Petite info avant de vous lancer dans la lecture, je tiens à préciser que tout les persos sont humains. Voilà je tenais à vous en informer car on m'a plusieurs fois posé la question et je préfère éviter tout malentendu. Sur ce bonne lecture tout le monde.
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« DRRRRRRRRRRRIIIIIIIIIIINNNNNNNNNG »
Bella se réveilla dans un sursaut couverte de sueur et la respiration haletante. Le radio réveil affichait 6h00, heure pour elle de se réveiller afin de se préparer à aller en cours. Cependant elle était bien trop bouleversée par son rêve pour pouvoir se lever tout de suite. Elle jeta alors un coup d'œil à sa table de chevet et tendit sa main afin de se saisir fébrilement du journal. Elle se décida alors à l'ouvrir et commença à griffonner.
2 septembre 2009
Cher journal,
Aujourd'hui, j'ai fait un rêve plus qu'étrange concernant mon prof de littérature Mr Masen. Je dois t'avouer que cette expérience m'a carrément chamboulée car c'est la première fois qu'un truc pareil m'arrive. J'ai terriblement honte mais je ressent également un autre sentiment que je n'arrive pas vraiment à décrire, je pense que le mieux pour toi est que je te relate ce rêve afin que tu puisse juger de mon état, même si je dois bien t'avouer que je me sens un peu honteuse de te le faire partager et ainsi te dévoiler quelque chose de vraiment intime. Mais après tout c'est bien là ton utilité alors je vais faire un effort et passer outre cette gêne.
Flash back
j'étais sagement assise à mon pupitre observant d'un regard morne à travers la fenêtre un vieux chêne dont les fines branches pliaient sous la violence du vent. Perdu dans ma contemplation je n'entendis pas une voix m'appeler, jusqu'à ce qu'une main blanche vienne taper fermement sur mon bureau. Je vis alors mon professeur de littérature me lancer un regard courroucé ainsi qu'une trentaine de paire d'yeux me fixer avec curiosité pour certains et moquerie pour d'autres.
« Miss Swan puis-je savoir ce qu'il y a de si intéressant à l'extérieur pour détourner ainsi votre attention de mon cours ? » Me répliqua celui-ci d'un ton acerbe.
« Je, hum...je suis désolée monsieur. »
« Probablement pas autant que moi, vous serez priez d'attendre à la fin de l'heure » Me rétorqua-t-il sèchement.
« Bien monsieur » Lui répondis-je gênée de m'être encore une fois fait remarquer.
Le reste de l'heure se passa sans autre altercation, le professeur m'ignorant royalement. Quand la fin du cours sonna j'entendis celui-ci m'appeler.
« Miss Swan »
J'hocha la tête à son appel, comprenant que c'était là son moyen de me signifier qu'il ne m'avait pas oubliée. Il attendit patiemment que la classe se vide pour s'adresser à moi.
« Veuillez fermer la porte et vous approcher je vous prie »
Je me leva donc péniblement de ma table pour exécuter sa demande non sans avoir pesté intérieurement contre sa fainéantise. J'approchai ensuite calmement de son bureau ou il était assis. Il se leva alors brusquement sans que je n'ai eu le temps de faire le moindre mouvement et se retrouva derrière moi.
« Alors Miss Swan, il semblerait que vous soyez obstinée à me contrarier » Souffla-t-il d'une voix rauque près de mon oreille.
La sensation de sont souffle se répercutant sur mon cou me grisa et me fit perde tout mes moyens. C'est donc avec difficulté que je lui répondit.
« J...Je suis désolée Mo...Monsieur »
Je sentis son corps se coller à moi en guise de réponse tendit qu'il recommençait à me murmurer.
« Bien, dans ce cas j'imagine que vous seriez prête à faire le nécessaire pour vous faire pardonner, n'est-ce pas ? »
Mon souffle fut coupé après cette tirade, bon sang cela pouvait-il être possible ?
« Eh bien Miss, j'attends une réponse » Comme pour renforcer ces paroles il accentua encore plus sa prise.
