Salut tout le monde ! Donc… en fait, en général j'aime pas trop mettre les suffixes comme le -kun ou -sempai parce que ça me semble bizarre. C'est mon avis personnel donc, que personne ne se sente visé. Mais… comme j'adore les jeux de mots débiles sur les noms de Aomine et Kagami, je les laisse en japonais, c'est plus drôle comme ça ! C'est pareil pour Kise, puisqu'il apparaît plus loin dans la fic (Comment ça je spoile ?! Pas du tout ! XD), je préfère juste prévenir que je ne traduirais pas les surnoms qu'il donne aux autres, du genre de « Kurokocchi ». C'est vraiment trop moche en français. Et… je crois que c'est tout. Sur ce, bonne lecture !

Chapitre 3

-Je crois que je sais ce que tu me cache, déclara Kuroko en guise de bonjour à Kagami.

Kagami ne répondit même pas et afficha une mine des plus blasées. Pourtant, à l'intérieur, il paniquait complètement. Comment Kuroko pouvait-il être au courant, et qu'est-ce qu'il croyait qu'il se passait ?

-Ah… finit-il par lâcher. Si tu le dis…

Il passa devant lui et se dirigea vers l'entrée de la classe.

-Tu pourras peut-être m'expliquer pourquoi Aomine aussi disparaît à l'heure du déjeuner ?

Il s'arrêta. Grillé. C'était complètement grillé.

Il se retourna lentement vers Kuroko en tâchant de garder un visage neutre.

-Qu'est-ce que j'en sais, moi, de ce que fout Aomine pendant l'heure du déjeuner ?

Son camarade sortit son téléphone de sa poche.

-Momoi m'a appelé pour me le dire. J'ai trouvé que ça coïncidait bizarrement avec ta nouvelle habitude.

-Et ?

Kuroko se contenta de le fixer. Kagami fit de même. Un duel de regard commença entre eux. C'était presque une habitude de faire ça, mais cette fois, c'était plus important et surtout, moins amical que d'ordinaire.

-Hé les rookies !

Les deux interpellés sursautèrent de concert, surpris par la voix grave de Hyuga.

-Vous aviez l'air bizarres tous les deux, fit remarquer leur capitaine.

-Ce n'est rien, répondit Kuroko. Kagami ne veut simplement pas admettre qu'il a des rencards avec Aomine.

-Je ne… commença Kagami. Mais c'est quoi cette histoire de rencard ?! Et Aomine !? Je rêve !

-Il n'y a pas de mal, le rassura Hyuga, pensant que Kagami était gêné d'avouer ses penchants sexuels. J'ai découvert récemment que Mitobe et Koganei étaient ensemble. Ça m'a fait tout drôle, mais franchement, j'ai rien contre ça. Et puis bon… Aomine est… plutôt ce qu'on pourrait appeler un beau gosse alors…

Kagami était aussi rouge que ses cheveux.

-Mais je…

-Et puis, ajouta Kuroko, vous êtes vous-même homosexuel non ? Avec Kiyoshi.

Hyuga se racla la gorge, mal à l'aise.

-Ce n'est pas de moi qu'il s'agit, et Kuroko, arrête de te mêler de mes affaires, d'accord ? Ça va si c'est celles de Kagami, mais… Kagami, t'es toujours avec nous ?

Kuroko baissa les yeux et vit son ami accroupi, la tête dans les mains.

-Je crois qu'il est en pleine prise de conscience.

-La ferme Kuroko ! S'exclama Kagami. Ça n'a rien à voir ! J'en ai juste entendu trop sur les couples de l'équipe ! Mon innocence est en train de partir en morceaux !

-C'est vrai, approuva Kuroko. Aomine saura très bien s'en charger.

-Pitié… geignit le plus grand en s'empêchant de penser à ce que Aomine pourrait lui faire. Avec peu de résultats, malheureusement.

-Bon, dit Hyuga. J'étais venu vous dire qu'on va aller assister à un match de Haizaki mercredi après-midi. Vous venez je suppose ?

-Oui, répondit Kuroko.

-Tant mieux. À demain à l'entraînement alors.

