Disclaimer : Il n'a pas changé depuis la dernière fois !
Note : Bonjour/Bonsoir ! Merci pour les commentaires et je suis désolé d'avoir mit si longtemps avant de poster ce chapitre. Le rythme devrait redevenir un peu plus rapide ( du moins je l'espère malgré la période d'examens qui arrivent). Sinon, j'espère que ce chapitre vous plaira et je vous souhaite une bonne lecture !
Deux jours s'étaient écoulés depuis que Sherlock c'était enfermé dans sa chambre. John fixa son calendrier : il était jeudi. Encore deux ou trois jours et le détective aurait finit sa transformation. Le médecin lui avait promis de ne pas intervenir. Mais plus il entendait les cris de Sherlock plus il le regrettait...
Un peu comme maintenant.
Le détective poussait depuis dix bonnes minutes des cris étant loin d'être humain. John était intérieurement soulagé que Sherlock ne cris pas tout le temps. Pas que ça l'agaçait, loin de là. Mais à chaque fois, il était mort d'inquiétude. Il entendait parfois aussi gratter contre le plancher ou encore des bruits sourds comme si on cassait quelque chose. Les cris se succédaient généralement à de longue période de silence. Ces moments étaient peut-être les pires. Ils rendaient l'attente encore plus insupportable.
_John, vous êtes là ? Fit soudain la voix de Madame Hudson.
Le médecin cligna des paupières, sortant de ses pensées. C'est à ce moment là qu'il remarqua que Sherlock ne criait plus. Le médecin quitta la cuisine où il prenait son petit déjeuner pour rejoindre la logeuse. Celle-ci se tenait dans le salon et fixait le couloir menant à la chambre du détective. John lui sourit, essayant de paraître détendus. Ce qui n'était pas totalement convaincant avec les cernes qu'il se trainait sous les yeux.
_Bonjour Madame Hudson.
_Bonjour John. Sherlock est toujours malade ?
Le blond hocha la tête, un peu mal à l'aise de mentir à son interlocutrice. Mais il avait dû trouver une manière de justifier les cris de son ami.
_Oui mais ça ne devrait plus durer très longtemps.
_Je lui avait bien d'arrêter de jouer avec ses produits chimiques. S'exclama madame Hudson sur le même ton de réprimande qu'une mère. Maintenant qu'il s'est empoisonné, il se tiendra peut-être tranquille la prochaine fois. Il a même de la chance de ne pas être obligé d'aller à l'hôpital.
John ne put s'empêcher de sourire avant d'hocher la tête. Cette excuse avait été accepté avec une facilité déconcertante par les autres. A croire que madame Hudson et Lestrade s'attendaient à une situation pareille un jour. Mais c'est vrai que, connaissant Sherlock, il aurait put réellement s'empoisonner avec son matériel. Une chance qu'il soit médecin car ils les avaient convaincus qu'il pouvait s'occuper du brun sans passer par la case « séjour à l'hôpital ».
Le reste de la journée se passa bien dans l'ensemble. John avait travaillé toute l'après midi et n'était revenu qu'en début de soirée. Sherlock avait été plus ou moins silencieux. Le médecin espérait vraiment que les deux prochains jours se dérouleraient aussi bien. Mais quand on s'appelle John Watson et qu'on vit avec Sherlock Holmes, les choses ne restent jamais « biens » très longtemps.
Le médecin s'apprêtait à se coucher quand il entendit un craquement tout bonnement effrayant. Il se précipita hors de sa chambre, croyant que l'on avait forcé la porte de l'appartement. Pourtant, il constata bien vite que rien ne clochait. Il n'y avait pas la moindre trace d'un intrus chez eux. C'est en entendant un bruyant râle de douleur qu'il comprit d'où venait le bruit. D'un pas hésitant, John s'approcha de la chambre de Sherlock. Mais une fois la main sur la poignet, il hésita sur la conduite à tenir. Le détective lui avait formellement interdit de rentrer dans la chambre quoiqu'il puisse entendre. Seulement, il se demandait quelle était l'origine du bruit de toute à l'heure. John batailla plusieurs minutes avec lui-même avec de soupirer doucement. Il laissa retomber son bras contre son flanc. Il ferait mieux de retourner se coucher avant de faire une bêtise.