« Je...Je o...oui professeur »
« Parfait, penchez vous sur le bureau dans ce cas »
A ce moment un couinement pratiquement imperceptible sortit de ma bouche tant j'étais surprise par sa requête. C'est donc tremblante d'excitation et d'appréhension que je fis ce qu'il me dit. Je sentit sa main remonter lentement le long de ma cuisse jusqu'à ce qu'elle disparaisse sous ma jupe. Son ascension s'arrêta lorsqu'il rencontra l'ourlet de ma culotte, il se mit alors à tracer de petits cercles sur ma hanche du bout de ses doigts. Un courant électrique me traversa de part en part, m'envoyant une décharge qui me fit me redresser brusquement. Mais c'était sans compter sur mon professeur qui me plaqua brutalement le haut du corps sur la surface de son bureau.
« Eh bien, eh bien jeune fille, il ne me semble pas vous avoir donné l'autorisation de vous relever » Il ponctua sa tirade d'une légère claque sur mes fesses.
Il recommença alors ses douces caresses, glissant sa main sur mon ventre et entreprit sa descente en caressant mon sexe à travers ma culotte déjà trempée d'excitation face à cette situation cocasse.
« Il semblerait que ce petit jeu ne vous laisse pas de marbre, n'est-ce-pas Isabella »
L'entendre prononcer mon nom de manière si sensuelle me fit pousser un gémissement auquel il répondit en me donnant un léger coup de bassin qui me permit de sentir toute l'étendu de son désir.
« Je crois que nous allons passer à la vitesse supérieur, qu'en penses-tu Isabella ? »
Il accentua ses paroles en raffermissant ses caresses sur mon sexe qui eurent pour unique conséquence de me faire pousser un autre gémissement. Il passa alors ses mains de chaque côté de mes hanches et entreprit de faire glisser ma culotte le long de mes jambes jusqu'à ce que j'en sois entièrement débarrassée. Une fois fait il se redressa et s'attela à faire sauter les boutons de mon chemisier un par un pour glisser une de ses mains impatiente sous mon soutient gorge et venir ensuite caresser et pincer le mamelon d'un de mes seins tendu par le désir. Je fus prise d'un sursaut à ce contact et fit rouler mes hanches d'excitation afin de rencontrer à chaque nouveau mouvement l'érection déjà bien présente de mon professeur, lui signifiant ainsi mon désir qu'il aille plus loin.
« Bien Isabella, toi et moi allons beaucoup nous amuser » Dit-il d'une rauque.
Tout en continuant de titiller mes seins, il refit glisser sa main droite sous ma jupe afin d'atteindre mes lèvres palpitantes et gonflées de désir. Il se mit alors à me caresser de ses longs doigts fins, titillant mon clitoris de façon délicieuse. Je me mis à haleter de manière incontrôlée sous la violence du plaisir, ce qui eu pour effet de l'inciter à accélérer sa caresse tout en insinuant son majeur en moi. Mon vagin se resserra instinctivement sur celui-ci montrant ainsi son ravissement. Il commença alors un long va et vient et ajouta progressivement un deuxième doigt qui me fit me resserrer encore plus. Il grogna d'excitation face à l'étau sur ses doigts et se pencha un peu plus sur moi pour me murmurer à l'oreille.
« Putain, tu es si étroite. Je n'ai plus la patience d'attendre Isabella »
Ses doigts se retirèrent alors de moi, me faisant pousser un cri de frustration, très rapidement stoppé lorsque j'entendis le doux bruissement d'une braguette qu'on descend. Une minute plus tard je le sentit de nouveau se presser contre moi, son érection directement posée contre mes fesses nues.
« Il va falloir te montrer très silencieuse Isabella, je n'aimerais pas être interrompu avant d'en avoir clairement terminé avec toi, est-ce que tu m'as comprit ? »
Il fit alors glisser son membre entre mes parois humides créant de ce fait une friction délicieuse.
