StarWild

ou l'étoile célébrant le jour nouveau

Chapitre 3 :

Un après-midi à Ponyville

StarWild sortit donc de chez lui, dans cette fameuse clairière dont le sol verdoyant était encore humide de rosée. Le temps était enfin clair, l'air léger et agréable, comme seul l'automne pouvait en offrir, frais et exaltant. Les teintes ocre du feuillage des hêtres et des bouleaux contrastaient avec le sol gorgé de pluie dégageant une forte odeur d'humus, où ressortait une série d'empreintes solitaire, se dirigeant vers le nord-est. StarWild sourit en les apercevant, puis inspira profondément de grandes bouffées de l'air automnal, et se dirigea vers le sud-est, vers Ponyville. La clarté de cette journée l'avait revigoré, de tel qu'il partit tranquillement au trot. La traversée du bois lui sembla presque irréelle, tant elle lui fut agréable. Tout lui semblait guilleret, depuis l'harmonieuse mélodie des oiseaux jusqu'aux murmures des feuilles que soufflait une légère bise. Le seul petit bémol était sa fatigue et le souvenir de sa douleur Cependant, il avait pris un tardif mais copieux petit-déjeuner d'avoines et de pommes. Au moins, il pouvait de nouveau aller de son chemin sans risquer de nouveaux la perte de connaissance.

Il avait traversé à peu près la moitié de la forêt quand il arriva au pied d'un curieux promontoire, dont la forme ressemblait fortement à la tête d'un aigle. C'était son endroit préféré. Il y venait souvent à l'aube afin de voir les premiers rayons du soleil se lever entre les montagnes, recouvrant petit à petit la cime des arbres en contrebas de leur chaude lumière, qui réveillaient toute sorte d'hôtes de ses bois : lapins renards, écureuils, grives… Tout ce petit monde s'égosillait alors dans une joyeuse bousculade. StarWild pensait que ce spectacle valait bien tout le temps du monde. Bien que le soleil se rapprochait de son zénith, et que les animaux s'était déjà dispersés, il décida quand même de s'y arrêter. Il ne fut pas déçu soleil diminuait peut-être sa visibilité, mais la simple danse des ombres des oiseaux sur les cimes était enivrante.

Il prit soudainement conscience qu'il avait encore sa véritable apparence. Il ne pouvait se permettre de se présenter en ville ainsi, même si les personnes qu'il souhaitait rencontrer était au courant de sa véritable identité. Il regagna donc l'ombre des arbres qui s'arrêtaient quelques mètre avant le bord. Dans un éclair de lumière, il fit appel à sa magie, qui l'enveloppa complètement de son halo, le transformant momentanément en une vive flamme argentée. Transformer jusqu'à sa nature(il est censé être une alicorne alors qu'il devient un pégase, sans parler de sa marque de beauté) nécessitait une énorme quantité d'énergie, ce qui le rendait toujours épuisé, le souffle court. Il était devenu Thunder Hope. Il retourna donc à la corniche de l'aigle, où hier soir il avait retrouver Célestia, et déployant ses ailes, rejoignit les oiseaux dans leur danse céleste parmi les nuées. C'est en leur compagnie que l'étalon survola le pan de forêt restant entre lui et Ponyville Il longea ensuite la route que la veille une princesse avait suivi, bien que du coup, le domaine de la Douce Pomme se trouvait sur sa gauche. Cette voie était déjà bien empruntée. Beaucoup de poney prenait se chemin, car la ferme était un endroit incontournable, surtout lors de balade en famille, où les enfants approcher des animaux qu'il ne voyait pas tout les jours

StarWild continua son chemin. Il avait un petit espoir de rencontrer Granny Smith, afin de la remercier d'avoir indiqué à Célestia où elle pouvait le trouver bien qu'il lui avait intimé le silence : Mais elle n'avait certainement pas eu le choix, la princesse étant assez persuasive. La preuve, elle avait sût dire les mots exactes pour le convaincre de revenir et remettre en ordre leur amitié. StarWild ne vit cependant nulle part la doyenne en chemin, même dans la basse-cour de sa ferme. C'est alors qu'il se frappa le front de son sabot : vu l'heure qu'il était, elle devait certainement être au champs ! Il était alors aucunement question de la déranger, car elle serait capable de l'accueillir à grand fort de ruades ! Enfin, il la remercierait sur le chemin du retour. Il repartit donc vers le petit bourg, en prenant bien soin de s'aider des plis de nuage afin de se dissimuler au fur et à mesure qu'il s'en approchait, passant inaperçu. Il arriva donc aux abords du village.

