Voici donc le dernier chapitre de cette fanfic. Désolé pour l'attente, mais Mia et moi n'étions pas encore prête à publier chacune de notre coté le dernier chapitre.

Merci a tout ceux qui 'ont laissé des commentaires.


Une impression de déjà vu vint envahir Sam. Elle se trouvait de nouveau assise dans sa voiture devant le domicile de son supérieur. Il n'y avait plus de bague à toucher pour apaiser la tension naissante dans son corps. Elle avait revêtu ce même top bleu marine qu'elle portait le jour où Pete était sorti de sa vie. Étrangement, elle se sentit superstitieuse, imaginant un signe de malchance. Elle croisa son regard dans le rétroviseur et vit un sourire moqueur. Si elle commençait à partir sur cette voie-là, cela risquait de devenir risible, elle qui avait toujours était si terre-à-terre.

Elle sortit de la voiture se dirigeant non pas vers l'arrière de la maison, mais cette fois vers la porte d'entrée. Elle inspira profondément, les mains dans les poches arrière de son jean dans une cambrure indiquant la tension corporelle dans laquelle elle se trouvait. Elle monta la dernière marche, se redonna contenance et frappa un peu trop vivement à son gout.

Elle entendit des pas lourds, et le bruit significatif d'une poignée qu'on actionne avant de se retrouver devant le visage de son supérieur.

- Carter !

Visiblement il ne s'attendait pas à la voir. Elle lut de la surprise, irrémédiablement remplacée par de l'inquiétude qu'elle s'empressa d'apaiser.

- Tout va bien mon général.

Devant l'air tendu de son second, le visage de Jack ne se dérida pas. Lorsqu'il la vit se mordiller la joue, signe de nervosité chez elle, un pli barra instinctivement son front.

- Ne restez pas là, venez.

Machinalement elle le suivit à l'intérieur. Jack s'arrêta sur le pas de la porte. Sa curiosité l'emportant sur son sens des civilités, il ne prit pas la peine de la conduire jusqu'au salon, se retournant vers elle une fois la porte fermée. Constatant qu'elle ne bougeait pas, il la sollicita.

- Que puis-je pour vous ?

- Je...j'ai croisé l'agent Johnson tout à l'heure…

Sous le regard à la fois surpris et inquisiteur de Jack, Sam baissa les yeux et remit instinctivement les mains dans les poches arrière de son jean. Elle avait la mâchoire en biais, attendant la réplique de son supérieur. Elle espérait de tout cœur qu'il allait lui rendre la tâche plus facile.

- Oh ! Et ?

Perdu !

- Et bien, elle a dit, enfin plutôt suggéré…

Elle s'interrompit, hésitant à poursuive. Comment pouvait-elle lui dire sans se rendre ridicule qu'elle était disponible pour lui, que c'était ce qu'elle souhaitait, qu'elle en était sure ? Il y avait bien un moyen ? Oui il y en avait un et il se manifestait venant s'insinuer de plus en plus dans son esprit, la troublant davantage. Non….

Non, elle ne pouvait pas et pourtant…

Jack sentit l'hésitation de son second. Il pencha légèrement son visage de côté, cherchant à rencontrer son regard résolument fixé sur ses chaussures. C'est ce moment-là qu'elle choisit pour relever la tête et lui faire face. Une expression inquiète que Jack ne lui avait pas souvent vue se peignait à l'instant sur ses traits. Elle qui d'habitude était si sure d'elle affichait un regard qu' il lui connaissait seulement quand elle s'apprêtait à faire quelque chose de contre nature, qui lui demandait un effort bien plus important, à dépasser ses limites.

Bien qu'il ne se soit pas trompé, il fut néanmoins surpris de la tournure des événements. Lorsqu'elle avait relevé la tête croisant son regard, Sam avait franchi la distance les séparant. Elle l'avait fixé quelques secondes, son corps à quelques millimètres du sien. Il pouvait sentir la chaleur de son souffle contre sa peau.

Voyant qu'il n'acquiesçait aucun mouvement de recul, ni n'était tenté de la repousser, elle posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Leurs corps ne se touchaient pas. Seules leurs bouches étaient sellées. Sam sentit les battements de son cœur s'accélérer. Un sentiment de panique la submergea quand elle s'aperçut que Jack ne faisait aucun mouvement vers elle, il ne lui rendait pas vraiment son baiser, mais ne la repoussait pas non plus. Elle mit fin à cet échange embarrassé, blessée et remis la distance initiale entre eux.

