Bonjour, bonsoir, chers lecteurs !

Voici le chapitre 3 de ma fanfiction. J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire, j'espère que le lire vous fera ressentir la même chose ! Merci pour vos reviews, ça me fait très plaisir et ça me motive vraiment à écrire la suite. Pour te répondre Namin, non, je ne compte pas la laisser en plan. Je connais déjà le contenu de plusieurs chapitres, donc ceux là sont sûrs d'être écrits un jour. Malheureusement, les cours ont repris depuis peu donc je ne sais pas combien de temps vous aurez à attendre entre chaque publication. J'en suis désolée !

Disclamer : Je ne possède ni PokeSpe, ni la licence Pokémon tout court. Je ne gagne pas d'argent en écrivant cette fanfiction.

Bonne lecture !


« Black. Black. »

Quelqu'un l'appelait. Il n'entendait pas. Il était au fond du trou et il ne percevait qu'un faible écho. La voix devait le savoir, mais elle restait ferme et répétait son nom sans relâche. Il vit la lumière se faire plus forte, plus éblouissante. Il se rapprochait de la sortie… Était-ce son corps qui était plus léger ? Ou le sol s'était-il effondré sous ses pieds ? Il ne savait plus. Le paysage gris défilait.

« Black ! Black ! »

Le dénommé Black se réveilla en sursaut. Il se releva brusquement, ses mains crispées sur le drap. Un drap. Il était donc dans un lit ? Il ne se souvenait de rien, à part que la nuit avait été très longue. Cette nuit, quelle soirée l'avait précédée ? Il y avait un trou noir à la place de sa mémoire. Il bailla. Il leva la tête et tomba nez-à-nez avec son nouveau camarade et aîné, Green. Ce dernier avait son éternel air agacé sur le visage.

— C'est pas trop tôt. Tu te rends compte combien de temps j'ai mis à te réveiller ? Pourtant, je n'y suis pas allé de main morte.
— Green ? il bailla pour la énième fois avant de demander : où suis-je ?
— … Tu n'as toujours pas remarqué ? Tu es dans ton lit. C'est le premier jour de cours et si tu ne te bouge pas tout de suite, tu seras en retard.
— QUOI ?

Green n'avait pas besoin d'ajouter quoique ce soit. Black, maintenant parfaitement réveillé — bien que des cernes étaient creusées profondément sous ses yeux —, fit voler ses draps et sortit de son lit. Ni une, ni deux, il s'était déshabillé et avait jeté négligemment son pyjama à travers la pièce. Son pyjama ? Il ne se souvenait pas non plus de l'avoir mis. Il commençait à trouver cette histoire inquiétante, d'autant plus qu'il ne savait pas où se trouvaient ses vêtements. Son aîné sembla lire dans ses pensées :

— Tes habits ont été rangés dans ton armoire, là.
— Ah. Merci… répondit-il désappointé.

Il s'approcha de la-dites armoire et l'ouvrit en grand. En effet, ses habits étaient parfaitement pendus ou pliés. Il sortit son uniforme en prenant garde à ne pas faire tomber ses autres affaires sous la précipitation et la jeta en direction de son lit. Puis il eu comme une illumination. Il se trouvait dans sa chambre. Il se sentait toujours étrange après avoir déduit quelque chose sans l'aide de Musha, son Mushana. Il reprenait l'habitude de penser par lui-même, mais son esprit était toujours monopolisé par son rêve, ce qui rendait la démarche difficile.
Black laissa son regard se promener dans sa chambre. Première constatation : elle était grande. Bien plus que sa chambre à Renouet. Il remarqua qu'il venait de passer la nuit dans un lit deux places, alors qu'il ne lui semblait pas avoir dormi avec quelqu'un. Ce meuble aurait pu passer dans des émissions de décoration : il était rond, forme assez originale pour un lit, avec un grand nombre de coussins de couleur rouge et orange. Un tapis semblant doux et moelleux était calé sous ses pieds. Les draps, complètement désordonnés après son réveil, étaient de cette même teinte, telle un soleil couchant. Le parquet était couleur miel. Black distingua d'autres meubles: une table de chevet sur laquelle reposait une lampe, un bureau avec de nombreux tiroirs, un placard, une commode… Plusieurs commodes. Le jeune garçon sursauta et tourna la tête. Il y avait plusieurs lits dans cette pièce. Quatre lits, et les autres meubles étaient présents en même quantité. Il commençait à se dire qu'il n'en avait pas besoin, quand il remarqua la présence de personnes dans deux de ces lits. Il s'agissait de ses aînés Gold et Pearl. Le cerveau de Black bouillonna, frôlant la surchauffe.

