Voici le chapitre 3 qui vient plus vite que je ne l'avais pensé !

Merci aux revieweurs, à ceux qui se sont abonnés, et à tous les autres, lecteurs silencieux. Et un spécial merci à duneline.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à vous manifester pour me dire n'importe quoi sur cette histoire, que vous aimiez ou pas hein !


Chapitre 3

Quand Sherlock se réveilla, il n'était pas dans son lit, ni dans son canapé. Il n'était même pas à Baker Street. Il tourna la tête et vit un post-it collé sur l'oreiller.

« Désespérément humain. » pensa-t-il.

« Je suis parti en cours, fais comme chez toi, en partant donne mes clés à ma voisine elle comprendra. P.S. : Je suis désolé mais j'ai un petit-ami. James »

Il se rhabilla, ne prit même pas la peine de prendre une douche ou de manger et sorti en direction de Baker Street.

Il était content de lui. Il n'aurait pas à faire de compliment à Donovan et il prouvait à John qu'il était tout à fait capable de vivre « normalement ». Enfin presque.

En rentrant dans l'appartement, il fut accueilli par une femme blonde qui portait une des chemises de John. Elle était assise sur le canapé. John revint de la cuisine avec deux tasses de thé, il portait uniquement un pantalon de pyjama.

Sherlock pu se rendre compte -et apprécier- de la musculature militaire de son colocataire.

« Ah Sherlock ! Tu veux un thé ?

- Non, merci.

- John, je peux prendre une douche ? J'ai un travail qui m'attend !

- Oh oui bien sûr je t'en prie ! »

Helena partie, Sherlock récupéra son canapé et John vint s'installer sur la table basse, comme à son habitude.

« Tu as … perdu, déclara-t-il.

- Non.

- Si tu as perdu.

- Non. J'ai passé ma nuit avec un certain James.

- Oui mais le deal c'était de le ramener à Baker Street. Je n'ai aucune preuve, donc tu as perdu.

- Tu triches.

- Non, j'arrange les règles en ma faveur. C'est ça la vraie vie Sherlock ! Il fallait bien que je te donne une leçon d'humilité ! Tu ne peux pas gagner à chaque fois.

- Je te déteste.

- Non ! Allez, arrête de faire l'enfant. Au fait, tu pourrais dire à ton frère de me laisser tranquille quand je suis avec quelqu'un ? Je n'aimerai pas être obligé de l'envoyer chez le dentiste.

De : Mycroft. A : #4 John.

essayez pour voir …

« Sérieusement Sherlock, il a mis des micros ?

- Ce n'est pas un ex jaloux.

- Quoi ?

- Il ne se serait pas donné la peine d'assassiner le mari avec tant de soin.

- Ouh-ou, Sherlock ?

- Il faut chercher plus loin.

- Et pour les micros ?

- Il faut que j'appelle Lestrade. »

Sherlock était déjà parti dans sa chambre et John se retrouvait assis sur une table basse, à regarder fixement l'emplacement vide où le détective était assis quelques instants plus tôt.

« L'affaire H. ! » pensa-t-il en se rendant compte qu'il avait mis trop de temps à comprendre et que par conséquent, il avait besoin de sommeil.

« John ? Je dois y aller. »

La voix d'Helena le tira de ses pensées et il la raccompagna jusqu'à la porte.

« Je suppose qu'on ne se reverra pas ! Et ce n'est pas une question ! C'était bien sympa cette nuit.

- Oui effectivement. Oh et merci pour l'ordinateur !

- Pas de quoi ! Ton coloc' a l'air bizarre, je pense que j'ai bien fait !

- Ouais !

- Salut John. »

Et elle s'en alla sans même attendre une quelconque réponse qui de toute façon ne serait pas venue. John avait plus en tête l'affaire que sa nuit avec Helena.

/

Le sang coulait sur la poitrine de la femme, il descendait sur le ventre, s'accumulait dans le nombril avant de continuer sa course sur le flanc gauche.

De petites entailles légèrement profondes marquaient le torse, les épaules et le dos. La torture était longue, insupportable et le tortionnaire, lui, incroyablement doux et minutieux, ce qui le rendait encore plus effrayant.

/

Sherlock attendait dans le bureau du DI à Scotland Yard. Lestrade était parti voir un des ex de la femme et devait revenir sous peu. Sally le surveillait depuis son poste à travers les vitres transparentes. Il paraissait préoccupé et tenait dans ses mains un carnet volumineux d'où des articles de journaux dépassaient par endroits.

Le détective avait envoyé John sur la scène de crime pour prendre en photo tout ce qu'il pouvait. Il n'avait pas le temps d'aller sur place lui-même, il devait voir Lestrade au plus vite mais personne ne voulait lui donner l'adresse du gars chez qui il était parti.

Après 10 minutes d'attente, il se leva pour partir et en passant la porte, il vit que le DI arrivait. Il retourna s'asseoir pour l'attente.

« Sherlock, dit Lestrade en fermant la porte du bureau.

- Lestrade.

- Bon, il paraît que c'est urgent ?