-Ouais à d'main… grogna Kagami en entrant dans la classe pour empêcher Kuroko de l'embêter davantage avec Aomine.

-J'ai rien dit, promis !

Aomine poussa un long gémissement.

-Satsuki, je vais te tuer, je te le jure !

-Aomine, on t'as jamais dit de pas frapper les filles ?

-Toi, tu frappes bien Tetsu, non ?

La répartie, lancée le plus naturellement du monde, créa un froid entre les deux jeunes hommes. Et puis soudain, ils éclatèrent de rire en chœur.

-Il t'aurait défoncé si il t'avait entendu ! Lança Kagami, hilare.

-Oh que oui ! Approuva Aomine en s'étranglant avec son pain.

Il se mit à tousser bruyamment, ayant avalé de travers. Kagami lui passa sa bouteille d'eau que Aomine s'empressa de vider.

Il a pas essuyé avant de boire…

Telle était la pensée qui taraudait l'esprit de Kagami en voyant Aomine boire goulûment le contenu de la bouteille, sans même songer à lui dire de lui en laisser un peu.

-Du coup, je fais comment ? Dit-il pour détourner ses pensées de la bouche de Aomine collée au récipient en plastique. Et non, il ne le matait pas !

-Hm… Il a aucune preuve non ? Répondit l'autre. Et c'est une coïncidence si on disparaît aux mêmes heures.

Clin d'œil à l'appui.

Kagami réfléchit. Les réflexions de Kuroko lui revinrent à l'esprit malgré toutes ses protestations. Un rencard, hein ? Et bien, il avait lui-même utilisé ce terme quelques jours plus tôt à la rigolade, alors c'est que ça devait bien en avoir l'air, ne serait-ce qu'un peu ? Et Aomine, qu'est-ce qu'il pensait de tout ça ?

-Kise m'a appelé hier soir, dit soudain Aomine. Il semblait un peu déprimé.

-Ah ?

Kagami se fichait éperdument des états d'esprits de Kise, même s'il n'était pas franchement désagréable à supporter. Juste un peu lourd avec ses hordes de fans et ses surnoms ridicules. Mais il fallait bien faire la conversation.

-Ouais, continua Aomine. Il faisait semblant de chialer alors j'ai pas tout compris mais en gros j'ai capté « Haisaki », « draguer » et « mon copain ». Donc…

-Haisaki a dragué son copain, termina Kagami.

Un ange passa.

-Attends, il a un copain ?

-Son capitaine il me semble.

Aomine guetta la réaction de Kagami. Il voulait juste voir ce qu'il pensait de l'homosexualité. Déjà, ça ne l'avait pas choqué d'entendre « son copain » et pas « sa copine », donc il pouvait en déduire qu'il n'y était pas totalement hostile.

-Ah, le père Kasamatsu ! S'exclama Kagami en se rappelant enfin du nom dudit capitaine. Bah, pourquoi pas… Ils avaient l'air de bien s'entendre dès le début. Nous, on a Hyuga et Kiyoshi et Mitobe et Koganei.

Aomine s'étrangla.

-Tant que ça ! Mais vous arrivez à faire des entraînements normaux au moins ?

-Heu… Épargne moi tes sous entendus douteux, tu veux bien ?

-Mais lâchez moi, bande de **** !

-Un peu de respects envers tes aînés, Aomine, dit Imayoshi, son habituel sourire narquois accroché à ses lèvres.

-Vous m'avez mis une putain de laisse ! Hurla Aomine.

Des spectateurs se retournèrent, choqués par son langage si poli.

-Oui, parce que le coup du magasine n'avait pas marché, argumenta Imayoshi. Tu remarqueras que cette fois, j'avais choisi la bonne idole !

-Mais je m'en fiche de ton magasine à la con ! Répliqua Aomine en lui lançant en pleine face. Tu peux te le mettre ou je pense !

-Allez, assis toi, et surtout, tais toi maintenant !

Imayoshi décida de le garder en laisse un moment, histoire d'être sûr qu'il reste.

-Oh, mais ce sont nos amis de Tôo ! Vous aussi, vous êtes venus voir le match ?

-Ah, mais c'est Seirin ! Répondit Imayoshi. Vous voulez vous asseoir peut-être ?

