Salut, salut,

Donc voici ma toute première fanfiction, j'ai choisi d'en faire une sur the 100 parce que j'adore cette série et surtout le personnage de Murphy ! o/

J'espère que cette fanfiction vous plaira, sur ce voici quelques petites infos pour aider la lecture :

- Le point de vue sera principalement celui de Marshall mais il arrive que je le change pour celui de Murphy. Bien sûr je n'oublierai pas de vous le signaler si c'est le cas.

- Je risque de modifier quelques intrigues présentes dans la série donc essayez de ne pas trop vous y référencer pour ne pas être perdu.

Je pense avoir tout dit, bonne lecture et ne soyez pas timide sur les reviews !

Merci à Zephyra Lorem Varia pour ses reviews !


Get out | Are you jealous, small health ?

Je sentis mes dents se serrer en le voyant me sourire de cette manière, il se foutait bien de moi et si je voyais ma face dépitée j'aurais sûrement ris aussi. Une vague de colère monta soudainement en moi, je ne voulais pas partager la moindre chose avec cet imbécile et me tenir le plus loin possible de lui serait le mieux. Je rageais à la simple idée de devoir dormir dans la même tente que cet imbécile. Non, il n'attendait que ça, de me voir m'énerver. Je n'allais pas rentrer dans son jeu, je remplis alors mes poumons d'air pour tenter de me calmer puis desserrai mes poings.

Je laissai mon regard glisser sur le feu puis le contournai avant de m'installer sur mon matelas. Murphy continuait d'afficher ce rictus qui commençait déjà à m'agacer, ce qui n'annonçait rien de bon. Je tentai donc de l'ignorer et plantai mon couteau dans le sol après l'avoir retiré de ma ceinture. J'espérai qu'il ne ferait rien me poussant à planter cette lame dans son cou mais je savais bien que cette colocation n'allait pas être des plus agréables. Plusieurs mètres nous séparaient maintenant qu'il avait rejoint son lit, le foyer se dressait entre nous mettant une barrière qui en quelque sorte me ravissait. Si j'avais eu la possibilité de construire un mur je l'aurai fait sans hésitation.

« Tu as trouvé quelque chose dans cette forêt ? demanda-t-il tout en retirant sa veste.

- Rien qui pourrait t'intéresser.

- Donc tu as vu des choses !

- Joues pas à ce jeu avec moi, Murphy.

- Oh si, Marshall. Sinon ton poste te plaît ? »

Je levai mes yeux de mon couteau pour les poser sur son visage, quand est-ce qu'il arrêtera enfin de sourire ? J'eus soudain l'envie de traverser la tente et de lui enfoncer mon poing dans les dents. Il avait décidé de me foutre en rogne, ça c'était certain, mais je n'allais décidément pas lui faire ce plaisir. Au contraire, on verrait bien qui craquerait en premier. Je lui fis alors dos et m'installai en tailleur face à la toile de la tente. Je sentais déjà mon cerveau se déconnecter de la réalité au fil des secondes, cette journée avait été épuisante après tout et puis je préférais me coucher tôt afin de profiter du lendemain. Je détachai alors mes cheveux qui vinrent tomber jusqu'à mon bassin, je devrais penser à les couper un de ces jours puis je retirai mon débardeur afin de dormir confortablement. Étrangement, l'imbécile devint silencieux et je ne pouvais pas vraiment m'en plaindre. Alors je m'allongeai sur le ventre et enfonçai mon visage dans l'oreiller, je laissai ma main tâtonner le sol quelques instants puis arrachai la lame du sol pour la ramener vers moi. Dormir armée me rassurait et depuis que j'avais vu cette ombre dans les bois, je devais avouer que je n'étais pas des plus sereines.

J'entendis des bruissements de tissus se mêler aux crépitements du feu, je tournai donc mon visage vers Murphy afin qu'il m'entende convenablement mais gardai tout de même les paupières closes sous la fatigue.

« Approches-toi et je te tue, marmonnai-je en resserrant le couteau dans ma main.