Elle n'avait pas voulu le toucher plus que de raison, craignant de se perdre totalement, souhaitant garder un minimum de contrôle sur la situation. Mais la réaction de Jack, elle ne s'y était vraiment pas attendue. Dans les divers scénarios qu'elle s'était imaginés, soit il allait dans son sens, soit il la repoussait. Il y avait plusieurs possibilités quant à la manière dont ça se produirait, mais Sam devait avouer qu'elle n'avait pas étudié celle-ci.

Le contrôle de la situation ! Jack avait l'impression de subir. Ce n'était pas une torture, mais il ne maitrisait aucunement la situation. Elle l'avait pris au dépourvu. Jamais il n'aurait pensé qu'elle reviendrait chez lui après la fois précédente et que ce serait elle qui désamorcerait la situation entre eux. Il avait même pensé qu'en trouvant Kerry, elle aurait fait dix pas en arrière, se sentant au bord de l'humiliation, qu'il devrait ramer et user de subterfuge pour ne serais ce que l'approcher. Il avait prévu de tâter doucement le terrain pendant leurs vacances, mais il n'avait certainement pas envisagé cela. Décidément, cette femme était pleine de surprises. Lui qui avait pour habitude de commander, d'avoir une emprise solide sur la réalité, de conduire les événements, n'avait aucun contrôle sur la situation et cela le déstabilisait. À vrai dire il n'aimait pas beaucoup cet état de fait, de se sentir impuissant.

- Je crois que je ferais mieux de partir.

Ces quelques mots eurent pour effet de le faire sortir de ses pensées et de sa paralysie momentanée. Il s'aperçut qu'il n'avait pas bougé, la fixant hébété. Devant son manque de réaction, il était sûr que son second venait de se méprendre sur son attitude. Elle prenait la fuite. Et il en était encore le responsable.

- Attendez.

Au moment même où ce mot ou plutôt cette injonction franchit ses lèvres, il l'attrapa par le bras alors qu'elle actionnait la poignée de la porte. Sa phrase avait sonné comme un ordre et elle se raidit aussitôt. Jack se maudit à l'instant même d'avoir utilisé cette tonalité. Ils étaient côte à côte et il lui tenait toujours le bras. Elle ne le regardait pas, elle ne pouvait lui faire face à cet instant, tant des émotions de différentes natures déferlaient en elle.

- Venez

Il lâcha son bras et machinalement Sam se tourna vers lui alors qu'il se dirigeait vers le salon. Il s'arrêta à mi-parcours n'entendant aucun bruit de pas à sa suite. Il se retourna et l'invita une nouvelle fois à le suivre d'un mouvement de tête. Une fois au salon elle ne fit aucun mouvement pour prendre place sur l'un des fauteuils. Elle fixait le sol tentant de reprendre le contrôle d'elle-même. Jack le comprit très bien et choisit de lui laisser quelques minutes de répit qui lui serait profitable à lui aussi.

- Je vais nous chercher à boire.

Il l'a laissa seule avec ses pensées. Dans la cuisine il posa le front contre son frigo et soupira bruyamment en fermant les yeux. Il redressa la tête, regarda le plafond en inspirant profondément ce disant « c'est maintenant ou jamais ». Il prit deux bières et rejoignit son second qui visiblement avait repris une certaine contenance qu'il lui connaissait si bien. Il sourit en coin avant qu'elle n'ait pu l'apercevoir. Il savait qu'intérieurement elle n'en menait pas large, il la connaissait assez pour le deviner.

Sam était incapable de penser. Elle avait réussi à reprendre le contrôle d'elle-même et de sa respiration anarchique. Elle savait qu'il lui avait volontairement laissé ce temps-là à profit. Jack lui tendit une bière un petit sourire sur les lèvres. Seigneur, comment faisait-il pour reprendre aussi vite la maîtrise de la situation ? Elle l'avait vu quelques instants auparavant, surpris et elle ne savait trop quoi d'autre qu'elle ne parvenait à identifier. Et là, il affichait un air serein arborant ce sourire, cette attitude qui avait le don de l'apaiser. À cet instant, elle sentit le calme l'envahir. Elle ne comprenait pas comment c'était possible, mais Jack O'Neill avait cette faculté-là, un instant la mettre dans tout ses états et l'instant d'après, lui procurer un sentiment d'apaisement comme personne.