C'était une de c'est petite ville typique de l'arrière-pays d' Equestria, avec ses toits de chaume, ses maison a colombages, sa rue pavée, tant est si bien que l'on entendait venir les poneys de loin. Tout était calme et paisible, du clocher de l'hôtel de ville jusqu'à la terrasse du café mais aussi vide. Cependant, la fumée s'échappant des cheminées, ainsi qu'une grande clameur s'élevant de la place centrale du village démontraient que Ponyville n'était pas si abandonné qu' elle ne le semblait. StarWild décida donc d'aller en direction de la source de cette clameur, afin de découvrir ce qui se tramait.

Il eut tôt fait de le savoir. La place n'était qu'a l'angle de la rue par lequel il était arrivé, passant un pont en arc : Il fut surpris par la grandeur de la foule( quasiment tout les habitants du bourg) qui s'y était regroupée. Elle faisait face a une estrade sur laquelle la maire de Ponyville s'appuyait sur un pupitre, semblant parler avec entrain. Toujours fidèle à elle-même, elle s'était apprêtée de sa fidèle lavallière verte, ainsi que de sa paire de lunette. Elle avait le poil isabelle, et la crinière que le temps avait grisé, de façon que sa crinière semblait être d'argent. Elle termina son discours, puis s'éclipsa de l'estrade pour rejoindre ses concitoyens.

Cependant, StarWild n'en avait pas entendu les propos. C 'est alors qu'il aperçut Lyra Heartstrings, une jeune licorne à la robe bleu-vert et au crin bleu pastel et blanc, dont la marque de beauté représentait une lyre. Elle était l'une de ses admiratrices les plus sérieuses. Il savait qu'il pouvait lui demander des renseignements. Répondant brièvement aux salutations que l'on lui adressaient, il se dirigea vers elle et une autre jument, Sweetie Drop( dont le crin était bleu et rose.). C'est alors qu'il l'interpella gentiment :

« Bonjour, mademoiselle Heartstrings. Veuillez m' excuser de vous déranger , mais que se passe-t-il donc ici ? »

Lyra se tourna vers l'artiste, visiblement surprise de le voir lui adresser la parole. Mais elle reprit très vite contenance, et répondit alors, d'un ton égal à celui de l'artiste :

« Bonjour, monsieur Hope. Je suis heureuse de vous voir. Il s'avère que nôtre maire vient de nous informer que Ponyville avait été choisit par la princesse Célestia pour célébrer la prochaine fête du Soleil d'été, dans plusieurs mois(onze si je ne m'abuse).

- Eh bien, la Souveraine d'Equestria est du genre prévoyante apparemment ! Répliqua StarWild, dans un sourire.

- Vous n'êtes pas sans savoir que cette célébration est l'une des plus importante de notre royaume. Alors quand c'est une petite bourgade comme nous qui organisons la festivité, tout le monde s'emballe au sujets des préparatifs ! Expliqua la jument avec un sourire gêné.

-Je vois. Je vous remercie de ces information mademoiselle Heartstrings, mais j'aurai une dernière question a vous posez...

- Faites donc ! Répondit Lyra courtoisement.

- Sauriez-vous m'indiquer où je pourrais trouver Vinyl Scratch, ou bien Octavia ?

- Comment le saurait-je monsieur Hope ? Je ne peux malheureusement compter ces artistes dans mon entourage. Cependant il me semble que la DJ PON-3 est dans la foule justement. Oui, regardez au bord de l'assemblée, à gauche !