— Green, tu ne m'as pas répondu clairement… Où suis-je ?
— Idiot, tu ne t'en es toujours pas rendu compte ? Tu es dans le dortoir masculin du second étage, celui du Feu, et tu partages cette pièce, ta chambre, avec Gold, Pearl et moi.

Black resta quelques instants statufié, bouche ouverte, avant de se reprendre. La réponse était évidente, il aurait pu le deviner lui-même. Désirant ne pas se ridiculiser d'avantage, il enfila son uniforme rapidement avant de bloquer à nouveau.
— Où est la salle de bain ? demanda-t-il, gêné d'assaillir son aîné de questions.
— Tu traverses la pièce, c'est la porte qui est à l'exact opposé de ton lit.

Il fonça. Il ouvrit la porte sans prêter attention à la force avec laquelle il la projeta contre le mur, et entra. Il n'avait pas le temps de s'extasier devant le luxe de cette salle de bain : baignoire immense, douche suffisamment large pour que les quatre occupants de la chambre puissent y rentrer en même temps, murs couverts d'un carrelage magnifique, semblant s'embraser au contact de la lumière, nombreux miroirs permettant de s'admirer de la tête au pied, quatre lavabos à la vasque parfaitement propre et aux robinets plaqué or, même nombre de placards. Black remarqua que l'un d'eux était estampillé de son nom, il en déduit qu'il s'agissait du sien. Il l'ouvrit, découvrant toutes les affaires de toilette qu'il avait emmené. Le personnel de l'Académie avait donc trié ses affaires pour les ranger dans les endroits correspondants ? Depuis qu'il était entré dans l'établissement, il n'avait cessé d'être surpris.
Après s'être coiffé et avoir fait sa toilette, il retourna dans la chambre. Encore une fois, il ne savait plus où aller. Green lui fit signe de s'approcher :

— Eh Black, tes cordes vocales sont solides et puissantes, n'est-ce pas ?
— Je suppose… répondit-il en souriant, repensant à chaque fois qu'il hurlait son rêve au vent.
— Dans ce cas, tu vas m'aider. Regarde ces deux crétins : ça fait au moins vingt minutes que j'ai ouvert les volets et ils dorment encore. Crie quelque chose, n'importe quoi. C'est épuisant de toujours devoir les réveiller moi-même.
— Bien reçu ! il prit une grande inspiration et… JE SERAI MAITRE POKEMON ! GOYAH N'AURA PAS LE CHOIX : IL ME LAISSERA SA PLACE !
— AH ! C'est quoi ça ? s'exclama Gold en se réveillant précipitamment.
— CA VA PAS LA TÊTE ? C'EST QUOI CETTE FAÇON DE RÉVEILLER LES GENS, LE NOUVEAU ?! s'époumona Pearl, qui était tombé de son lit sous le coup de la surprise.
— Vous êtes enfin réveillés… lâcha Green, qui avait posé les mains sur ses oreilles avant le cri de Black : maintenant, grouillez-vous. Dans quinze minutes vous êtes censés être en cours. Moi, j'y vais, bonne chance ! déclara-t-il avec un sourire narquois sur le visage avant de sortir de la pièce.

Gold et Pearl se préparèrent en jurant. Black, qui lui était prêt, sortit de la pièce en empruntant la même porte que son aîné aux yeux verts. Il fut surpris de trouver White derrière la porte, qui visiblement l'attendait. Elle le prit par le bras et l'entraina avec elle pendant qu'elle parlait :
— Tu es enfin là ! Dépêches-toi d'aller petit-déjeuner en bas. Personnellement, je l'ai déjà fait. Je t'attendrai devant le lycée, alors essaye d'être là avant la sonnerie, d'accord ?
— Compris Patron, répondit-il sans même savoir où il était sensé manger.
— Tu peux m'appeler White tu sais. Nous sommes élèves ici, tu n'es plus mon employé.
— Je sais, mais… Il marqua une pause, je crois que c'est l'habitude.

Ils bavardèrent quelques minutes, descendirent deux escaliers et White lui désigna la salle à manger.
— C'est la même pièce que celle où on a fait la fête hier.
— La fête ? demanda-t-il perplexe.
— … Ne me dis pas que tu ne te souviens pas de la merveilleuse fête de bienvenue que nos aînés ont organisée ? l'interrogea-t-elle d'un ton accusateur.
— La fête… Fête… Ah ! s'exclama-t-il, se souvenant de tout, les évènements se bousculant dans sa mémoire. Oui, je m'en rappelle maintenant.
— Ta mémoire a quelques problèmes. Ce n'est pas bon signe.
— Ne t'inquiètes pas pour ma mémoire, la rassura-t-il.
— Si tu le dis… Bon, je vais devoir y aller, sois à l'heure, d'accord ?
— Tu vas voir ! s'exclama-t-il avec du défi dans la voix.