Leurs doigts se frôlèrent quand elle agrippa la bouteille et leurs regards s'interceptèrent. Il la regardait comme jamais à cet instant. Elle se laissa submerger par un flot d'émotion. Par ce regard, elle découvrait beaucoup. D'ailleurs, ce n'était pas seulement un regard, c'était un réel échange. Elle savait pertinemment que le Général O'Neill n'était pas homme à se livrer et à user de pourparler pour exprimer son ressenti. D'ailleurs sur le terrain, un simple regard pouvait suffire à exprimer de la colère ou un ordre silencieux. Il était comme ça et c'est cela qu'elle aimait aussi chez lui. Elle ne s'était pas attendue à de grands discours, mais elle n'avait jamais pensé qu'il lui livrerait autant par ce simple regard. Elle ne pouvait d'ailleurs pas mettre de mot sur ce qu'elle captait tant ces émotions-là étaient forte. C'était unique, c'était du Jack O'Neill. Elle ne pouvait se détacher de ses yeux si captivants. Elle était consciente qu'il avait repris les reines de leur échange et elle était prête à se livrer corps et âme à ce cœur jumeau. Elle espérait pouvoir transmettre tout cela dans son regard.

La sentant plus détendue et sereine, Jack lui prit la bouteille des mains la posant ainsi que la sienne sur la table basse. Se faisant il rompit leur contact visuel un instant. Lorsqu'il posa de nouveau les yeux sur elle, Sam affichait un léger sourire attendant qu'il amorce un geste. Ils savaient tous deux où cela allait les mener, mais ils n'étaient pas inquiet, tant ce qu'ils ressentaient face au regard de l'autre était apaisant.

Lentement Jack se rapprocha de Sam, la surplombant de sa hauteur. Elle avait toujours ce sourire qui flottait sur les lèvres. Il posa une main sur sa joue et l'attira à lui. Leur baiser fut d'abord synonyme de soulagement. Ils se trouvaient enfin, comme si l'évidence venait d'être dévoilée. Cette évidence qui consistait à percevoir qu'ils étaient enfin à leur place, qu'ils avaient chacun trouvé « sa place » dans les bras de l'autre.

Jack passa l'autre main sur ses épaules et Sam mit ses bras dans le dos de son supérieur pour l'attirer un peu plus à elle, approfondissant mutuellement leur baiser.

Il était bien différent du premier, car aucun d'eux n'avaient été pris par surprise. La respiration de Sam se fit plus désordonnée, elle frémissait sous les lèvres brûlantes de son supérieur. Elle avait cette impression, cette sensation que son corps tout entier était en proie à une incandescence incontrôlable.

Jack de son côté sentait cette même chaleur l'envahir. Il n'y avait qu'un seul élément qui le détournait de sa tache, l'empêchant de savourer pleinement le contact de sa partenaire. Il n'avait qu'une hâte, la délaisser de ses vêtements ainsi que des siens devenu un obstacle à la fusion de leur corps.

Il n'était même pas question de sexe pour le moment. Non, seulement un besoin de sentir la chaleur de ce corps, le serrer sans l'entrave de cette barrière de tissus inerte, percevoir la vie qui en émanait.

Leur langue se mêlait dans un ballet sensuel, leur corps se séparant seulement pour reprendre leur souffle laissant la pression de leur étreinte. Ils se regardèrent un moment, puis dans un rire silencieux s'embrassèrent de nouveau. L'entrain qu'avait provoqué cet éclat d'hilarité soudaine les avait dangereusement fait tanguer, repositionnant leur corps de façon nouvelle arguant un désir si longtemps refoulé.

Leur baiser se fit alors plus passionné. La bouche de Jack plus avide et les mains de Sam accentuant leurs pressions sur le dos de son partenaire. Sa respiration devint anarchique tant le désir la submergeait. Les mains de son supérieur commencèrent alors un balai rempli d'audace, sentant une chaleur l'irradier aux endroits mêmes où il s'attardait. Jack entama un mouvement l'incitant à reculer, reculer et reculer davantage. Il l'entrainait ailleurs et elle se laissait guider, obéissant aux directives muettes de son compagnon.