Il se leva pour se décaler et se rapprocher de Aomine, quitte à se faire mordre.

-Très jolie laisse Aomine, commenta Kuroko.

Toute l'équipe jeta un œil à l'objet qui ornait le cou de l'as de Tôo qui sentait sa fierté s'émietter petit à petit.

-Oh, mais ça te va très bien en plus ! Le complimenta Kiyoshi, avant de recevoir un regard noir.

Kuroko se fit le plus discret possible et observa l'échange visuel entre Kagami et Aomine, qui s'avéra totalement inexistant.

-Allons nous asseoir ! Proposa t-il d'un seul coup, arrachant un sursaut et un cri à sa nouvelle lumière.

-Ne… recommence pas toi…

-Viens Kagami, se contenta t-il de dire en attrapant l'autre par la manche.

Il l'installa… à côté de Aomine. Il eut la joie de constater que les deux jeunes hommes s'étaient visiblement tendus depuis qu'ils étaient assis côte à côte.

-Ah, Kagami ! S'exclama Imayoshi. Tu es plus près que moi, alors tu veux bien…

Il lui tendit le bout de la laisse. Kagami l'attrapa avec appréhension.

-Je dois faire quoi ? Demanda t-il, incertain.

-Fais juste en sorte que Aomine ne bouge pas.

Kagami fixa alors longuement le cou de Aomine, auquel était attaché l'objet grâce à un harnais, et ne put s'empêcher d'éclater de rire.

-T'as vraiment l'air idiot avec ce truc ! Un vrai animal de compagnie !

-La ferme Bakagami ! Répliqua Aomine, honteux.

Plus personne ne le prendrait au sérieux à présent. Surtout si il se battait de nouveau contre Seirin, l'image de la laisse resterait à tout jamais gravé dans leurs esprits.

-Tu as raison Kagami, intervint Kuroko de son habituel ton monocorde. Tu devrais le caresser d'ailleurs.

Deux paires d'yeux se tournèrent vers lui. Il avait parlé assez doucement pour ne pas se faire entendre de tous les joueurs.

-Mais..mais..mais… bafouilla Kagami. Kuroko, de quoi tu…

-Tetsu ! Le coupa Aomine. Dis… pas des trucs comme ça !

Kuroko les regarda tour à tour. Ils étaient rouges tous les deux et surtout, Kagami s'étaient instinctivement rapproché de Aomine. Bon, il avait surtout reculé pour s'éloigner de lui, mais ça revenait au même. D'autant qu'il tenait toujours la laisse de Aomine fermement.

-Vous êtes vraiment les mêmes tous les deux, dit-il. C'en est déconcertant.

Une pluie d'insultes se préparait, il le sentait.

-Hé les abrutis ! Lança Hyuga de son siège. Maintenant, vous la fermez, où vous aurez affaire à moi !

-C'était dur.

Kagami approuva silencieusement et apporta sa cuillère à sa bouche. Il avala lentement la soupe miso brûlante et soupira. Il aimait les ambiance tranquilles comme ça, malgré le fait qu'il avait le sang chaud et qu'il aimait bouger.

Il leva les yeux vers Aomine.

-Juste un truc qui me turlupine…

-Quoi ?

-Ta laisse !

Aomine jeta un regard désespéré à l'objet qui occupait toujours son cou.

-Imayoshi a pris un modèle avec fermoir à cadenas. Wakamatsu a jeté la clé pour se venger, parce que je l'ai frappé une fois.

-Et t'as pas essayé de la couper ?

Aomine attrapa l'étiquette.

-« Modèle équipé de la nouvelle technologie anti-érosion, lut-il. « Résiste aux lames en tous genres et aux coups de griffes et de dents. Garanti deux ans. Peut résister à la force de traction d'un chien de 100 kilos ».

Puis il regarda Kagami d'un air totalement blasé.

-Donc oui, j'ai essayé. Je suis allé voir le magasin aussi. Le gars m'a dit qu'il faudrait un sécateur ou des pinces spéciales pour couper le cadenas, mais il a refusé de le faire même quand je le lui ai demandé. Trop près de la gorge, apparemment.