« JE SUIS DÉSOLÉ D'ÊTRE EN RETARD ! »

Le professeur et la classe se turent. Tous les regards étaient fixés sur Black, qui venait d'ouvrir la porte de la classe dans un grand fracas. Son visage était rouge comme une tomate, il transpirait. Il ne tenait presque plus sur ses pieds et sa tête lui tournait : il venait d'engloutir son petit-déjeuner plus vite qu'il ne l'avait jamais fait avant de courir tel un athlète au Pokéathlon. Son estomac n'avait pas apprécié et ne manquait pas de lui faire savoir. White leva un sourcil avant d'étouffer un rire. Il avait perdu son pari, mais c'était prévisible. Elle-même avait dû courir pour ne pas arriver en retard.

— Calmez-vous Black, intervint le professeur avant de lui désigner une table libre proche de celle de White, asseyez-vous.
— Très bien, professeur, répondit-il en reprenant sa respiration entre chaque mot.

Il se dirigea, penaud, vers sa place, sous le regard moqueur de ses camarades. Il s'affala sur sa chaise, gêné de l'attention qui était concentrée sur lui. Il n'écoutait que d'une oreille ce qu'expliquait leur professeur, principal qui-plus-est. Il s'agissait des habituels discours de début d'année, rabâchant que cela allait être difficile, que leur avenir se jouait cette fois-ci plus que les autres, avec des explications sur le fonctionnement de l'établissement. Malheureusement pour Black, ce n'était que des choses qu'il savait déjà. Rien d'intéressant qui aurait pu lui permettre de ne pas sembler stupide devant ses aînés. Il était fatigué, la nuit avait été trop courte, même respirer l'épuisait. Il était sur le point de s'abandonner dans les bras de Cresselia quand leur professeur poussa un grognement. Apparemment, il lui manquait un stylo noir et il était capital qu'il en ait un pour qu'il puisse enseigner. Il pesta quelques instants, avant de sortir précipitamment de la salle de classe en déclarant :

— Je laisse mon autorité entre les mains de nos deux 5 , le temps que j'aille quérir un stylo. Je vous demande de rester silencieux.

Les élèves n'attendirent même pas que ses bruits de pas ne soient plus audibles pour recommencer à parler. Black trouvait cette situation étonnante, il espérait que ses professeurs ne s'embêteraient pas toute l'année avec des stylos. Il désirait combattre, s'entraîner, devenir plus fort. Les matières générales ne l'intéressaient pas beaucoup. Las, il commença à se balancer légèrement sur sa chaise avant d'être interrompu par un de ses camarades :

— Alors monsieur le 5 , tu profites déjà de ton rang pour arriver en retard sans craindre d'être puni ? Le jour de la rentrée en plus… Pathétique…
— Qu'est-ce qu'il a fait pour être aussi haut gradé à son âge ? cracha un autre comme si Black n'était pas là. Ça doit être facile de faire partie de « l'Élite », il y a des nouveaux tous les ans…
— Ah oui, j'avais oublié que ça ne fait qu'une année que Platinum, Pearl et Diamond sont là.
— Hého Black, fais pas semblant de pas nous entendre. Qu'est-ce que tu as fais d'exceptionnel ?

Black sentait son sang se réchauffer. Cependant, il se contentait de les ignorer. Ils n'avaient pas besoin de savoir ce qu'il avait fait. Il était conscient de son propre talent, lui, le héros de sa région. Peu importe si personne ne le savait, si personne ne devait le savoir. Il avait juré sur tout ce qui lui était cher qu'il ne dirait jamais rien à propos de la Team Plasma et de ses agissements. Il préférait tenir sa parole et garder son honneur intact que de satisfaire les premiers jaloux venus. Il ne faisait pas attention aux insultes et aux remarques désagréables qui parvenaient à ses oreilles. Il n'était pas un arriviste, il n'était pas un flemmard ni un crétin. La frustration dormant en lui pesait pourtant de plus en plus lourd sur son cœur. Il les avait sur le bout de la langue, les raisons pour laquelle il possédait cinq étoiles sur sa carte d'étudiant. Il souffrait de sentir ses mots être bloqués par la promesse qu'il avait faite, sachant que s'il voulait mettre fin à leurs messes-basses et leurs moqueries, il devrait sacrifier ses rêves de Ligue Pokémon. Il pencha la tête, espérant que ses mèches de cheveux cacheraient son visage sombre. Il se sentait infiniment mal à l'aise. Les injures lui transperçaient directement le cœur. Il allait devoir passer toute l'année avec ces camarades-là ? Qui s'amusaient à dénigrer l'un des leur, sous l'influence de la jalousie ?

