Edward avait recueilli un petit pingouin blessé depuis un certain moment déjà.
Ce dernier ne pouvait plus voler.
Il tentait de s'en occuper du mieux qu'il pouvait
Mais c'était assez compliqué, surtout que l'oiseau ne tenait pas plus que ça à vivre.
Il avait perdue sa mère.
D'une façon atroce.
Mais cela l'avait libéré, libéré de sa seule et unique faiblesse.
C'est ce qu'il pensait et il le lui avait dit très clairement.
D'ailleurs cet élan l'avait un peu surpris.
Nygma commençait à prendre un peu plus de place dans son esprit.
Ça l'inquiétait, surtout que la présence du criminel semblait lui donner plus de force.
Sûrement parce qu'ils se ressemblaient.
Tout deux meurtriers, forts et puissants.
Et lui, Edward, le pauvre scientifique qui se faisait écraser par tout le monde.
Il devait avouer qu'il avait envisagé à plusieurs reprises de laisser l'autre prendre le contrôle.
Mais il savait qu'il ne fallait pas, que c'était mal.
C'est alors qu'un gémissement le fit sortir de ses pensées.
Il se tourna face à son lit où était allongé le Pingouin.
Une larme dévalait sa joue.
"Qu'il est pathétique... Il pleure parce-que sa môman est morte. Pff et c'est ça qui se dit être le roi de Gotham ? Hahaha alors je serai facilement le roi du monde !
-Tais toi ! Il est fatigué, blessé et il a perdu quelqu'un qu'il aime ! C'est un être humain qui a des sentiments ! C'est normal qu'il réagisse de cette manière !
- Il est faible, c'est tout. Et pourquoi tu le défends ? Il te traite comme les autres. Pourquoi tu la ramener chez nous ? Oui c'est vrai, tu es un fan. Ha ha. Il t'impressionne, mais regarde le. Tu es presque moins ridicule que lui...
- La ferme !
- Quoique, il va sûrement te tuer une fois qu'il se sera remit.
- Non. Il ne le fera pas.
- Et qu'est ce qui te fais dire ça ?
- Je..."
Le brun s'était mit à bouger, il s'était maintenant assis et observait le scientifique avec de grands yeux.
"Vous parlez seul ?"
Edward rougit et paniqua.
Il avait fait en sorte que son invité n'assiste à aucune de ses dispute avec Nygma.
Qu'il ne se rende pas compte qu'il était... fou.
Mais il avait tout gâché, comme d'habitude, comme avec Mademoiselle Kringle.
Alors, sentant le regard de l'autre sur lui il se décida à répondre,
"Non. Bien sûr que non. Vous avez bien dormi ?
-Bravo, tu sais vraiment pas mentir mon gars... Enfin tu mérites un bon point, t'as pas sortit d'énigmes stupides.
- Tres mal. J'ai faim.
- Il reste des pâtes, je vous les réchauffe ? le scientifique fit de son mieux pour ignorer les commentaires blessant de l'autre.
- Oui. Merci."
Le brun s'emmitoufla dans la couverture en attendant la nourriture.
Elle ne tarda pas, emmenée par Edward qui lui tendit le plat.
Son invité lui arracha des mains et se mit à manger.
Alors l'autre, assis à ses pieds l'observait.
Il se dit que c'était homme qui avait dû souffrir.
Énormément.
Pour qu'il devienne ce qu'il est devenu.
Quand il l'avait retrouvé dans la forêt, en sang, les yeux remplis de larmes, désespéré, son coeur s'était serré et sa gorge nouée, il avait ressentit tellement de peine pour cet homme.
Car oui, il savait que derrière le froid et génie criminel se cachait un homme qui souffrait.
Il le voyait dans ses yeux.
Il avait alors ramené chez lui.
Il voulait s'occuper de lui, lui montrer qu'il n'était pas seul.
Pourquoi lui ?
Pourquoi le Pingouin et pas quelqu'un d'autre ?
