Note d'auteur : merci à Haikki, Melysen et MadyLuna pour vos reviews, ainsi qu'aux reviews du premier chapitre. J'ai écris celui-ci avec beaucoup d'enthousiasme, j'espere qu'il vous plaira. On avance tout doucement, car cette histoire n'est pas une course et qu'elle se déroule sur un lapse de temps assez court.

Merci pour toutes vos reviews, bonne lecture

PS : MadyLuna, qui peut donc bien ne pas apprécier Ronald ?


Chapitre 3 - Réveil

Une lumière chaude s'infiltrant par les fenêtres et traversant les rideaux réveilla doucement Ronald Weasley. Il tenta de se cacher sous son épaisse couverture mais un flot volubile et continu le força à se réveiller complètement. Il allait pester contre Dean, lève-tôt insupportable, mais force fut de constater que ce n'était pas sa voix. Ce n'était pas non plus Harry ou Neville, encore moins Seamus. Il fronça les sourcils, se redressa, et se frotta les yeux avant de les ouvrir à nouveau.

La chambre dans laquelle il était n'avait rien du dortoir de Gryffondor. Les six lits de la salle circulaire y étaient aménagés de façon désordonnée, un hamac était même suspendu dans lequel dormait un garçon à la peau ébène et aux épais cheveux tressés de plumes. Perpendiculaire à son propre lit, Ronald reconnu le lit de Zacharias Smith, bien éveillé et vétu d'un pyjama en soie, qui lisait à voix haute son magasine et ne manquait pas de commenter chaque article.

«Les actions de Gringotts ont encore baissées, croyez moi que Theodore va avoir besoin de dormir sur nos canapés si cela continu... Oh ! Vous devriez voir la page des sports ! Les Faucons de Falmouth organisent un hommage à Randolph Keith le soir d'Halloween, m'est avis que c'est à ne pas manquer... Quelqu'un est intéressé par des coupons de réduction à Fleuri & Boots ? »

Agacé par ce déferlement de paroles, Ron attrapa le premier objet à sa porté et le lui jeta à la figure. Zacharias eu une exclamation de douleur alors qu'il recevait la baguette du rouquin à l'arrière de sa tête.

«Aie ! C'est comme ça qu'on dit bonjour chez les lions ? Pas étonna que vous soyez si fonceurs avec tous les neurones que vous devez avoir perdu au fil des années. »

Le garçon dans son hamac eu un petit rire moqueur et descendit de son perchoir à l'instant où deux autres garçon sortaient de la salle de bains. L'un était petit à la peau mate et l'autre, plutôt grand, arborait un immense ours déchaîné tatoué sur toute la surface de son dos. Les deux garçons se glissaient des œillades énamourées tandis que Zacharias attrapait les affaires pliées sur sa chaise et se précipitait dans les douches en même temps que son camarades.

« Il ne restera plus que toi, Ron. Léo et Youssef sont déjà en train de prendre leur petit déjeuner. »

La routine de ce dortoir semblait bien huilée, elle rappelait à Ronald le Terrier, un endroit où l'on savait y faire avec la vie en collectivité. Chez les rouge et or, chaque matin relevait d'un combat de coqs pour savoir qui prendrait sa douche en premier. Là de ses réflexions, le cadet Weasley nota qu'un uniforme aux couleurs jaunes et noires était parfaitement plié sur un petit tabouret à côté de son lit. La veille, il s'était couché si tard qu'il n'avait pas véritablement vu le dortoir. Mis à part les lits, il n'y avait pas beaucoup de mobilier. De larges fenêtres oblongues en haut de la pièce étaient partiellement obstruées par de riches rideaux aux couleurs chaudes, du lierre grimpait par endroit le long des murs pierreux et le sol était recouvert d'épais tapis et de coussins éparses qui semblaient avoir été jetés des lits. À bien y regarder les lucarnes étaient composées de vitraux jaunes et orangés, ce qui expliquait une lumière si chaude en cette fin de septembre. À coté de chaque lit se trouvait une table basse, celle que Ronald avait prise pour un tabouret et sur laquelle était posé son nouvel uniforme. Sa valise avait été rangée sous son lit. À part cela, chaque étudiant semblait avoir apporté sa touche personnelle à la décoration de la salle.

Ainsi, le lit de Zacharias, dont la tête s'appuyait contre la paroi du mur, était surmonté d'un petit miroir au cadre doré finement sculpté, lui même dominé par une petite étagère en bois de chêne sur laquelle étaient posés quelques grimoires, une épaisse bougie parfumée, ce qui semblait être un album photo, et un médaillon pendant de l'étagère qui se balançait doucement en venant cogner contre le mur.

Ronald observa également, pelle-mêle, un mobile représentant le ciel étoilé qui flottait au dessus d'un lit, une couverture en soie d'accromentule, des photos de plusieurs garçons de Poufsouffle jouant dans le parc, un attrape-rêves, plusieurs plantes phosphorescentes, et un étui à violon fermé.

Vingt minutes plus tard, Ronald était habillé d'une robe de sorcier à l'insigne jaune et noire. Il jeta un œil à son reflet dans le miroir et s'y trouva fatigué. Il avait des cernes, le teint pâle, les cheveux en bataille... Mais son estomac gargouillait et il se dirigea avec entrain vers la sorti du dortoir, bien déterminé à prendre un solide petit déjeuner.