— Vous pensez vraiment que cinq étoiles sont attribuées à n'importe qui ? déclara une voix ferme que Black reconnaîtrait entre mille.
— Tiens tiens, c'est pas toi l'autre nouvelle porteuse de Pokédex ? La White, là ? T'a rien d'autre à faire que le défendre ?
— Ce n'est pas le sujet, l'interrompit-elle en se levant, avec une froideur qui fit cesser les bavardages. Black a été choisi pour avoir un Pokédex, il a effectué un voyage dans tout Unys et il a vaincu tous les champions d'arènes. C'est un dresseur de premier plan. Le directeur n'a donc pas hésité à lui attribuer cinq étoiles.
— D'où tu parles du dirlo ? T'étais là quand ils ont discuté de son cas ?
— Je le sais. C'est tout.

L'intervention de son amie avait choqué Black avant de le rendre encore plus mal à l'aise. Elle n'avait pas mentionné le fait qu'il avait capturé un Pokémon légendaire, ni qu'il avait été Maître de la Ligue. A quoi s'attendait-il ? Elle avait été tout comme lui réduite au silence. Elle avait réussi à le défendre sans briser sa promesse. Pourquoi est-ce qu'elle n'avait pas attendu qu'il parle ? Est-ce que ça se voyait tant que ça qu'il était incapable de dire quoique ce soit ? Il n'avait pas eu le courage de se défendre. Il avait impliqué White et il détestait ça. Ça n'avait jamais été un problème pour lui, de prouver sa valeur. Il aurait très bien pu le faire. Sa rage, auparavant dirigée contre ses camarades se retourna contre lui-même. Il se détestait d'être aussi perdu dans cette école qu'il avait tant voulu intégrer.
Une fille bégaya doucement :
— Elle dit vrai… Je viens d'Unys aussi, et je l'ai vu combattre Watson à la télé… Il a bel et bien gagné ce match…
— Oui bon, d'accord… admit un des premiers à l'avoir rabaissé, peut-être qu'il n'est pas si bête qu'il en a l'air. Mais cette fille… il se tourna vers White, pour elle, j'ai beau chercher, je ne vois pas ce qu'elle peut avoir de particulier.

Le rythme cardiaque de Black s'accéléra sous l'effet de la colère. Ils n'avaient plus rien à dire sur lui, donc ils allaient cracher leur venin sur White ? Il réfléchissait déjà à un moyen de leur faire regretter.
— Elle aussi, je la connais, déclara la même fille que précédemment, son ton ayant cependant changé : elle avait été la productrice de la comédie musicale de Méanville, mais elle a tout abandonné et on ne l'a plus revue après l'inauguration de la scène du Musical.

Cette révélation provoqua des éclats de rires chez leurs camarades.
— Alors comme ça tu te donnes des grands airs alors que tu ne vaux rien ? lâcha un garçon en s'approchant d'elle, menaçant. Qu'est-ce que tu as fais pour être une 5 ? Tes parents ont payé l'école ? A moins que… Tu n'aie payé en nature ?
— Une pauvre traînée qui fuit ses responsabilités, beurk !
— Le maire de Méanville était embêté… Elle a dû s'amuser sur ce projet, puis quand c'est devenu trop difficile, elle a tout jeté en l'air !
— Je suis sûre qu'elle en a profité pour s'en mettre plein les poches avant de se la couler douce, sur le dos des autres collaborateurs…