Un autre craquement et un gémissement retentirent.
Le médecin mit temporairement sa raison de côté et entre-ouvrit la porte. Il la poussa tout doucement, la faisant à peine grincer. Il voulait juste un peu voir, vérifier que ça allait...
John crus que sa mâchoire allait se décrocher.
La pièce était envahis par une curieuse odeur de fumé et de soufre. La chambre était dans un désordre sans nom, les meubles étant par terre. Il faisait sombre mais John arrivait à distinguer plus ou moins les détails. Il pouvait voir que les rideaux étaient déchirés et le sol par endroit... Lacéré ? Oui, c'était bien des traces de griffures. Le mur du fond quant à lui portait des traces de brulure. Quelques cadavres de bouteille d'eau trainaient également par terre. Il y a avait même un extincteur brisait dans un coin de la pièce. Le lit de Sherlock était brisé en deux et le matelas éventrait en son centre. Les draps et couvertures étaient tassés comme une sorte de nid. Du moins, c'est ce que John supposait. Du coin de l'œil, il surprit un mouvement qui le fit sursauter. Une petite exclamation de surprise lui échappa en voyant Sherlock. Du moins, quelqu'un qui lui ressemblait.
Le détective était à genoux par terre, la tête penché. Mais le plus choquant était les grandes ailes apparus sur le dos de Sherlock. Il avait également une queue et deux cornes aux niveaux des tempes qui partaient en arrière. Les nouveaux appendices étaient écailleux et dans les tons rouges. Les yeux de John s'écarquillèrent alors qu'il se retint de faire un pas en arrière. Maintenant qu'il avait la vérité en face de lui, il commençait à avoir peur. Sérieusement, dans quoi il s'était embarqué ? Il était en face d'un dragon bordel !
Il vit soudain des yeux dorés se braquer vers lui. Le médecin se sentit comme transpercé par ce regard. Le détective ne bougea pas, complétement immobile. Il ressemblait à un fauve en attente. John déglutit difficilement avant de se gifler mentalement. Malgré toute ses transformations, c'était encore Sherlock qui se tenait devant lui.
Son ami.
Le médecin essaya de mettre sa peur de côté quand il s'avança un peu plus dans la chambre. Le détective se mit à grogner avant de reculer un peu. Comprenant l'avertissement, John cessa d'avancer.
_John...
La voix était rauque, presque menaçante. Le médecin n'avait jamais entendus Sherlock avec une intonation pareille. Il voulu parler mais le détective fut assaillis par une vague de douleur. Le détective serra les dents, enfonçant ses ongles dans le sol de sa chambre. Réagissant instinctivement , John s'approcha de lui. Il tendit prudemment une main vers Sherlock. Mais celui-ci se redressa vers lui en montrant les crocs (depuis quand en avaient-ils ?).
_Va t'en !
_Sherlock...
Mais le médecin n'eut pas le temps de poursuivre. Le détective venait de lui sauter dessus. Il le plaqua durement au sol et l'empêcha de bouger. Il se mit à grogner comme un fauve prêt à mordre. Cependant, l'une de ses griffes entailla la joue du blond quand il plaqua sa main à côté du visage du blond. John poussa un petit couinement de douleur. Il sentait déjà le sang couler de la blessure. John était paralysé, les yeux écarquillés par le choc. L'expression de Sherlock passa alors de la colère à la surprise puis au remords. Il semblait avoir reprit le contrôle de lui-même. La dernière chose qu'il voulait c'était de faire du mal à John. Seulement, il ne pouvait pas se contrôler durant cette période. Il était capable de le tuer sans le vouloir... Le détective relâcha lentement le médecin avant de s'écarter. Il s'éloigna dans un coin éloigné de la pièce. Il leva ses yeux dorés vers son ami.
_John va t'en... S'il te plait.