Ni tenant plus, Jack enleva rapidement le tissu recouvrant la poitrine de sa partenaire, la laissant en sous vêtement. L'envie qu'il avait ressenti un peu plus tôt, s'accentuant à mesure que son désir augmentait.

Sentant qu'elle n'émettait aucune objection à son aplomb et qu'il ne sentait aucune réticence, il l'entraina vers sa chambre non sans cesser de l'embrasser.

C'est alors qu'ils se perdirent dans une danse entrainante, mêlée de frustration et de désir enfin révélé.

Sam était légèrement tourné sur le côté, un drap recouvrant sa poitrine. Elle avait les yeux fermés et Jack la surplombait une main soutenant sa propre tête, l'autre posé sur le ventre de sa partenaire. Ils souriaient tout deux, savourant et imprimant ce délicieux moment.

- Hum, je pourrais rester des heures comme ça, soupira Sam de bien être, les yeux toujours fermés.

Il lui donna raison, un léger grognement d'aise dans la voix.

- Oui, mais je te rappelle que nous sommes attendus.

Elle ouvrir les yeux et se positionna sur le dos, lui faisant face complètement.

- Je sais, dit-elle en le regardant. D'ailleurs, il faut encore que j'aille chercher mes affaires, car au cas où tu ne l'aurais pas remarqué je suis venue sans rien.

- Sans rien, oui c'est ce que je constate.

Il posa un regard lourd de sens sur Sam lui indiquant le double sens de ses paroles. Elle rit d'un rire franc qu'il n'avait eu l'occasion d'entendre qu'en de très rares occasions tant leurs rapports étaient réfléchis et contrôlés. Il aimait ce son cristallin, mêlé à ce regard bleu pétillant qui ne le quittait pas à l'instant présent.

- C'est que je n'avais pas prévu l'issu de cette, euh… entrevu mon général.

- Vous me décevez Colonel, moi qui comptais sur votre clairvoyance !

Elle se redressa passant une main dans son dos, l'embrassant, faisant taire par la même occasion le sourire moqueur de son partenaire. Elle quitta cette bouche devenue avide et s'asseyant sur le rebord du lit, le laissa avec une expression interloquée sur le visage alors qu'elle lui offrait la vue de son dos dénudé

- Tu n'as pas dit qu'on devait partir ?

Face au ton moqueur de son second qu'il découvrait plus audacieuse qu'il ne l'aurait pensé, il fut tenté de la saisir et la renverser sur le lit, mais elle avait raison. Il soupira et se mis en quête de ses vêtements.

La route jusqu'au chalet se déroula sans encombre dans une ambiance bonne enfant de la part des quatre membres. Jack et Sam n'avaient pas explicitement parlé de leur relation ni du comportement qu'ils adopteraient devant leurs amis. Même s'ils y avaient pensé chacun de leur coté, ils n'en avaient rien dit et ils avaient naturellement retrouvé leur attitudes habituelle. Ils n'étaient pas du genre expansif, mais l'œil aguerri de leurs amis ne s'y était pas trompé. D'ailleurs, Daniel et Teal'c échangèrent à plusieurs reprises des regards et sourires entendus, se questionnant sur les nouveaux statuts de leur relation. Le sujet ayant été tabou pendant bien des années, ils respectaient cette nouvelle intimité en ne s'immisçant pas avec des questions qui pourraient se révéler difficiles ou embarrassantes pour le couple.

L'arrivée au chalet s'était effectuée dans un cadre idyllique. Sam avait été ébloui par la magnificence du lieu. Ils avaient passé la journée à rire et se remémorer de bons souvenirs. Néanmoins, Jack et Sam n'avaient pas évoqué ni montrer leur nouveau statut à leur amis. Ils ne s'en étaient pas empêchés, mais ni l'un ni l'autre n'étaient du genre expansif devant autrui. Peut être était ce aussi du a des années de contact militaire entre eux et surtout en présence de leur amis. Il y avait cependant une nette différence qui résidait dans les regards et les gestes qu'ils s'octroyaient. Par le passé, le simple frôlement avait été prohibé d'un accord tacite. Aujourd'hui, ses états de faits, venaient les nourrir tout deux dans une promesse implicite d'intimité prochaine.