Black serrait ses poings tellement fort que ses ongles transperçaient sa peau. Quelle bande de raclures. Ils ne connaissaient pas White. Ce n'était pas pour rien qu'il l'appelait « patron ». Elle était jeune, mais elle était déjà à la tête d'une agence artistique promouvant des Pokémons. Ses acteurs étaient reconnus dans ce milieu et elle était très demandée. Pourtant elle n'a pas hésité à s'investir dans la nouvelle attraction de la ville de Méanville. Le maire et ses agents, une bande d'incapables imbéciles, bloquant à chaque petit problème, se sont reposés sur la jeune fille qui trouvait des solutions à tout. Elle n'avait qu'énoncé une bonne idée et voilà qu'elle se retrouvait en tête d'un projet de grande ampleur. Ambitieuse, elle avait saisi cette opportunité pour se faire connaître. Tout lui souriait. Il a fallu que tout s'effondre.
Il regardait son amie trembler. Ses jambes l'abandonnèrent et elle chancela, s'accrochant à un bureau pour ne pas se retrouver au sol. Ses yeux bleus étaient vides, effrayés. Ils semblaient vouloir pleurer mais les larmes ne venaient pas, bloquées. Black comprit alors ce qu'il se passait dans l'esprit de White. Dans ses yeux, il pouvait voir la honte qu'elle avait ressentie quand N lui avait démontré à quel point elle se trompait, à quel point elle privait ses Pokémons de leur avenir en leur en imposant un tout tracé. Ce sentiment vira ensuite au désespoir lorsqu'elle se souvint du moment où Kikui, son Gruikui et icône de son agence, avait choisi de suivre N plutôt qu'elle. Puis son visage se tordit de douleur et elle s'affaissa lorsque les souvenirs de sa chute de la grande roue lui revinrent en mémoire. Elle était tombée au sol, seule et abandonnée. Les larmes coulèrent, la conscience de White ne les retenait plus. Le choc psychologique de cette fois-là se réimposa à elle. Il était amplifié par les remarques incessantes des autres élèves, ayant remarqué qu'ils avaient réussi à la briser, ils en profitaient.

Black allait leur faire payer. Il allait les prendre un par un, les brûler, les noyer, les étrangler, les frapper, les lapider, les lacérer, leur arracher les yeux à la petite cuillère le plus doucement possible jusqu'à ce qu'ils demandent pardon à genoux. Un sourire fou s'étendit sur son visage à cette pensée, avant de disparaître lorsqu'il se rendit compte qu'il n'avait aucun outil sous la main pour torturer ses camarades. Dans ce cas…
Black se leva et accouru vers White tellement vite que les autres élèves crurent à une téléportation. Il lui saisit fermement le bras et la souleva en l'entraînant vers la sortie. Il ouvrit la porte et disparu dans le couloir, laissant ses camarades médusés. Une fois hors de leur champ de vision, il desserra sa prise sur le bras de son amie afin de ne pas la blesser. Elle reprenait de la consistance peu à peu, mais le jeune garçon ne s'arrêtait pas de courir. Il ne remarqua même pas leur professeur qui prenait le chemin inverse. Sauver White était sa seule préoccupation, qu'importe le moyen, que cela enfreigne les règles ou pas. Il ouvrit la porte du bâtiment et l'entraîna à l'extérieur. Il la fit s'assoir doucement sur l'escalier. Il la manipulait avec autant de délicatesse que si elle avait été un fragile objet de porcelaine. Il s'installa à ses côtés, passant un bras rassurant autour de son dos tandis qu'elle posait sa tête sur son épaule.

Il y eu un long silence. Black, le trouvant pesant, se décida à le briser :
— Tu n'avais pas besoin de me défendre. A cause de moi, ils se sont retournés contre toi.
— Ce n'est pas grave, murmura-t-elle en dirigeant ses prunelles bleues vers les yeux marrons du garçon. Pas une seule seconde je n'ai regretté de t'avoir défendu. Je pensais ce que j'ai dit. J'aurai voulu en dire plus…
— Tu sais très bien que tu ne le pouvais pas ! Au moins, tu as eu le courage de parler, contrairement à moi… Il tourna la tête, cachant son visage rougissant de honte. C'est ma faute.
— Black. Je refuse que tu penses cela. Tu n'as rien fait.
— C'est justement ça le problème ! cria-t-il plus fort qu'il ne l'aurait voulu.

White ne répondit pas. Elle posa son doigt sur les lèvres de son ami, lui suggérant de se taire. Un autre blanc, plus agréable cette fois, s'installa.
Soudainement, Black se releva. Il sortit ses six Pokémons de leurs Pokéballs simultanément, avant de descendre l'escalier, faire quelques pas et hurla son rêve au loin. La surprise précéda la joie dans l'esprit de la jeune fille, heureuse de voir son compagnon de meilleure humeur. Il se tût et porta son regard au loin.
— Je ne leur laisserai pas le choix. Ils reconnaîtront ma valeur, déclara-t-il déterminé.
— Moi aussi. Ma nouvelle Agence BW laissera le monde entier bouche-bée, annonça-t-elle d'une voix douce.

A ces mots, Black se tourna vers elle. Il se rapprocha, heureux, lui prit la main et la redressa. Ils croisèrent leurs petits doigts pendant qu'il lui chuchotait à l'oreille :
— C'est une promesse.

La réponse de la jeune fille fut le plus beau sourire qu'il eu jamais vu.


C'est fini ! Ça vous à plu ? N'hésitez pas à reviewer !

Le prochain chapitre mettra en avant un certain garçon roux et une charmante petite blonde...