Le ton était presque suppliant et le médecin obéit après une seconde d'hésitation. Il referma la porte avant de s'en aller d'une démarche d'automate. C'est en sentant la plaie à sa joue le piquer qu'il comprit qu'il avait peut-être frôler le pire. John dû s'appuyer contre le mur quand ses jambes menacèrent de le lâcher. Il aurait pus se faire tuer par Sherlock. Est-ce vraiment une bonne idée de rester le colocataire du brun au final ? John fronça les sourcils alors qu'il allait farfouiller dans le kit de premier secours. Non, son ami lui avait dit de ne pas rentrer, que se serait dangereux. Il n'avait simplement pas écouter. Le médecin essuya le sang avant d'appliquer un pansement. La coupure n'était pas profonde et partirait assez rapidement.
oOoOoOoOoOo
Les deux derniers jours suivant passèrent avec une lenteur effroyable. Parfois, John se demandait si quelqu'un ne jouait pas avec le temps. Bien sur, sa coupure ne passa pas inaperçus. Dès le lendemain de cet événement, Mycroft lui avait envoyé un texto.
«Je suppose que vous n'avez pas écouter les avertissements de Sherlock ». MH
« Pourquoi poser une question dont vous avez déjà la réponse ? » JW
John était sur que l'ainé des Holmes avaient sentit son agacement à travers le texto. Mais si c'était le cas, cela ne l'empêcha pas de répondre.
«John, je peux vous trouver un nouvel appartement vous savez » MH
« Je ne quitterais pas Baker Street. » JW
Mycroft grimaça mentalement en lisant la réponse. Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous avec ce foutu appartement ? A part être plutôt biens situé, il n'avait pas grand chose de particulier. Quel sort madame Hudson avait donc jeté sur cet appartement pour retenir aussi bien ses locataires ?
«Si les choses empirent, je me passerais de votre consentement. » MH
« Essayez pour voir. » JW
L'échange de message se termina là-dessus. John éteignit son portable avec un soupir. Les frères Holmes lui menaient la vie dure parfois. Il gagna sa chambre dans l'idée d'aller écrire de nouveaux articles pour son blog. Il avait quelques enquêtes à mettre en ligne. Il fixa néanmoins la chambre de Sherlock avec un regard plein d'espoir. A partir de demain, la maturation était censé être finit. Il avait hâte de retrouver son colocataire tout en appréhendant un peu.
Minuit était passé quand la porte de Sherlock s'ouvrit. Il fit quelques pas hésitant dans le couloir, passablement affaiblis par sa maturation. Mais le délais était passé et il avait repris sa forme humaine un peu plus tôt. Cependant, il était tellement fatigué qu'il s'était évanouis après. Il ne s'était réveillé que depuis dix minutes et mourrait de faim. Pourtant, ce n'était pas vers la cuisine qu'il se dirigeait. Silencieusement, il ouvrit la porte de chambre de John. Il retint un soupir d'agacement en entendant les gonds grinçer. Mais cela ne réveilla pas le médecin. Sherlock s'approcha du lit, contemplant le visage endormit. Il n'avait pas besoin de lumière, ses yeux n'étant plus ceux d'un simple humain. Il vit alors le pansement se distinguer avec netteté.
Le détective se mordilla la lèvre, envahit à nouveau par une pointe de remord. Il espérait que la prochaine fois, cet imbécile l'écouterait. Il effleura de l'indexe le pansement avant de tourner les talons.
_Je suis désolé... Murmura presque le brun de façon inaudible.
Il ne ferait pas deux fois l'erreur de s'emporter. Sherlock referma la porte et partit à l'assaut du frigo. Mais il fit la moue en ne voyant rien intéressent. Le bocal des doigts ne représentait même pas un amuse gueule. Sherlock retint un sifflement d'agacement. Il quitta discrètement l'appartement, se faufilant comme une ombre jusqu'à l'extérieur. Il était bon pour aller braquer une boucherie...
oOoOoOoOoOo
John ouvrit difficilement un œil. Ses rideaux avaient beaux être fermés, il y avait encore trop de lumière. Il se redressa en grognant, se frottant les yeux. Il regard son réveil et se laissa retomber le visage contre l'oreiller. C'était samedi, il n'était même pas encore huit heure et...
_Et ce maudit violon qui ne s'arrête pas ! S'exclama-t-il en plaquant ses mains sur ses oreilles.
