Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.
Note : Bonsoir !
Il s'est fait attendre et j'en suis navrée. MAIS LE VOILA ! Et j'en suis assez contente.
Merci pour tous vos mots, qui m'ont motivés et m'ont poussés à me mettre à écrire quand l'envie se faisait rare.
J'espère que vous l'aimerez autant que moi.
R&R :
Mikawaii-chan : tu sais que j'y ai pensé, au coup tordu ?! Mais Nélia m'a interdit. Merci pour tous tes messages, qui égrènent chacune de mes histoires. Tes mots me font toujours sourire et tes compliments me vont toujours droit au cœur ! Alors, sincèrement, merci ! Sterekement vôtre,
Il se dépêcha de sortir du bar, bousculant des gens au passage mais il n'en avait que faire. Il devait voir Stiles. Maintenant. Avant de ne plus en avoir le courage. Avant de s'inventer des excuses pour attendre et de le voir tomber amoureux de quelqu'un d'autre.
Le bar n'était pas situé très loin de l'appartement de l'hyperactif, il était sûrement venu à pied. Derek prit le chemin le plus logique et hâta le pas. Peut-être qu'il pourrait le rattraper. Peut-être n'aurait-il pas à rester devant la porte, à déclarer tout ce qu'il avait à dire à travers la planche de bois, parce que Stiles ne voulait pas lui ouvrir.
L'hyperactif avait pris une décision. Et il s'y tiendrait. Stiles n'était pas homme à courir après quelqu'un. Il l'avait fait pour Lydia. Il avait appris la leçon. Il n'est pas bon de rester à côté de quelqu'un en espérant quelque chose de réciproque. Stiles ne courrait plus après les gens. Il restait, et un jour, il décidait de s'en aller. Pour évoluer, pour ne pas rester engluer dans un mélange d'espoir et de douleur. Ses mots, pas ceux de Derek. Ça avait une de leur conversation, lors d'une après-midi passée ensemble. Et les paroles de Stiles s'étaient naturellement gravées dans sa mémoire, comme toutes les informations le concernant.
Il s'était bêtement dit que ça ne le concernait pas. Pas d'amour entre eux, alors pas de crainte d'être quitté. Pas d'angoisse sourde dans l'estomac quand on remarque que celui qu'on aime s'éloigne irrémédiablement.
Derek avait porté fièrement ses œillères et maintenant, il le regrettait.
Sans qu'il ne s'en rende compte, son pas s'accélérait. Tout son être voulait Stiles alors que son esprit était terrorisé. Qu'allait-il lui dire ? Je suis un idiot ? Je ne suis pas sûr de ce que je veux mais j'ai besoin que tu sois près de moi ? J'ai toujours les mêmes craintes mais je ne peux pas te laisser t'en aller ?
Il s'arrêta net. N'était-ce pas égoïste de dire à Stiles « Je t'aime mais il te manque quelque chose qui fera que je ne te quitterais jamais » ?
Dans sa tête, la voix de Laura résonna avec force « Arrête de réfléchir et fonce. » Etrangement, il y eut un écho, une tessiture qui appartenait à Stiles « Ne choisis pas à ma place. »
C'était exactement ce qu'il allait faire. Être égoïste et laisser Stiles choisir. Lui donner toutes les cartes et lui dire de décider pour eux deux.
Lâche. Egoïste. Mais libérateur. Il reprit sa marche jusqu'à arriver devant l'immeuble de l'hyperactif. Il leva la tête pour voir la fenêtre du salon éclairée et la silhouette de Stiles en contrejour.
Il arriva devant la porte et vit l'interphone. Il jura intérieurement. S'il sonnait maintenant, il ne montrait jamais. Et il ne pouvait décemment pas lui déclarer son amour à travers un haut-parleur grésillant, qui ne permettait même pas d'entendre le nom de l'interlocuteur.
Pour une fois dans sa vie, la chance sembla lui sourire. Une grand-mère sortit de l'immeuble et lui tint aimablement la porte. Elle lui souriait. Il n'aurait pas dû l'entendre mais alors qu'elle trottinait vers sa voiture, elle murmura : « L'amour change les visages ».
Il ne s'attarda pas sur ces paroles. Il avait un amour à déclarer et à peine assez de courage pour cela.
