de noir. Selon la tradition, les armures classiques étaient réservées aux soldats. Les chevaliers portaient eux des protections souples et légères. Un dégout profond s'empara d'elle quand elle réalisa que cet homme occupé à rabrouer une jeune domestique était son futur époux.

« Tu n'es qu'une pauvre idiote ! »

Elle connaissait la petite sur laquelle il criait. Elle n'avait même pas 13 ans…Grace –si ses souvenirs étaient exacts…La servante poussa un petit cri quand l'homme leva la main vers elle. Il n'eut jamais l'occasion de l'abattre, la jeune femme avait bloqué son bras. Leurs regards s'affrontèrent brutalement tandis qu'elle tenait toujours sa prise. Son propre bras la faisait horriblement souffrir, tous ses muscles étaient contractés dans une piètre tentative pour contrer l'attaque de l'adversaire. Enfin, il retira son bras, la foudroyant du regard.

« Pour qui vous prenez vous ?! »

Elle se demanda si elle avait bien entendu. Cet homme était dans le palais de son père et lui demandait pour qui elle se prenait ? Elle ?

« Pour la Princesse héritière Aude de Rivalen. »

Un rictus tordit ses lèvres délicates. Elle l'avait mouché. Grace –ou quel que soit son nom- se sauva sans demander son reste. Elle ne lui accorda pas plus d'un regard. Elle avait sauvé la jeune domestique mais ça restait une domestique.

« Princesse ou pas, je n'apprécie pas qu'une femme se mêle de mes affaires. »

Aude dût se mordre la joue pour ne pas laisser voir son agacement. Le machisme était aussi courant à Rivalen qu'ailleurs…

« Paix, mon frère. »

Un jeune homme, portant lui aussi la tenue reconnaissable des chevaliers, s'interposa entre eux. Ses cheveux châtains, retenus en une courte queue de cheval, brillaient sous le soleil et son visage, aux traits pourtant déterminés, était agréable aux yeux. Ses yeux étaient d'un marron sombre tirant sur le noisette et il y dansait une lueur amusée qui déplut à la jeune femme. Aude décida qu'elle le haïssait, au même titre que Dar'ch.

« La Princesse ne doit pas être habituée à notre rudesse, Dar'ch. »

Aude serra les dents. Elle détestait qu'on pense ou qu'on parle pour elle. Alors d'où venaient ses espèces de papillons qui naissaient dans son ventre ?

« Elle ferait mieux de s'y faire, alors. »

Surtout, qu'ils continuent à faire comme si elle n'était pas là…Aude aurait soupiré avec plaisir si elle ne s'était interdit ce genre de faiblesse. Agacée qu'ils poursuivent leur conversation. Aude leva ses yeux bleus vers celui aux yeux marrons. Sans qu'elle sache pourquoi, il lui était plus sympathique que Dar'ch. Dar'ch la dégoutait. Pour ce qu'il était et pour ce qu'il allait faire d'elle.

« Me donnerez-vous votre nom, Chevalier ? »

Elle sut au regard noir que lui renvoya son futur époux qu'elle venait de commettre un impair. Visiblement, Dar'ch attendait d'une femme qu'elle soit silencieuse et servile. Il était mal tombé.

Aude de Rivalen était, depuis son enfance, une figure enviée et convoitée de tous les Royaumes. Fille du Roi Marc de Rivalen, elle était la dernière héritière du trône, son père n'ayant jamais eu d'autre enfant, et donc un parti très avantageux qui intéressait bon nombre de rois, de princes et de nobles. De plus, ce qui ne gâchait rien à l'affaire, elle était, d'après les légendes, la femme la plus belle de tous les Royaumes, bien qu'elle n'en ait jamais tiré personnellement une quelconque vanité. Elle tenait ses yeux bleus de sa mère et l'on racontait que, lorsqu'elle vous regardait, vous aviez l'impression de voler. Ses cheveux noirs lui venaient de son père et faisaient plus encore ressortir la couleur de ses iris. Enfin, sa silhouette était plaisante et faisait rêver la plupart des hommes.

Par contre, ce qui avait découragé la plupart de ses prétendants, c'était son caractère. De sa mère, morte en couches, elle avait hérité un goût excessif pour une liberté qui n'était pas faite pour le sexe féminin. Alors que les autres jeunes femmes de son âge discutaient broderies, fêtes et bon parti, elle, rêvait de conquêtes, de batailles, et d'aventures. Contrairement aux autres, elle ne cherchait pas à faire un bon mariage, sachant d'avance que cette question là serait réglée par son père et pas à son avantage. Ses idées progressistes et son mauvais caractère l'avaient souvent mise à l'écart, malgré ou à cause de son statut de Princesse et elle avait grandi seule, apprenant peu à peu à garder ses dilemmes et ses idées pour elle.

« Veuillez m'excuser, Ma Dame, je manque à tous mes égards. Je suis le Chevalier Joffrey de Deirne. Vous allez épouser mon frère aîné. »

A ses mots, son cœur sombra sans qu'elle en connaisse la raison. Il lui était impossible de croire que ces deux hommes partageaient le même sang. C'était comme marier le jour et la nuit. Puis, elle se rappela qu'elle le détestait et que ça n'avait donc pas d'importance. Frissonnant sans se l'avouer sous le regard chaleureux de Joffrey, elle les invita à suivre ses serviteurs qui les installeraient dans leurs appartements et s'éloigna aussi vite qu'elle le put.

Elle se retourna une dernière fois, juste avant de pénétrer dans le palais. Dar'ch était encore occupé à crier mais Joffrey la couvrait d'un regard pensif. Rougissante, elle accéléra le pas vers sa chambre, s'obligeant à trouver cela inconvenant.