« O...oui m...monsieur »
« Bien tu es une bonne fille Isabella »
Il se plaça aux portes de mon entrée et alors qu'il s'apprêtait à me pénétrer d'un mouvement brusque...
« DRRRRRRRRRRRIIIIIIIIIIINNNNNNNNNG »
Fin du flash back
Bon sang je te laisse facilement deviner ma frustration. Maudit réveil n'aurait-il pas put sonner cinq minutes plus tard. Putain j'étais sur le point de connaître la plus excitante partie de jambe en l'air de toute mon existence – bon d'accord je le reconnais c'était la première, mais quand même, je suis sûre qu'elle est classée dans le top cinq des situations les plus hot – et ben non il a fallut que quelque chose vienne tout foutre en l'air. Non mais franchement je te jure. Bon je rigole avec toi mais je risque de moins faire ma maligne quand je vais me trouver face à lui. Non mai c'est vrai, je fais quoi moi. Je pourrais jamais le regarder dans les yeux après le rêve que je viens de faire sans ressembler à une tomate bien mûre, ça c'est sûr. Il va sérieusement finir par me prendre pour une tarée si ça continue. Enfin bref c'est pas le tout mais je vais aller me préparer pour pas être en retard. Je sens que cette journée va être vraiment bizarre, je te tiens au courant.
Ciao bello
Bella
Bella ferma son journal et le posa à sa place habituelle puis sortit des affaires de son armoire et sauta dans la douche. Une fois prête elle constata qu'il était l'heure de partir alors elle descendit les escaliers en quatrième vitesse en faisant bien attention à ne pas se casser la figure et elle se rendit dans la cuisine pour se prendre une petite brique de jus d'orange et une barre de céréale. Elle fit un bref salut à Charlie et se précipita vers sa camionnette. Une fois sur le parking de la fac, elle se rendit dans l'établissement appréhendant l'après-midi, puisqu'elle savait qu'elle serait confrontée à son prof en première heure. Pour l'instant elle débutait par une heure de math, matière qu'elle détestait par dessus tout. Lorsqu'elle pénétra dans la classe elle remarqua que la seule place de libre était à côté d'une petite brune à lunette ayant un physique de première de la classe. Elle haussa les épaules et s'installa à côté d'elle. La brunette se tourna vers elle en lui faisant un grand sourire et entama la conversation.
« Salut moi c'est Angela ! Et toi tu t'appelle Isabella c'est ça ? »
« Juste Bella »
« Ah d'accord, va pour Bella alors »
Bella émit un petit sourire, cette fille semblait être vraiment attachante. Peut être arriverait-elle à se faire une amie cette année.
« J'ai entendu dire que certaines personnes n'ont pas été très sympa avec toi »
Bella grimaça au souvenir de Jessica et Lauren.
« Euh, ouai »
Angela émit un petit rire avant de lui répondre.
« Ne fais pas attention à elles, je n'ai pas pour habitude de critiquer mais pour elles deux je vais faire une exception » Elle se pencha un peu vers elle et lui chuchota à l'oreille « Se sont de vrai pestes »
Elles se reculèrent toutes les deux en se regardant dans le blanc des yeux et partirent dans un fou rire qui leur valut de nombreux regards.
« C'est sûr que ce n'est pas moi qui vais te contredire » Lui assura Bella.
« Sinon tu sais qu'il y a une autre rumeur te concernant » Lui dit Angela en haussant les sourcils de manière suggestive.
Bella haussa alors les sourcils.
« Ah bon, laquelle ? » Lui demanda-t-elle curieuse.
