Chapitre 3 :

« 11 septembre :

Cher journal,

Je me demande pourquoi je me suis levée ce matin … résumé de la journée : matin galère, après-midi shopping d'enfer et seulement un peu de calme dans la soirée. Note à moi-même : éviter Mustang, ne plus faire de shopping avec Riza et penser à faire réparer mes lunettes. J'allais oublier … il semblerait bien que je ne puisse pas échapper à cette maudite soirée, ni à ces vêtements qu'elle m'a trouvé.

C'est à se demander si le sort ne s'acharne pas sur moi. J'ai eut beau prier tous les dieux de ma connaissance aucun ne semble m'avoir pris sous son aile. A mon grand regret … »

Lorsque je suis sortie de sous mes couvertures, je savais que la journée ne s'annonçait pas bien. J'aurais due rester couchée, et pourtant je suis allée en cours. Premier changement de la journée, je n'avais pas mes lunettes. Riza m'a sauté dessus dès mon arrivée. Je vais finir par croire que cette fille est cinglée.

-Yes, tu n'as pas tes lunettes ! c'est tout de même mieux ! tu devrais penser aux lentilles peut être … rhoh et cette natte ! bon sang, laisse moi ses cheveux détachés !

-Ma natte est très bien, soupirais-je.

-Pas question, aujourd'hui commence mon programme, relookage !

-Ton quoi ? grommelais-je en sortant mon emploi du temps.

-Etape 1 : faire sauter ces lunettes immondes !

-Merci c'est très flatteur, soupirais je en prenant le chemin de mon amphithéâtre. Tu n'es pas censée avoir cours ?

-Si si, mais pas en première heure, je viens donc avec toi ! il faut que je t'explique le programme de cet après-midi.

-Non merci, je pensais que tu blaguais.

-Je ne blague jamais … ou très peu. Allez étape 2 : la natte on fait sauter !

Je n'ai pas eut le temps de protester qu'elle tenait déjà mon chouchou entre ses doigts.

-Un chouchou est bien mieux en guise de bracelet, je l'adopte pour aujourd'hui. Ahh regarde c'est déjà mieux ! bon bien entendu il faudra changer tes vêtements encore, mais on devrait réussir cela cet aprem'. Allez viens maintenant on va dans ton amphi.

Note à moi-même : aller chez elle et bruler son stock d'énergisant. Subtiliser le café et tout ce qui est potentiellement capable de l'exciter !

J'ai compris que Riza était on ne pouvait plus sérieuse quant à mon relooking, selon ses propres mots, lorsque nous avons passée les portes du premier magasin. Je me suis comme à mon habitude diriger vers les rayons classiques … c'était sans compter sur la main qui m'a attiré vers les rayons bien plus colorés et jeunes. Qui aurait put croire que Riza n'avait aucune pitié ?

-Mais je …

-NON ! cassa-t-elle en balayant d'un revers de la main toutes mes habitudes. Pas question que tu portes un vieux pull de grand-mère. Bon sang Winry t'as une poitrine d'enfer alors faut en faire profiter les autres !

Ne comptez même pas sur moi pour que je vous explique le fard que je me suis piquée au milieu du magasin lorsqu'elle m'a sortit ça. Sans compter qu'un homme ne se trouvait pas loin de nous et nous regardait avec attention.

-Dites vous, vous êtes d'accord avec moi non ? lui sortit Riza. Regardez là ! retires moi ce pull Winry allez !

-Non !

-Si ! m'ordonna-t-elle en le relevant me laissant en chemisier. Alors ?

-Riza s'il te plait, avais-je murmuré rouge de honte. D'accord … on prend tout ce que tu veux, mais par pitié arrête !

-Ahahhh je suis la meilleure je gagne à chaque fois ! s'extasia la blonde

Tu parles d'une victoire. Bref, elle m'a fait déambuler pendant des heures dans les magasins, pour trouver quelque chose qui selon elle m'irait à merveille. Effectivement, un jean délavé, taille basse et un débardeur blanc … c'était aussi recherché que mon look d'avant. D'accord j'admets que je ne portais ni talons, ni bracelet, encore moins de collier et surtout pas de slim.