Une longue minute se passa avant que John ne saute presque hors de son lit. Il manqua de se prendre les pieds dans les couvertures mais atteignit la porte. Il descendit rapidement les escaliers sans prendre le temps de mettre ses chaussons. Une fois en bas, il vit Sherlock se tenir dos à lui en train de jouer. Le médecin en fut bouche bée, ayant l'impression que les jours passaient n'été qu'un long rêve. Sherlock n'était pas un dragon et il lui pourrissait juste son samedi matin. Pourtant, quand il porta sa main à sa pommette, le pansement était toujours là. Le détective reposa son archet avant de se tourner vers John. Il pencha légèrement la tête en avant pour le saluer.
_Bonjour John.
_Bonjour...
Sherlock rangea son violon avant d'attraper la tasse de thé qui trainait sur la table basse.
_John, tu pourrais aller mettre un pantalon ?
_Hein ? S'exclama le médecin prit au dépourvus.
Il baissa la tête et constata qu'il n'avait pas oublié que ses chaussons en haut. Au moins il était en slip et en tee-shirt... John rougit, s'excusa promptement et repartit s'habiller. Quand il redescendit, Sherlock était assis dans le canapé et lisait le journal. Le médecin alla préparer son petit déjeuner comme si de rien n'était mais ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'œil au détective. Il avait des centaines de questions à lui poser mais ne savait pas comment les aborder.
_Tu sais, Madame Hudson était inquiète pour toi. Finit-il par dire.
_J'irais la rassurer un peu plus tard. Quelle excuse avais-tu trouvé ?
_Empoisonnement au produit chimique.
Sherlock eut un petit rire avant de tourner une page du journal. Son rire augmenta quand il vit dans la rubrique « faits d'hivers » qu'une boucherie avait été dévalisé durant la nuit.
_Très bon choix.
Il y eut un moment de silence pendant lequel John fixa ses tartines. C'est la présence de Sherlock à ses côtés qui le fit sortir de ses pensées. Il venait de s'asseoir en face de lui et le scruter d'un air pensif.
_John, si tu as des questions posez les. Je vois bien que ça te brule les lèvres.
Le médecin eut un petit sourire avant de soupirer. Il ne pouvait décidément rien cacher à son colocataire.
_D'accord. Alors pour commencer : où son passé tous tes... Trucs ? Dit-il en mimant les ailes et les cornes avec ses mains.
_Cachés et ne réapparaîtrons que si j'abandonne ma forme humaine.
_Ou si tu subis une émotion forte. Se rappela John.
Sherlock émit un petit « Tss » et rétorqua que cette possibilités était peu probable.
_Par contre, il risque d'y avoir quelque petits... Accidents. Ma maturation étant récente, mes écailles risquent d'apparaître ou mes yeux changer de temps en temps. Fit Sherlock avec une moue d'enfant contrarié.
John hocha la tête avant de croquer dans une tartine.
_Tant que tu ne met pas le feux à l'appartement. Fit John en riant.
Son rire cessa devant le silence de son colocataire. Il le fixa dans les yeux, étonné. Sherlock haussa les épaules avant de répondre.
_Je ferais attention.
Les deux hommes restèrent silencieux le temps que John finisse son déjeuner. Le médecin fixa sa tasse vide avant de demander :
_Et tu préfères être quoi ?
Le détective pencha légèrement la tête sur le côté avant de comprendre où voulez en venir John. Il croisa les bras avec un petit rictus désappointé, réfléchissant quelques secondes à la question.
_Dragon ou humain, les deux sont tout aussi ennuyant l'un que l'autre. Fit Sherlock en s'accoudant sur la table.
_Ah bon ?
John avait dû mal à imaginer qu'être un dragon puisse être ennuyant. Certes la maturation avait l'air très douloureuse mais avoir des ailes et tout l'attirail semblait... Amusant. Rien que l'idée de pouvoir voler réveiller en lui de vieux désir de gamin. Mais il s'agissait de Sherlock Holmes après tout. Il ne pensait jamais comme tout le monde. Le détective finit cependant par avouer du bout des lèvres :
_Je dirais même qu'être humain comporte moins de désagrément.
_Je ne vois pas comment tu pourrais être pire que d'habitude. Répondit John avec un sourire.
Seulement, il était loin de savoir à quel point il se trompait.
Voila merci d'avoir lu ! J'espère que ça vous à plus et donc, n'hésitez pas à laisser une petite review pour me donner votre avis ! See you again !