Ils savaient tout deux que même si leurs compagnons avaient compris la relation qu'ils entretenaient dés à présent, ils n'auraient pas abordé le sujet aussi ouvertement. Les nouveaux amants savaient pertinemment que leurs sentiments ambigus n'avaient jamais été un mystère pour leurs amis. En de rare occasion le sujet avait été abordé, mais toujours de manière détourné, sans aller au cœur du sujet et il en serait de même aujourd'hui.

Ce n'est qu'en début de soirée, que le sujet pris une tournure différente.

Ils étaient tous installé dans le petit salon du chalet quand la température baissa subitement. Jack décida d'allumer un feu dans la cheminé. Pour se faire, il enfila un anorak et sortit chercher du bois. Daniel demanda alors des nouvelles de Cassandra, et c'est ainsi que les trois amis commencèrent à parler de la jeune fille. Cependant ils furent interrompus par une sonnerie stridente d'un téléphone portable. Sam décrocha machinalement.

La base qui tentait désespérément de joindre le général O'Neill avait eu l'idée d'appeler son second. Sans prendre la peine de se couvrir, Sam rejoignit Jack à l'extérieur.

Au final, il ne s'agissait que d'un simple accord que le commandant de la base devait donner pour une intervention basique.

- Enfin seuls, soupira Jack.

Se faisant, il se rapprocha de Sam et la prit dans ses bras. C'est à ce moment la qu'il s'aperçut qu'elle était gelé.

- Pour l'amour du ciel ! Il gèle dehors, rentrons vite, tempêta-t-il.

- Rien ne presse, j'ai moins froid là.

Sam s'était blotti un peu plus contre Jack l'empêchant d'amorcer le moindre geste. Elle releva la tête et croisa son regard.

- Cet endroit est apaisant, je comprends maintenant pourquoi tu viens t'y refugier aussi souvent.

Jack ne répondit pas et se contenta de poser ses lèvres sur les siennes. C'est à ce moment là que Daniel accompagné de Teal'c firent soudainement irruption/éruption.

- Jack, Sam un problème, me dites pas qu'il faut… rentrer.

Daniel s'interrompit au beau milieu de sa phrase. Il avait ouvert la bouche avant même de les avoir aperçu et la vue de ses deux amis s'embrassant, le stoppa net dans sa progression.

Surpris Jack et Sam se séparèrent. Ils ne se touchaient plus, mais ils restaient néanmoins proches l'un de l'autre. S'il fut choqué par la découverte Daniel ne fit aucuns commentaires et la surprise passée, il reprit une attitude habituelle. Après tout, cette scène ne venait que confirmer ce qu'il pensait déjà. Le silence devenant gênant et sentant que personne ne prendrait la parole, Jack se racla la gorge.

- Non tout va bien Daniel, c'est régler. On va allumer ce bon feu de cheminée et se goinfrer de pop corn !

Sur ce, ils se dirigèrent vers le chalet, ou la soirée se déroula dans une ambiance bonne enfant.

Le lendemain matin, Sam sortit seule de bonne heure. Tout le monde était encore endormi. Elle regardait l'aube se lever, tout en songeant à la nouvelle vie qui l'attendait. Tout en étant dans ses pensées, elle ne pouvait qu'admirer la beauté des lieux baignés par cette lumière que venait révéler les premières lueurs du jour.

Il se dégageait de cet endroit, une bienséance révélatrice. Le silence lui-même semblait communiquer avec elle, la laissant dans un état proche de la béatitude. Elle était comme hypnotisé par cet endroit. Machinalement, sa main vient emprisonner un objet. C'était un geste inconscient qu'elle répétait mécaniquement lorsque de fortes émotions venaient la saisir.

A cet instant, sa main venait de se refermer sur la petite nacre si précieuse qu'elle portait autour du cou. Elle sut désormais, que le pendentif détenait sa place définitive.


J'espère que ce dernier chapitre vous aura plu.

Merci à tout ceux qui ont suivit l'évolution de ces 3 chapitres, et pris le temps de laisser des commentaires que j'ai vraiment apprécié.