- Je te rappelle que tu dors comme une marmotte donc ça m'étonnerait que tu voies quoique ce soit venir. »

Je souris à sa remarque, il n'avait pas tort mais mes oreilles restaient quand même éveillées. Je rabattis la couverture sur moi avant de me tourner vers la paroi de la tente et de me laisser aller dans bras de Morphée.

A mon réveil, j'entendis les rires et les voix des autres survivants. Comme toujours ils hurlaient autant que des animaux agonisants, je lâchai un grognement mécontent et enfonçai mon visage entre les draps s'étant déjà imprégnés de mon odeur. Aucun réveil n'avait jamais été facile pour moi, j'avais toujours cette petite voix qui me criait de rester blottie bien au chaud et de laisser le temps passer sans s'en soucier. Mais je n'étais plus dans ma douce cellule, non, j'étais plantée en pleine nature sans avoir connaissance du mal rôdant dans les alentours. Je m'extirpai vivement de mes draps à cette pensée et laissai mes pieds se poser entre les herbes fraîches. Le feu était encore vivant au centre de la tente, j'enfilai mes rangers puis me glissai dans mon débardeur après m'être relevé. Je laissai mon regard courir autour de moi et remarquai que la tache avait disparu. Un soupir s'échappa de mes lèvres, je m'emparai de mon blouson puis quittai la tente à la va vite.

Sur le chemin, je vis plusieurs personnes courir en tout sens, certains criaient des ordres d'autres se contentaient de les exécuter. J'attachai mes cheveux en une queue-de-cheval puis me glissai dans ma veste quand je butai brusquement contre quelqu'un et grognai en sentant mon nez devenir douloureux. Je levai alors les yeux vers le visage de Bellamy, et étrangement je fus heureuse de le croiser.

« Pas encore réveillée, la justicière n'est pas du matin ?

- Gardes tes surnoms pourris pour quelqu'un d'autre, marmonnai-je en frottant le bout de mon nez. Mais j'ai quelque chose à te demander !

- Oui, qu'est-ce qu'il y a ?

- La tente, je veux pas dormir avec ce type. Y en aurait pas des libres ?

- J'crois pas, mais tu peux toujours venir dormir dans la mienne si tu veux ?

- Je fais pas encore dans l'humanitaire, désolée. »

Sur cette dernière pique, je me décalai sur le côté puis traçai ma route en direction de la forêt. Je trouverai bien un moyen de foutre cet imbécile dehors mais le fait de devoir encore dormir des nuits de plus en sa compagnie me mettait déjà les nerfs à fleur de peau. Je ne l'appréciais décidément pas et le spectacle qui s'offrit à moi n'arrangea pas les choses. Murphy tabassant un type à terre, tout pour me mettre de mauvaise humeur dès le matin. Je serrai alors les poings pour m'avancer vers eux quand mon regard se posa sur la lame dont s'empara la tache. Allait-il vraiment blessé une personne désarmée et à terre ? Je sentis mon cœur rater un battement alors que mes pas s'accéléraient, les gens s'écartèrent en entendant mes rangers battre contre la terre et les yeux de Murphy se posèrent sur moi. Je m'arrêtai à quelques centimètres à peine de lui et le foudroyais du regard alors qu'il affichait toujours son incorruptible rictus.

« Tu viens encore sauver de pauvres âmes c'est ça, p'tite santé ?

- Je t'emmerde, Murphy. Tu t'attaques à plus faible mais ça te rend pas plus fort pour autant.

- Tu devrais retourner aux cuisines, j'ai faim, marmonna-t-il sur un ton cassant tout en se grattant la joue.