Je ne vois pas pourquoi j'aurais dût m'habiller de cette manière, seulement elle, semblait en voir des raisons et malheureusement pour moi pas qu'une.

-Ce pull est horrible !

-Merci c'était un cadeau de ma grand-mère.

-Ton pantalon trop large.

-Parce que je m'y sens bien.

-Tes lunettes trop vieilles

-Parce que je me moque de la paire que je porte.

-Tes chaussures ressemblent à celles que portaient les paysans au XVème siècle !

Ok, là j'avoue qu'elle a cherché loin pour cette comparaison. Mes chaussures étaient de simples ballerines. Bref, elle a réussi à me désespérer en un rien de temps. Sans compter le fait que nous avons dut croiser Mustang au centre ville.

Je vous l'ai dit, ce n'était pas ma journée. Et quand je dis, pas ma journée, c'est que je le pensais vraiment. Cet abruti fini de pecnot fortuné nous a collé aux basques dès qu'il a aperçut Riza à la sortie d'un magasin de chaussure. S'il s'était ramené seul encore … mais malheureusement il fallait qu'il soit avec quelques groupies. Mais qu'elles sont potiches ces filles ! comment fait-il pour supporter leurs gloussements incessants ? C'est impensable, pour le coup je l'aurais presque respecté seulement il a fallu que ça dérape.

-Oh ce look, avait gloussé une des groupies. Roy … tu en penses quoi ?

-Comme si sa réponse m'importait, je m'en tape de ce type.

-C'est les prolétaires mes chéries. Nous n'y pouvons rien si ses parents ne peuvent pas se permettre de lui offrir d'autres vêtements que ceux de ses grands parents.

D'accord rectifions une chose … sa réponse m'intéresse. Je me stoppe au milieu de la rue, le regarde droit dans les yeux, avant de lui coller ma main sur la joue, y laissant une remarquable marque rouge. Là je suis en colère. Il n'avait pas le droit de toucher à ma famille.

-Espèce de merdeux, c'est pas parce que ces filles sans cervelles te tournent autour que tu dois prendre le monde pour acquis. Ce n'est pas parce que mes parents sont des médecins du sud d'Amestris que tu dois te croire tout permit.

Il me regarde étonné, encore sous le choc de la baffe, alors que Riza se retient au mur derrière moi sous son fou rire.

-Laisse moi te dire une chose pauvre idiot, mes parents sont assez riches pour m'envoyer étudier à l'étranger si je le souhaite, mes vêtements ne me viennent pas de mes grands-parents, puisque je ne connais que ma grand-mère. Ensuite je ne suis pas une prolétaire, et pour finir tu ferais mieux de ne pas t'aviser à critiquer ma famille si tu veux pouvoir te reproduire un jour ou l'autre. Etre la fille de médecin m'offre d'innombrables connaissances en matière de castration. C'est clair ?

Il ne réagit pas.

-C'est clair ? répétai-je avant de le voir hocher de la tête d'un air absent. Parfait. Ah oui et j'allais oublier. Pour un Roi tu m'excuses mais t'es plutôt minable. Je vois pas ce que ces filles te trouvent, et personnellement le fait de te coller une baffe m'a enchanté, si bien que je serais tentée de recommencer.

Je me retourne et regarde Riza qui, pliée contre le mur, rigole de tout son être. Dieu que ça fait du bien de se défouler. D'accord il a aussi pris pour la séance de shopping mais après tout, il fallait bien que cela tombe sur quelqu'un.

Je soupire, regarde ces vêtements qui sont posés en évidence sur mon lit, la paire de chaussure à talon à son pied. J'ai beau critiquer cette journée, Riza n'avait pas si tort que ça … ces vêtements me vont mieux que ceux que je porte habituellement. Toutefois, je crois que je peux me permettre de faire ici, comme chez moi. Personne ne me connait vraiment, autant mettre des choses que je ne porte qu'à la maison.

Ouvrant ma commode, je sors une ceinture de cuir noir, et un petit gilet de barman noir aussi. Oui, je crois que cela sera encore mieux. Je m'habillerais comme ça demain matin, pour prouver à Riza que si je veux je peux. Allez foi de Winry Rockbell, je peux y arriver.