Kagami se retint de rire. Voir Aomine avec une laisse lui laissait une étrange impression au creux du ventre, même s'il ne saurait exactement expliquer quoi.

-Et forcer le cadenas ?

Pas de réponse. Aomine lui lança un regard lumineux.

-Mais c'est une super idée ! Tu connais quelqu'un qui saurait faire ça ?

-Je suis étrangement persuadé que Haisaki sait le faire, mais aussi que tu ne veux surtout pas qu'il te voit avec une laisse, donc… il ne reste que moi.

-Tu sais faire ça, toi ? S'étonna Aomine.

-Hé, j'ai grandi en Amérique je te rappelle !

Kagami se leva et alla chercher du fil de fer dans un tiroir.

-Vas t'asseoir sur le canapé et dégage ton cou. Je vais essayer.

Aomine s'exécuta. Il enleva son gilet et tendit le cou au maximum.

-Comme ça ?

-Ouais.

Kagami s'assit juste à côté de lui et entreprit d'introduire le fil de fer dans la serrure du cadenas.

-Bon, tu peux arrêter de gesticuler ? Dit-il, agacé, après plusieurs essais infructueux.

-C'est ton souffle sur mon cou, ça chatouille ! Se défendit Aomine. T'es vachement près aussi !

-Si tu veux te débarrasser de ce truc, c'est le seul moyen, répondit Kagami pour cacher les rougeurs qui montaient à ses joues.

D'une main, il attrapa le tissu qui entourait le cou de Aomine, et de l'autre, il fit doucement entrer le fil de fer dans le cadenas.

-Bouge pas trop ta main, ok ? Dit Aomine. Parce que là, elle est sur ma carotide et ça va m'étrangler si tu appuis trop.

-Je fais gaffe t'inquiète, répondit Kagami, concentré sur son ouvrage.

Mais la peau douce et les vibrations de la voix de Aomine l'empêchaient d'être à 100 % dans ce qu'il faisait.

-Hé Bakagami…

-Kagami c'est suffisant Ahomine !

Un reniflement méprisant lui fit comprendre que Aomine avait bien compris.

-Qu'est-ce que tu veux ?

Silence. Puis…

-Merci.

-C'est juste une laisse à enlever. Y'a rien de…

-Je parle du reste idiot.

Kagami, surpris, leva la tête vers Aomine. Il ne s'attendait pas vraiment à des remerciements si formels, surtout venant de Aomine.

Qui détourna les yeux, gêné.

-Je le répéterais pas, je te préviens ! Grogna t-il.

Kagami eut un sourire. À présent, il trouvait Aomine vraiment attendrissant. Et il ne se fatiguait même plus à relever les pensées pour le moins étranges qui lui venaient à propos de l'as de Tôo.

-J'avais bien compris, pouffa t-il.

-Te moque pas !

-Je ne me moque pas.

-Si tu te moque !

-Si je te dis que non, abruti !

Un déclic se fit entendre, interrompant le début de dispute. Puis la laisse glissa à terre et tomba en faisant un bruit mat.

-Ah, elle est tombée ! S'exclama Aomine en la pointant du doigt.

-Oui, en effet ! Répliqua Kagami. Je t'avais dit que j'allais y arriver !

-J'en ai pas douté une seconde, déclara Aomine d'un air si solennel que Kagami ne le crut absolument pas.

-Mais oui, bien sûr…

-Bon, en fait si. J'ai douté quasiment tout le long.

-J'en étais sûr ! Lança Kagami. La prochaine fois, crève pour que je te l'enlève ! Et puis tiens, je vais la garder en souvenir !

Il s'empara de l'objet avant que Aomine ne comprenne ce qu'il avait dit.

-Je vais écrire « Laisse de Aomine » dessus et l'accrocher sur la porte d'entrée !

-Hein ? Non !

-Si !

-Non !

-Si !

Le portable de Kagami retentit, interrompant la dispute.

-Ah, c'est juste un sms… fit le rouquin en ouvrant le message.

Ses traits se durcirent immédiatement à la lecture. Puis il se tourna vers Aomine.

-Toi, tu sors de chez moi !

Aomine ouvrit des yeux ronds.

-Tout de suite ! Hurla Kagami en désignant la porte.