- Et toi, pourquoi t'arrêterais pas d'être le chien de Bellamy ? Parce que sans sa protection, t'es rien en fait. »

Je sentis son souffle sur mon visage alors que son sourire commençait à s'évanouir pour laisser la place à une expression crispée. De longues secondes passèrent pendant que nos regards se menaient une guerre silencieuse. Je scrutai attentivement chaque parcelle de ses yeux bleus gris alors que ses sourcils se froncèrent, je le sentais lâcher prise. Il laissa glisser son pied vers l'arrière alors que j'avançais l'un des miens, je voyais son regard se faire hésitant puis il le détourna de moi pour le poser sur la foule.

« Qu'est-ce que vous foutez encore ici ?! Allez travailler ! Maintenant, hurla-t-il tout en serrant les poings. »

Les gens s'amassant autour de nous se dispersèrent aussitôt, j'enfonçai mes mains dans les poches arrière de mon pantalon, satisfaite de l'avoir battu et sentis un sourire victorieux s'afficher sur mes lèvres. J'observais son visage contrarié alors qu'il me lançait un regard noir puis me contentai de hausser les épaules avant de tourner les talons et de me diriger vers les cuisines.

Une fois arrivée dans la petite cabane où était stockée la nourriture, je retroussai mes manches et resserrai mes cheveux avant de me mettre à la tâche. Il y avait déjà des carcasses suspendues par les pieds ainsi que des paniers de baies et de cacahuètes, j'observais les différents ingrédients tout en me demandant s'ils étaient vraiment tous comestibles. Ne préférant pas prendre le risque d'empoisonner tout le monde je me rabattis sur quelques noisettes. Je jetai quelques bûches afin de raviver le feu puis plaçai une casserole dessus avant d'y jeter au fur et à mesure les noisettes que je laissais griller. Je m'assis sur un plot en bois et surveillais la cuisson du coin de l'œil, remuant parfois le contenu de la casserole à l'aide d'une planche de bois taillée en forme de spatule. Je n'aimais pas rester coincée ici alors que les autres devaient sûrement faire des choses plus intéressantes comme chasser ou construire des meubles. Dès que les noisettes devinrent plus foncé, je retirai le récipient du feu et le posai sur une table légèrement penchée mais assez bien faite. Je baissai alors mon regard sur une pile de verres en métal que certains avaient dénichés dans des ruines, y en aurait-il assez pour tout le monde ? Je n'avais pas vraiment envie de me mettre à tous les compter et préférais vite en finir avec tout ça. Je voulais retourner dans cette forêt, voir ce qui s'y cachait, découvrir ce qu'était réellement cette ombre qui me perturbait tant.

Je me mis alors à trancher des bouts de viande que je plantais ensuite sur des bouts de bois avant de les poser sur le feu. C'est alors qu'une jeune fille fit son apparition dans l'entrée, je ne l'avais jamais vu avant ce qui me poussa à m'arrêter dans mon travail pour l'observer. Elle avait de courts cheveux blonds s'arrêtant au niveau de ses oreilles, ils ondulaient légèrement vers les pointes et semblaient vraiment doux. Ses yeux étaient sombres, noir peut-être ? Quelques tâches de rousseurs venaient parsemer ses pommettes, ça lui donnait un côté enfantin même si on devait avoir le même âge. Elle me sourit avant de s'avancer en ma direction et de me tendre sa main.

« Salut ! Je suis Gaby, moi aussi on m'a assigné à la cuisine donc on devrait passer pas mal de temps ensemble, dit-elle joyeusement.

- Marshall, répondis-je simplement en serrant sa main après avoir essuyé le sang sur mon pantalon.

- Ce n'est pas ton prénom, n'est-ce pas ?

- Non, c'est mon nom de famille. Je n'aime pas vraiment mon prénom. »

Elle hocha la tête à cette réponse tout en gardant son léger sourire, heureusement elle ne tentait pas d'en savoir plus et cela me fit plaisir en quelques sortes. Elle avait l'air sympathique et savait tenir sa langue lorsqu'il le fallait, je pense qu'on pourrait bien s'entendre. La blonde commença alors à couper plus de morceaux de viande tandis que j'examinais la cuisson. Pendant tout notre travail on ne cessa de parler, de tout et de rien. Je crois que je n'ai jamais autant parlé avec quelqu'un. Et au fur et à mesure que le temps passait j'en venais à me demander comment une fille aussi gentille qu'elle a put se retrouver parmi nous ; les mauvais. Je lâchai un soupir à cette pensée qui me forçait à me remémorer ce que j'avais fait pour aller en prison puis sentis la main apaisante de Gaby se poser sur la mienne. Je levai aussitôt les yeux vers elle et observais son sourire qui restait constamment accroché à ses lèvres.