« Eh bien, il paraîtrait que tu as beaucoup de succès parmi les garçons tu sais ! Ils te trouvent tous très mignonne. Je suis d'ailleurs sûre que c'est en partie pour ça que Lauren et Jessica t'ont chambrées, elles sont probablement jalouses que tu sois le centre de toutes les discussions des garçons. »
Elle fut très surprise par cette révélation, jamais aucun garçon ne s'était intéressé à elle et ce de toute sa scolarité. Elle reconnaissait volontiers qu'elle ne pouvait pas vraiment leur en vouloir car il est vrai qu'elle était loin de ce considérer comme faisant parti des canons de beauté. C'est vrai, elle était tout ce qu'il y a de plus banale, brune aux yeux marron rien de plus terne en somme. Sans compter qu'en plus elle était aussi blanche qu'un cachet d'aspirine, alors franchement elle ne comprenait pas très bien ce que ces types pouvaient lui trouver. Alors qu'elle s'apprêtait à répondre à Angela le prof fit son entrée l'obligeant à garder le silence et à se concentrer sur le cours. Le reste de la journée se passa plutôt bien en compagnie d'Angela. Et c'est avec un semblant de sourire qu'elle rentra chez elle en fin de journée. Comme à son habitude elle monta les escaliers pour se rendre à sa chambre où elle déposa son sac avec plus de douceur que la veille. Elle s'installa alors sur son lit et s'empara du journal.
2 septembre 2009
Cher Nikki,
Comme tu peux le constater j'ai décidé de te donner un nom. C'est vrai, après tout ce que je t'ai raconté ce matin c'est tout de même la moindre des choses que d'officialiser notre relation, et quoi de mieux que de te donner un prénom, non ?
Si tu me dit qu'il ne te plait pas parce qu'il ne fait pas suffisamment viril, je te répondrais petit insolent ignorant que c'est le prénom d'un de mes héros de mangas préféré, j'ai nommé – roulement de tambour - « Nikki Larson » et que franchement je ne connais pas plus coureur de jupon que lui, nah. Et puis d'abord j'ai envie de te dire que je fais ce que je veux comme je veux car au cas où tu l'aurais oublié petit malin, tu es à moi et que si l'envie de t'appeler Gertrude me prends et bien tu t'appellera Gertrude, là ! En plus j'ai regardé sur internet et j'ai appris que ce prénom signifiait « journal intime » en japonais. Alors franchement si ça c'est pas le destin je veux bien me faire rebaptiser en Gertrude tiens !
Enfin bref passons à autre chose, je dirais que la journée d'aujourd'hui c'est à peu près bien passée dans l'ensemble. J'ai fais la rencontre d'une fille sympa dans ma classe qui s'appelle Angela, elle est vraiment très gentille. J'ai appris qu'elle habitait à Forks également et qu'elle avait un copain du nom de Ben avec qui elle sort depuis 3 ans.
Mais pour être honnête ce n'est pas vraiment pour te parler d'elle que j'ai fait appel à toi mais plutôt pour te raconter ce qui c'est passé en littérature aujourd'hui. Mon dieu je dois t'avouer que je suis un peu gênée, mon imagination va sérieusement finir par me jouer des tours un de ces quatre.
Flash back
La fin du déjeuné venait de sonner nous intimant ainsi à tous de nous diriger vers nos salles de classes. Je me rendis donc avec Angela en salle de littérature non sans avoir une boule à l'estomac. Nous décidions de nous asseoir l'une à côté de l'autre dans la rangée près des fenêtres. Je pris la place près de la fenêtre et me mis à observer l'extérieur, c'est alors que mon regard s'arrêta sur le vieux chêne, me rappelant ainsi des bribes de mon rêve.
« j'étais sagement assise à mon pupitre observant d'un regard morne à travers la fenêtre un vieux chêne dont les fines branches pliaient sous la violence du vent. »
L'entrée du professeur Masen m'empêcha de m'enfoncer un peu plus dans celui-ci.
« Bien je constate que tout le monde est là et à l'heure cette fois-ci » Dit-il en insistant bien sur la dernière partie de sa phrase tout en me fixant d'un regard sévère.
Je baissa aussitôt les yeux rouge de honte.