- Je vous remercie de nouveau, mademoiselle.

- Je vous en prie, ce n'est rien ! »

Lyra s'en fut, accompagnée de son amie. StarWild suivit donc la direction qu'elle lui avait indiqué, tout en évitant de se faire remarqué ( ce fut plus facile qu'il ne le pensait, chacun discutant âprement des prévisions pour la célébration). C'est alors qu'il aperçut la personne qu'il recherchait. Elle s'était légèrement mise à l'écart du groupe pour éviter ses admirateurs. Conscient que s'il se dirigeait vers elle, il risquait d'attirer l'attention sur eux deux, il décida de faire de même, attendant que la foule se disperse. En d'autre circonstances, cela ne l'aurait pas gêner de parler avec ses fans, mais la nouvelle qu'il avait à annoncer ne lui permettait pas (et ne l'encourageait guère non plus) de faire une révélation en publique immédiatement. Il attendis donc. Quand le plus grand nombre était partit, il se dirigea enfin vers la platiniste*. Cette dernière était une licorne blanche, dont le toupet, la crinière et la queue étaient coiffés de façon rebelle. Son crin était composé de bande d'un bleu légèrement foncé et d'un autre à peine plus claire. Sa marque de beauté était une double note noire. Bien entendu, elle portait toujours son inséparable paire de lunette aux verres fumées. StarWild ne l'avait quasiment jamais vu sans. Il s'était toujours demander la raison pour laquelle Vinyl Scratch les arborait autant : Peut-être voulait-elle dissimuler la couleur de ses yeux (ils était rouges), qui aurait put mettre mal à l'aise les personnes qu'elle fréquentait.

En tout cas, il fut certain qu'elle l'avait remarqué. Pourtant, elle prit la direction du café du village, sans lui accorder autre chose qu'un furtif signe de la tête, lui intimant de la suivre. C'est ce qu'il fit donc, tandis qu'elle le menait à l'intérieur du restaurant. L'atmosphère était chaleureuse et détendue, la pièce brillamment éclairée par un lustre. La décoration rappelait ces salons de thé, où l'aristocratie buvait avec une décence et une platitude exaspérante dans des tasses plus petite que des boulets* mais avec cette vivacité qu'apportaient les villageois( pour la plupart issus de milieux modeste) grâce à leurs francs-parler et leurs argots. Vinyl Scratch s'installa sur un fauteuil au fond de la salle, à l'abri des regards et avec la porte d'entrée dans son champ de vision. Elle présenta ensuite un siège au musicien, qui fut enchanté de pouvoir se laisser choir après son long vol et les émotion de la veille, en face d'elle. A ce moment-là, vint le serveur pour prendre leurs commandes. Vinyl demanda un pression d'avoine. StarWild prit pour sa part une bouteille de cidre fraîche. Le serveur repartit alors, derrière son comptoir. D'un commun accord, les deux musiciens décidèrent d'attendre son retour afin d'éviter d'être interrompus dans leur discussion. La licorne s'enfonça plus confortablement dans son fauteuil, tandis que la pégase observa la pièce pour tromper son attente. Chaque poney présent était accompagnés ils discutaient tous dans un brouhaha continu, traitant de sujet aussi divers que variés. Dans le coin opposé de la salle, deux juments parlaient déjà de la futur célébration. Une licorne semblant travailler dans le domaine du bâtiment protestait vertement avec son comparse cheminot* du retard du chantier sur le réseau ferroviaire entre Manehattan et Appleloosa, au centre du salon. Près de la porte d'entrée, deux pégases commentait la dernière prestation des Wonderbolts : l'une d'entre elles ( il ne l'avait jamais vu auparavant), à la robe bleu clair et la crinière arc-en-ciel, assez jeune, stipulait que le léger écart de Saorin était dut aux mauvaises conditions de vol, tandis que l'autre affirmait que non . Elles semblaient sur le point de ce disputer.