« Tu peux t'en aller si tu veux, je m'occuperai du service, dit-elle en pointant du menton les gobelets d'acier.

- Non, je peux rester !

- Hé, tu étais là bien avant moi donc c'est normal que tu finisses plus tôt. Aller, dehors ! Je veux plus te voir ici ! »

Je ne pus que sourire lorsqu'elle me jeta à la porte. Elle avait réussi à lire dans mes pensées d'habitude impénétrables, je commençais déjà à l'apprécier. Peut-être était-il temps que je m'ouvre un peu plus aux gens ?

Je quittai alors la cabane puis me préparai à retourner dans la forêt quand je me souvins d'avoir laissé mon couteau près de mon lit. Je fis volte-face et me mis à trottiner vers l'endroit désiré. Et alors que je m'apprêtai à ouvrir le voile de la tente, une autre fille le fit. Je reculai d'un pas sous la surprise tandis qu'elle reboutonnait son pantalon et réajustait son t-shirt. A peine eut-elle remarqué ma présence qu'elle me toisa du regard et prit le chemin vers le chantier. Encore une de ces garces écervelées, me dis-je tout en entrant dans la tente. J'observais les vêtements éparpillés sur le sol puis laissais mon regard glisser jusqu'au corps à moitié dénudé de la tache. Il me sourit alors qu'il se glissait dans son pantalon, le même sourire moqueur que je lui connaissais tant.

« Je vois que t'as repris de la confiance, dis-je simplement en me dirigeant vers ma partie de la tente.

- Oh, t'es jalouse, p'tite santé ?

- Pour que je sois jalouse faudrait déjà que je tienne à toi. »

Je farfouillais entre mes draps jusqu'à retrouver mon fidèle couteau. Après l'avoir glissé dans ma ceinture, je me redressai sur mes jambes et me tournai afin de lui faire face.

« Et c'est pas le cas, rajoutai-je sur un ton blessant. »

Je vis un sourire en coin apparaitre sur ses lèvres mais ne m'y attardais pas en me disant qu'il avait sûrement un sale plan en tête. Je quittai donc la tente en laissant derrière moi cet imbécile. J'eus rapidement traversé le camp tout entier, mais je remarquai qu'il commençait à devenir de plus en plus grand. Les cabanes de bois ne cessaient d'apparaitre comme par magie tandis que les tentes recouvraient déjà une bonne partie de la clairière. Au centre se trouvait le vaisseau qui servait d'infirmerie et d'autres choses encore sans grande importance. Je traçais ma route jusqu'à atteindre la lisière de la forêt et m'arrêtai avant de la franchir.

L'image de l'animal mort me revint soudainement à l'esprit alors que mon regard se perdait entre les arbres. Je voulais savoir ce qui s'y trouvait, ce n'était clairement pas un autre animal qui avait tiré cette flèche mais delà à penser qu'il y avait d'autres humains sur Terre, ça revenait presque à l'impossible pour moi. Peut-être était-ce un autre des 100 qui voulait seulement s'amuser avec un arc ou était-ce simplement un rêve ? Je n'en savais rien mais ce dont j'étais sûre c'était quoique ce soit, cette chose nous était dangereuse.

Une boule se noua alors dans mon estomac tandis que je m'emparai de mon poignard puis me lançai dans une nouvelle excursion en terrain inconnu.


Merci de me lire ! C:

Hésitez pas à me dire ce que vous en pensez~

Marshall reviendra-t-elle saine et sauve de sa ballade ?