« Aujourd'hui nous allons commencer notre étude sur un sujet très controversé « l'inceste ». Je pense que vous êtes en âge de débattre sur des sujets plus adulte que ceux que vous avez étudié lors de votre scolarité jusqu'à présent. J'ai donc décidé de vous lire un extrait d'un auteur français très connu le Marquis de Sade. Écoutez »
"- L'inceste, un crime ! Ah ! Mon enfant, dis-moi, je te prie, comment une action qui fait loi sur la moitié de notre globe, pourrait se trouver criminelle dans l'autre moitié ? Presque dans toute l'Asie, dans la plus grande partie de l'Afrique et de l'Amérique, on épouse publiquement son père, son fils, sa sœur, sa mère, etc. ; et quelle plus douce alliance que celle-là, Justine ? en peut-il exister qui resserre mieux les liens de l'amour et de la nature ? Ce fut dans la crainte que les familles, en s'unissant ainsi, ne devinssent trop puissantes, que nos lois en France ont érigé l'inceste en crime ; mais gardons-nous bien de confondre, et ne prenons jamais pour lois de la nature, ce qui n'est que le fruit de la politique. En adoptant même une minute tes systèmes sociaux, je te le demande, Justine, comment serait-il possible que la nature s'opposât à de telles alliances ? Ne resserre-t-elle pas les premiers nœuds qu'elle nous impose selon toi ? Peut-il être à ses yeux rien de plus sacré que le mélange du sang ? Ah ! prenons-y bien garde, Justine ; nous nous aveuglons sur ce que la nature nous dicte à cet égard ; et ces sentiments d'amour, fraternels ou filiaux, lorsqu'ils s'exercent d'un sexe à l'autre, ne sont jamais que des désirs lubriques. Qu'un père, qu'un frère, idolâtrant sa fille ou sa sœur, descende au fond de son âme, et s'interroge scrupuleusement sur ce qu'il éprouve, il verra si cette pieuse tendresse est autre que le désir de foutre ; qu'il y cède donc sans contrainte, et il sentira bientôt de quelles délices la volupté le couronnera. Or, quelles mains, je lui demande, quelles mains lui préparent cette surabondance de volupté ? si ce ne sont celles de la nature. Et si ce sont les siennes, est-il raisonnable de dire que ces actions puissent l'irriter ? Doublons, triplons donc ces incestes tant que nous pourrons, sans rien craindre ; et plus l'objet de nos désirs nous appartiendra de près, plus nous aurons de charmes à en jouir."
« Est-ce que l'un d'entre vous connait le nom de l'œuvre dont est tiré cet extrait ? »
Je connaissais cette œuvre, bien que Sade ne fasse pas partit de mes auteurs favoris j'avais lu pas mal de ces écrits par curiosité. Cependant je n'étais pas d'humeur à parler alors je décidais d'ignorer sa question et de laisser vagabonder mon regard sur l'extérieur en fixant mon attention sur le vieux chêne. J'étais en pleine réflexion lorsqu'une main s'abattit sur mon bureau, je vis alors mon professeur fulminant de colère.
Merde.
« Perdu dans ma contemplation je n'entendis pas une voix m'appeler, jusqu'à ce qu'une main blanche vienne taper fermement sur mon bureau. Je vis alors mon professeur de littérature me lancer un regard courroucé... »
Mon regard se perdit sur sa main rester posée sur mon bureau.
« Il se mit à me caresser de ses longs doigts fins, titillant mon clitoris de façon délicieuse. Je me mis alors à haleter de manière incontrôlée sous la violence du plaisir, ce qui eu pour effet de l'inciter à accélérer sa caresse tout en insinuant son majeur en moi...Gémissement...Excitation...Plaisir »
Putain, putain de merde.
Je me ressaisis en secouant violemment la tête tentant de ce fait de faire disparaître les images obscènes qui traversaient mon esprit. C'est les joues légèrement rougit et en bégayant que je m'adressai à lui.