Ce fut le tintement du verre sur la table qui averti StarWild du retour du dernier prit soin de décapsuler la petite bouteille de cidre et de servir la chope de bière. Pour le remercier,StarWild et Vinyl Scratch lui donnèrent chacun un petit pourboire, en plus de la note. Les remerciant dans un sourire , il s'éclipsa derrière son comptoir afin de l'encaisser, puis se chargea d'essuyer ses verres. Après avoir prit une gorgée de sa chope, la licorne eut un soupir de contentement. C'est alors qu'enfin elle s'adressa à l'artiste :

« Eh bien, pourquoi tant de sérieux sur ce visage d'ordinaire si jovial ? Cela ne ressemble pas à l'artiste nordique que je connaît.

- Chut ! Chuchota StarWild en intimant le silence à son amie. TU sais que je n'aime pas que l'on parle de mes origines ! »

Il prit à son tour une gorgée d'alcool. La boisson le rafraîchit instantanément. Enfin détendu, il continua :

« Désolé. Mais ces temps-ci, j'accumule beaucoup de fatigue, ce qui à tendance à me rendre...

- Exécrable, je sais. Bien qu'elle se lit sur ton visage, elle ne te permets pas de t'en prendre aux autres ! Lui déclara la platiniste, le regardant par dessus ses lunettes.

- J' en suis vraiment confus, Vi. Pour répondre à ta question, si je suis si sérieux, c'est que je vais partir de Ponyville à la fin du mois. »

Vinyl Scratch recracha une grande partie de la bière qu'elle venait de reprendre, aspergeant le sol à coté d'eux. Elle s'empressa de le nettoyer, s'excusant auprès du serveur. Lorsqu'elle revint à sa place, son expression de surprise n'avait pas quitté son visage :

« Mais c'est dans trois jours ! Comment cela se fait-il que tu doivent t'en aller ? Tu pars en tournée ?

- Loin de là. Comme tu le sait, je ne suis pas un pégase comme les autres . Du coup, la princesse Célestia est venu me voir hier soir, me demandant de prendre la direction de l'Académie pour jeunes licornes surdouées de Canterlot. Pour des raisons que je ne peux te divulguer, j'ai été contraint d'accepter son offre.

- Mais si tu devient un bureaucrate, cela signifie que tu va arrêter la musique ? Demanda Vi, reprenant sa chope.

-Oh que non ! Autant me couper mes propres ailes ! Mais disons qu'elle ne sera plus mon activité principale, expliqua StarWild en l'imitant . Cependant , si je continue dans le domaine musicale, je voudrai pouvoir le faire sous mon vrai visage.

- Cela me semble correct, répondit Vinyl en penchant légèrement la tête de coté. Comment compte tu t'y prendre ?

- Je souhaiterai faire une révélation en public lors d'un concert. C'est pour ça que je voulait parler avec toi et Octa. J'aimerai monter un groupe. »

Pour la seconde fois, Vinyl Scratch recracha le contenu de sa chope , tant et si bien que le musicien fut aspergé, sous le regard noir du barman. Elle s'excusa immédiatement, puis sortit de sa poche un mouchoir pour StarWild. Pendant que se dernier s'essuyait, elle se rassis dans son siège. Elle considéra sa chope (elle était quasiment vide) et préféra l'écarter d'elle. Tandis que StarWild lui rendit son tissu, elle s'exclama :

« Tu n'es pas sérieux ? Toi et moi, passe encore, Mais avec Octavia ! Impossible. De toute façon, elle joue actuellement dans un orchestre symphonique à Canterlot.

- Allons, tu ne me la fera pas à moi ! Répliqua l'étalon en riant. Je sais que vous vous entendez très bien, et que tu saurais la convaincre. Allez, s'il te plaît, ça vaut le coût d'essayer ! Dit-il en taquinant la platiniste.

- Hmm, on peut y réfléchir, effectivement, marmonna Vi comme pour elle-même. J'essaierai de lui parler. Je pense que ce soit susceptible de l'intéresser.

- On à le temps. J'aimerai juste que tu participe à mon concert de départ, dans trois jours, si tu peux. Je me chargerai de l'information.