Peut être parce qu'il l'impressionnait.
Peut être parce qu'il lui faisait de la peine.
Peut être parce qu'il lui rappelait un peu lui même.
Peut être parce qu'il...
"Qu'est ce que vous avez à me regarder ?"
L'aimait.
Il ne répondit pas à sa question.
Il savait qu'il ne valait mieux pas. Mais l'autre posa sur lui un regard insistant.
Edward ne put s'empêche de se plonger dans ce regard, dans ces yeux clair, dans ces yeux magnifiques.
Et, sans faire attention au regard méchant qu'il lui jetait, il s'approcha de l'autre.
"Me dis pas que tu vas faire ce que je pense que tu vas faire..."
La voix de Nygma avait perdue un peu d'ampleur et de toute façon le scientifique ne l'écoutait plus.
Il s'approchait de l'autre de plus en plus.
"Il va tellement te tuer. Ha ha ha !"
Sa voix avait repris de la puissance et Ed se mit à douter.
Encore.
L'autre avait réussi à le mettre mal à l'aise et à le faire se questionner.
Pour expliquer son geste il prit le plateau vide de son invité et le ramena ramena à la cuisine.
Ce dernier n'avait pas compris ce qui s'était passé.
Il pensait que l'autre voulait faire autre chose.
Il rougit.
Il ne comprenait pas bien.
D'ailleurs il n'y avait pas que ça qu'il ne comprenait pas.
Il ne comprenait pas pourquoi l'autre s'occupait de lui.
Il lui avait dit que c'était parce qu'il était une sorte de... maître spirituel pour lui, ou une autre bêtise dans le genre.
Mais il savait que ce n'était pas tout.
Puis il repensait, sans trop savoir pourquoi, au discours que lui avait fait le scientifique.
Ce discours sur l'amour qui était une faiblesse.
Que la mort de sa mère était une bonne chose car ainsi il n'avait plus de point faible.
Peut être qu'il n'avait pas tort, ça faisait tellement mal.
Il se demanda si cet homme arrivait réellement à n'avoir aucun attachement, aucune faiblesse.
C'est alors que la personne concerné revint.
"Vous avez encore faim ?
- Oui. Mais il n'y a rien de bon ici."
Le brun ne pouvait s'empêcher d'être hargneux et mauvais, il s'était montré faible face à cet homme qu'il connaissait à peine.
Même si il y avait quelque chose qui le poussait à se confier à lui, il avait du mal à lui faire confiance, comme à n'importe qui.
Même si l'autre ne demandait que ça.
"Vous voulez que j'aille vous acheter quelque chose ?
- Non, c'est bon, il releva la tête et regarda son hôte dans les yeux, pourquoi m'avez vous ramener ici et pourquoi vous occupez vous de moi ?"
Alors me scientifique se demanda qu'elle était la meilleure chose à faire, partir en courant ou prier pour devenir invisible ?
"Pathéééétique, chantonna l'autre"
Il pouvait mentir.
Mais il était fatigué et était déjà à la base un horrible menteur.
Alors il ne lui restait qu'un choix, dire la vérité.
"Tu vas pas oser ?"
Edward se rapprocha du lit.
"Il va oser."
Il s'assit à côté du blessé.
"Il va te tuer."
Et pour la première fois le regarda dans les yeux sans rougir.
Ah non, il rougissait.
Mais il avait l'air plus sûr de lui que jamais.
"Tu vas souffrir."
Alors il s'approcha du visage du brun qui se mit à rougir à son tour.
"J'ai pas envie de mourir, j'ai encore plein de gens à tuer moi..."
Il chuchota alors à l'oreille du brun,
"Parce-que vous êtes ma faiblesse"
L'autre leva les bras et les yeux au ciel,
"Que c'est niais ! Finalement je veux bien mourir."
Et Edward surmontant toutes ses peurs et angoisses, embrassa Oswald.
"Adieu monde cruel."
Cet os s'inspire de ce fanart, que j'adore : post/143277712936