Il monta l'escalier, son allure se ralentissant au fur et à mesure qu'il voyait l'ampleur de ce qu'il allait faire. Mais à un moment, la porte de Stiles fut devant lui et il ne pouvait plus reculer.
Il frappa.
Il entendit Stiles se déplacer. Le plancher craquer face à la pression de ses pas. Il entendit sa respiration de l'autre côté de la porte et son arcade sourcilière se cognant contre le judas.
Il entendit le silence. Stiles savait pertinemment qu'il avait été entendu. Et pourtant, il ne répondit pas. Il ne voulait pas le voir. Le courage de Derek s'amenuisa un peu plus.
Il posa son front contre la porte et soupira. Il avait tout gâché, encore. Cette porte, c'était un mur que Stiles mettait en eux. Un ultime obstacle pour se cacher. Derek avait tout perdu, alors qu'il ne savait même pas qu'il jouait.
Il soupira à nouveau et décida qu'ayant déjà tout manqué, il ne pouvait pas faire pire.
On disait qu'il était silencieux. Il n'avait pas toujours été comme ça. Quand il était plus jeune, il avait été bavard, amoureux des mots. Les drames de sa vie lui avaient volé sa parole, mais pas les mots qui se bousculaient dans sa tête. Il devait juste les prononcer à nouveau. Juste avoir à nouveau 15 ans pour quelques minutes.
- Stiles. Ecoute-moi s'il te plait. Je sais que je ne le mérite pas, mais s'il te plait, reste derrière cette porte et écoute-moi.
Le front toujours collé au panneau de bois, il entendit le dos de Stiles se cognait contre la porte, et son corps glisser le long de la paroi. Il entendit le bassin de Stiles rencontrer le sol et sa tête se poser contre le bois. Il prit ça pour une autorisation.
Ce n'était pas que libérer les mots, c'était aussi se mettre à nu. Pénitence pour avoir fermé les yeux.
- Je peux te parler de la vie, telle que j'aimerais qu'elle soit dans quelques années ? Je reconstruirais le Manoir. Peut-être qu'on bâtirait des maisons isolées autour, pour que chacun puisse avoir son intimité. Je voudrais la Meute réunie, soudée, aimante.
Il prit une grande inspiration.
- Je voudrais une maison remplie de louveteaux. Des enfants dont personne ne pourrait douter de la paternité, parce qu'ils seraient moi tout craché. Je voudrais une grande famille, que je pourrais aimer, protéger. Je voudrais m'endormir chaque soir, bercé par leur cœur battant et vivre la peur au ventre quand ils s'éloigneront pour vivre leur vie. Je veux pouvoir leur parler de mes parents, de mes grands-parents, leur apprendre comment être un loup-garou, ou comment devenir extraordinaire, sans en être un. Je voudrais qu'ils soient altruistes, drôles, intelligents. Je veux m'empêcher de rire à leurs bêtises, et jouer avec eux dans le jardin.
Je veux une grande famille.
Et je te veux toi.
Mais ma plus grande peur, Stiles, c'est que tu ne sois pas suffisant. C'est d'un jour, te briser le cœur en te quittant, parce que je me serais rendu compte que je ne peux pas oublier mon rêve de grande famille, pour toi. Et je refuse de te faire perdre ton temps. Je refuse que tu t'investisses dans cette relation, avec toute cette fougue qui te caractérise, et que tu te brûles les ailes parce que je serais incapable de te trouver suffisant.
Tu devrais suffire. Tu devrais être la plus grande récompense d'une vie, le rêve ultime. On devrait te chérir chaque jour, et ne pas envier un autre destin, parce que tu devrais être le seul destin que l'on voudrait embrasser. C'est seulement à cette condition que tu seras alors aimé comme tu le mérites.
Et je pense ne pas en être capable. Je ne suis pas à la hauteur de toi, pas à la hauteur de l'amour que tu pourrais donner.
Et Derek se rendit compte de quelque chose. Son cœur rata un battement. Il l'aimait. Il l'aimait et c'était pour ça qu'il ne pouvait pas faire ça. On n'enferme pas les gens que l'on aime.