- D'accord, je suis partante. On se donne rendez-vous à quinze heures, le temps d'installer le matériel ?

- Ça marche. Je pense installer la scène sur la place où la maire à fait son discours, ce matin.

- C'est parfait. Bon, je doit y aller. Je te souhaite un bon week-end alors, et je te dis à mardi !

- Salut, et à mardi, oui. »

Après s'être serrés les sabots, les deux artistes se séparèrent, Vinyl Scratch sortit du restaurant et StarWild y demeura, commandant une soupe de potirons et une tarte aux pommes. Il prit son temps pour déguster ces mets, tant et si bien que lorsqu'il eut fini son repas, l'après-midi était déjà avancé. Il allait partir au service postal après avoir terminé de mâchonner une pomme ( qu'un fan lui avait gracieusement offerte) quand quelque chose lui recouvrit les yeux, le précipitant vers le bas. Il se cognait sur le rebord de la table tandis qu'une voix à l'accent buriné par le soleil lui demanda:

« Alors, comment que va mon parrain* adoré?

- Bien, jusqu'à ce qu'une petite sauvageonne surgit de nulle part ne vienne interrompre sa pause déjeuner! Répondit StarWild, feignant la colère.

- Oh, désolée, m'sieur l'artiste » répondit une jeune pouliche au natte blonde et à la robe orangé, qui réajustait le chapeau de cow-girl avec lequel elle avait abordé l'étalon.

StarWild sentit alors le contact chaud d'une fourrure à ses sabots. Quand il se courba l'encolure pour voir de quoi il s'agissait, sous la table, il fut accueillit à coups de langue râpeux, dans un jappement joyeux. Il se redressa, le visage légèrement humide:

« Mais que fais-tu ici avec Winona, Applejack?

- Il s'fait que le canon que tu t'es envoyé est directement produit dans notre ferme. Mac et Granny étant aux champs et au pressoir, il mon d'mandé de fournir ce café en cidre. Quant à Winona, elle me suivrai jusqu'au bout du monde que ça n' m'étonnerais pas! Répondit cette dernière, en agitant la queue.

- Les animaux sont extraordinaire, n'est-ce pas? Dit StarWild, songeur.

- T'as rien dit de plus vrai! Mais, nom d'un trognon d' pomme vermoulu, que t'est-il arrivé au museau? C' est à cause de ça qu' tu veux partir?

- Comment es-tu au courant? Demanda l'étalon, abasourdi.

- J'vous ai entendu causer, toi et Scratch, au sujet de ton concert de départ, lors de ma livraison. Répondit Applejack, penaude mais honnête. Mais cette cicatrice...

- Cela ne mènerait à rien si je te disait d'où elle me provient. Puis, tu ne pourrait pas comprendre. Ne t'en fais pas, ce n'est rien. Alors, comment ça se passe à la ferme? »

Soudain, AppleJack prit un air grave. Elle prit le fauteuil en face de StarWild et s'y laissa choir. Winona, toute jeune, dût s'y prendre à plusieurs reprises, mais parvint à sauter à la suite de son maître, contre lequel elle se blottit. Soupirant, la fermière lança:

« Tout va pour le mieux. Notre stock de pomme s'écoule bien, nous aurons beaucoup de petit à naître au sein de nos troupeaux. Oui tout va pour le mieux, pourtant... Mais Applejack se tut.

- Qu'y a-t' il ? Demanda StarWild, l'incitant à poursuivre.

- C'est que, ce n'est pas la ferme qui ne va pas... C'est moi ! » S'exclama-t' elle, éclatant en sanglot.

Peiné, l'étalon tenta de la consoler de son mieux, lui tapotant gentiment l'épaule, mais sans grand succès. Au bout d'un moment, cependant, Applejack parvint à se calmer, et poursuivit :

« Je ne veut plus vivre à la ferme. Il me semble que tout y a perdu de son éclat, ces dernier temps.

- Tu sais, c'est souvent le cas quand arrive l'automne. Beaucoup de gens se sentent nostalgique à cette période, y compris moi.