« O...oui pr...professeur ? »
« Bon sang, Miss Swan pourriez-vous rester concentrée je vous prie. » Il soupira d'exaspération avant de s'adresser à moi de nouveau. « Pourriez-vous répondre à ma question Miss ? »
« Bien sûr, il s'agit de « La Nouvelle Justine » »
« En effet »
« Moi je trouve que ce type est carrément dégoutant, je ne sais même pas pourquoi ses œuvres n'ont pas été brûlées, c'est du grand n'importe quoi ! » Dit Jessica en observant le prof avec un air aguicheur collé au visage.
Énervé qu'elle est interrompu mon échange avec monsieur Masen et qu'elle le regarde de cette manière, je décidais d'intervenir.
« Tu ne peux pas balancer ça comme ça sans rien argumenter, ses œuvres ne sont pas à prendre au premier degrés, il y a deux raisons pour lesquelles on puisse répugner à lire les écrits du marquis de Sade. La première est qu'on se reconnaisse dans les personnages jouant le rôle de bourreaux, ce qui peut effrayer et provoquer un rejet apeuré. La seconde est qu'on le rejette après une lecture et une analyse des éléments qui peuvent paraître séduisants et/ou horribles. Il est vrai que ses écrits débordent de voyeurisme et de cruauté, mais ils présentent tout du moins un intérêt : révéler une part d'horreur qui sommeille en chacun de nous. Le sadisme ne prend son sens que par rapport à la vertu, il ne peut exister par lui même, le plaisir ne se prenant qu'en violant des codes qui, s'ils disparaissent, entraînent sa mort. De même que le satanisme est un miroir déformant ridicule d'une Eglise ridicule, le libertinage tel que l'entend Sade est un miroir déformant ridicule d'une vertu ridicule. Quoiqu'il en soit lorsqu'on lit Sade soit on adore, soit on déteste mais une chose est sûr on y reste jamais indiffèrent et je pense que rien que pour ça tu ne devrais pas parler avec autant de légèreté de ses écrits »
A la fin de ma tirade je vis le professeur me regarder avec intérêt. Mais une fois de plus ce moment fut interrompu par Jessica super dinde qui ne pouvait pas se laisser prendre la vedette sans rien dire.
« Quoi tu vas dire que tu es pour l'inceste peut être, tu es d'accord avec ce qu'il dit ? » Me lançât-elle avec un regard mauvais.
« Bien sûr que non, je n'ai jamais dit ça, cependant je n'aime pas les personnes qui se permettent de balancer des critiques alors qu'elles n'ont même pas prit la peine de lire le livre. Parce que tu n'as pas lu le livre n'est-ce pas Jessica ? »
« Non, mais je n'ai pas besoin de le faire pour te dire que ce type était un porc ! » S'exclama-t-elle avec véhémence.
Alors que je m'apprêtais à lui répondre, le professeur se décida à intervenir.
« Bien mesdemoiselles, cela suffit. Cependant je vous demanderez à tous de me rendre un devoir la semaine prochaine portant sur la biographie de Sade ainsi que sur ses plus grandes œuvres. »
Un souffle de désapprobation retentit dans la classe.
« Bien, vous pouvez sortir »
Je croisa son regard une dernière fois avant de sortir.
Fin du flash back
Alors franchement tu trouve pas que c'était un peu bizarre. En tout cas je suis bien contente de l'avoir mouchée cette grosse truie. Enfin bref voilà tout. Bon je vais te laisser car j'ai des choses à faire.
A+
Bella
Bella referma son journal et le reposa, une longue journée venait de s'achever.
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Voilà fin du chapitre, j'espère sincèrement qu'il vous aura plus et avoir droit à vos nombreuses réactions qui me font si plaisir. Concernant Sade je tiens à préciser que j'ai pris sur internet. Personnellement je n'ai pas d'avis le concernant étant donné que je n'ai jamais lu une seule de ses œuvres donc voilà. Je remercie beaucoup tout ceux qui m'ont laissé un commentaire pour le chapitre précèdent, ça m'a fait vraiment chaud au cœur. Alors surtout n'hésitez pas à continuer ! Mdr ! Je vous dis à bientôt pour la suite.
Gros bisous tout le monde !