Je t'aime. Mais je ne serais jamais la meilleure personne pour toi. S'il te plaît, fais-toi aimer de la meilleure des manières. Trouve quelqu'un qui t'aimera mieux que je ne le ferais jamais. Sois le plus amoureux des hommes.
Je suis sincèrement désolé. Mais c'est bien parce que je t'aime que je ne peux pas te garder pour moi.
Il inspira une dernière fois, tentant de retenir la fragrance de Stiles, refusant d'examiner ses sentiments. Il savoura l'odeur épicé de son parfum et la douce chaleur de sa peau. Et il s'en alla.
Chaque pas semblait lui coûtait plus que le précédent. Il renonçait à Stiles et tout son corps semblait en prendre conscience. Il abandonnait un homme qui l'aimait, et qu'il aimait, pour un rêve, une chimère, la volonté de ne pas blesser.
La porte s'ouvrit avec fracas et la voix de Stiles retentit dans tout l'immeuble.
- DEREK HALE, TU ES UN IDIOT !
La surprise le cloua au sol, alors qu'il se retournait pour apercevoir un Stiles particulièrement énervé, qui descendait rapidement les marches, pour le rejoindre.
- DE QUEL DROIT CHOISIS-TU POUR MOI ? Quelle noblesse ?! MON CUL ! Quel orgueil ! Qui te dit qu'on sera encore ensemble quand la question des enfants viendra se poser ? Qui te dit qu'il n'existe pas de solution ? Je ne t'ai pas demandé de m'épouser, je t'ai demandé de m'accorder une chance. Mais non, Môôôssieur refuse, parce que, un jour, il rêve d'être père. Tu es un crétin ! Et oui, tu ne me mérites pas. Parce que si tu me connaissais un tant soit peu, tu ne prendrais. pas. de. décisions. à. ma. place !
Il s'arrêta pour reprendre sa respiration.
C'est toi que j'ai choisi. Toi, et tes rêves. Et ça me fait fondre de savoir que tu veux des enfants. Que tu les aimerais plus que tout au monde et que, bien sûr, tu les protégerais. Je peux t'imaginer sous une horde de gamins, à chahuter. Et, bordel, Derek, des solutions, il y en aura. Être avec moi ne signifie pas renoncer à tout ça. Et je ne te mériterais pas si je te demandais d'abandonner tes rêves pour moi.
Tu …
Stiles sembla avoir perdu ses mots. Et Derek ne pouvait pas lui donner les siens. Parce qu'il y avait comme un blanc dans sa tête.
Stiles voulait toujours de lui. Il avait toutes les données du problème et il voulait quand même être à ses côtés. Il l'avait choisi. Malgré tout, il l'avait choisi.
Il l'embrassa. Ce n'était peut-être pas le plus fougueux de tous leurs baisers, mais sans aucun doute le plus amoureux.
Jusqu'au prochain.
Derek ferait tout pour que chaque baiser soit plus amoureux que le précédent.
oOo
Voilà, j'espère que la conclusion de cette histoire est à la hauteur de ce que vous imaginiez et espériez.
Si vous voyez des fautes agresser vos jolis yeux, n'hésitez pas à me le dire. Si vous voulez parler de votre lundi de Pentecôte, n'hésitez pas. Si vous voulez crier votre amour ou votre haine, n'hésitez pa (je prends l'amour, mais si on pouvait éviter la haine ^^).
Un grand merci pour toutes les reviews, je crois que vous ne vous rendez pas compte de la force que ça donne. C'est pour ça que j'écris, pour vous, pour savoir que j'ai pu parfois égayer votre journée.
On se revoit bientôt,
Sterekement vôtre,
Math'
As usual : PiccolinaSandra
Je suis heureuse que « You didn't say goodbye » t'aie plu, malgré sa tristesse. Vous êtes plusieurs à vous êtes étonné(e)s que j'ai réussi à vous faire pleurer en 1000 mots, je suis étonnée que cela étonne ^^
Mon ami a lu Roméo, Pâris et Juliette et n'est même pas arrivé jusqu'à la fin, je suis donc tranquille, il n'ira rien lire d'autre, me permettant de continuer à écrire des choses étranges (parfois un peu inspiré de ma vie ^^).
Voilà ce que tu attendais avec impatience, j'espère que cela t'a plu. Merci pour tes reviews !
Sterekement vôtre,