- Je le sais ! Cependant, ce n'est pas a cause de ça. Je ne m'y sent plus à ma place.

- Je comprends ( elle le regarda d'un air triste et teinté d'incompréhension). Mais sache que tu traverses une phase de doute que chacun traverse tôt ou tard. C'est normal que tu reconsidère ton environnement immédiat : la ferme. Mais prends garde à ne pas trop rester dans cet reconsidération, au risque de te laisser dépérir ! Je n'ai qu'un conseil à te donner, bien que moi-même je ne l'appliqua pas immédiatement : Écoute ton cœur la réponse doit venir de toi-même. C'est pour cela que je ne ferai rien pour t'empêcher de faire quoi que ce soit. Bon, sourit un peu ! S'exclama StarWild. Je ne veux pas partir de Ponyville en emportant le visage triste de ma filleule* avec moi !

- Tu as raison Star... euh, Thunder Hope, répondis Applejack en séchant ses larmes elle se jeta alors à l'encolure du musicien, manquant de lui briser la nuque. Merci, merci pour tout ! Grâce à toi, je sais de nouveau quoi faire, même si ça me semble difficile. J'écouterai mon cœur, et personne ne pourra m'en empêcher. Allez, vient Winona, il faut qu'on y aille ! Je serait là pour ton concert. On s'y reverra !

- Salut, Applejack. A la prochaine! »

C'est sur ces mots que les deux chevaux se séparèrent, la pouliche rentrant chez elle, et le musicien se dirigeant vers la poste. Il ne mit pas longtemps à s'y rendre, le bâtiment étant juste à coté de l'hôtel de ville, de l'autre coté de la place centrale. StarWild prit même le temps de se rafraîchir à la fontaine, au milieu du village. Mais une fois dans la queue, il s'en voulut d'avoir autant flâner. Il rentra dans l'accueil de l'établissement à l'heure de pointe. Alors il dut signé des autographes, répondre au questions de ses admirateurs, tant et si bien que la poste n'allait pas tarder à fermer les guichets quand il put enfin y accéder. Néanmoins il avait put profiter de ce temps pour avertir la foule de son concert de départ. Il envoya donc ces deux lettres. La première, destinée à la princesse, fut porter immédiatement selon la requête de StarWild. La deuxième, quant à elle, attendit tranquillement la fin du week-end pour arriver au domaine de la Douce Pomme, où elle réchauffa le cœur de plusieurs personnes.

StarWild passa donc ces derniers jours à Ponyville à faire ses valises. Il avait trouver grâce à une amie (et ex-collègue de travail) une petite maisonnette dans la banlieue est de Cloudstale. Ainsi il pourrait faire le trajet entre la ville céleste et Canterlot en une vingtaine de minute, s'il prenait son temps. Il devait donc se dépêcher de boucler ses bagages s' il voulait être bien installé avant son concert. Heureusement, grâce à ses pouvoir, il put faire entrer des objet assez encombrant (comme sa bibliothèque ou son piano) dans ce si petit espace que prodigue les valises. Il soupira quand le dernier sac fut bouclé. Il lui avait fallu pas moins de tout le week-end pour y arriver. Maintenant, la maison paraissait étrangement vide. Cela lui pesa lourd sur le cœur de devoir quitté ce lieux ou il avait vécut une cinquantaine d'années. Quand il sortit dans la clairière, il lui semblait distinguer dans l'ombre d'un buisson le renard qu'il avait surprit dans sa cuisine, le pauvre canidé* semblant mort de faim. Quand il leva la tête au ciel, il se remémora toute les après-midi ou il s'était installer au pied d'un chêne pour peindre les doux secrets de la forêt de son puis en sentant l'herbe sous ses sabots, il se souvenait de leurs jeux avant que...

Il sentit une légère pression au niveau de son encolure, ainsi que le contact chaleureux d'une amie. Il se laissa faire, et se blottit même contre la nouvelle arrivante, Profitant de sa présence réconfortante pour ne pas tomber sur ses membres tremblants. Elle répondit à cet appel de détresse en grattant l'encolure du musicien, le soulageant quelque peu du fardeaux de ses pensées. C'est alors qu'il expliqua à l'alicorne qui l'enveloppait de sa crinière, comme un arc-en-ciel vivant :

« Merci infiniment Célestia, pour ton soutient. Tu ne peux imaginer tout le bien qu cela me fait.

