Titre : Te tendre la main
Auteur : Meylhana
Genre : Hurt/Comfort, Romance
Pairing : Sterek
Rating : T. Je ne sais pas encore si ça évoluera. Peut-être que oui, peut-être que non...
Disclaimer : Les personnages et l'histoire originale ne sont pas ma propriété
Blabla : Bonjour !
Voici le chapitre 3 dans lequel on a un peu plus d'action que dans les précédents. Même si une bonne chose s'accompagne forcément d'une mauvaise… Enfin, je ne vous en dis pas plus.
J'espère juste que vous ne m'en voudrez pas trop… =P.
Sinon, je dis un gros "merde" à ceux et celles qui passent le bac à partir de lundi. Courage, vous allez tout déchirer ! \o/
Bonne lecture !
Chapitre 3
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Stiles avait toujours pensé, et cru véritablement, qu'à chaque malheur qui arrivait, on obtenait une bonne chose de même valeur. Une sorte d'échange équivalent.
Un bien pour un mal.
Du moins, c'était ce qu'il se répétait toujours lorsque quelque chose de triste, de grave, ou simplement une merde, lui tombait dessus.
Enfant, lorsqu'il arrivait en retard en classe et qu'il se faisait engueuler par le professeur, il se disait toujours qu'avant la fin de la journée, une bonne chose lui arriverait. Une bonne note à un devoir, un contrôle décalé, un prof absent… Tout ce qui aurait pu le réjouir.
Depuis la morsure de Scott et tout ce qui en avait découlé, cette perception de la vie avait tout de même été légèrement remise en cause. Après tout, au vu de toutes les choses déplorables qui avaient afflué en masse dans sa vie, il estimait être en droit de se poser des questions.
Alors, à moins que le mec d'en haut ne lui réserve le paradis pour le reste de son existence, l'équivalence souhaitée n'était pas vraiment respectée !
Aussi il avait abandonné depuis quelques temps déjà cette philosophie de vie mais se retrouvait, avec les événements qui leur tombaient dessus, à devoir la reprendre. Son père avait toujours trouvé cette manière de penser un peu stupide et cruelle mais avait fini par se lasser de le lui faire remarquer.
Aujourd'hui, son père n'était plus là, et il avait bien besoin de cet état d'esprit pour se sentir mieux. Ou tout du moins pour ne pas sombrer dans la folie ou la dépression.
La nuit était tombée depuis plusieurs heures mais Stiles ne dormait toujours pas. Allongé dans son lit, les yeux grands ouverts, son regard était fixé sur la fenêtre entrouverte et sur le ciel étoilé. Il ne faisait pas froid mais le vent qui s'était levé soulevait les rideaux et les faisait doucement onduler.
Il voyait la demi-lune éclairer les arbres dehors et se demandait ce que cela ferait de marcher pieds nus dans l'herbe à cette heure-ci. Il se demandait aussi où était son père, s'il allait bien, ce que pouvait bien faire Scott à ce moment même… Tant de questions auxquelles seul le silence de la nuit répondait.
Alors il ne pouvait s'endormir. Parce que ce silence et cette pénombre étaient propices à faire ressortir sa solitude et le vide de la maison qui l'entourait. Et il n'en ressentait que plus cruellement encore l'absence de ceux qui lui étaient chers. Il n'aurait jamais pensé être aussi sensible et pourtant ce vide l'étouffait de plus en plus.
Il savait bien qu'ils n'étaient pas morts, du moins pas encore, et qu'il ne les avait pas vraiment perdus. Mais ce soir, c'était tout comme.
Ils n'étaient pas là. Ils avaient laissé derrière eux le néant, ce monstre qui semblait vouloir l'engloutir et l'enserrer dans ses bras glacés.
Il étouffait.
Rejetant vivement le drap qui le recouvrait, il se redressa en inspirant de façon saccadée. Stiles posa ses mains sur son torse pour essayer d'enlever ce qui semblait peser de tout son poids sur lui. Sa gorge lui donnait l'impression de s'être resserrée en un minuscule trou qui ne laissait passer que peu d'air. Son corps fut agité de tremblements alors qu'une sueur froide lui coulait le long du dos.
Il suffoquait.
Il fallait qu'il sorte.
Se relevant, il entreprit de passer la porte de sa chambre, les jambes tremblotantes, et de descendre les escaliers. Il eut le temps d'attraper ses clefs et ses baskets avant de sortir précipitamment de l'habitation. Arrivé à l'extérieur, il prit une grande inspiration d'air frais pour calmer les battements effrénés de son cœur et se laissa glisser le long de mur.
Il ferma les yeux et essaya de réguler sa respiration erratique. Il avait le sentiment d'avoir couru un marathon et se sentait littéralement lessivé. Néanmoins, la fraîcheur de la nuit lui fit du bien et apaisa son cœur qui avait, semble-t-il, eu un excès de zèle.
Il resta un moment dehors, adossé au mur de sa maison, à regarder les environs. Il avait bien envie de retourner dans son lit mais son esprit fatigué lui fit remarquer qu'il ne réussirait sûrement pas à se rendormir.