La salle commune grouillait de vies, d'enfants et de jeunes adultes allant en tout sens. Une petite brunette aux yeux bleus électriques dirigeait un groupe de premières années chargés d'arroser les plantes. Elle était fluette mais dégageait une confiance en elle absolument débordante. Le préfet se chamaillait avec trois sixièmes années, pendant qu'une blonde à l'allure robuste les prenait en photos. Il y avait aussi quelques retardataires qui finissaient en hâte leurs travaux et des perfectionnistes relisant leur devoir pour la énième fois. Luna s'était éclipsée sur la pointe des pieds pour ne déranger personne. Justin Finch-Fletcher, que Ronald savait être de sa promotion, traversa la pièce les mains chargées de livres sur lesquels tenait en équilibre une théière fumante. Tous s'écartaient presque automatiquement de lui, comme habitués à ce dangereux convoi. Ernie et Hannah le suivaient en riant, un paquet de gâteaux et quelques tasses à thé dans les bras. Ils s'installèrent tous les trois à une table d'étude, et furent rapidement rejoins par d'autres élèves de leur année.

Ronald, après une brève hésitation, s'approcha :

« Vous ne mangez pas dans la Grande Salle ?

« Un vendredi ? Est ce que tu réalises que l'on devra être en salle de potion dans moins d'une heure ? On gagne beaucoup de temps en prenant le breakfast ici, et ça nous permet de relire nos notes du dernier cours. »

Au vu de la mine désemparée du rouquin, Ellen lui tira une chaise et l'invita officiellement à se joindre à eux.

« Aller, camarade, ne sois pas timide on est tous dans la même galère. »

Ils partagèrent un rire complice avant que Susan n'ajoute d'un air entendu :

« Sauf Ernie, bien sûr, qui a déjà traversé l'océan à la nage et regarde notre galère depuis son île paradisiaque. »

Ronald répondit par un sourire un peu gêné et mordit dans un cookie aux airelles. Il était délicieux, bien plus que ce à quoi le rouquin s'attendait. Il en pris un deuxième et se dit que, finalement, rester dans la salle commune lui permettrait d'éviter Harry.

oOoOoOo

Puisqu'il n'avait pas sérieusement lu son nouvel emploi du temps, Ronald avait décidé de suivre le mouvement des troupes jaunes et noires. Le trajet jusqu'aux cachots ne dura pas plus d'une poignée de minutes, durant laquelle on prit le temps de discuter avec pas moins de huit tableaux et de saluer le Moine Gras.

Les Serdaigles, qui partageaient le cours de potion avec les Poufsouffles, arrivèrent au compte gouttes. En voyant le rouquin, célèbre acolyte d'Harry Potter, Anthony Goldstein eu un étrange sursaut d'incompréhension. Il fut rapidement rejoint par les yeux écarquillés de Terry Boot et le murmure de Padma Patil.

« Mince alors... Parvati ne blaguait pas, on t'a vraiment changé de maison. »

Un bourdonnement d'incompréhension gagna rapidement les autres élèves de la maison bleue et bronze, sous les regards amusés des blaireaux. John Cadwallader osa une pique à leur égard :

« Qui aurait cru qu'il y eu une telle récompense pour avoir frappé Saint-Potter. »

Les murmures des Serdaigles redoublèrent alors, tandis qu'ils tentaient de reconstituer l'histoire à partir des ragots dont Patil avait entendu parler. Ron lança un regard de reproche au brun, à qui il n'avait jusqu'alors jamais adressé la parole et qui venait de le mettre à nouveau dans la position de l'agresseur. Il décida d'ailleurs de rétablir la vérité.

« Je n'ai pas déclenché la bagarre. Nous avons eu... Un désaccord, et les choses ont dérapé jusqu'à devenir hors de contrôle. »

« Donc... Vous n'êtes pas fâchés ? Parce que d'après Lavande, tu as promis à Harry d'aller danser sur sa tombe. Ça ne ressemble pas vraiment à une franche camaraderie. Tu as été très dur avec lui. » l'accusa Padma.

« Écoute, ce ne sont pas tes affaires. Mais je te conseilles de ne pas te fier aux bavardages de Lavande. »

Ronald était devenu aussi rouge que le blason de son ancienne maison, et il remarqua que les Poufsouffles s'étaient instinctivement placés autour de lui, près à prendre sa défense. Cela lui fit chaud au coeur, mais lui rappela également désagréablement la façon dont Hermione et lui protégeaient les arrières d'Harry face aux Serpentards.

Il n'y eu pas le temps de plus d'interactions, car Severus Rogue ouvrit la porte de sa salle en grande pompe. Apparement, il s'était trouvé dans la salle de classe durant tout ce temps. Les élèves entrèrent dans un silence mesuré, il semblait dangereux d'agacer Rogue dès le matin. Il accorda un signe de tête à certains élèves, notamment Ellen, ce qui étonna Ronald. Il n'avait jamais vu le professeur offrir de la sympathie à un élève jusqu'ici, sauf aux Serpentards évidement.

Le maître des potions referma la porte derrière le dernier Aigle et, une fois chacun installé, susurra d'une voix doucereuse :

« Je vois que les Poufsouffles ont acquis un nouveau membre parmi eux, espérons qu'il se montre digne de leur réputation... Monsieur Weasley, je présume que vous avez eu le temps de prendre connaissance du devoirs à faire ?

« Oui Monsieur. » répondit Ron avec une certaine appréhension, tout en tendant un long parchemin taché et raturé.

Après y avoir jeté un œil, le professeur eu un léger rictus que Ron cru, une fraction de seconde, être un sourire.

« Je prendrait grand plaisir à lire votre travail plutôt que celui de miss Granger, pour changer. »

Le rouquin eu du mal à savoir s'il s'agissait de l'une des habituelles remarques acerbes de son professeur ou bel et bien d'un encouragement. Cependant il dû admettre que le cours paraissait plus intéressant lorsqu'il n'était pas sans arrêt interrompu par des piques adressées à Harry et Neville. Aucun chaudron n'explosa, et avec l'aide de Susan il obtint une potion de paralysie très correcte.