- Je peux très bien l'imaginer, car tu me le rend bien, répondit la princesse, de sa voix d'or. J'ai lu ta lettre, où tu exprimais ton souhait de t'installer à Cloudstale. Je me suis dit que tu aurais besoin d'aide pour t'y installer, et comme je dois justement m'y rendre pour une affaire...

- Merci encore. Je viens de me rendre compte qu'il était plus difficile de dire adieu à cet endroit qu'il ne me le semblait, dit-il en soupirant

- Tu sais, le changement n'est jamais une chose facile. Car le changement appelle l'inconnu, et chacun à peur de ce qu'il ne peut connaître. Mais assez parlé. Tu as rendez-vous il me semble. Je t'emmène. Thunder, Shooting Star, je vous présente StarWild, nouveau directeur de l'Académie pour jeunes licornes surdouées de Canterlot »

C'est à peine à se moment-là que l'étalon les remarqua : deux pégases faisant partit de la Garde Royal, dans leurs rutilantes armures d'or et sous leurs casques à plumets bleus. Il s'était tenus à l'écart, un char toujours attelé à leurs flancs . Il semblèrent surprit de voir l'alicorne, comme si le héros d'une légende à moitié oubliée venait de refaire surface. Mais ils n'eurent guère plus le temps de se poser des questions la Princesse leurs demandant de garder le secret en remontant dans son char tandis que StarWild reprenait l'apparence de Thunder Hope. Elle aurait bien proposer à StarWild de se joindre à elle, mais elle savait que l'étalon aurait de toute façon insister pour voler de ses propres ailes. Elle se contenta d'envoyé les bagages du musicien chez celle où elle devait se rendre par magie . Et alors le cortège prit la direction de la cité dans les nuages, les deux pégases de la milice suivi de la princesse et du musicien, qui volait au même niveau que Célestia mais sur sa gauche.

La traversée fut délectable. On dit qu'après la pluie vient le beau temps : On aurais jamais put rêver d'un temps plus clément, le ciel était dégagé, l'air frais et le soleil dans leurs dos( c'était quasiment le soir).Il ne mirent donc pas longtemps à rejoindre Cloudstale, environ une dizaine de minute. StarWild en avait profiter pour discuter pleinement avec Célestia, après presque un an de séparation. Il lui avait alors adressé la parole sous le nom de Thunder Hope, alors qu'elle ne savait pas encore que ce n'était qu'une couverture. Il parlèrent de tout et de rien, surtout des petits rien, avec une plénitude bien peu commune. Quand elle vint à lui demander d'où lui venait sa cicatrice, cependant, il ne lui raconta pas sa mésaventure avec Nightmare Moon, ne voulant pas l'inquiété. Il détourna tout simplement le sujet . La curiosité de Célestia fut attiser par le fait, mais elle ne poussa pas plus loin la question. Après tout, il lui en parlerai certainement en temps voulu. Elle n'avait qu'a patienté. La Princesse apprécia donc la vue qu 'elle avait sur la ville, dont la singularité lui faisait toujours un peu drôle. Il en vint de même pour StarWild.

Notes :

Boulet : partie du cheval se situant juste au-dessus du pâturons, que nous pourrions comparer à notre poignet, mais moins amovible et étant en réalité une phalanges.

Canidé : Quadrupède appartenant à la famille des chiens( loup, renard, dingo...)

Parrain et filleule: Dans le cas de Applejack et de StarWild, il ne s'agit que d'un terme affectif , le musicien faisant quasiment partit de la famille. Les Equestrians ne semble pas avoir de religions particulières.

Platiniste : néologisme (mot inventé mais utilisable) français désignant une musicien qui utilise des vinyles ou des logiciels spécialisés afin de jouer de la musique (DJ)