Foutu esprit.
Un soupir de lassitude passa le barrage de ses lèvres et il se frotta les yeux avec lenteur.
Maintenant qu'il était levé, autant ne pas perdre son temps à se recoucher. Il songea un instant à retourner dans sa chambre travailler ou faire des recherches. Après tout, il avait le temps, il faisait nuit noire et l'aube devait être loin. Mais un coup d'œil à sa porte d'entrée lui ôta toute envie de rentrer et il haussa les épaules avec désinvolture. Plutôt aller se balader.
Il se releva et enfila les chaussures qu'il avait eu le temps de prendre au vol. Il n'y voyait pas beaucoup mais les lampadaires suffisaient tout de même amplement. Prêt à partir, il hésita un instant, se demandant s'il devait prendre une lampe torche avec lui.
Au cas où.
Il ne savait pas jusqu'où ses pas l'emmèneraient, ni s'il y aurait toujours une quelconque lumière. Et puis il croyait se souvenir que les lampadaires publics finissaient par s'éteindre à une certaine heure. Il se décida rapidement avant de refermer la porte de chez lui à clef, celle-ci dans une main et la lampe dans l'autre.
Stiles prit la route qui menait vers le centre ville en marchant tranquillement mais tout en restant cependant sur ses gardes. Il n'était pas fou au point d'ignorer que le danger existait bel et bien et qu'il était là, tapis dans l'ombre et sur le pas de sa porte, près à l'engloutir s'il avait le malheur de baisser sa vigilance.
Bon, il était réaliste, ce n'était pas un faible humain comme lui armé d'une ridicule lampe torche qui pourrait réussir à faire face à un ennemi tout seul, qu'il soit poilu, griffu, à queue de serpent ou même à deux têtes. Il n'était pas con non plus.
Mais cela le rassurait tout de même. Après tout, on fait avec ce que l'on a.
Il marchait d'un pas mesuré en observant le paysage autour de lui. Il ressentait une certaine fascination à la vue de celui-ci, la tranquillité qui se dégageait du décor l'apaisait presque. Le regarder de nuit était complètement différent que de jour. C'était comme regarder deux tableaux différents, l'un plein de vie, éclairé et qui dévoilait tout ; l'autre mystérieux, sombre, pouvant cacher des secrets dans ses moindres recoins.
Il inspira profondément et l'air frais de la nuit lui sembla purifier son être de tous les sentiments négatifs qui l'avaient accompagné durant ces derniers jours. Il perçut comme un poids s'enlever de ses épaules et se sentit beaucoup plus libre.
Un petit sourire s'épanouit sur ses lèvres alors qu'il s'engageait sur un chemin moins éclairé que les autres. S'amusant à shooter dans tous les cailloux qu'il rencontrait, il lançait en l'air sa lampe torche avant de la rattraper, quelques fois in extremis.
Il songea à Derek, se demandant comment il supportait toute cette situation. Sa propre sœur - la dernière qu'il lui restait - était tout de même en train d'agoniser. Il sourit d'un air cynique, le Grand Méchant Loup devait être encore plus bougon qu'à l'accoutumée, à grogner sur tout ce qui bouge dans l'espoir de cacher sa tristesse et son angoisse.
Stiles se retint de rire, c'est qu'il le connaissait comme s'il l'avait fait ! Il se stoppa brusquement avant qu'une grimace n'apparaisse sur son visage lorsqu'il réalisa ce qu'il venait de penser.
Il allait entamer une tirade sur les débilités que l'on pouvait sortir à cause de la fatigue quand il entendit soudainement un bruit suspect. Il se figea puis tourna brusquement la tête vers le ciel pour regarder la lune et vérifier qu'elle n'était pas pleine. C'était devenu une habitude depuis quelques temps. Heureusement pour lui, l'astre n'en était qu'à sa moitié.
Cependant, le bruit se rapprocha et il put distinctement entendre un grognement.
Une alarme commença alors à résonner dans la tête de Stiles.
Il se maudit pour son insouciance et amorça un mouvement de recul dans le but de repartir d'où il venait. Il n'arrivait pas à déterminer d'où provenait le grondement et la seule chose à laquelle il pensait était la sécurité de sa maison. Il recula de quelques pas et distingua un grognement plus fort. La chose se rapprochait dangereusement.
Le jeune homme commença alors à paniquer. Son cœur battait vite dans sa poitrine et il sentit une coulée de sueur inonder son dos. Décidant de prendre ses jambes à son cou, il se retourna brutalement.
Et hurla.
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Héhéhé ! Qu'est-ce que j'adore les cliffhangers…
Quelle est cette chose qui grondait ? Ou bien peut-être qui était-ce ?
Pourquoi a-t-il hurlé ?
Que va-t-il arriver à Stiles ?
Pourquoi suis-je si sadique ?
Quelles que soient les questions que vous vous posez, n'hésitez pas à m'envoyer une petite review ^^. Je ne mords pas, promis.
Bisous,
Meylhana