- Oui. Ne cherchez plus du côté des ex de la femme.

- Et où je suis supposé chercher maintenant ?

- Regardez ça, dit Sherlock en tendant son carnet ouvert à une page.

- Qu'est-ce que …

- Regardez ! »

Lestrade s'exécuta et lu l'article indiqué. Un fait divers paru dans le New York Times quelques années auparavant.

« Il y a trois jours, un homme était retrouvé assassiné de plusieurs violents coups de couteau dans le torse, chez lui. Le lendemain de son interrogatoire, sa femme disparaissait mystérieusement. La police de New York, persuadée de sa culpabilité, car le mari était infidèle, mis en place tous les moyens disponibles pour la retrouver.

La recherche a été fructueuse ce matin, vers 9h30 lorsque deux agents l'ont retrouvée entre deux poubelles, assassinée. Notre reporter sur place a pu apercevoir le corps. De nombreuses entailles parsemaient le buste, les épaules et les jambes. Des marques de piqures étaient présentes sur les avant-bras, ce qui suppose qu'elle ait été droguée. Pour l'heure la police n'a fait aucun commentaire sur cette affaire … »

« Vous n'êtes pas les seuls à être incompétents, déclara Sherlock. Le coupable n'a jamais été retrouvé, l'autopsie a confirmé la mort par asphyxie. Les piqures sur son bras provenaient d'injections de curare, un bloquant neuromusculaire naturel découvert en Amazonie et utilisé par les Amérindiens pour chasser. Elle était maintenue en vie par un respirateur et le moment venu, il a coupé la machine. Ses poumons et son cœur arrêtés, elle est morte.

- Si c'est pour me rassurer sur le fait que nous sommes incompétents comme vous le dites si bien …

- Vous ne comprenez pas. Regardez cinq pages plus loin. »

« La ville de Seattle a peur. Depuis maintenant trois mois, un dangereux tueur en série terrorise les couples de la ville. Dix personnes, soit cinq femmes et leur mari, ont déjà trouvé la mort dans d'horribles circonstances. Le malade responsable de ce massacre commence par poignarder les hommes brutalement et avec acharnement. Ensuite, les femmes sont enlevées pour être torturées. Elles sont retrouvées deux jours plus tard, la peau lacérée. A ce jour, la police a déclaré n'avoir aucune piste sérieuse, les victimes n'ayant aucun lien. Riches, pauvres, de classe moyenne, blanc, noirs, asiatiques, … Leur seul point commun est d'être marié. Combien encore vont payer la folie d'un homme à cause de leur statut familial ? Combien de couples vont vouloir se séparer pour rester en vie ? Et surtout, combien de temps cela va-t-il encore durer ? On en peut que remarquer l'incompétence des forces de polices … »

« Quel rapport avec …

- Après cet article, il y a eu encore deux couples assassinés puis plus rien. Jusqu'à il y a trois ans, soit un an plus tard, à Salzbourg, deux couples Berlin, un couple Pékin, trois Sidney, cinq. A chaque fois, c'est presque le même mode opératoire. La façon de tuer les hommes change suivant le pays. En Autriche, c'était plusieurs balles dans le dos en Allemagne, l'artère fémorale sectionnée en Chine, rupture des cervicales et enfin en Australie, pendaison. Dans tous les cas, le mode opératoire est resté le même pour les femmes. Tous les rapports d'autopsie révèlent des traces importantes de curare et elles ont toutes été retrouvées près de déchets, de poubelles, le corps lacéré. Si je ne me trompe pas, il est arrivé à Londres.

- Mon Dieu.

- Ce n'est pas le moment de le prier, il faut à tout prix le retrouver.

- Comment avez-vous eu connaissance des rapports d'autopsie des victimes ?

- Si je vous le disais, je ne pourrais plus vous aider à l'arrêter. »

John entra dans la pièce. Sherlock avait pris le temps de le mettre au courant sans entrer dans les détails afin qu'il puisse, grâce à son empathie naturelle pour ses « semblables », s'impliquer au maximum, même seulement pour prendre des photos.

« Sherlock, je les ai. »

/

Les sensations commençaient à revenir, la douleur s'intensifiait au fur et à mesure. Le respirateur imposait un rythme de respiration et devenait gênant. Une porte s'ouvrit et la silhouette d'un homme s'avança. Il s'approcha de son oreille et murmura :

« J'en aurai fini avec toi bientôt, et tu seras libre. »

La femme reprit espoir, elle allait vivre, il allait la libérer. Le respirateur artificiel fut retirer et avant qu'elle puisse faire un mouvement, une aiguille se planta dans son bras. Elle n'arrivait plus à respirer, elle souffrait. Elle aurait voulu pleurer, crier, se débattre. Elle sentit la mort s'approcher tout en regardant son tortionnaire dans les yeux. Il souriait. Puis soudain, tout devint noir et froid.


Bon, c'est peut-être un peu glauque, un peu morbide, etc ... mais c'est ce que j'aime le plus écrire !

A bientôt pour la suite.

XX Dieithryn